Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Samedi 23 février 2013 | Mise en ligne à 5h34 | Commenter Commentaires (53)

    Université: la fable égalitariste

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Chapelle-Litt-01-petitMario Roy

    Il y a quelques années, Québec avait mis en ondes une publicité ingénieuse. On y voyait un jeune homme déclarer à ses parents, visiblement des diplômés universitaires, qu’il voulait être… soudeur. D’abord consternés du choix de leur fils (un futur ouvrier, quelle déchéance…), ils finissaient par accepter et l’encourager.

    Bref, un magnifique drame psychologique (que vous pouvez voir ici), plein de rebondissements, en 32 secondes!

    Il faut absolument remettre cette pub en circulation.

    Nous vivons depuis des semaines un psychodrame, celui du pré-péri-sommet de l’enseignement supérieur, qu’il faudrait peut-être plutôt appeler le Sommet des frais de scolarité.

    Les syndicats étudiants sont à ce point parvenus à centrer le débat sur ce qui devrait être un point mineur, en effet, qu’à Québec, on ne semble pas s’être attardé beaucoup sur le but ultime de l’entreprise.

    Qu’est-ce qu’une université? Historiquement (elle date de plus ou moins 1000 ans dans sa version « moderne »), comment et pourquoi est-elle née? Qu’est-ce qu’elle fait, ou est supposée faire? À qui s’adresse-t-elle? (Au fait, photo ci-haut : la Sorbonne, à Paris, fondée au XIIIe siècle)

    Ce qui importe vraiment a trait à ses quatre rôles primordiaux : la recherche, la conservation et la passation du savoir. Ainsi que son rôle social, c’est-à-dire penser la société (c’est le rôle des sciences humaines de haut niveau) et fournir les compétences de pointe dont cette société a besoin dans tous ses domaines d’activité, économique, industrielle, commerciale, scientifique et culturelle.

    Avec un peu de chance, on glissera peut-être un ou deux mots sur tout ça au Sommet des frais de scolarité…

    Je veux juste m’attarder sur un point : l’université n’a jamais été, n’est pas, ne sera jamais, ne peut pas et ne doit pas être pour tout le monde.

    La vulgate égalitariste dont nous sommes abreuvés au Québec depuis 50 ans est, en ce domaine, une fumisterie. Dit brutalement : tout le monde n’a pas ce qu’il faut pour accéder à l’université, exactement comme tout le monde n’a pas la capacité d’être haltérophile olympique.

    En fait, je soupçonne le discours élitiste de l’égalitarisme –joyeux paradoxe!- d’être en partie fondé sur le mépris de l’ouvrier et du technicien, du col bleu et du col blanc. exactement ce que la pub du soudeur tentait de contrer.

    On serait à prime abord tenté de jouer l’argument économique : un grutier peut empocher plus de fric qu’un prof d’université! Mais ce n’est pas le plus important.

    Ce qui l’est, c’est la beauté du travail bien fait, quel qu’il soit. La beauté et la diversité des compétences humaines, quelles qu’elles soient. Et le génie de l’interdépendance dans les sociétés modernes, qui ont besoin de tout ce travail et de toutes ces compétences pour survivre et prospérer.

    Chacun doit simplement choisir ce en quoi il est capable de faire de la belle ouvrage, comme on dit, et qui le rendra heureux. Ça sonne cliché? Peut-être, mais pas autant que la fable égalitariste.


    • ________

      La vérité est que lorsque l’on vient d’une famille d’universitaire il y a de forte chance que l’on devient également un diplômé de cette institution. Je me souviens que mon père m’avait menacé de me botter le derrière si je n’accédais pas au niveau universitaire. Aujourd’hui je lui remercie de la chose même si je pense que j’aurais connu le même parcours sans cette petite pression (lol)

      Giovanni Cassino-Frosinone

    • Faux, si la tendance au sud du 45e parallèle se maintient, là où pourtant l’éducation est difficilement accessible à moins d’être riche. Il faudra bientôt un diplôme universitaire pour tourner les boulettes sur le grill d’un McDo. http://www.nytimes.com/2013/02/20/business/college-degree-required-by-increasing-number-of-companies.html?_r=0

      Le diplôme universitaire ne sera plus une option, mais une obligation.

      D. Savard

    • Question: comment il se fait que des médias, tel Radio-Canada, RDI, Le Devoir, accordent une telle importance à la question des droits de scolarité et au Sommet? Par manque de jugement, par nombrilisme, par paresse(faute d’autre matière à traiter)? Peu importe, certains médias ont un urgente nécessité de faire leur autocritique en la matière. Sur la question des universités et la fable égalitariste, je vous donne entièrement raison, M. Roy. Je l’ai vécue comme professeur à l’UQAM.

      Michel Lebel

    • Pendant qu`on manque plein de gens de métiers et de techniciens, les universités sont ouvertes à pleines portes pour à peu près n`importe qui. L`Université manque grandement de contingentement.

      C`est pas les universitaires qui font rouler le plus l`économie, c`est les travailleurs à la base. C`est pas des études sur Mère Teresa de la part de grands chercheurs de l`université de Montréal qui va changer votre “timing belt” sur votre voiture ou transporter vos biens que vous achetez dans votre boutique préféré.

      George Larimé

    • l’Université semble devenu le choix de l’indécis, ce qui est un peu couteux, tant pour la société que l’individu.
      selon moi il faut différencier compétences et savoir, et subventionner les études en conséquence. Tous devraient être encouragés à aller à l’université pour augmenter leur savoir, mais nous devrions contingenter les champs de compétence.
      un ami me décrivait le modèle scandinave: scolarité gratuite, avec obligation de ”redonner” dans la société par son travail. si à la fin de ses études on décide de ne pas travailler dans son domaine (contingenté donc accessible), on rembourse sa dette d’étude. la compétence profite à la société et est payée par la société, le savoir profite à l’individu et est payé par l’individu.
      mais bon, un peu simpliste peut-être?
      et contingence implique vision à long terme, c’est pas notre force…

      Christian Bissonnette

    • Enfin de grain de gros bon sens dans la Fable québécoise Monsieur Roy.

      Dans ce pays, pardon, cette province, il est risqué d’ énoncer des évidences : la gauche victimaire peut vous lyncher .

      Faites attention à vous Monsieur Roy et corrigez votre texte:

      -le Québec a besoin de grutier/grutière et de soudeur/soudeuse.

