
Une explosion à la raffinerie d'Amuay, au Venezuela, a fait plus de 40 morts, en août 2012 (Photo AP).
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Depuis l’annonce de son décès, les bilans du règne de 14 ans du président du Venezuela, Hugo Chavez, sont très différents les uns des autres. Certains (par exemple le sociologue Pierre Mouterde) le félicitent pour l’amélioration du sort des pauvres du pays et applaudissent sa détermination à affronter la domination des États-Unis et du capitalisme mondialisé. D’autres dénoncent la centralisation du pouvoir entre ses mains. Le professeur Jean-Marc Fournier, de l’Université de Caen, géographe qui a fait beaucoup de recherches sur le terrain, livre un bilan contrasté.
Chose certaine, si elles ont mené à un partage plus juste des revenus, les politiques de Chavez ont freiné la production de la principale richesse du pays, le pétrole. La nationalisation et la politisation de l’industrie ont eu des effets néfastes. Des milliers d’ingénieurs, congédiés de la société d’État PdVSA, ont quitté le pays, d’où une perte d’expertise considérable.
Résultat: bien que le Venezuela dispose des plus imposantes réserves d’or noir de la planète (296 milliards de barils) la production stagne – 2,8 millions de barils par jour, le même niveau qu’il y a 50 ans (selon l’OPEP). Les exportations, sources de 40% des revenus de l’État, sont en chute libre (-27% au cours des cinq dernières années). Un quart du pétrole exporté est offert à des prix avantageux à des alliés d’Amérique du Sud, notamment Cuba. Les raffineries du pays seraient vieillissantes et mal entretenues, ce qui pourrait être à l’origine de l’explosion ayant fait plus de 40 morts dans la plus importante d’entre elle, en août dernier.
Une bonne partie des réserves venezueliennes se trouvent dans une gigantesque formation appelée Orinoco. Le pétrole s’y trouve dans des sables bitumineux semblables à ceux de l’Alberta. Malheureusement, les investissements nécessaires sont très en retard. Alors que PdVSA prévoyait y produire 190 000 barils par jour à la fin de 2012, la production actuelle se limite à 6 000 barils par jour. Hugo Chavez a peut-être fait bien des heureux en expropriant les multinationales du pétrole mais, de toute évidence, sa méthode a mal servi l’exploration et la production.
Si le successeur de Chavez, sans se soumettre à toutes les volontés des multinationales, adoptait des politiques plus favorables à l’investissement privé, le Venezuela pourrait soutirer beaucoup plus de revenus de l’exportation du pétrole et être ainsi en mesure de faire davantage pour sa population.

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DenisSera
7 mars 2013
15h40
Chavez: Un multi-milliardaire du pétrole, adulé par une gauche anti-argent, anti-pétrole.
Il n’y a rien d’autre à dire.
Denis Marchand-Lavigne
harry22
7 mars 2013
15h46
M Pratte,
Encore une fois n’importe quoi en autant que ce soit pour tapper sur la gauche …PdVSA à été créé bien avant Chavez dans les année 1970 et si le développement actuel à prit du retard ce serait peut-être aussi à cause du boycotte des Cies pétrolières qui au lieu de travailler main dans la main avec Chavez (qui au début n’était pas Bolivarien) ont préférées bouder et isoler le méchant révolutionaire .. Cela ne vous rappele-t-il pas l’histoire d’une petite ile non loin de là ? Qui elle aussi a dû se tourner vers d’autres cieux plus communistes quand le capitalisme lui a tournée le dos ? Cela vous représente bien … être soumis ou ne pas être …That is the question !! S gervais
gtv2000
7 mars 2013
15h58
Tout à fait d’accord avec certains qui applaudissent le fait que Chavez se soit toujours opposé à l’impérialisme américain. À ce titre, on pourrait facilement défendre l’argument suivant lequel Barack Obama est pire que Georges W. Bush comme le démontre l’utilisation croissante des drones et le recours à des pratiques (assassinats à distance) qui vont à l’encontre de la plus simple manifestation des “droits de la personne”.
