
Photo Presse canadienne
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André Pratte
Depuis l’entrée en politique de l’ancien astronaute Marc Garneau, en 2008, personne ne voyait en lui une bête politique. Un homme intelligent, dévoué, à la carrière impressionnante, certes. Mais un politicien beaucoup trop terne pour aspirer au poste de chef du Parti libéral du Canada. Pourtant, dans la course à la direction du PLC, c’est M. Garneau qui, outre Justin Trudeau, monopolise l’attention. Il y parvient en attaquant le favori à répétition sur ses points faibles: son parcours professionnel peu convaincant, le peu d’idées qu’il met de l’avant.
Lundi, encore, Marc Garneau s’en est pris à son principal adversaire et lui a lancé un défi: pourquoi ne pas tenir un débat à deux? «Le format actuel des débats organisés dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral n’a fourni que peu d’occasions aux neuf candidats de présenter un tableau complet de leurs différents points de vue, a souligné le député de Westmount-Ville-Marie. Jusqu’ici, Justin et moi n’avons eu que trois minutes de débat face à face. Ce n’est pas suffisant.»
M. Trudeau a vite rejeté l’invitation de son rival. On comprend pourquoi: il n’a aucun avantage à donner une telle visibilité à Marc Garneau. N’empêche, ce dernier a le mérite de soulever une question pertinente: «Il est temps pour Justin de se décider à défendre ses idées parce que s’il ne peut pas le faire avec moi devant une salle remplie de Libéraux, il ne pourra jamais le faire contre Stephen Harper.»
La tactique de Marc Garneau a le grand avantage de faire parler de lui, ce que les autres candidats – outre Trudeau – ne parviennent pas à faire. Lui attirera-t-elle plus d’appuis? Peut-être que les rares libéraux résistant à la trudeaumanie interne seront tentés de voter pour le seul candidat ayant l’audace de dire que le roi est nu. Par contre, la manoeuvre comporte un risque: elle fournit des armes aux conservateurs. En effet, ceux-ci se feront un plaisir, lors de la prochaine campagne électorale, de se servir des critiques de M. Garneau à l’égard de celui qui, entre-temps, sera devenu chef du Parti libéral.

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re3e
25 février 2013
14h21
aucun n’on le niveau ou le charisme de mulcair , et avec les scandales encore rescent des commendites la seule chose que les libs vont faire c’est diviser le vote de gauche et permetre a harper de continuer dans la voie de la republique chetienne / royale du canada , tout ca pour avoir leur 30 minutes de spot light , les liberaux n’ont aucune chance de faire un gouvernement majoritaire avant une decade au moins , le temps que ceux qui ont participe au scandale disparaissent du portrait et que le monde le crois. Le second mandat de PET a ete le debut de mon interest pour la politique , mais justin , sais pas , il fait fils de sans trop de profondeur , et garneau petit fonctionaire pepere , dur a croire qu’il a ete astronaute quand on le regarde en politique , rien pour que je ne vote pas NPD comme aux dernieres.
tom bombal mtl
tom bombal mtl
dcsavard
25 février 2013
14h36
Je ne vois pas le risque pour M. Garneau. Qu’il se batte jusqu’au bout, c’est tout à son honneur. Entre Justin Trudeau et Marc Garneau, le choix est facile.
Que les conservateurs veuillent se servir des arguments de M. Garneau, soit, mais il faudra d’abord que Justin Trudeau soit élu. Ne vendez donc pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
D. Savard
piedoq
25 février 2013
14h37
La tactique de Marc Garneau a le grand avantage de faire parler de lui, ce que les autres candidats – outre Trudeau – ne parviennent pas à faire.
Y A D AUTRES CANDIDATS ?
ALBERT BELA
SGirouard
25 février 2013
14h52
Enfin, on va commencer à parler d’autres choses que de droits de scolarité : j’en pleure presque !
Sylvie Girouard
SGirouard
25 février 2013
14h53
Oups, j’en pleure presque.
Sylvie Girouard
simon_c
25 février 2013
16h13
N’importe qui sauf un autre Trudeau.
Si Trudeau devient chef des Libéraux, je jure de ne jamais voter rouge, même si ça fait passer Harper.