      L’ É-G-A-L-i-T-É Monsieur Roy

      Claude Dupaul

    • Vous avez raison M. Roy, l’université n’est pas pour tous et ne doit pas l’être non plus ! On a besoin d’une variété de compétences pour que notre société soit saine et équilibré (ne veut pas dire égalitaire). Dans mon cas, je n’ai pas été à l’université pour plusieurs raisons bonnes et mauvaises. Par contre, j’ai acquis au cours de mes années de travail des compétences et des métiers divers qui font que je suis assez polyvalent aujourd’hui et que je ne suis pas esclave d’une seule compétence.

      Je me suis adapté au marché du travail et aux nouvelles technologies. Mon premier métier, ébéniste s’est avéré très difficile au niveau travail, mais combien satisfaisant au niveau personnel et des habiletés manuelles, ensuite je me suis diriger vers des métiers de la construction, peintre et charpentier menuisier, puis désirant développer mon côté créatif, j’ai appris l’infographie et le graphisme que je pratique aujourd’hui à mon compte depuis une quinzaine d’année.

      Je crois que le lobby des pro études universitaires ainsi que les carrés rouges et les syndicats ont trop de poids par rapport aux autres disciplines et niveaux d’études. Quand on sort de notre formation d,un corps de métier, on est livré à nous même, on doit fonctionner en fonction du marché et promouvoir nos compétences et c’est correct ainsi. Si j’investi dans mon métier pour m’équiper, je n’ai pas d’aide du gouvernement et c’est encore correct ainsi.

      Pourquoi les étudiants universitaires en plus d’être privilégiés au niveau académique s’accapareraient les reste des ressources financières disponibles de la société ? Pourquoi devrait-on laisser se détériorer nos écoles primaires et secondaires, les établissements pour personnes âgées, nos hôpitaux pour satisfaire les besoins égoïstes du lobby gel et gratuité universitaire ?

      J’entendais la représentante Desjardins l’autre jour dire qu’ils avaient amener des solutions pour le financement en soulignant les ressources naturelles. Les prix des ressources naturelles est au plus bas, les minières reportent leurs projets, les écolos ne veulent pas de pétrole, belle façon d’amener de nouveaux revenus !!!!!

      Si on devait trouver de l’argent neuf par des redevances ou tout autre moyen, il devrait aller en priorité aux écoles secondaires et primaires et servir à développer des programmes qui font aimer l’école aux jeunes, car quand tu décroche au secondaire tout les programmes de financement universitaires au monde ne servira à rien pour cette clientèle.

      François Bélanger

    • On forme des universitaires en sciences humaines et sociales et nous avons une pénurie de main d’oeuvre en dep et dec. Interdisons aussi les fils de doc à devenir médecin aussi pour avoir un médecin dans chaque famille. Y’en a trop dans la mienne. Qui veut faire un échange?

      simon picotte

    • La question ne me semble pas poser de la bonne façon.

      L’important n’est pas que tout le monde aille à l’Université et non, elle n’est pas faite pour tous.

      L’important c’est que tout le monde qui VEUT et qui PEUT y aller PUISSE y aller sans que l’argent leur en contraigne. Et je ne parle pas que du BACC, mais aussi de la Maîtrise et du Doctorat. D’ailleurs, l’on nous répète incessamment qu’il y a plus de gens à l’Université dans les autres provinces qu’au Québec, malgré tout il y a plus d’étudiants dans les cycles supérieurs au Québec que dans les autres provinces. Est-ce possible que le fait de ne pas être complétement fauché suite à leur BACC pousse les étudiants québécois à vouloir continuer leurs études?

      Dire que les droits de scolarité ne peuvent influencer la fréquentation scolaire est une abbération en soit pour une raison fort simple. Si l’on pousse l’exercice et que l’on met les droits de scolarité à 500 000$ par année, croyez-vous qu’il y aura moins d’élèves? Évidemment oui. Il existe donc une limite, différente pour tous, ce qui est plus compliqué est de savoir laquelle est acceptable, c’est donc dire que la question des droits de scolarité EST très importante pour ce sommet.

      Un peu dommage cependant que le gouvernement semble vouloir tout régler en 2 petits jours. Évidemment que leur réponse est déjà toute faite et donc, l’exercice semble futile.

      F. Lapalme

    • “Il faut absolument remettre cette pub en circulation.”

      Il faudrait cependant remettre le texte à jour et que le fils annonce à ses parents, non pas qu’il veut être simplement “soudeur”, mais bien “soudeur de première génération”!

      Carl J Fréchette

    • Je suis pour la gratuité totale pour les domaines de la médecine, ingienerie, recherche etc… avec un admission totalement basée sur le notes.

      Mais les faiseux de bac multi-disciplinaire en arts, par exemple, rien à foutre. Qu’ils payent leurs petits passe-temps eux-même.

      Anyway, la grosse majorité de ces gens-là vont être obligés de refaire un cours plus tard, sur notre bras.

      Donc modulation basé sur nos besoins et priorité.

      Médecine= 0$
      Artiste= 50 000$

      Faites un sondages, je donne ma vie que la majorité pense comme moi.

      J.Perron
      Rosemont-Saguenay

    • je suis rarement en accord avec vos écrits, mais ce matin je partage entièrement votre vision.L’université c’est le nec plus ultra de l’éducation, donc pas pour tout le monde. Faudrait aussi se débarasser des étudiants professionnels, tel celui qui prend 5 ans pour compléter son cegep
      Bernard Ouellet

    • @dcsavard :
      Vous avez raison. Mais cette situation découle directement de ce que dénonce M. Roy, le fait que trop de gens passent par l’université! On a fait en sorte que le bac soit monnaie courante, alors ils ont demandé une maîtrise, puis la même chose pour le doctorat. Si les employeurs étaient sûrs qu’un diplômé universitaire représente la crème de la crème, la situation serait bien différente.
      F. Gagnon