Par ailleurs, pour bien comprendre à quel point les politiques “économiques” de Chavez ont été (et seront encore) désastreuses pour son pays et pour son peuple il faut comprendre que donner de l’argent à des gens (si pauvres soient-ils) ne créent pas de richesse à moyen et long terme. Oui, l’argent va leur donner un coup de pouce et les sortir temporairement de leur situation difficile mais la vrai richesse d’une personne tient à sa contribution à la société par le biais des biens et des services qu’elle produit. L’argent n’est que le médium qui permet d’échanger facilement et rapidement la valeur de son travail contre le travail d’autres personnes (coupe de cheveu, aliments, appareils ménagers, etc.). Chavez était sûrement très populaire auprès d’une certaine frange de la population (qui sans le savoir souffre d’un haut niveau de dépendance) mais les prochaines années démontreront qu’une telle façon de faire n’a pas d’effet positif à terme. On n’a qu’à penser au cas du chantier maritime Davie pour comprendre que l’argent ne peut se substituer aux réalités du marché (investir – produire – acheter) quoiqu’en pensent ceux qui aiment se positionner à gauche de l’échiquier politico-économique.
Bref, je plains les Vénézuéliens et je leur souhaite la meilleure des chances pour l’avenir.
JF Villeneuve
ralbol
7 mars 2013
15h58
- «…sans se soumettre à toutes les volontés des multinationales…»
Et c’est bien là qu’est le hic…
Vous croyez sincèrement que c’est possible..?
Regardez l’Alberta.
4 milliards de déficit malgré le pétrole.
Sans se tourner vers l’investissement privé, une meilleure gestion et un investissement soutenu à l’exploitation devrait facilement régler le problème, tout en gardant la propriété de la ressource.
Évidemment, ça ne fait pas plaisir au Grand Capital…
D. Lefresne
dcsavard
7 mars 2013
16h00
Il est certain que Chavez a échoué au final. Nous pouvons sortir les chiffres que nous voulons, il demeurera toujours qu’en freinant les investissements et en créant un climat économique adverse pour quiconque voudrait entreprendre quoique ce soit au Vénézuela, Hugo Chavez a privé les Vénézuéliens d’immenses richesses. Les gens peuvent applaudir à ses politiques égalitaires, mais il n’en demeure pas moins que le niveau de vie moyen des Vénézuéliens devrait être d’au moins un ordre de grandeur plus élevé que ce qu’il est aujourd’hui. Le niveau de vie au Vénézuela devrait être en tout point comparable au nôtre, sinon meilleur. C’est bien loin d’être le cas.
D. Savard
nenni
7 mars 2013
16h01
Mais vous savez que souvent l’idéologie prévaut sur le pragmatisme.
c. Boisvert
boisdort
7 mars 2013
16h01
Chavez n’a fait que ralentir l’extraction de pétrole. Ce n’est pas plus mal.
Mettre le privé dans le coup, cela accélèreait l’extraction, donc l’épuisement des stocks viendrait plus vite.
Votre logique privilégiant le privé n’amènerait pas plus d’argent dans les poches des populations mais plutôt dans les poches de quelques privés internationaux.
Monsieur Pratte, continuez à vous concentrez sur les vertus du fédéralisme canadien.
GTremblay
Montréal
tabarly
7 mars 2013
16h43
Question pour tous:
Pourquoi est-ce que les gens de droite croient que si les ressources ne sont pas extraient pendant LEURS PROPRE VIES, c’est un échec pour le pays?
J.Perron
Montréal
carbone-14
7 mars 2013
18h40
En Suisse, il n’y a ni pétrole, ni pauvres. Pourquoi? Y. ROY, Mtl
yveslachance
7 mars 2013
18h45
Beaucoup de gens se sont rallié à Chavez à cause de son opposition aux États-Unis, mais fort peu d’entre-eux semblent le moindrement dérangé par son support aux pires bouchers et dictateurs de la planète. Assad, en Syrie, Mugabe au Zimbabwe, Ahmadinejad et le régime des mollahs en Iran, Kadhafi en Libye et même les Nord-coréens on eu droit à l’appui du grand défenseur des opprimés. Pourtant, quand les USA appuient des dictateurs on n’hésite pas à les dénoncer. Cherchez l’erreur.
Les américains ne sont pas parfaits, loin de là, mais si j’ai à choisir entre eux et ceux que je viens de nommer je n’hésiterai pas longtemps.
On apprend que la dépouille de Chavez sera embaumée et exposée “pour l’éternité”, ce qui est tout de même formidable pour un simple homme du peuple, peut-être devrait-on rebaptiser le pays en son honneur, tant qu’à y être …
yveslachance
7 mars 2013
18h45
Oups, oublié de signer.
