NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Les dictons n’ont pas toujours raison. «Mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade» ne s’est avéré qu’à moitié dans cette expérience réalisée dans la région de Toronto. Les chercheurs ont voulu savoir si le statut socio-économique du patient joue sur ses chances de trouver un médecin de famille. La réponse est aussi prévisible que déprimante.
C’est la mauvaise nouvelle de cette étude: les chercheurs qui appelaient les cabinets de médecins en prétendant être un employé de banque récemment transféré à Toronto se sont fait offrir un premier rendez-vous beaucoup plus souvent que ceux qui se faisaient passer pour des assistés sociaux. Leurs chances d’être reçus étaient meilleures par plus de 50%!
Soulignons que les 375 médecins approchés étaient tous participants au régime d’assurance-maladie ontarien. Ils étaient donc assurés d’être payés, peu importe les revenus du client.
Il y a tout de même une bonne nouvelle. Les «patients» qui disaient chercher un médecin pour leurs problèmes de santé chroniques (diabète et maux de dos) ont aussi reçu plus d’offres de rendez-vous que ceux qui prétendaient avoir besoin d’un simple examen annuel et ce, quelle que soit leur situation.
Les assistés sociaux font-ils l’objet de discrimination ? Pour le savoir, il aurait fallu que chaque cabinet reçoive un appel des deux types de patients dans un court laps de temps. Les chercheurs n’ont pas voulu le faire pour ne pas éveiller les soupçons. Chaque cabinet a donc reçu un seul appel de faux patient – le statut socioéconomique et l’état de santé étaient déterminés au hasard.
On constate néanmoins qu’un citoyen démuni doit faire pas mal plus d’appels qu’un mieux nanti pour voir un médecin.
L’expérience portait sur des omnipraticiens de Toronto. Je me demande si les résultats aurait été les mêmes dans de petites villes ou à la campagne. Ou avec des médecins de famille québécois.

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respectable
26 février 2013
12h44
Y’a des médecins qui ne prennent pas de patients malades. C’est connu. Il en y a d’autres qui vont vous rajouter à leur liste si vous êtes vraiment malade même s’ils sont déjà débordés. J’en connais. Mon père a recommencé sa pratique parce qu’on le suppliait. Manque de médecins dans son coin. Y’a du bon et vilain monde dans toutes les professions mais moins de vilain tout de même en médecine qu’en droit toute proportion gardée.
Simon picotte
bernem
26 février 2013
13h03
Les assistés sociaux ne provoquent plus autant de sympathie qu’auparavant de la population, celle qui trime dur pour les faire vivre. C’est le juste retour des choses. Le médecin sait que le BS peut se taper un avocat gratuitement, et le traîner en cour. Les BS connaissent à fond le fonctionnement du système, sinon, ils ont plein d’organismes pour les diriger à bon port.
E.V.Ross
kirkpitaine
26 février 2013
13h05
C’est purement et simplement scandaleux. Tout le monde sait que la vraie justice, c’est quand personne n’a accès aux soins de santé.
B. Boyer
rightman
26 février 2013
14h36
Je dirait qu’en général, ceux qui sont riches sont aussi en santé, pour la même raison.
pour ce qui est des médecins, je ne suis pas particulièrement étonné. Ce sont des humains, pas des machines, et ils doivent préférer la présence des gens de status social équivalent. Personne ne veut vraiment fréquenter des BS.
T. Rightman
pbrasseur
26 février 2013
15h16
Feriez mieux de vous y habituer, le système de santé socialiste Canadien est en pleine implosion, normal, c’est le propre de toutes les utopies communistes de sombrer dans la déchéance, ça ne fait que commencer.
Vous ne pensez quand même pas que c’est ceux qui sont capables de payer qui vont en arracher le plus!
P Brasseur
gillesmenard
26 février 2013
15h50
bernem
C’est quoi encore que cette discrimination que vous faites.Vous semblez assez suffisant de vous même pour porter un tel jugement.Le pourcentage de fraudeurs sur le BS me semble tant qu’à moi pas mal moins élevé que chez les hommes d’affaires.De tenter d’essayer de vivre avec moins de 20$ par jour si c’était un choix croyez-moi qu’un grand nombres de ceux-ci ferait autre chose.Et que dire des invalides,malades et personnes agées,oui la simple petite pension du gouvernement quand vieillard vous n’avez jamais travailler pour cotiser à de généreux fonds de pension privés c’est aussi de l’assistance sociale.