    • Pendant le psycho-drame du printemps 2012, les étudiants grévistes nous ont fait croire que l’éducation = formation universitaire. Ils nous ont fait croire qu’il était nécessaire pour avoir une société forte et éduquée que le plus de monde possible décroche un bout de papier attestant de leur connaissance de la littérature Africaine ou de la physique nucléaire. Pendant ce temps, le taux de décrochage au secondaire est resté lamentable et les formations techniques sont resté sous-utilisées. Et ils ont le culot de venir nous dire qu’ils font ça pour le peuple?! Si au moins ils avaient proposés un contingentement accru avec leur gratuité.
      Tristement, il existe deux mondes parallèles au Québec. Un premier où les jeunes ne décrochent même pas de diplôme au secondaire, sont souvent presque analphabètes et devront se contenter pour la plupart de “jobines” dans les services, toujours vulnérables aux aléas de l’économie. Puis il y a les universitaires, qui de plus en plus sont sur-qualifiés pour le poste qu’ils peuvent souhaiter obtenir quand il n’ont pas tout simplement un diplôme inutile (mais l’important c’est juste d’apprendre, n’est-ce pas?). Pendant ce temps, on a ignoré le milieu, toutes ces formations qui demandent des connaissances poussées mais sans nécessairement de diplôme universitaire. Et en passant, rien n’empêche un plombier ou un électricien d’être cultivé. Tout dépend de la culture ambiante de la société , en tous cas bien plus que des frais de scolarité pour compléter un Bac.
      Au final, on va se ramasser au Québec avec une partie de la population gravement sous-éduquée et une autre sur-diplômée mais sans emploi (et pas nécessairement bien plus éduquée!)

      F. Gagnon

    • Je crois que vous comprenez mal cette “fable égalitariste” justement. L’idée n’est pas que tout le monde puisse aller à l’université dans le sens où nous avons tous les capacités d’y aller, mais bien que tout le monde ait la chance d’aller à l’université. Je veux qu’un individu dans la société puisse faire le choix d’aller soit dans une formation d’étude professionnelle, technique ou universitaire. Et ce avec le même respect de sa personne.

      Signé, un étudiant en génie physique, parce que oui des carrés rouges qui sont dans des programmes de génie il y en a et ce plus que vous ne le croyez.

      M. Lebeuf

    • La majorité des étudiants à l’Université sont issus de famille de classe moyenne aisée et plus. Subventionner les universités tel que nous le faisons actuellement, c’est subventionner indirectement la classe plus aisée de la société, c’est statistiquement prouvé. Le programme de prêts et bourses pour les étudiants issus d’un milieu moins aisé est essentiel pour que tous aient puissent y accéder, mais il faut cesser de moduler les frais de scolarité en fonction de cette minorité.

      J’avais amplement les moyens d’aller à l’université en travaillant quelques heures par semaine et pendant l’été, je n’aurais pas hésité un instant à m’endetter si ‘en avais eu l’occasion. C’est un investissement sur le plan financier et au niveau de ma qualité de vie.

      J.Laberge

    • Bonjour M. Roy

      Vous avez écrit:

      «La vulgate égalitariste dont nous sommes abreuvés au Québec depuis 50 ans est, en ce domaine, une fumisterie. Dit brutalement : tout le monde n’a pas ce qu’il faut pour accéder à l’université, exactement comme tout le monde n’a pas la capacité d’être haltérophile olympique.»

      Oui Monsieur, c’est vrai et je vous remercie de dire cela. Enfin quelqu’un qui le dit haut et clair. Cela a pris du temps mais c’est fait: enfin!

      Cela étant M. Roy, le préjugé égalitariste ne date pas d’hier matin et a eu le temps de faire des dégâts. Que valent réellement les diplômes?

      Comment se fait-il que des étudiants après 12 ans de scolarité obtiennent un diplôme de Secondaire 5 sans savoir lire et écrire correctement leur langue maternelle?

      Comment se fait-ils qu’ils soient quand même acceptés dans les Cégeps (moyennant certaines conditions…)?

      Comment se fait-il qu’au 21 ième siècle ces mêmes étudiants ne maîtrisent pas adéquatement au moins une deuxième langue?

      Comment se fait-il que ces mêmes étudiants doivent à nouveau passer un examen de français à leur entrée à l’université? Après 14 ans de scolarité des doutes fondés existent sur leur maitrise de leur propre langue et une langue seconde n’est même pas exigée…

      Et je me limite à certains points concernant la maitrise de la langue. On pourrait aussi parler des connaissances en mathématique ainsi que de la culture générale déplorable de beaucoup trop de personnes même au niveau universitaire.

      L’université pour n’importe qui (et gRRRatos s’il vous plait!) abaisse le niveau d’excellence et dévalorise les diplômes.

      Il y a aussi la médiocrité de certains enseignants universitaires et chargés de cours mais là je préfère me taire car je sens la moutarde me monter au nez et je pourrais lâcher des noms et, (pourquoi pas?), une flopée de gros mots.

      Il y a plein de gens formidables, talentueux et passionnés pour la connaissance dans nos universités. Dommage qu’ils soient obligés d’être en contact avec le ramassis de médiocres pleins d’eux-mêmes auquel je fais allusion.

      Aussi bien prendre cela du bon côté et considérer tout cela comme un apprentissage supplémentaire, un stage en bêtise humaine et en ignorance abyssale; un séjour chez les cons, les matamores et les agités.

      :-|

      Claude LaFrenière

    • Le gros bon sens, exprimé clairement et succintement. En écrivant de telles vérités, vous vous exposez à la vindicte des carrés rouges, des syndicats et de tous les égalitariens qui retardent l’évolution de la société. Mais vous permettez ainsi de faire valoir l’opinion d’une majorité de citoyens qui ne se prennent pas pour des victimes et qui travaillent fort pour améliorer notre société imparfaite qui sait quand même très bien redistribuer le peu de richesse que nous avons. Il serait intéressant de savoir si les participants au Sommet partagent ce point de vue fort raisonnable. Si ce n’était pas le cas, la représentativité de ces représentants serait remise en doute, n’est-ce pas?

      Réal Lavoie

    • «Chacun doit simplement choisir ce en quoi il est capable de faire de la belle ouvrage, comme on dit, et qui le rendra heureux.»

      Merci monsieur Roy. Cette phrase à elle seule explique tout le problème. Nous devons, en tant qu’adultes, tout mettre en oeuvre pour donner à nos jeunes le goût du travail bien fait. Ça exige de la CONVICTION, de la rigueur, de la discipline et surtout de la constance. Dès les tout premiers pas de nos enfants à l’école, nous devons être à leurs côtés pour les guider, les épauler et leur apprendre le bonheur de se réaliser à travers les choses «bien faites». Mais la rigueur et la discipline ça suppose qu’on s’investi, qu’on fait des efforts, qu’on renonce à certains plaisirs immédiats pour concrétiser nos rêves. Lorsque je regarde autour de moi, je ne vois pas beaucoup de signes que l’école (au sens large) et les parents (québécois) font tout ce qu’il faut pour motiver et soutenir les jeunes dans LEURS choix personnels et professionnels.
      «Vos enfants sont comme des flèches lancées vers l’avenir» – Kalil Gibran

    • Excellent billet M. Roy!

