Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Vendredi 22 février 2013 | Mise en ligne à 12h08 | Commenter Commentaires (24)

    Corruption et mauvaise gestion: le chaînon manquant

    Marco Campanozzi

    Le CUSM doit couper dans ses activités pour trouver de quoi remblayer son cratère budgétaire de 115 millions de dollars. Photo: Marco Campanozzi, La Presse

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Évidemment, si on écoutait le vérificateur général au lieu d’ignorer ses mises en garde sur les gonflements de factures, ça serait un début. On pourrait aussi ajouter des contrôles -«améliorer la reddition de comptes», comme on dit chez les technocrates. Mais quand on s’aperçoit, en pleine commission Charbonneau, que les «extras» continuent à se distribuer allègrement sur les chantiers alors que tous les projecteurs sont braqués sur les contrats publics, on se demande jusqu’où il va falloir aller.

    On ne peut pas mettre un policier derrière chaque fonctionnaire, ni faire pré-approuver les décisions de chaque cadre supérieur pour s’assurer qu’elles ne recèlent pas un quelconque avantage.

    Au-delà des indispensables mécanismes dissusasifs, on devrait pouvoir compter sur l’intégrité des gens qui sont payés pour administrer les fonds publics. On aimerait savoir que s’ils ont choisi un emploi dans le secteur public plutôt qu’ailleurs, c’est parce que celui-ci correspond à leurs valeurs, et qu’ils en tirent, sinon une fierté, du moins une certaine satisfaction.

    Avec ce qu’on a entendu de la bouche des fonctionnaires de Montréal à la commission Charbonneau, et ce qu’on découvre jour après jour sur le CUSM (pour ne citer que les exemples les plus récents), il faut bien reconnaître qu’il y a là un important maillon faible.

    Faut-il s’en étonner? Avoir plus d’argent à dépenser, passer des vacances jet-set, être invité dans une loge ou avoir une maison spectaculaire, c’est très valorisant.

    Mais gérer correctement les fonds publics dont vous avez la responsabilité? Pas très glamour. Et malgré l’horreur que nous inspire les révélations des derniers mois, on ne sent aucune remontée de l’honnêteté ou de la défense du bien public à la grande Bourse des valeurs…


    • Ajoutez à tout ça une surévaluation de l’importance des gestionnaires. Eux, ils gèrent. C’est pourquoi dans certains milieux ont ouvrent des postes de gestionnaires, souvent très grassement payés, pour gérer des problèmes.

      Je crois qu’il faudrait plutôt RÉGLER les problèmes. Ce n’est pas ce que l’on voit dans les institutions publiques, malheureusement. Eux, ils gèrent mais ne règlent rien!

      Oui, je suis d’avis que le problème vient en partie du fait que les valeurs sont parfois douteuses dans ces milieux (sur le plan éthique, j’entends).

      A. Sanchez

    • Mais on s’attend à quoi, quand la base même de notre société, le Capitalisme, est la glorification de l’accumulation de richesses et d’objets ?

      Nous nous sommes bâti une société de l’arnaque où le vol et la malhonnêteté sont érigés en système et glorifiés sous prétexte de «pratiques d’affaires astucieuses» ou «d’instinct commercial développé».

      Nous en sommes rendus à admirer l’optométriste qui paye ses lunettes 25$ et nous les revend 600$ en disant que c’est une pratique commerciale acceptable et surtout profitable.

      Nous nous laissons vendre des bidules électroniques dont la batterie est soudée, ne peut être changée et n’a qu’une espérance de vie de 16 mois, de façon à ce que nous soyons obligés de changer de bidules aux deux ans.

      Nous acceptons sans rechigner que les diffuseurs rendent la TV gratuite difficile à capter, depuis le passage au numérique, pour nous obliger à un abonnement payant au câble ou aux satellites.

      Ouvrons les yeux et regardons ce que nous devons faire au travail… oui, vendre le plus cher et en plus grandes quantités possible un tas de produits à l’utilité douteuse et souvent polluants et dangereux au plus grand nombre de «poissons» possible…

      Nous nous sommes fabriqués une société, une civilisation de l’arnaque !