Si ce n’est votre cas vous êtes bien chanceux de pouvoir vous en passer mais de grâce cessez de discréminer les assistés de l’état ,nous ne sommes pas dans l’ancienne Allemagne Nasi ici,heureusement!
Gilles Ménard
omni-tag
26 février 2013
17h03
@ Bernem,
Rien n’est tout à fait acquis dans la vie. Un beau jour (un très beau jour), votre situation sociale et économique pourrait très bien dégringoler vers des abisses que vous n’auriez jamais crues possibles. Vous serez alors parmis ceux qui en arrachent. Ce jour là vous vous remémorerez ce petit commentaire tout à fait charmant que vous aviez commis un certain 26 février de l’an de grâce 2013 !
Excellente journée à vous cher ami.
Benoît Duhamel.
omni-tag
26 février 2013
17h12
@ P Brasseur,
D’utopie communiste en socialisme d’état… N’y allez-vous pas un peu fort ? Évidemment que si j’ai du pognon j’aurai ma chirurgie plus rapidement. À la limite il m’est toujours possible de fréquenter un centre hospitalier Américain !
Mais le choix qu’on avait fait ici il y a 40 ans, c’était de traiter tout le monde au Canada sur un même pied d’égalité. Ça ne s’appelait pas du communisme ni même du socialisme, mais tout simplement de “l’universalité”.
Si 40 ans plus tard nous décidons collectivement de changer les règles, et bien faisons-le. Mais faisons-le correctement ; par le biais de nos institutions démocratiques et non pas dans le dos de celles-ci.
Et dans tous les cas de figure, on en sort pas : On ne pourra quand même pas laisser crever les pauvres…
Benoît Duhamel.
jolico
26 février 2013
18h35
@bernem – Je ne suis pas si sûre de ce que vous avancez côté “gratuité” pour les B.S. en matiêre d’accès à des avocats. J’ai dû dépendre de l’aide sociale pendant 5 mois dans ma vie, et j’ai été aussi secrétaire juridique, et j’ai dû faire appel à des avocats à un moment donné et même les gens dépendant de l’aide sociale devait payer un petit montant pour les services d’un avocat. C’était aussi minime que 30$ l’heure au lieu de 300$ à 500$ et plus (520$ pour Me Goldwater dont j’espère que vous connaissez le nom). Même pour de l’aide ménagère (vu mon invalidité), lorsque je dépendais de l’aide sociale, le tarif était de 4$ l’heure, donc pas de gratuité. Et c’était très bien ainsi, pas autant l’impression de gruger le système. Maintenant, mes rentes d’invalidité arrivent à leur fin pour ne me retrouver qu’avec mes “pensions de vieillesse” parce qu’une fois les 65 ans sonnés, nous ne sommes plus invalides, nous ne sommes que vieux. Ça fait longtemps qu’un vrai bon ménage n’a pas été fait chez moi et je n’aurais même pas les moyens d’un avocat au tarif de l’aide sociale.
Peut-être devriez-vous mieux vous renseigner…
J. Lincourt
larousse_estdouce
26 février 2013
19h00
J’ai trouvé un médecin de famille en allant un certain après-midi dans une clinique sans rendez-vous montréalaise (les matinées étant réservées aux rendez-vous). C’était ma première visite à cet endroit. Dans la salle d’attente, un couple d’âge d’or arrive et demande si le Dr B. prend des nouveaux patients. La réponse: non.
Quand mon tour arrive, à la fin de la consultation je demande au médecin: est-ce que vous me prenez comme patiente? La réponse: oui.
J’avais 22 ans, sans aucun problème de santé, je voulais juste un médecin pour un rendez-vous annuel…
S.Larousse
pager
26 février 2013
20h04
@gillesmenard
26 février 2013
15h50
Je ne vous ai pas approuvé souvent dans vos interventions. Je dirais même que vous me tapez souvent sur les nerfs. Mais cette fois-ci…JE VOUS APPROUVE!
