
Photo Reuters
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André Pratte
Les pressions augmentent de toutes parts sur le président Barrack Obama pour qu’il approuve ou bloque le projet d’oléoduc Keystone XL, devant transporter le pétrole de l’Alberta jusqu’aux raffineries du golfe du Mexique. Les arguments des écologistes ont toutefois été affaiblis par la publication, vendredi dernier, du rapport préliminaire de l’évaluation environnementale du département d’État. Cette évaluation est exhaustive, reposant notamment sur l’expertise de plusieurs ministères américains et sur la consultation de plus de 400 000 communications envoyées au département par des citoyens et des organisations diverses.
Conclusion de cette évaluation: pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre (GES), le nouvel oléoduc ne changera pas grand-chose. Certes, la production du pétrole albertain émet davantage de GES que celle du pétrole présentement raffiné aux États-Unis. Mais, ajoutent les auteurs de l’évaluation, «l’approbation ou le rejet du projet n’aura probablement pas d’impact substantiel sur le développement des sables bitumineux.» Que Keystone XL soit bâti ou non, les producteurs albertains vont trouver un marché pour leur or noir et les moyens de le transporter (par d’autres oléoducs, par train ou par bateau). Les émissions de GES augmenteront quel que soit le scénario retenu.
Quant à l’autre grande inquiétude des écologistes, les fuites, le département d’État souligne que les risques sont très faibles. Selon le document, contrairement à ce qu’affirment les militants verts, le pétrole albertain et les diluants nécessaires à son transport ne sont pas plus corrosifs pour les oléoducs que les autres formes de pétrole. Le rapport note qu’il n’y a pas plus de fuites causées par la corrosion dans les oléoducs de l’Alberta, qui transporte du bitume dilué, que dans les pipelines américains.
En point de presse, les responsables du dossier au département d’État ont bien pris soin de souligner qu’il s’agit là d’un document préliminaire. Le rapport final sera rédigé après qu’on aura reçu les commentaires du public.
Restera ensuite au président de trancher. Sauf que, à moins que le département d’État n’effectue un virage à 180 degrés dans son appréciation, il sera difficile pour M. Obama de dire non au projet sur la base des risques environnementaux.

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obam
5 mars 2013
16h51
Keystone a moins d’impact environnemental qu’une pipeline qui traverserait les forêts et montagnes vierges de Colombie-Britannique d’Est en Ouest pour ensuite se déverser dans des pétroliers qui traverseront le Pacifique.
Keystone traverse des régions moins “vierges ” et ne requiert aucun transfert dans des pétroliers puisque tout le pétrole qui y circule pourrait être consommé sur place, i.e. sur le territoire des Etats-Unis.
Il faut aussi considérer que le pétrole d’Alberta est énormément plus ethique que le pétrole du Vénézuela ou d’Arabie Saoudite. Keystone va réduire la dépendance des USA sur ces 2 pays.
L’environnement, ce n’est pas seulement protéger les fougères, les mouches et le grenouilles. Protéger les droits de l’homme fait aussi partie d’une préoccupation environnementale
Olivier Bamville
fauconcanadien
5 mars 2013
17h42
Enfin, on va finir par avancer dans la bonne direction avec ce dossier.
Nous allons enfin devenir plus riche.
Nelson Guillemette
cmoibenlepro
5 mars 2013
18h26
Puisque les sables bitumineux du Vénézuela sont encore plus polluants que le pétrole albertain, et que les normes environnementales sont encore plus basses au Vénézuela et dans les pays du Golfe, importer le pétrole Canadien est bon pour l’environnement.
B Plante
respectable
5 mars 2013
21h47
Enfin, les américains vont enfin raffiner du pétrole éthique.
simon picotte
pager
5 mars 2013
21h50
J’espère que le Président »Obama finira par mettre à leur place cette gang d’ayatolas verts et approuver ce projet qui sera bon pour le Canada (et le Québec évidemment). Considérant la qualité des oléoducs modernes tant au niveau des matériaux utilisés que des méthodes de fabrication, il est évident que ce “Pipeline” sera tout à fait sécuritaire.
