Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 14 février 2013 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (48)

    Il n’y aura pas de second «printemps érable»

    Photo Marco Campanozzi (La Presse)

    Photo Marco Campanozzi (La Presse)

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la plus radicale des associations étudiantes, a annoncé qu’elle boycottera le Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le gouvernement Marois. L’ASSÉ estime que, malgré les propos rassurants tenus par la première ministre, la gratuité des études universitaires ne sera pas sérieusement étudiée lors du sommet.

    L’ASSÉ organisera une manifestation, en marge de la rencontre, le 26 février. Le début d’un nouveau «printemps érable»? Ça n’arrivera pas, et ce pour plusieurs raisons.

    D’abord, l’ASSÉ est isolée. Les deux autres grandes associations étudiantes participeront au Sommet. Elles exigent le gel. Entre cette position et l’indexation (qui est un gel, selon Mme Marois), un compromis sera facilement trouvé. Au lendemain du Sommet, l’ASSÉ sera seule dans la rue.

    Ensuite, l’ASSÉ n’obtiendra pas l’appui des nombreux autres groupes comme ce fut le cas l’an dernier. Je pense en particulier aux syndicats, qui en ont profité pour manifester leur mécontentement contre le gouvernement Charest. L’ASSÉ ne recevra pas non plus de coup de pouce du Parti québécois, aujourd’hui au gouvernement.

    Et puis le point de vue de l’ASSÉ ne trouvera pas beaucoup d’écho dans la population. Ce n’est pas parce que Jacques Parizeau juge légitime et réaliste de revendiquer la gratuité que le commun des mortels est du même avis.

    Le «printemps érable» s’est produit en raison d’une conjoncture très particulière. Le gouvernement Charest était très impopulaire, surtout parmi la frange militante de la population, celle qui est capable de se mobiliser. En outre, bien des gens trouvaient excessive la hausse des droits décrétée par les libéraux et avaient l’impression (non fondée) que ceux-ci refusaient de négocier avec les jeunes. Rares sont les Québécois qui s’indignent de l’indexation-gel envisagée par le gouvernement actuel.

    Les Québécois peuvent dormir en paix: le printemps 2013 sera tranquille. Personne ne sortira les casseroles pour dénoncer les compressions budgétaires dans les universités…



    • C’est certain que ça n’arrivera pas car les étudiants n’ont plus affaires avec l’arrogance de Charest et son parti qui a protégé les escrocs et la Mafia pendant 3 ans.

      A. Sanchez

    • Alors voilà! Les dés sont jetés à nouveau et il appartiendra bientôt au peuple de décider par le peuple et pour le peuple du bon usage ou pas de ses taxes comme de ses impôts, sans tata-OUI-nages ni tétages inutiles, et le plus tôt sera le mieux. Go! Y. ROY, Mtl

    • ”Le gouvernement Charest était très impopulaire” et très méprisant aussi!!
      P.Lavoie

    • Je ne suis pas d’accord avec votre énoncé. Nous ne revivrons peut-être pas les mêmes évènements que l’an dernier parce l’ensemble des étudiants qui ont défilés dans les rues le printemps dernier sont trop occupés à faire du rattrapage et une session perdue les éloignent de leur objectif. De plus, le PQ qui nous claironnait sur tous les toits de leur savoir faire en la matière, n’ont rien prouvé jusqu’à maintenant à moins de faire marche arrière et d’accorder plus de concessions. On n’est pas plus avancé, on fait du surplace. 2 jours de sommet pour accorder nos violons et de lancer les nouvelles orientations m’apparaît presque irréalisable.

      L.St-Laurent

    • Pour ma part, j’ai manifesté à 3 reprises les ‘22′ l’an dernier. Et je suis pour l’indexation!! Donc, aucune sortie manifestante prévue pour l’instant…

      Sophie Lapointe

    • Sans être engagé, simplement en regardant l’état des médias avant , pendant et après, voici ce que moi j’en pense:

      Pendant le premier printemps érable, au début nous lisions: “étudiants pourquoi vous allez perdre”, la mobilisation va s’essouffler explication, Pourquoi la population n’embarquera jamais… ect…