      Ensuite on s’étonne du pourissement généralisé des individus qui composent cette société ?

      D. Lefresne

    • Quand on est même plus capable de réfléchir au sens que représente le fait d’applaudir un acteur d’un système basé sur l’intimidation, à une émission de télé, me semble que ça en dit beaucoup!

      Eric Cire

    • Nous sommes dans une société individualiste (modèle capitaliste) qui glorifie l’accumulation de bien et de richesse peut importe la provenance.

      Lorsque je regarde la société, il y a trop de gestionnaire grassement payé qui en veulent toujours plus. Lorsque l’on voit le petit fonctionnaire MAL PAYÉS qui veut que les choses roule rondement, il se fait très facilement reléguer sur une tablette jusqu’au jours où il rentre dans le moule et fait la même chose que tous le monde.

      Des portes et des postes se ferment souvent pour les gens qui sont trop droit ou qui ont une intégrité.
      Aujourd’hui, ce n’est pas au mérite que tu obtiens un poste mais bien par quel ami (lire politique ou haut placé) si tu veux accéder à des postes bien rémunérés dans la fonction publique.
      Le travail bien fait n’est plus glorifié, on glorifie le chargé de projet ou l’ingénieur en fonction des coûts et de l’échéance même si ces choix vont demander des sommes énormes en entretien ou pour finaliser les travaux après le projet. On transfère les dernier coût du projet à l’entretien pour bien paraître.

      Nous avons une société malade

      M. Maranda

    • De la prison ferme pour les corrupteurs et les corrompus, des interdictions à vie de travailler pour la fonction publique, perte de pension…

      C’est la seule chose qui peut marcher et être vraiment dissuasive : LA REPRESSION

      Basel Al-Kana

    • Bonjour,

      On dit que les politiciens ne sont pas fiables. Ce sont eux justement qui nomment les plus hauts fonctionnaires en passant leurs amis. Pas fiable d’un bout à l’autre à ce moment là. On devrait exiger d’un haut fonctionnaire une couverture d’assurance intégrité. Si une compagnie d’assurances refusait de cautionner le candidat alors… pas de nomination pour la personne sur l’emploi à pourvoir.

      Dans notre République de banane, à tous les jours on fait rire de nous. Depuis 60 ans, une petite poignée d’étrangers ont terrorisé Montréal, volé des milliards de $, mis en faillite d’honnêtes hommes d’affaires, corrompu des fonctionnaires et des politiciens, vendu des drogues etc. On commemce à peine à se réveiller… Pas fort. Ce n’est plus le chez-nous que nos pères et que nos mères nous ont légué. Et les accommodements déraisonnables… Ça n’a plus de fin. Il est peut-être trop tard, car notre système de valeurs continue de s’affaiblir de jour en jour.

      Gaston Langlais – Gaspé.

    • Dans le cas particulièrement pourri qu’est Montréal, la mise sous tutelle par le gouvernement provincial et la purge systématique des hauts fonctionnaires municipaux sont les seules options ; on doit installer un climat de rigueur au sein de ces échelons publiques pour que cessent ces gaspillages éhontés de l’argent des contribuables.

      Une fois ces processus enclenchés, il faut tout faire vérifier et valider, ça ralentira le rythme mais au moins on aurait l’heure juste et on pourrait corriger le tir à mesure.

      G. Mathieu

    • Les péquistes nomment Nicolas Girard pour un job ou il n’a pas les compétences et ensuite engagent quelqu’un avec un gros salaire pour faire réellement ce job. Entre ça et des comportements mafieux ou les gens font payer frauduleusement deux fois pour la même chose. Je ne vois pas la différence.

      Denis Mercier

    • Seulement deux choses peuvent régler ce problème, mais dans les deux cas, c’est absolument impossible:

      Un, saisir les pensions à vie des fonctionnaires corrompus. Impossible.