      André St-Gelais.

    • @arnpit – 23 février 2013 – 08h57
      Les frais de scolarité les plus bas au Canada, un excellent programme de prêts et bourses, qu’est-ce qui empêchent ceux qui veulent aller à l’université au Québec d’y aller?

      Si certains le sont encore et bien, ils ne sont tout simplement pas motivés!

      André St-Gelais.

    • C’est vrai ce que vous dites, dans le siècle dit “des lumières” on croyait qu’il y avait une seule vérité et qu’on allait la répandre dans le monde avec les universités qui doivent donc tenir leur nom, en toute logique des mots “univers” “universelle” etc entk c’est dans cette famille-là sûrement et c’était, comme la vérité religieuse, de tout temps réservé à l’élite.

      Moi je crois encore que c’est vrai qu’il n’y a qu’une seule vérité dans bien des domaines comme dans celui des sciences médicales par exemple. C’est vrai! les corps des différents êtres humains sont tous pareils, si on excepte les différences entre les corps féminins et masculins et un choix pour la couleur évidemment. Et pour les guérir, la science médicale travaille de concert partout dans le monde. Comme ça prenait une langue pour que tout ce monde se communique les différentes connaissances acquises et on a décidé que ce serait l’anglais.

      C’était probablement, parce qu’à l’époque, le docteur Guillotin donnait une orientation plus “sociale” ou politique à la médecine française. À cette époque, il y eut aussi une femme qui s’opposait à l’avancement de la science et à l’universalité de l’avancement de la connaissance dans le monde.

      Cette femme méprisait le peuple et avait fait alliance avec les fils de bourgeois pour supprimer le plus de manants possibles. Les historiens s’étonnent encore aujourd’hui que des idées comme “la marchandisation de l’éducation”, la gratuité de l’enseignement” et “l’injustice des subventions aux universités anglaises” aient eu un si fort succès pendant un temps parce que pendant que tous ces débats se tenaient, la science médicale, dont elle avait coupé les subventions, n’avançait plus évidemment et de plus en plus de gens qui auraient pu être sauvés, mouraient…

      C’est dommage que l’histoire soit si peu enseignée au peuple aujourd’hui, et que j’ai si peu de mémoire pour les noms, car si on ne sait pas le passé, il y a des chances qu’on refasse les mêmes erreurs quelque part dans le monde (texte édulcoré d’une première version…)

      Denis Mercier

    • L’égalitariste, M. Roy, c’est vous.
      Cette idée bien branchée que l’université doit être accessible à quiconque peut se le payer, c’est vous.
      Si vous avez suivi le débat un minimum, vous êtes à même de constater que ceux qui parlent d’accès à l’université sans frais y assortissent systématiquement… le mérite, pas le portefeuille comme vous.
      Tous les intervenants le moindrement sérieux se réclament de notions que vous taisez assez platement: tests de capacité et de connaissances à l’acceptation, pas seulement QI mais bien plus, obligation de réussite générale, imbrication avec les grappes industrielles avec la nuance évidente qu’il ne faut pas laisser le contrôle de la recherche à l’industrie comme c’est le cas pour le moment.
      En fait de bébés gâtés, je vois surtout des gens qui refusent le dialogue et arborent des œillères avec fierté.
      L’éducation et principalement le savoir dont vous vous faites une idée très éthérée sont des biens communs essentiels à notre société. L’idée de les confier uniquement à ceux qui peuvent payer est une aberration qui mène à la sclérose que les États-Unis connaissent maintenant. Oui, sclérose.
      Tout autant, comme vous le faites ici, tenter de faire croire que les étudiants sont de petits privilégiés profiteurs…. s’applique fort bien à ceux qui ont utilisé ce système à fond et maintenant le refusent à ceux qui suivent.
      Il y a dans votre discours une seule évidence : l’égalitarisme nécessaire pour combler les vides il y a quarante ans a mené à des postes importants des gens qui auraient dû se faire soudeurs.
      Maintenant il est temps de former une vraie classe intellectuelle et c’est via la gratuité qu’on peut y arriver… sinon les enfants des diplômés à rabais seront les seuls à pouvoir étudier, et donc perpétuer les préjugés dont vous nous abreuvez, merci.

      Jean-François Trottier

    • dcsavard

      23 février 2013
      05h58

      …”Il faudra bientôt un diplôme universitaire pour tourner les boulettes sur le grill d’un McDo”.

      Ceci démontre bien qu’à force de niveler par le bas, les diplômes ont de moins en moins de valeur!

      Daniel St-Laurent.

    • La couverture médiatique du printemps érable et de la question universitaire a été généralement très faible:

      “Ainsi, plutôt que de mettre l’accent sur la personnalité des chefs étudiants et d’en faire des vedettes, les médias auraient dû s’intéresser davantage à la nature des associations étudiantes, à leur fonctionnement et à leurs désaccords stratégiques et idéologiques. (…) les médias se sont attardés aux aspects les plus spectaculaires du conflit et que les voix des chroniqueurs, commentateurs et blogueurs ont dominé. Bref, l’opinion semble avoir eu préséance sur la recherche des faits et l’analyse. (…) L’analyse occupe 2 % de la couverture au Journal de Montréal, 3 % de l’espace à La Presse, et 5 % à The Gazette. ”

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/371318/les-medias-ont-ils-failli-a-la-tache

      Olivier Bamville

    • Ceux qui prônent ce que vous dénoncez veulent le salaire d’un diplômé universitaire sans devoir se forcer à en apprendre et maitriser les connaissances de pointe; ils veulent dégrader la valeur des diplômes pour ce qu’ils croient être les bonnes raisons. Merci de poursuivre l’éducation que le Québec a besoin à ce sujet.