Simon Chartrand
bertrand.lachance.3
25 février 2013
16h46
Un astronaute ‘branché’ avec une nouvelle équipe branchée, à la tête du parti pourrait le propulser devant les autres. On peut imaginer une campagne hyper-positives orientée vers le futur. Trudeau a trop dit de conneries qui vont lui revenir pendant une campagne.
bertrand lachance
lobwedge
25 février 2013
17h07
J’apprends sauf erreur que Justin a refusé un débat avec M. Garneau. Je suis déçu. Il n’a rien de son père qui ne refusait aucun débat et qui intimidait le journaliste qui par inculture ou paresse avait le malheur d’avoir baclé son travail de recherche.
Georges Michaud
lukos
25 février 2013
18h24
“un politicien beaucoup trop terne pour aspirer au poste de chef du Parti libéral du Canada”. C’est justement là le problème: le bon peuple veut une vedette. J. Corbeil
ducalme
25 février 2013
18h28
Justin Trudeau est plutôt Justin Sinclair tant il tient de sa mère pour les idées.
J’avais un préjugé défavorable envers Marc Garneau, mais il m’a agréablement surpris dans les débats.
Dans la meilleure (ou la pire) des hypothèses, les Libéraux vont faire réélire le PCC qui a déplacé des sièges à l’Ouest en divisant le vote en Ontario.
Quoi qu’il en soit, Thomas Mulcair restera le challenger.
A.Gilles
lukos
25 février 2013
18h29
” la manoeuvre comporte un risque: elle fournit des armes…”. C’est comme ça dans toutes les courses à la chefferie d’un parti. J. Corbeil
lukos
25 février 2013
18h38
@lobwedge 17h04 “son père qui ne refusait aucun débat et qui intimidait le journaliste qui par inculture ou paresse avait le malheur d’avoir baclé son travail de recherche”. Son père était aussi un arrogant et méprisant personnage. À preuve, son comportement injustifiable avec la journaliste Madeleine Poulin. “Pendant une demi-heure, l’ancien premier ministre répond hautainement aux questions de l’intervieweuse, lui faisant entendre qu’elle n’a rien compris à sa position”. Le Point, 29 mai 1987. J.Corbeil
lukos
25 février 2013
18h48
René Lévesque, un gentleman qui mesurait généralement ses propos, a traité P.E.T. de tête a claques. C’est tout dire. Les chiens ne font pas des chats. J. Corbeil
chip
25 février 2013
20h13
“Heureusement qu’il y a Marc Garneau…” C’est drôle, ça. C’est justement la réflexion que je me suis faite cet après-midi. Et moi qui suis plutôt centre-gauche tendance Jo cool, ben si Garneau devient chef du PLQ, je voterai Libéral aux prochaines (tout en espérant quand même un peu que le NPD prenne le pouvoir).
Garneau m’impressionne et pas qu’un peu. Lui qui a l’air d’une gars aussi extraverti qu’une huitre, surprend tout le monde avec la hargne et l’intelligence qu’il met à pourfendre le Harry Potter des vieilles anglaises du Canada.
Dommage que Junior Pet refuse la confrontation dans un débat mais faut croire que le petit a un certain instinct de survie.
R. Ducharme
frederico
25 février 2013
21h35
@Simon_C
Ça fait longtemps que Harper vous a dans sa petite poche. Donc votre promesse ne veut rien dire.
Frédéric Boisvert
mattgilles
25 février 2013
21h43
Je sais pas trop où penche Garneau mais c’est un homme de science donc je suis devenu “Supporter” du parti Libéral pour voter pour lui, mais surtout contre Trudeau. J’ai jamais voté Libéral mais si c’est lui qui est le chef peut-être que j’y penserais.
Peut-être.
Matt Gilles
gren
25 février 2013
22h38
LA DÉCHÉANCE D’UN PARTI EST TELLEMENT PATHÉTIQUE. ILS POURRONT FAIRE TOUTES LES ENTOURLOUPETTES POLITIQUES POSSIBLES, ILS DEVRONT ATTENDRE ENCORE PLUSIEURS ANNÉES AVANT DE REVENIR SUR LA SCÈNE POLITIQUE FÉDÉRALE AVEC UN CERTAIN SUCCÈS.
N.Y.GRENIER
simon_c
25 février 2013
23h12
@frederico :
Mon vote va en premier au Bloc, puis au Parti Vert, ensuite au NPD et finalement, pour bloquer les conservateurs, les libéraux. Mais avec Trudeau, je préfère m’abstenir plutôt que de voter. Par contre j’aime bien M. Garneau.