      Deux, mettre en prison les politiciens provinciaux corrompus (je ne parle pas ici de faire un exemple avec un petit maire de village). Impossible. La commission Charbonneau va finir comme la commission Gomery: aucun politicien provincial n’aura le moindre petit problème.

      Impossible, je vous dis. Le système actuel va continuer allègrement.

      G. Lalande

    • Vous avez entièrement raison, manque d’imputabilité dans notre fonction publique. A quand la nouvelle génération de politicien qui auront les bonnes valeurs…
      C Raymond

    • Lorsqu’il y a de l’homme, il y a de l’hommerie. La corruption a toujours existée est, à moins d’un changement incroyable de l’espèce, elle existerait encore pour les siècles à venir. De la Rome Antique au Québec d’antan, il y a toujours eu des gens pour mettre leur enrichissement personnel devant le bien-être collectif.

      @glanglais
      Blâmer les étrangers est vraiment trop simpliste et malhônnete. Le Québec d’antan avait aussi son lot de profiteurs.

      @raslbol et shotokandm
      La corruption n’est pas une création du capitalisme, c’est une création de l’homme. L’histoire regorge d’exemples de corruption dans les divers systèmes qui ont gérée les diverses sociétés. Le socialisme, le communisme et les autres avaient leur lot de corruption et d’une minorité qui s’enrichissait au détriment de la majorité. Comme blâmer les étrangers, c’est trop facile de blâmer le capitalisme et c’est une fausseté, on a qu’à regarder l’histoire.

      Sylvain Rivard

    • @denis825,

      bien dit. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les ministères en sont plein de ces gens-là, à commencer par la tête.

      D. Savard

    • Vous êtes déprimante Madame Krol :-).

      André St-Gelais.

    • @basel – 22 février 2013 – 13h50
      Bien d’accord avec vous! A un moment donné, les gens ne font pas certaines choses parce qu’ils ont peur des conséquences, entre autres, faire de la prison.

      Ce qu’on voit avec la commission Charbonneau, ce sont des gens qui ont profité de toutes sortes de petits avantages sans aucun risque, ou un très petit, d’en subir des conséquences très négatives. Les corrupteurs et les corrompus vont comprendre lorsque le risque de faire de la prison, de perdre son poste de fonctionnaire à tout jamais, etc … soit bien réel.

      Le pire que les gens qui passent devant la commission Charbonneau auront à subir est une tape sur les doigts et bien entendu, comme Madame Krol le dit, ça va continuer.

      Est-ce que la population se rend compte que ces gens ont volé des millions et millions de dollars au Montréalais au cours des années avec comme conséquence pour eux: ZERO! Il est temps de mettre les points sur les i des gens qui sont supposés travailler pour les citoyens et qui gèrent de l’argent durement gagner par nous tous.

      André St-Gelais.

    • Plusieurs semblent oublier, de manière volontaire ou non, que dans l’équation de la corruption, il y a deux termes: Les corrompus, bien sur mais avant tout les corrupteurs.
      Certains fonctionnaires ne demandent pas mieux que d’être corrompus, mais ceux qui en tirent la part du lion sont bien sur, les corrupteurs.
      Il faut bien évidemment faire le ménage des corrompus, mais si on ne s’attaque pas vigoureusement à la source du problème, c’est à dire ceux qui utilisent le pouvoir de leur $$$ pour se payer nos élus et nos fonctionnaires, le problème va se perpétuer sans cesse.

      Mon humble avis est qu’il faut tout faire pour éloigner le pouvoir économique du pouvoir politique. Ces deux pouvoirs sont lorsque ‘mélangés’ sont tout autant destructeurs, sinon plus que le mélange ‘toxique’ des pouvoirs politiques et religieux.