      Mike Hamel

    • @pacog et rien_de_grave,

      à votre place je me donnerais la peine de lire l’article du NY Times que de toute évidence vous n’avez pas lu. De un, pour M. pacog, les frais de scolarité sont parmis les plus élevés au monde chez notre voisin du sud dont il est question dans l’article du NY Times, il ne saurait donc être question de dire que c’est la très grande accessibilité qui est la cause. Quand il faut investir 100 000$ pour dénicher un emploi à 37 000$/année qui ne requiert somme toute aucune compétence particulière, mais que le diplôme est une condition d’embauche, je dirais qu’ici on cherche plus simplement à donner des emplois à ceux qui ont d’énormes dettes d’étude par crainte d’une explosion soudaine de cette bulle d’emprunts d’études. Il y a en pour des trillions de dollars dans cette dette qui menace à tout moment de provoquer un tsunami pire que la dernière crise financière. Nous ne sommes plus très loin de la situation où l’emprunteur hypothécaire paie une hypothèque sur une maison dont la valeur est moindre que son hypothèque. Un moment donné, l’emprunteur se réveille et laisse aller la maison puisque son rendement est négatif.

      De deux, il faut comprendre que M. Roy est un fervent défenseur des hausses des frais de scolarité comme moyen de contrôler l’accès trop généreux à l’éducation, selon lui. Alors, relire ce que j’écris ci-haut avec cette perspective en tête et relire l’article du NY Times avec cette idée.

      Et de trois, à M. rien_de_grave en particulier, ce n’est pas la valeur des diplômes qui est responsable de cette situation. Relisez les deux points énoncés plus haut et l’article du NY Times.

      Et finalement, vous aies-je dit de prendre la peine de lire l’article du NY Times?

      D. Savard

    • Bravo Monsieur Roy, une très belle pièce d’éditorial.

      En tant que chercheur, ma modeste expérience dans le domaine du Savoir m’a amené à intégrer les mêmes éléments de réflexion que vous exposez ici. Ainsi, la plus infime des contributions individuelles – qu’elle émane du soudeur, du chercheur, du prêtre, du médecin ou du décorateur – finira invariablement par avoir des répercussions sur l’ensemble du système dans lequel nous évoluons tous, d’une manière ou d’une autre. Et croyez-en mon humble expérience, nous sommes loin, très loin de saisir toutes les innombrables subtilités de ces interactions…

      Malheureusement, comme le disait le célèbre mathématicien et philosophe anglais Bertrand Russell le plus grand problème de notre Monde est que les sots et les fanatiques sont tellement remplis d’eux-même et que les sages sont tellement remplis de doutes :-)

      Tout ça pour dire finalement que votre papier est pas mal bon et qu’on ne peut en vouloir à ces esprits obtus et dogmatiques si plein d’eux-même et aveuglés par leur “vulgate égalitariste”…comme vous le dites élégamment. En fait, ils auraient besoin de prendre un peu de recul, de réfléchir et d’essayer, dans un effort de rigueur intellectuelle, de comprendre un peu comment notre Monde s’articule.

      JF Guay

    • @dcsavard :
      Vous m’excuserais, je n’avais pas réalisé que l’on discutait des universités et frais de scolarité américains, j’aurais pourtant juré que l’on parlait du Québec.
      Mais si vous voulez parler des États-Unis, une des raisons pour laquelle ils demandent des diplômés de cette façon n’est pas qu’ils requièrent des employés ayant une formation universitaire (comme vous le reconnaissez vous-même) mais bien que cela leur donne une excuse pour “shipper” ses jobs dans d’autres pays sous prétexte qu’ils ne trouvent pas de main d’oeuvre locale.
      De plus le gros problème des États-Unis, c’est qu’ils ont plein de collèges privés dont le diplôme ne vaut presque rien (tient tient, justement le genre de situation qu’il faut éviter ici) qui acceptent n’importe qui ayant les moyens ou (plus souvent) la volonté de s’endetter. Ce ne sont pas les diplômés de Harvard qui ont de la misère à se placer, c’est les gradués de ces universités bidons. En fait c’est le système de médiocrité que nos révolutionnaires locaux désirent, mais avec l’État au lieu de l’individu qui paye pour des universités de mauvaise qualité acceptant n’importe qui. Comme ça c’est l’état au complet qui s’endettera au lieu des étudiants. On se retrouvera quand même dans une situation similaire.
      Puis, pour votre dérive sur la bulle des dettes d’étude, celle-ci est directement liée au fait que les Américains se sont fait promettre que : études universitaires = gros salaire assuré, et que bien trop de gens se sont lancés dans des études universitaires sans débouchés. Sinon il n’y aurait aucun problème, ils seraient en train de faire de l’argent et rembourseraient leurs dettes gentiment au lieu de devoir retourner vivre chez leurs parents.
      Mais j’imagine que je ne vous apprend rien, vous qui avez lu un article du New York Times.

      F. Gagnon

    • Les DEP ne coûtent à peu près rien, les techniques aux Cégep sont aussi très abordable et les établissements nombreux. Tous ceux qui n’ont apparemment pas la capacité d’aller à l’université ont la possibilité d’opter pour l’une ou l’autre de ces options sans pour autant crever de faim, alors pouvez-vous m’expliquer pourquoi ils ne le font pas? Serait-ce parce qu’un an (DEP) ou trois (technique) d’efforts supplémentaires après le secondaire est encore trop demander? Certains DEP sont mêmes accessibles à ceux qui n’ont pas terminé leur secondaire et il y a une multitude de programme d’insertion sociale et de subventions pour chômeurs et assistés sociaux alors quelle est l’excuse de ceux qui ne peuvent pas accéder aux métiers en pénurie de main-d’œuvre dont vous parlez?

      M. Champagne

    • Si il y avait des ‘’shop”(usines) et des vrais jobs comme avant il y aurait moins de jeunes au CEGEP et à l’inuversité.Maintenant la majorité du monde qui travaillent le font dans des bureaux,l’administration,la gestion,l’organisation,les études de mise en marché et recherche de tout ce qui peut être de moins en moins humain.
      Les autres ils travaillent dans les services à ceux-ci,et bien souvent ce sont ces mêmes étudiant qui font ce travail mal payé.
      Les autres ,gens ordinaires manuels et travailleurs sont en nombre grandissant sur le BS.
      Gilles Ménard

    • 23 février 2013
      14h28

      La formation de milliers de Chefs qui se retrouvent sans tribus!!!!
      Gilles Ménard

    • 30% des étudiants qui quittent l’université en sortent sans diplôme !

      C’est la manchette d’un des journeaux de Québec ce matin. Sacre bleu, ça c’est un problème ! Les associations étudiantes et le gouvernement n’en parle pas pourtant. Ce débat ne devrait même pas avoir lieu.