Yves Lachance
Montréal
bimo
7 mars 2013
19h10
Chavez a donné les outils à son peuple pour se développer. Excusez-nous madame qu’il n’ai pas sacrifié les 10 dernières années pour le seul bien des banksters et autres exploitants pétroliers. Dorénavant, avec un taux de pauvreté en nette diminution, un taux d’analphabétisation proche de 0, le peuple va pouvoir se prendre en main, les jeunes générations peuvent se consacrer à étudier et amener le pays vers l’avant. Quand plus de la moitié d’un peuple vit avec quelques euros ou $ par our, et ne sait ni lire ni écrire ils est évident pour les e banksters et autres exploitants pétroliers de s’enrichir sur le dos de ce peuple. Paix à ton âme Hugo ! On croit rêver, a la vue des ces commentaires de cette journaliste qui sous entend que la privatisation de ressource naturelle serait une bonne chose, mais dans quel monde elle vit ?Les multinationales qui pillent les pays du tiers monde ne permettent pas à un pays de sortir de la pauvreté(qu’on me sorte un exemple), non elles l’y maintiennent, quand à Chavez qui a utilisé le pétrole pour sortir de son pays de la pauvreté et l’a nationalisé pour éviter le pillage qui se fait habituellement dans les pays du tiers monde, c’est juste du bon sens, après le pétrole ne fait pas tout, mais si tu veux à la base te développer, il faut évidemment construire des infrastructures nécessaires pour construire, ça passe par l’alimentation, la santé gratuite, les écoles qui permettront de former les cerveaux de demain et donc il faut appliquer un protectionnisme raisonné.Parce que les pays du tiers monde qui ne peuvent pas garder leur rares cerveaux car mal payés par une politique désastreuse au niveau de la redistribution c’est une réalité, si tu n’en passes par un protectionnisme raisonné et que tu laisses les pays riche se servir, tu restes au point zéro, on le voit avec l’Afrique et l’Asie qui sont les usines bons marché pour les multinationales.D’ailleurs le modèle de ces guignols(USA) de libéraux s’est avant tout construit sur du pétrole et des ressources naturelles importantes, et la France s’est construite également avant la délire libre échangiste qui la détruit depuis 20 ans par une politique protectionnisme qui date de la monarchie.
Biebsa Morandi
dcsavard
7 mars 2013
19h14
@boisdort,
assez simpliste votre raisonnement. Un peu plus et vous allez nous dire que Chavez voulait sauver la planète des changements climatiques en réduisant la dépendance du monde au pétrole.
Sérieusement, exploite plus de pétrole aurait permis de mieux nourrir son monde, entre autres choses. Et aussi cesser de donner le pétrole, richesse appartenant aux Vénézuéliens faut-il le rappeler et non à M. Chavez en propre, aux amis autour dans le but de créer un mouvement pan-sud-américain où il aurait détenu le haut du pavé. Dans d’autres circonstances, nous pourrions dire que Chavez versait un pizzo à ses amis pour acheter leur loyauté dans son intérêt propre et ça pourrait s’apparenter à de la corruption financée par les Vénézuéliens privés d’importants revenus du pétrole.
D. Savard
bimo
7 mars 2013
19h16
Puis pour terminer on ne peut pas diversifier une économie de rente heriter de 100 ans de capitalisme sauvage en mandats cest tu clair!
Biebsa Morandi
bellinger
7 mars 2013
19h27
Le Venezuela fait face aux mêmes défis que tous les pays socialistes. Non seulement ce pays a-t-il nationalisé son pétrole, mais il a fait de même dans les secteurs des télécommunications et de la production d’électricité.
En 2008, le gouvernement vénézuelien annonce la nationalisation très prochaine de la production de ciment.
En 2010, le commerce de détail est nationalisé, avec la chaîne Exito détenue par le groupe français Casino.
La filiale locale de de l’américain NorPro, fabricant un produit pour les forages pétroliers est étatisée et intégrée à l’entreprise publique PDVSA.
Le groupe sidérurgique italien TenarisDalmine est exproprié de ses actifs, n’ayant trouvé un accord financier avec le gouvernement.
Comment voulez-vous établir un lien de confiance avec l’entreprise privée, attirer des investissements et développer une économie diversifiée quand vous agissez de la sorte.