P.E.T. Junior, pas capable.
Je croyais que vous aviez été banni pour excès de trollisme…
Simon Chartrand
Montréal
AntoninLP
26 février 2013
00h34
Je suis agréablement surpris par la performance de Marc Garneau durant cette course. Il a mon appui, et je pense encore qu’il peut l’emporter.
Même du point de vue de Justin Trudeau, il pourrait être intéressant de voir Garneau l’emporter et devenir PM. Trudeau pourrait ainsi gagner l’expérience qui lui manque en occupant un ministère d’importance dans un gouvernement Garneau, et, ensuite, viser la chefferie avec d’autant plus de solidité.
Enfin, merci de nous tenir informés sur les développements dans cette course.
A. L.-Prudhomme
frichtie
26 février 2013
08h27
J’ai écrit a M.Garneau pour lui faire savoir que j’appuierais son parti aux prochaines élections fédérales. Mais si jamais Trudeau en est le chef, je continue d’appuyer les Conservateurs.
-Eric Joubert
bonserge
26 février 2013
10h06
Marc Garneau démontre qu’il est efficace pour attaquer son principal rival. C’est bien…
Mais, et là j’avoue ne pas suivre cette course avec grande attention, il me semble que je ne connais rien de ses positions politiques à lui. Si jamais Garneau devenait premier ministre du Canada, quel genre de PM serait-il?
Serge Bélanger
maynard1990
26 février 2013
11h08
Le titre dit tout. Mais je vais quand même en rajouter une couche!
Justin Trudeau est, au moins dans l’image publique, le comble de la superficialité et de la niaiserie. Il entre de façon inquiète dans le règne de la politique spectacle, de la personnalisation. Il n’a aucune qualité pour être un bon politicien, ni pour être un bon gestionnaire. Qu’il soit aussi bien considéré dans l’opinion publique montre bien à quel point les gens se foutent de la politique, se tiennent peu informés, parviennent difficilement à faire de bons jugements politiques, étant donné que leur niveau d’informations politiques est, généralement, médiocre.
Au fond, pour avoir l’appui du public, peut-être doit-on être seulement une image – obsession de la représentation? Lorsque l’on fait de la politique au Canada – Québec compris -, peut-être doit-on absolument avoir l’air crétin. Pas pour rien que Harper, dont le parti est à 80 % du temps en élection, a déjà confié n’avoir jamais lu un livre de sa vie et en être fier.
S. Vallée
jazzcat
26 février 2013
11h50
Les Libéraux font parti d’une marque ternie par les scandales: le scandales des commandites des libéraux fédéraux, le déficit monstre laissé par les libéraux en Ontario, la proximité des libéraux du Québec avec la Mafia et les escrocs de la construction.
Sérieusement, il y a encore quelqu’un qui pense qu’on peut sortir quelque chose de bien des Libéraux?
A. Sanchez
souverain
26 février 2013
13h40
@jazzcat 26 février 2013 11h50
Vous écrivez : «….Sérieusement, il y a encore quelqu’un qui pense qu’on peut sortir quelque chose de bien des Libéraux? »
Réponse : Oui : André Pratte et Alain Dubuc !
Robert Alarie
gillesmenard
26 février 2013
18h15
Toute la politique en général,ici comme dans le reste du monde,doit enfin arriver au 21ième siècle car ça va péter.La baloune de tout ces systèmes uniquement basée sur une foutue économie de marché et du développement à l’outrance est sur le point d’éclater et ça va faire mal.
Y a-t-il un être assez intelligent en ce moment pour apporter un nouveau modèle ,j’en doute de plus en plus avec cette délégation de nos responsabilité au grand maître technologie.
De l’humanisme c’est ce qui commence à nous manquer!
Gilles Ménard
gillesmenard
26 février 2013
18h15
C’est devenu ingouvernable comme partout ailleurs.Il n’y a plus un endroit au monde dans la démocratie où il peut y avoir un gouvernement majoritaire.Les fédéraleux auraient beau remettre le Parti Libéral au pouvoir que rien n’y changerais ils auront comme le PQ à peu près un tiers de l’électorat derrière eux.
C’est à se demander si nous n’aurions pas besoin d’un passage d’un siècle sous une dictature.
Gilles Ménard