      Toutes les ressources existent pour qui veux vraiment aller à l’université et réussir. Le reste c’est du braillage de ceux qui ne sont jamais rassasiés et qui veulent se créer des jobs dans les milieux syndicaux en manipulant des étudiants mal renseigner des vrais enjeux et des positions de cuex d’en face.

      De la salive et de l’énergie gaspillée pour rien.

      François Bélanger

    • @ la gauche , aux gauchistes et aux droitistes,
      malgré toute votre générosité, l’égalité sociale est une utopie parce que cela n’existe pas.(Montesquieu, Tocqueville). Non seulement ca n’existe pas mais ce n’est pas souhaitable . En biologie on dit que la cellule vit par le désiquilibre existant entre l’intérieur de la cellule et le milieu extra-cellulaire.. Ce désiquilibre est essentiel aux échanges permettant l’entrée d’éléments essentiels à la vie de la cellule et l’expulsion des déchets dus au métabolisme.. S’il n,y a pas ce désiquilibre la cellule va mourrir. Cette analogie s’applique à la vie en société. Les sociétés égalitaires sont disparues. L’ex URSS, la Chine de Mao, la chute du mur de Berlin etc. D’autre part, lorsque la concentration de la richesse est telle d’un coté de la membrane cellulaire que celle-ci ne peut plus jouer son rôle on arrive à l’état de la société américaine de 2013.

      Cela ne veut pas dire que la société doit vivre selon la loi du plus fort mais que les hommes politiques doivent établir des politiques qui atténuent ce désiquilibre: assurance chomage, garderies à 7$ et j’en passe et nommez-les. Il va sans dire que les pires ennemis de ce type de société sont les gauchistes et les droitistes de tout poil. Ou encore les politiciens qui se font élire sous de fausses représentations et en faisant miroiter l’avènement de cette société égalitaire et utopique et qui une fois au pouvoir renient leur parole et leur engagement.

      Georges Michaud

    • Petite Phénoménologie de l’Esprit

      «Toutes les vaches sont noires la nuit.»

      Friedrich W. Hegel

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Georg_Wilhelm_Friedrich_Hegel

      P.S: Et si les Universités de Demain devenaient toutes virtuelles?

      Y. ROY, Mtl

    • @pacog,

      vous savez très bien que le modèle que l’on cherche à implanter ici est claqué sur le modèle américain. L’article est pertinent à la discussion à l’effet qu’il démontre le cul-de-sac où mène ce modèle si cher à certains éditorialistes de La Presse et de son lectorat.

      D. Savard

    • Vous voyez de l’égalitarisme l’a où il n’y en a pas.

      Lorsqu’il est question d’accessibilité, on ne parle pas de faire entrer le maximum de personnes à l’université peu important leur talent, mais de donner un maximum de chance aux jeunes d’entrer à l’université selon leur talent, peu importe leur situation financière.

      La gratuité scolaire n’aura pas pour effet d’admettre des étudiants faibles à l’université. Ces jeunes n’auront de toutes façons pas la cote R ou même le DEC pour y entrer. Le gel, la gratuité ou l’augmentation des bourses permettraient aux meilleurs d’entrer à l’université sans barrière financière et sans avoir à travailler 25 à 30 heures semaine pour payer leurs études.

      L’égalité selon les talents, et non pas selon les moyens financiers, ne nivellera pas vers le bas, au contraire, cela permettrai d’évacuer des universités les jeunes sans talent et sans motivation allant à l’université parce que leurs parents auront le moyen de payer l’université.

      Le système actuelle nivelle l’éducation par le bas. Il favorise la grosseur de porte-feuille plutôt que le talent.

      K. Char

    • Em plein dans le mille.

      Certains disent que bientot seuls les enfants dont les parents sont alle a l’universite pourront aller a l’universite. Et c’est bien la le probleme dans cette gratuite … certains enfants se font dire par leurs parents qu’ils faut absolument aller a l’universite, et ils y vont donc contre leur gre a etudier un domaine sans debouche qui ne leurs interessent pas, a glaner des annees pour accumuler credits sans desirs concret de terminer et de travailler …
      .
      … est-ce pire que des parents qui n’ont aucun interet a ce que leurs enfants aillent a l’universite ?
      .
      Du gaspillage, meme avec de bonnes intentions.
      .
      L’universite n’est pas obligatoire. Un probleme plus important, les 40% de decrocheurs au niveau secondaire. Le reste, les frais de scolarite, le moindre de mes soucis quand on sais que certains payent une fortune pour etudier au prive, ce qui prouve qu’une bonne instruction se paye, ou que je dois payer mes cours d’italien et de cuisine que je fais a temps partiel au lieu de chialer pour qu’ils soient gratuits qque part …
      .
      Les universites sont des institutions publiques. Donc les frais ont ete decide democratiquement par le publique lors des elections, comme pour nos hopitaux, etc. Ce n’est pas a une minorite a decider comment doivent fonctionner nos institutions PUBLIQUES !!!
      .
      D Corman

    • On croirait avoir affaire à une révélation du St-Esprit..!

      Qui a dit que tous devaient aller à l’université, ou encore que les autres formations étaient forcément de second ordre?

      Ce qu’on dit, c’est que le porte-feuille ne devrait pas être le critère discriminatoire pour avoir accès à l’université, tout simplement. Après ça, les étudiants décideront de ce qu’ils veulent faire comme formation.

      Vincent Beaucher

    • Depuis leur fondation jusqu’à la révolution érable, les universités n’ont pas donné la chance à tout le monde de les fréquenter. LOL
      C’est la faute à Charest. LOL

      Yanick Matteau

    • Ce qu’on lit sur le sujet de ce blogue est qu’automatiquement parce qu’on n’a pas de talent on choisit les sciences “molles”, un DEC technique ou un DEP.

      On ne discute pas du fait qu’on peut avoir le talent de faire un doctorat en physique mais qu’on préfère les domaines sociaux qui sont plus près des gens, qu’on pourrait être ingénieur mais qu’on ne veut pas faire de l’administration 90% du temps et qu’on préfère un DEC technique pour justement faire de la technique.

      Beaucoup de technologue ont des salaires plus élevés que des diplômés universitaires et des emplois parfois plus intéressants.

      La force d’une société de se mesure pas uniquement au nombre de diplômés universitaires mais à l’ensemble de la compétence de sa force de travail.