      Léon Carmel

    • @gasston Euh, et les corrupteurs, qui utilisent leurs $$$ pour corrompre tout ce qui bouge, et qui tient la part du lion de leur trafic d’influence, comparé au peanuts qu’ils versent au élus et aux fonctionnaires, on les laisse tranquille, je suppose ?
      Ne voyez vous pas qu’ils sont LA source du problème ?
      Presque comique qu’une certaine droite semble ignorer volontairement que les corrupteurs sont ceux qui sont à la source du problème et en tirent les infiniment plus de bénéfices que ceux qu’ils corrompent. Et qu’ils ne voient, apparemment, que les corrompus.
      Typique …Léon Carmel

    • C’est pour ça que j’ai toujours penser qu’il était stupide de passer sa vie à ramasser pour ces vieux jours et qu’une fois rendu là tu le fait voler par des supposés ”gestionnaires-comptables” ou bien que ça ne vaille plus rien à cause d’une économie qui ”crashe”.Profitons de la vie maintenant avant que les administrateurs de toutes sorte profitent de nous.
      Gilles Ménard

    • Bonsoir à nouveau,

      @ Teamstef

      Je vois que vous n’avez pas compris.

      Gaston Langlais – Gaspé.

    • Et si on allait voir ce que les autres provinces font, même certains états américains? De toute façon, il faut deux volets:

      1) Installer un système efficace de vérification quel qu’en soit les couts.

      2) Alourdir les peines pour les délinquants…Quelque chose comme 10 ans de prison sans remise de peine!

      Je suis à peu-près certain que c’est ce qui se fait ailleurs. Au Québec, ce sont les firmes d’ingénieurs qui agissent à titre de vérificateurs…C’est comme prendre un renard pour garder un poulailler!

      Gilles Tremblay

    • @pager
      Vous dites = Je suis à peu-près certain que c’est ce qui se fait ailleurs. Au Québec, ce sont les firmes d’ingénieurs qui agissent à titre de vérificateurs…C’est comme prendre un renard pour garder un poulailler!

      Là je suis bien d’accord,pour une fois…!
      Gilles Ménard

    • @ cameleon, j’ai beau me relire, mais je n’arrive pas à trouver où, dans mon intervention, je conseille de laisser les corrupteurs “tranquille”. Mais je ne suis pas surpris, c’est typique d’une certaine gauche de mettre des mots dans la bouche des gens à tort et à travers.

      Pour votre éducation, la source du problème, c’est l’immunité quasi totale dont jouissent les fonctionnaires et politiciens corrompus. Si ce n’était de ça, les corrupteurs seraient systématiquement dénoncés et punis comme il se doit. Car il y en aura toujours qui vont s’essayer.

      G. Lalande

    • @ teamstef

      - «Comme blâmer les étrangers, c’est trop facile de blâmer le capitalisme et c’est une fausseté, on a qu’à regarder l’histoire.»

      Mais oui, comparons des empires qui ont duré mille ans, avec le capitalisme qui va tous nous tuer en à peine 200 ans…

      Sais pas, mais je mettrais mes pions sur n’importe quoi d’autre que le capitalisme…

      Regardez-la l’histoire… et vous verrez que la machine à tout détruire, c’est le capitalisme.

      Et ça va nous raser ça dans pas long…

      D. Lefresne

    • Impossible à résoudre. La corruption fait partie intégrale de notre culture québexicaine. Augmentons les taxes et les impôts et payons. Il n’y a pas d’autre solution. Et c’est celle que les québécois aiment le plus.

      simon picotte

    • Avec quel pouvoir les gens de qui on parle ont réussi a frauder? Avec l’argent des citoyens que les gouvernements provincial et municipal ont réussi a prendre sous de fausses représentations a ces mêmes citoyens. Quand vous laissez les autres gérer l’argent que vous avez gagnés c’est ce qui arrive. Il y a un principe qui dit: L’argent de tout le monde est l’argent de personne. Et ce principe est vrai pour tous les régimes politiques de cette terre.
      Maintenant comment règler cette corruption? Pensez vous un instant que les gens travaillant auprès de ces fraudeurs ne se sont appercu de rien? Faites moi rire. Les gens qui étaient susceptibles de s’apercevoir de ces fraudes, devraient subir le même
      sort que les fraudeurs. Ce serait beaucoup mieux que ce que nos politiciens veulent faire,i.e.payer les délateurs avec quoi? encore l’argent de personne et tout le monde.
      n.y.grenier

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