Je vois ici la gauche dire que Chavez se battait contre le capitalisme et les méchants américains. C’est les USA leur principal marché, c’est leur vache à lait, quel façon de traiter celui qui vous amène le pain et le beurre sur la table. L’entourage de cet homme est devenu très influente et possède des richesses dont l’ampleur reste encore inconnue à ce jour.
Ce pays est mal entretenu, deux de ses lagons, le Valencia et le Maracaibo, sont très pollués par les égouts, par la pollution urbaine et par la pollution aux hydrocarbures. Finalement, la corruption fait peur aux investisseurs étrangers.
l’économie est vacillante et repose essentiellement sur le pétrole et de son exportation. Ce pays donne le pétrole à ces citoyens à 2 cents le litre. Comment voulez-vous développer ce pays avec des tarifs si ridicules. Et pour les environnementalistes, ce pays est loin d’être un modèle, à ce prix du litre, aucune chance de promouvoir des politiques anti pollution de de contrîôle des gaz à effets de serre.
Donc un pays mal foutu, géré de manière partisane dont la corruption atteint les fondements même de l’état. C’est sans compter la criminalité, 20,000 homicide par année, plus de mort qu’en irak, pays en état de semi guerre.
Pas beau le bilan de Chavez, ces discours font monter l’adrénaline de la gauche ignorante, mais quand on regarde les résultats, c’est pas très beau.
François Bélanger
_cameleon_
7 mars 2013
19h57
Chavez vs Alberta …
Budget 2013 Alberta : un manque à gagner de 6,3 milliards
La province la plus riche du Canada (l’Alberta) refile un déficit à ses citoyens et aux générations futures.
Où est passé l’argent du pétrole ? Pourquoi les subventions de 2.8 milliards par an aux pétrolières et à leurs actionnaires ?
Pourquoi les subventions sur le gaz utiliser pour extraire les SB ?
Ou sont les redevances ?
Pourquoi ne rien exiger (ou presque) des multis de l’énergie tant qu’ils ne daignent déclarer qu’ils se sont rembourser leur investissement ?
Pourquoi leur donner la ressource collective pour rembourser leur investissement et ce qu’ils déclarent comme dépenses ?
Ne voyez vous pas la vielle recette néolibérale: La socialisation des coûts / risques et pertes et la privatisations des gains ?
Et le fond qui … fond comme neige au soleil …
Mais que ce passe-t-il Mr. Pratte ? Pas assez d’investissement ?
La diminution d’impôts de près des taux d’imposition corporatifs de Harper de près de 50% ne porte pas ses fruits ?
Est-ce les 2.8 milliards de subvention publique aux pétrolières qui plombe l’Alberta ?
Est-ce le fait que les Albertains donnent (quasiment) leur ressource collective au privé jusqu’à ce qu’ils daignent déclarer qu’ils ont remboursé leur investissement ?
Non mais il semble que certains aiment se faire flouer. Pire ils en redemandent !
Trouvez l’erreur … Léon Carmel
cheya
7 mars 2013
19h58
Ce n,est pas un échec, il n,allait quand même pas laisser son peuple acheter le pétrole présent sous ses pieds au prix du marché mondial, comme c’est le cas au Canada. La bonne nouvelle c,est que la ressource est toujours présente, pas dans la poche des multinationales.
Cheya D.J.
gren
7 mars 2013
20h23
Chavez comme tout élu dans ce bas monde dirige la destinée de son pays avec ses connaissances et ses intérêts. Il vient d,un milieu très défavorisé mais il a su convaincre ses conpatriotes de voter pour lui et ils l’ont fait avec les résultats que l’on analyse d’ici. Laissons les gens du Vénézuéla juger de la droiture de ces décisions et on verra lors des prochaines élections quel parti prendra le pouvoir.
n.y.grenier
mecasiatique
7 mars 2013
20h35
En Suisse, il n’y a ni pétrole, ni pauvres. Pourquoi? #carbone-14
La capacité de datation n’est plus là ? Consultez l’histoire Suisse à savoir comment le pays s’est développé depuis le milieu du 19e siècle avec l’arrivée de nombreux industriels allemands et intellectuels. L’Université de Zurich était fondée par eux et avaient que de professeurs allemands jusqu’à une époque pas si ancienne. Examinez bien les multinationales agro-alimentaires Suisses, le développement industriels et les chemins de fer, le développement des banques et surtout l’investissement massif dans l’éducation des masses à partir des années 50. A-t-on jamais constaté de nationalisation là ?