Gilles Tremblay
chip
6 mars 2013
06h17
N’en déplaise à Pager, je ne vois pas les écologistes comme des ayatollas (sic.) verts, bien au contraire. Leur démarche est plus démocratique que celle des exploitants pétroliers, miniers ou maritimes qui n’en ont que pour leur poche.
Ceci étant dit, je ne doute pas que le pipeline aura un niveau d’étanchéité jamais égalé. Toutefois, rien n’est jamais sûr à 100% et des variables incontrôlables existent là comme ailleurs, à plus forte raison si des groupes extrémistes décident que le sabotage du pipeline servira leur cause.
R. Ducharme
erno
6 mars 2013
08h20
Le pétrole n’a jamais été et ne sera jamais une énergie propre. Mais est-il plus polluant que le charbon ? le gaz de shiste ou le nucléaire ?
Ce n’est pas le transport par pipeline qui est remis en cause, c’est l’extraction du pétrole des sables bitumineux et les rejets dans l’environnement.
L’exploitation en Alberta ne remportera pas de prix environnemental; mais, avec la baisse des prix du pétrole, ce n’est pas le temps de mettre de la pression; cependant, si Keystone est approuvé et que les prix se replacent, il va falloir que les gouvernements exigent des améliorations à l’exploitation comme on l’a fait dans les Pâtes et papiers.
Le Québec comme les USA, doit prendre une décision à ce sujet; pourquoi ne pas exiger des améliorations aux conditions d’exploitation, en échange d’un oui ?
R. Nault
pager
6 mars 2013
09h41
@chip
6 mars 2013
06h17
Votre fameuse pollution que vous décriez tant, en ce qui concerne les sables bitumineux, apportez nous donc des preuves?
J’ai travaillé pendant des décennies au niveau des mines (Fer, Or, Nickel,cuivre…) et je vous jure que de la pollution dans ces mines est minime et que le Canada peut facilement être cité en exemple. Vous travaillez pour IOC et répandez un peu d’huile sur le plancher et c’est le branle bas de combat. Malheureusement, je n’ai pas travaillé pour les sables bitumineux mais je suis convaincu que c’est comme le reste. Je me souviens de l’époque où Alcan rejetait tout son mercure dans le Saguenay, l’embouchure était tellement polluée que même un rat n’y aurait pas survécu…Aujourd’hui, nous pouvons y pêcher la truite!
“Toutefois, rien n’est jamais sûr à 100% et des variables incontrôlables existent là comme ailleurs, à plus forte raison si des groupes extrémistes décident que le sabotage du pipeline servira leur cause.”
Je vous donne raison, mais, je rajoute que le risque zéro n’existe pas! Même pour l’énergie hydro-électrique…Imaginez ce qui arriverait si des terroristes réussissaient à faire sauter le barrage Manic 5. Toute la cote nord serait inondée?
Gilles Tremblay
bellinger
6 mars 2013
09h44
Ce sera une bonne nouvelle à tous les niveaux si ce projet vient qu’à être accepter. Même au plan environnemental, car avec les efforts des américains pour diminuer les gaz à effets de serre, il imposeront probablement de nouvelles normes et le Canada pour garder son marché devra suivre la marche, ce qu’il ne serait pas obliger de faire s’il vendait son pétrole à la Chine qui elle n’en a que foutre de ces considérations.
il faut penser à l’avenir et aux ressources financières que notre pays aura besoin pour financer son régime de retraite et les services que la population aura besoin dans le futur. Les pays où l’environnement est le mieux protéger sont des pays développés consommateurs d’énergie. Donc ce n’est pas en s’appauvrissant qu’on améliorera notre environnement. Ça prends un équilibre et ce dernier ne peut être atteint en pensant seulement aux besoins des écologistes et environnementalistes. À chacun de faire son bout de chemin.
François Bélanger