      Présentement, on assiste à une surenchère de la formation. L’Ordre des infirmières voudraient que toutes les nouvelles infirmières aient un diplôme universitaire.

      Si les gens sortaient du secondaire avec un formation adéquate, il n’y aurait pas de temps perdu au CEGEP et à l’université à reprendre une partie de leur formation qui est déficiente. Les gens qui ont un DEP aurait une formation qui les rendraient plus libres. On ne pourrait pas leur dire que 3 ans de paiements à $450/mois est plus cher que 4 ans de paiements à $370/mois et mettre en doute leur capacité à le calculer. Une meilleure connaissance de l’histoire et de nos systèmes politiques et sociaux donnerait à beaucoup de gens un jugement plus sur de leurs gouvernements.

      La marchandisation de l’éducation n’est pas seulement au niveau universitaire. Vouloir éliminer la philosophie des cours techniques au CEGEP c’est aussi de la marchandisation. Ce n’est pas parce que beaucoup d’étudiant le veulent que c’est une bonne chose.

      Daniel Legault

    • 40% de décrocheurs = ouvrez des usines et créez des vrais jobs de bras ils seront heureux d’y aller avec un salaire permettant de vivre sans aller à la banque alimentaire et avec des logements abordables.
      Gilles Ménard

    • Et résumons finalement la question à 500 million$ de M. Aussant-en-emporte-le-Vent quant à savoir si la gratuité universitaire moyenne ne devait pas être indexée elle aussi pour les payeurs de taxes moyens, disons sur 5 ans ou moins? 2%, 3% ou 5%? Y. ROY, Mtl

    • Entièrement d’accord.

      Pendant ce temps, le Québec est en manque de main d’oeuvre dans des domaines professionnels. Mais, le cours professionnel n’est pas glorifié. Les leaders étudiants ne s’en occupent même pas.

      L’accessibilité à l’Université est un faux débat. Pourquoi permettre à un étudiant d’aller étudier dans un domaine avec perspectives d’emplois nulles. Même si le cours était gratuit, il n’y aurait pas plus d’emplois en bout de ligne.

      Les besoins en main d’oeuvre du marché du travail en 2012, ont complètement changé et on n’en parlera même pas.

      R. Nault

    • Je suis bien d’accord que la fable égalitariste est ridicule. Seulement, il y a une réelle diversité dans le mouvement étudiant, et de placer dans le groupe des promoteurs de cette fable tous ceux qui en font partie est réducteur, peu importe où on se place sur cet enjeu.

      Je crois que l’approche de l’indexation des frais de scolarité est tout à fait adéquate. J’en ai marre d’entendre seulement dans des discours que l’éducation est important, alors que tout me montre qu’au Québec, on s’en crisse moque de l’éducation. Le discours implicite du conflit étudiant, trop souvent, était je ne veux pas payer pour l’éducation, et surtout pas pour l’éducation supérieure, qu’il ait été porté par les étudiants ne voulant pas payer de frais scolarité, ou par des contribuables voulant que toute la facture soit assumée par les étudiants. Méchant déficit de société! Est-on prêt à assumer des décisions collectives, au Québec ou chacun défendra jusqu’à la mort son petit îlot de sectarisme.

      Ici, les professeurs d’université, on les méprise. Ici, on veut des politiciens qui nous ressemblent plutôt que des politiciens compétents. Ici, il est jugé normal de ne pas respecter les lois. Ici, il est adéquat de crier après tous ces dirigeants corrompus quand dans le fond ils ne sont que le reflet de la société. Ici, il est normal de mépriser des patrons d’entreprise et de croire que ce sont tous des « crosseurs ». En fin de compte, ici, personne n’a confiance en personne et la société est, de ce fait, continuellement menacée.

      Je pense que la gratuité scolaire reste surtout envisageable à long terme; mais pour que la mesure soit viable, il faudrait 1-Faire une meilleure sélection des étudiants universitaires et s’assurer de ne garder que les meilleurs, ce qui signifierait qu’environ 40 % des jeunes, dans certains programmes, ne pourraient plus être admis à l’université, soit car ils n’ont pas les aptitudes pour obtenir un BAC, soit parce qu’ils ne mettent l’effort nécessaire pour l’entamer ou pour le compléter; 2-S’assurer de ne pas payer une scolarité bénéficiant notamment à nos voisins du sud, ce qui signifierait des restrictions imposées aux gradués de l’université, ce qui veut dire un changement de mentalité dans la population et chez les jeunes, pour qu’ils acceptent de telles restrictions et que la mesure soit ainsi efficace.

      Je suis scandalisé, par ailleurs, quand je lis tous ces commentaires laissant entendre que tous les programmes des sciences sociales, ainsi que ceux en arts et lettres, sont inutiles, impertinents, etc. C’est une mentalité de sectaires et d’hommes primitifs, rien de moins. Il y aurait lieu d’augmenter les exigences au sein de ces programmes, mais être passionné en histoire de l’art est aussi valable que de l’être en économie, en physique quantique ou en médecine. Bien entendu, le cursus en médecine restera plus ardu, même si on rend plus strict l’accès à des programmes comme ceux des sciences sociales, étant donné le niveau d’expertise que nécessite une telle formation; cependant, que l’on puisse se réaliser en histoire ou en philosophie, me paraît devoir être un acquis moderne : il y a bien assez d’enjeux et de sujets pour que tous puissent en approfondir un ou quelques-uns. C’est quoi cette mentalité primitive qui consiste à dire que les formations sont pertinentes dans la seule mesure on y trouve une utilité sociale et dans la seule mesure où elles sont pratiques – voire pratico-pratiques? Cet anti-intellectualisme primaire que l’on retrouve un peu partout dans la culture québécoise est désespérant. Le savoir est une finalité à valoriser pour lui-même.

      On peut étudier sérieusement l’histoire de l’art, apprendre à saisir les messages qu’ont voulus transmettre certains peintres à travers leurs toiles, les replacer dans le contexte de l’époque où elles sont nées, dans les débats ou les évènements qui les ont vu naître. On peut apprendre l’évolution des techniques, pour considérer l’apport des différents peintres à l’évolution de l’art. Ainsi, nos jugements sur les différentes toiles sont mieux appuyés, plus adéquats, plus informés; même en art, cette idée que toutes les opinions se valent est ridicule. Au fond, la crise à laquelle nous sommes confrontés est peut-être avant tout la crise du jugement, ou plus largement celle de la culture, qui rend difficile d’appliquer de manière avertie des jugements sur des objets précis, car cela nécessite des connaissances particulières.