Puis la Suisse ne peut pas jouir autant financièrement sans être un paradis bancaire et fiscal. Il faut dire que de très grandes fortunes douteuses y aboutissent.
Thomas Dinh
zippo2
7 mars 2013
20h46
Re.: carbone-14 (7 mars 2013 – 18h40)
Vous écrivez : «En Suisse, il n’y a ni pétrole, ni pauvres. Pourquoi?»
La suisse a été épargnée de l’invasion nazie durant la dernière guère mondiale (malgré la politique de l’anschluß. Pourquoi?
M. Roy, se pourrait-il que la réponse à ces deux questions soient un peu semblables?
Se pourrait-il qu’il y ait des pauvres en Suisse aussi?
Yves Tison, Montréal
carbone-14
7 mars 2013
21h47
Il serait intéressant de savoir en quoi les déficits rendent les contribuables moins pauvres que les hausses d’impôts au final; comme en Grèce ou en Italie, par exemple.
Y. ROY, Mtl
zippo2
7 mars 2013
22h44
Re.: dcsavard (7 mars 2013 – 16h00)
Vous écrivez:« Le niveau de vie au Venezuela devrait être en tout point comparable au nôtre, sinon meilleur. C’est bien loin d’être le cas.»
M. Savard,
La comparaison que vous faites du niveau de vie des Vénézueliens avec les standards nord-américains me parait plutôt bancale.
On peut lire ceci dans «Wikipedia»:
Le Venezuela est la troisième puissance économique latino-américaine en termes de produit intérieur brut après le Brésil et le Mexique, avec un PIB estimé à 350,1 milliards de dollars en 2009 … en termes de revenus par habitant, il dépasse largement la Colombie et se hisse au niveau du Brésil et du Mexique.
Le PIB par habitant est de 13 000 dollars en 2009 soit l’un des plus élevés d’Amérique latine . Dans ce pays pétrolier, un plein de carburant coûte moins d’un euro. Grâce aux exportations d’or noir, les caisses de l’État sont pleines et les centres commerciaux ne désemplissent pas. Le pouvoir d’achat au Venezuela est largement plus élevé que dans les autres pays sud-américains tels que l Équateur ou le Pérou.
Je comprend bien que Wikipedia… c’est Wikipedia, mais si vous bénéficiez de meilleures sources, qui étaieraient votre propos («Hugo Chavez a privé les Vénézuéliens d’immenses richesses») il serait intéressant que vous nous les communiquiez.
Hugo Chavez est un personnage controversé s’il en est un, et l’image qui nous en parvient est très certainement filtrée soit par la propagande, soit par la contre propagande. Pour cette raison, il serait de mise de se garder de conclusions trop hâtives.
Un chose est sûre, c’est que Chavez n’est pas le seul à faire du tourisme médical à Cuba… il y a des Québécois qui font de même.
Yves Tison,
Montréal
lafrancef
8 mars 2013
03h44
Désolé d’être hors-sujet un instant, mais je veux répondre à ceci:
zippo2: “La suisse a été épargnée de l’invasion nazie durant la dernière guère mondiale (malgré la politique de l’anschluß). Pourquoi?”
La raison est peut-être économique, mais surtout stratégique. Les Suisses avaient un plan de défense (réduit national) très développé qui consistait à se retirer dans des positions fortifiées quasiment inexpugnables des Alpes tout en détruisant leurs propres infrastructures (ponts, tunnels, etc.) pour retarder l’avance ennemie. Les nazis, ayant sans doute appris de Pyrrhus, avaient compris que toute tentative d’invasion serait désastreuse pour eux.
F. Lafrance
pierre_lemay
8 mars 2013
06h04
Vraiment?
Le problème n’est pas la façon de faire à la Chavez ou à l’Albertaine ou américaine….
L’un et l’autre a de bons et de mauvais côtés…
Le problème est bien plus cette propension à vouloir que tous fassent la même chose et aient la même approche…
Si tu fais pas comme moi, t’es pas beau…
On est encore comme des enfants…
Sur le fond, l’idée de départ de Chavez n’est pas mal. Ça n’a pas tourné tout à fait comme prévu, mais au final, le ralentissement des pompes leur permet de se réajuster encore pour longtemps.