Gilles Tremblay
vlrglqqf
26 février 2013
20h19
Je me méfie du misérabilisme. Il y a de très bons acteurs parmi les BS à la station Berri-Uqam. Parfois, j’y reconnais certains visages et je discute avec eux ou elles. Ce ne sont pas tous des psychiatrisés chroniques, loin de là! Quand ils ou elles acceptent de me parler, je les écoute en silence stoïquement. Peu parviennent à m’attendrir par leurs discours découpés, les autres pas du tout. Il y a une BS en particulier qui me fuit dès qu’elle m’aperçoit. Nous nous sommes jaugés elle et moi une seule fois mais cela m’a suffit pour deviner son stratagème. Je crois qu’elle me craint à cause de cela*.
On le sait l’argent ne fait pas le bonheur, mais il nous console à vivre dans le malheur. Jules Renard disait quant à lui: “Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le”!
_______________
*Et ce n’est pas une interprétation de ma part.yvon turcotte
delhornissimo
26 février 2013
20h20
En 40 ans de pratique chirurgicale au Saguenay et au Nouveau-Brunswick, je n’ai jamais constaté une telle discrimination sur la base du statut social et de l’emploi. C’est même la première fois de ma vie médicale que j’entends parler d’une telle anomalie. Nos réceptionnistes n’ont jamais demandé le métier des gens avant de leur fixer un r-v. En ce qui me concerne, les seuls cas que j’ai refusés furent des varices et des hémorroïdes; ma liste d’attente était telle qu’ils n’auraient jamais été opérés.
Claude Dufour
gillesmenard
26 février 2013
21h37
C’est quoi ça le serment d’Hypocrate???
Ça existe-t-il encore?
Gilles Ménard
gillesmenard
26 février 2013
21h49
Toute la politique en général,ici comme dans le reste du monde,doit enfin arriver au 21ième siècle car ça va péter.La baloune de tout ces systèmes uniquement basée sur une foutue économie de marché et du développement à l’outrance est sur le point d’éclater et ça va faire mal.
Y a-t-il un être assez intelligent en ce moment pour apporter un nouveau modèle ,j’en doute de plus en plus avec cette délégation de nos responsabilité au grand maître technologie.
De l’humanisme c’est ce qui commence à nous manquer!
Gilles Ménard
craymond52
26 février 2013
21h58
La solution, imo, est d’augmenter l’offre: augmenter le nombre de médecins et ouvrir les droits aux infirmières jusqu’au moment où la compétition s’installe avec le goût d’avoir et de servir des clients. Je suis actuellement en voyage au sud, et comment je suis surpris d’y voir de la publicité sur grandes affiches le long des routes, du monde de la santé offrant leurs services. Chex nous, c’est la gratuité diront certains, mais n’oublions pas que ça représente 40%+ de nos impôts et 4% des salaires payé par les compagnies !
C Raymond
_cameleon_
26 février 2013
22h57
Le discours d’une certaine droite est plutôt éloquent. Pour faire court: ils voudraient que l’accès aux soins de santé soit une marchandise comme les autres, vendue aux plus offrants.
Ils voudraient que leur fric leur donne un accès prioritaire et privilégié aux professionnels de la santé, déjà en pénurie dans plusieurs secteurs, peu importe la priorité d’un point de vue médical. Le bon me, myself and I, et au diable les autres, les ainés, ou les plus vulnérables.
D’autres pensent que l’accès aux soins médicaux devrait être établie avant tout selon des critères de besoins médicaux, sans tenir compte de l’épaisseur du portefeuille.
Entre les deux visions, mon cœur ne balance pas un iota.
Léon Carmel
_cameleon_
26 février 2013
23h01
Puis-je ajouter qu’une bonne proportion des professionnels de la santé pense de même et rêvent de pouvoir vendre leurs service en priorité aux plus offrants, et, bien sur, le plus cher possible.
A ceux-là je voudrais dire, vous n’avez pas choisi la bonne branche, vous devriez vous recycler comme vétérinaires ou chirurgiens esthétique, au privé (exclusivement, bien sur).