      En sciences sociales, à l’occasion, en effet, les conclusions des recherches peuvent paraître peu originales (le recherche publiée au sujet de Mère Thérésa, par exemple – ah ce dogmatisme et cette mentalité chrétienne valorisant pauvreté et souffrance!). Mais, des conclusions de recherches ont à être fondées, du moins appuyées, pas à être originales. Dans plusieurs cas, les gens informés peuvent déjà connaître ces conclusions, qui peuvent alors avoir l’air de redites. J’imagine qu’elles paient aussi de leurs nébuleux succès dans l’opinion publique…

      S. Vallée

    • C’est la première fois que la classe moyenne se révolte contre le vol de son travail, de son argent.
      Bravo et je suis derrière eux à 100%. Où seraient allés ces argents? Pour financer les logements sociaux de M. Saillant du FRAPRU. Quel silence de la part des lobbys des revendicateurs traditionnels!
      La classe moyenne doit maintenant commencer à se défendre des gouvernements qui distribuent leur argent aux bons soins des fainéants. C’est le plus grand changement social des 20 dernières années. Encore plus grand que les référendums.
      Que va faire maintenant le Fédéral avec les 500 millions qu’il va voler dans la poche des travailleurs?
      C’est la guerre entre les gouvernements et les gens qui travaillent, du lundi au vendredi, dans le trafic, les enfants, l’école …
      E.V.Ross

    • J’ai une bonne idée concernant ce que Marois devrait faire: envoyer promener tout le monde avec une arrogance exemplaire, faire une augmentation qu’aucun autre domaine ne pourrait accepter (80%) et ensuite dire que c’est elle la meilleurs avec une arrogance exemplaire.

      Oups, c’est ce que Charest à fait et la population l’a mis à la porte. Donc, le Québec n’est pas si endormi que ça on dirait!

      A. Sanchez

    • Quels seront les critères pour choisir les “meilleurs” ? C’est ce qui me fait peur.

      À l’UQAM (oui oui l’UQAM) si vous avez des mauvaises notes on peut vous foutre dehors. Si vous coulez trop de cours, on vous bloque l’accès aux prêts et bourse.

      Et en voyant le montant qui part à chaque paye, je me rends compte que l’université est loin d’être gratuite…

      F. Dufault

    • Off course, si les recteurs proposaient d’abolir l’année sabbatique aux 7 ans des profs d’université pour mieux encadrer les étudiants du premier cycle, peut-être que les hambourgeoisés d’Uquanisthan n’auraient plus besoin du Petit livre rouge de Mao pour passer leurs examens? Y. ROY, Mtl

    • En tout état de cause cependant, et les conjectures des uns professeurs dits supérieurs n’ayant souvent que très peu à voir avec les jonjonctures intégristes d’aucuns autres antiques politiciens moyens qui résonnent parfois comme autant de tonneaux vides dans un Cosmos des idées toujours à court de bonne Broues sémantiques bien connues, le principal pôblème des Universités en sera bientôt un de gel dans les emplois professoraux à prévoir là aussi plutôt qu’en dégels de la demande pour les étudiants concernés en termes de disponibilités à prévoir aussi dans la fonction publique; sauf peut-être en catéchèses pékystes pour Secondariens moyens qui commencent à sentir un peu le bouchon à leur tour.

      Et tout étant dans tout presque partout, sauf en cocologies innées plutôt qu’acquises de parts et d’autres, l’Université idéale de Demain se fera sans doute au bout de ses doigts virtuels comme à Stanford et une bonne majorité d’Universités américaines qui se sont déjà mises au numérique à leur tour; et nul doute que le Québec de demain aurait avantage à s’y mettre à son tour au lieu de se contenter de quelconques Jojos Savard et autres antiquités ambulantes comme agentes officielles dans l’évolution toujours possible des mentalités en Uquanisthan.

      Ce qui sera notre plan de match officiel pour les mois qui viennent assurément, et indépendamment des supputations dans le Grand Vide Idéel de Tantine Bonemine ou de son petit chien Idéfix officiel et non raisonnable comme de raison. Y. ROY, Mtl

    • Grace au PQ les frais seront indéfiniment gelés (indexation) et malgré tout ce qu’on entendra l’argent ne viendra pas d’ailleurs, ce n’est juste pas vrai. Nous n’avons plus d’argent et les besoins ailleurs sont au moins aussi criants.

      Nul doute qu’après ça les politiciens n’oseront plus toucher à ce dossier. Ceci implique que les décisions prises maintenant par Mme Marois et sa bande d’idéalistes incompétents pavent définitivement la voie vers la médiocrité pour les universités Québécoises. Il n’y a rien d’autre à dire, c’est tout simplement pathétique. Un clou de plus dans le cercueil Québécois…

      P Brasseur

    • Il y a 4-5 ans, mon conjoint enseignait dans une école secondaire privée « réputée ». La plupart de ses élèves allaient bien sûr faire leur cégep en sciences pures puis aller à l’université. Il leur a parlé des DEP. De leur courte durée, des métiers prometteurs et en forte demande, des salaires qui les accompagnent. De leur importance dans la société (si vous avez déjà eu des problèmes avec votre plomberie, vous savez que vous êtes prêts à payer cher pour être dépanné immédiatement!).

      Ça a été une révélation pour une nombre significatif d’élèves! Ils n’avaient jamais entendu parlé de cette possibilité et voyaient un tout autre univers s’ouvrir à eux. Certains on dû décevoir leurs parents en ne choississant pas l’université, mais ils sont probablement plus heureus aujourd’hui qu’ils ne l’auraient été en suivant la voie tracée pour eux.

      Sophie Laramée

    • L’égalitarisme a des grandes chances de se réaliser. Pourquoi? Regardez autour de cette discussion sur les université,qui ont la parole. Des politiciens gauchistes,des professeurs gauchistes,des étudiants gauchistes,et vogue la galèere. Qui paye pour 85% des frais universitaires? Les citoyens qui ne sont pas la et aucun de nos élus est la pour donner notre point de vue qui établissait avec les sondages a 69% qui était pour que les étudiants payent plus. LA RUE A GAGNÉE ET C’EST LA FIN.
      N.Y.GRENIER

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