Il faut quand même pas faire comme si ce n’était pas le cas dans notre argumentaire…
Si seulement on évitait cette espèce de propension à tout tourner dans tous les sens que parce que ça colle pas à gauche ou à droite selon ce qu’on croit…
Du tirage de couverture toujours…
On est pas sorti du bois de nos jours…
Pierre Lemay
korut_zelva
8 mars 2013
06h21
Cher gauchistes,
Allez vous faire un pellerinage voir votre idole empaillé?
Korut Zelva
trash
8 mars 2013
06h59
Chose certaine, si elles ont mené à un partage plus juste des revenus, les politiques de Chavez ont freiné la production de la principale richesse du pays, le pétrole. APratte.
Alors si je comprends bien, vous reprochez à Chavez d’avoir amélioré le sort de sa nation sans dilapider ses ressources.
Il reste donc une réserve énorme pour l’avenir, soit exactement le contraire de ce qu’avait prévu notre ex PM avec son plan nord.
Louis lafontaine
quidnovi
8 mars 2013
08h33
Nous sommes bien en Amérique latine! Chavez s’est fait le chef d’une nouvelle oligarchie, qui a puisé dans la rente pétrolière de son pays pour enrichir d’abord les siens, puis les classes pauvres, et fonder une politique extérieure (aide à Cuba via le rabais pétrolier). Une autre oligarchie y a perdu au change, celle au sang et au teint espagnols, qui avait l’habitude de garder pour soi le pouvoir et l’argent.
La première oligarchie, “socialiste” est certainement incompétente en matière économique et industrielle, et l’a abondamment démontré, comme le soulignent tous les indicateurs économiques.
La seconde est incompétente en matière de développement social, des décennies de pouvoir l’ont également démontré.
Seule la montée en puissance d’une nouvelle classe moyenne surmontera cette dichotomie. Or, il faut l’avouer, cette transformation viendra d’un parti du centre, qui croit aux vertus de l’économie libérale, mais également aux vertus de la redistribution de la richesse nationale.
Cette transition sera très difficile alors que la petite et moyenne industrie brille par son absence et que le nationalisme économique sévit. Je souhaite donc mais bonne chance aux vénézuéliens et beaucoup de patience…démocratique.
Jacques Saint-Cyr
bonserge
8 mars 2013
10h18
Le ralentissement de la production en soi n’est pas un problème en admettant que les coûts reliés à l’extraction ont diminué par la même proportion. En d’autres termes, le Vénézuela a-t-il simplement décidé de diminuer la cadence de production ou est-elle devenue moins efficace sous le régime Chavez?
Pour le bilan, je ne suis pas la situation de ce pays d’assez près pour me prononcer. Mais d’une façon générale, j’imagine que ce sera un succès seulement si les mesures de Chavez aboutissent sur un épanouissement économique généralisé qui saura se développer au-delà de la production de pétrole.
Serge Bélanger
omni-tag
8 mars 2013
10h38
En clair, (et sans détours sémantiques), ce que Monsieur Chavez a dit et fait c’est : Au diable le 1% et sus à la pauvreté. Moi ça me le rend plutôt sympathique.
Il a scolarisé son monde et lui a préparé un avenir meilleur. Il sera vu par l’histoire comme un des grand politicien du 21ième siècle.
Benoît Duhamel.
austerlitz
8 mars 2013
11h02
Oui, faisons comme ici, construisons le pays en fonction des pétrolières et donnons-leur de généreuses subventions. Ou faisons comme aux USA et assurons-nous que les employés des pétrolières rédigent les pseudo-rapports du département d’état. Nier l’effet de redistribution des richesses de l’ère Chavez, c’est imiter l’Église catholique avec sa pédophilie, i.e. vivre dans une bulle.
Le problème de l’ère Chavez réside surtout dans l’idéologisation à l’extrême du régime et sa rhétorique, ce qui peut frôler le loufoque. Qui est assez imbécile ici pour croire une seule seconde que Shell et consorts auraient mieux fait? Mon oeil.
Pierre Tremblay
patdam
8 mars 2013
11h41
Avant Chavez le Venezuela était contrôlé à 100% par une ploutocratie alors que la majorité était dans une pauvreté abjecte. Chavez a nationalisé une partie de cette économie pour en faire profiter à sa population mais les ploutocrates sont toujours là et il n’ont jamais accepté l’affront de Chavez. Ils ont mené une guérilla continu contre le régime Chavez avec le support des É-U et des grandes pétrolières. Dans ce contexte de guerre interne, ce n’est pas surprenant que l’industrie du pétrole n’a pas connu une essor flamboyant. Chavez ne pouvait pas gagner sur tout les plans. Si, avant Chavez, le pétrole avait profiter à une économie distribuée équitablement, on aurait pu critiquer Chavez. Mais la situation politique de ce pays est tout autre.