Et dire qu’ils ont prononcé le serment d’Hippocrate ! Pfffft ! Léon Carmel
_cameleon_
26 février 2013
23h50
“Je suis actuellement en voyage au sud, et comment je suis surpris d’y voir de la publicité sur grandes affiches le long des routes, du monde de la santé offrant leurs services. Chex nous, c’est la gratuité diront certains, mais n’oublions pas que ça représente 40%+ de nos impôts et 4% des salaires payé par les compagnies !”
Oui 40 % des impôts pour soigner les malades, en effet. Saviez vous au fait que, au niveau individuel, 80 % des couts de santé de toute notre vie sont requis dans les deux dernières années de notre vie ? (si vous vous posez la question, je suis moi même entre deux ages et ai la chance d’avoir une excellente santé)
Alors que proposez vous ? Privatiser encore plus (Au Qc. 32 % des dépenses santé vont au privé. Plus que dans tous les pays développés sauf, l’Angleterre et, bien sur les USA).
Encore plus de privé ? Vendre les soins aux plus offrants ? Sinon quoi ? Léon Carmel
hawkeye
27 février 2013
00h36
Mais… qui répondait aux appels? Qui prenait la décision de prendre ou non un nouveau patient? En général, ces sont des secrétaires ou réceptionnistes qui prennent les appels téléphoniques. Les médecins sont-ils même consultés dans la décision de prendre ou pas le nouveau patient? Se pourrait-il qu’une réceptionniste soit plus impressionnée ou favorable à un employé de banque qu’à un assisté social? Avant de pourfendre les médecins pour ces résultats, il faudrait poser quelques questions plus poussées… Les préjugés sont partout!
B Bernardin
Tiger_Tank
27 février 2013
04h26
Dans n’importe quel type de société, être riche vous donneras des avantages dans touts (santé, sécurité, éducation,….)
John Hans
nadagami
27 février 2013
06h06
Ce que l’étude révèle est qu’il suffit « de prétendre être » et non pas « d’être » :
- « … les chercheurs qui appelaient les cabinets de médecins ««« en prétendant être »»» un employé de banque récemment transféré à Toronto se sont fait offrir un premier rendez-vous beaucoup plus souvent que ceux qui se faisaient passer pour des assistés sociaux. »
La bonne nouvelle : « prétendez être [choix personnel de la profession] » et vous obtiendrez plus facilement un rendez-vous.
Daniel Verret Nadagami
CAIVS.IVLIVS.CAESAR
27 février 2013
06h16
___________
Être riche permet de profiter des meilleurs services, c’est connu depuis toujours.
Giovanni Cassino-Frosinone
jeanfrancoiscouture
27 février 2013
08h57
..@AK: «Santé: mieux vaut être riche…»
Seulement quand il s’agit de «santé», Madame Krol? Si c’était vrai, Loto-Québec n’aurait pas un si gros chiffre d’affaires, vous ne pensez pas?
Et bonne chance à tous et à toutes au tirage du 6/49 de ce soir. :-) :-)
J-F. Couture.
omni-tag
27 février 2013
09h25
@ jeanfrançoisouture,
Merci. J’ai justement pris un billet pour ce soir avec des numéros rêvés la nuit précédente ; moi qui ne joue jamais !
Benoît Duhamel.
superlulu
27 février 2013
10h49
Et depuis quand on appelle un médecin pour un rendez vous en révélant son statut social.
Lorsque j’appelle, je donne mon nom et mon numéro de téléphone, mon bobo.
Pas mon pédigré.
L. Trépanier
Montréal
superlulu
27 février 2013
10h52
J’oubliais.
Depuis quand un médecin répond au téléphone pour de nouveaux patients.
Ou même répondre au téléphone.
JAMAIS.
Assez biaisé, merci!
L. Trépanier
Montréal
gl000001
27 février 2013
14h28
Les pauvres ou les cas de dépression. J’en connais deux qui ont été rejetés à cause de leur déprime.
@rightman
“Personne ne veut vraiment fréquenter des BS.” Une réponse digne de Respectable. Et le serment d’Hippocrate comme questionne si bien Gilles Ménard (mais avec la mauvaise orthographe) ?
@tiger_tank
Mais ça ne devrait pas être le cas dans un système universel comme on a. Ca contredit l’universalité de sa mission.
Alain Lajoie