Ce que Chavez a fait pour sa population est un véritable miracle. Le pétrole lui se porte toujours bien et pourra en son temps être extrait. Il n’est pas nécessaire de déifier Chavez pour le reconnaître. Il y a certainement eu toutes sortes de fautes et d’abus commis pendant son gouvernement. Le sort grandement amélioré de millions de personnes devrait cependant prendre la part du lion quand on fait le bilan d’une époque exceptionnelle dans l’histoire d’un peuple. Il y a des limites à toujours mettre les intérêts privés devant le bien d’une population.
Patrice D’Amours
dcsavard
8 mars 2013
11h45
@zippo2,
c’est assez simple à vrai dire. Il suffit de regarder à quel prix Chavez vendait le pétrole à ses amis pour bâtir son capital politique pan-sud-américain et comparez avec le prix du marché et vous aurez votre réponse.
D. Savard
bimo
8 mars 2013
13h54
Personne ici ne parle des sabotages de l’opposition ( et de la cia ) dans le domaine pétrolier et de tout les coups fourrer qui viennent avec. Chavez ne pouvait pas diversifier l’économie de son pays, pas par manque de capacité, mais par manque de temps.Hugo Chavez avait donc engagé des réformes profondes qui vont bien au-delà du temps d’un ou deux mandats.Chose rare par chez nous …”Bilan mitigé” pourquoi les journalistes insiste sur ce terme alors qu’il est plus qu’évident que le bilan est plus que positif . Un héros meurt et il est diabolisé.
Me font rire les journalistes
“Alors ça y est on va pouvoir privatiser ??? Hein, ç’est bon on peut le faire ???
Comme des vampire se lançant à l’assaut d’une carcasse encore fumante.
Qui peut encore parler d’indépendance journalistique ?
On croirait entendre l’industriel, armateur ou banquier qui lui sert de patron.
Les générations de journalistes en se succédant, semblent de moins en moins soucieuses de masquer leur manque d’intégrité. Ils révèlent leur soumission chaque jour davantage, les vendus des années 70, avaient au moins le mérite de se donner avec tact… La prostitution oui, mais le respect était de mise, pas n’importe comment…On voit qu’à ce petit jeu, la baisse du niveau scolaire leur a joué des tours à eux aussi.Il y a certains exercices auxquels il n’arrivent manifestement plus à s’adonner.
Biebsa Morandi
erno
8 mars 2013
14h35
Chavez est allé trop loin en nationalisant tout ce qui bouge. Il faut un minimum d’investissements privés pour qu’il y ait du dynamisme dans l’économie. Et, en chassant le privé, il a privé son pays de débouchés importants pour l’exportation.
Mais le modèle canadien n’est pas idéal non plus. Que les pétrolières aient encore des subventions, alors que le R&D ne donnent pas de résultats probants, que les effets sur l’environnement sont minimisés même si elles font des milliards de profit, c’est assez ridicule.
Je n’ai rien contre l’exploitation des richesses naturelles, encore moins contre celle des sables bitumineux; j’en ai contre la façon dont c’est exploité. Les multinationales exercent un chantage et un lobbying incroyable; que ce soit ici, à Washington, au Moyen-Orient ou encore en Afrique.
Je comprends très bien qu’il puisse y avoir des pays qui décident de les foutre dehors; malgré que les compagnies d’État sont loins d’être des modèles d’efficacité.
R. Nault
jaypee2
8 mars 2013
16h31
Aux censeurs: pourquoi est-ce que le message de korut_zelva passe sans probléme, alors que le mien, qui dit EXACTEMENT LA MÊME CHOSE Mais à l’intention de nos amis de droite ne passe pas?
Allez… j’essaie encore…
@ korut_zelva
“Cher (sic) gauchistes,
Allez vous faire un pellerinage (sic) voir votre idole empaillé (sic)?”
Chers dretteux,
allez-vous apporter des oranges à votre idole Berlusconi en prison?
En passant, onze mots et trois fautes (et un signe de ponctuation oublié!). Super!
JP Vachon