      Après des milliers d’articles sur la fin du printemps érable et son échec des éditos signés Martineau, Pratte, Bombardier, Dufour, sans compter les interventions maladroites, très personnelles et émotionnelles de Durivage, Gendron, Larocque Lapierre ect… ect…

      90% des éditoriaux dans les journaux québécois (sans compter les monologues radiophoniques) étaient contre la grève, alors que 50% des articles qui faisait une analyse économique était en faveur d’un gel,
      aucun des noms plus haut n’a eu de conséquences sur son travail, ni même n’a été blamé pour les diffamations, insultes et incitations à la haine qui furent proférées. GND 21 ans “l’enfant roi” lui est passé devant le tribunal pour une phrases en public, lui qui c’est fait traité de batteux de femmes par Dufour en direct sur TVA, de terroriste quotidiennement sur les ondes de certaines radios les plus écoutées… qui invitaient les auditeurs à lui botter le ** jusqu’à toronto et plus loin encore ect…

      À défaut d’avoir eu raison, une -petite- remise en question auraient été de mise…

      Chris Waddle.

    • Effectivement,en plus l’ASSE aura davantage de difficultés à susciter l’appui des médias que leur étaient favorables au printemps 2012. Par exemple, ce matin à la radio de Radio-Canada, l’animateur qui était pourtant “émoustillé” par les leaders étudiants l’an dernier, était beaucoup plus tiède envers le leader de l’ASSE. On sentait que le courant ne passait pas du tout.

      Michel Gariépy, Montréal

    • Enfin un texte avec lequel je peux facilement vivre avec vous, et même je dirais que j’en suis d’accord, et vous auriez pu ajouter que L’ASSÉ ne fait même plus l’unanimité avec ses propres membres, juste hier à L’Université du Québec en Outaouais elle n’a même été capable d,avoir le corum dans une assemblée pour un vote de grève, pourtant une université très militante le printemps dernier.

      Dans ce sommet tout le monde va en chercher un consensus,bien certainement en n’y perdant pas la face, voyons la population ‘en veut pas et ni même les étudiants. L’ASSÉ avec Québec Solidaire c,est l,extrême gauche des québecois et pas uiquement les francophones, ceux qui y ont le plus àperdre c’est Québec Solidaire qui en restera très maginale.

      Gilbert Rochon

    • Je m’occupe présentement d’un parent octogénaire, en serieuse perte d’autonomie et j’ai du lui trouver un endroit convenable ou il pourrait vivre dignement avec les soins que requièrent son état. Les mots “gratuit” ou gratuité” ne sont pas d’usage courant dans le monde des centres de soins pour ainés. Pourtant ce parent a travaillé et payé des impots durant cinquante ans…Moi aussi je crois, je vais boycotter ce sommet..
      gérard rouleau
      montreal

    • Vous écrivez ”Ce n’est pas parce que Jacques Parizeau juge légitime et réaliste de revendiquer la gratuité que le commun des mortels est du même avis”.

      Vous avez entièrement raison ,le commun des mortel a rarement été premier ministre ,ministre des finances et possesseur d’un doctorat en économie d’une prestigieuse université anglaise.
      Alors entre vous et moi M.Pratte, devrais-je suivre les conseils de mon médecin quand je suis malade ou ceux du guérisseur du village?
      R.Brodeur

    • Je ne crois pas que l’ASSÉ sera si isolée que vous le dites, ce n’est pas parce que les autres associations étudiantes participent au sommet qu’elles sont diamétralement opposées à la position de l’ASSÉ – toutes demandent des réinvestissements dans l’éducation, ça va de la gratuité à la bonification d’une pléthore de programmes d’aide financière.

      Ça ne me surprendrait pas que les autres associations étudiantes quittent le sommet quand elles seront forcées d’admettre que les dés étaient pipés d’avance de toute façon ; on sait tous qu’il doit y avoir, et qu’il y aura, une hausse – qu’elle soit « flat » ou proportionnelle ça reste à déterminer, mais le PQ n’a pas l’intention de geler ou réduire quoi que ce soit.

      Vous pouvez « chier » sur l’ASSÉ autant que vous le voulez, mais ils ne seront pas seuls de leur bord de la rue pour bien longtemps, et ce ne serait pas surprenant que notre « printemps érable » de l’an dernier reparte de plus belle.

      G. Mathieu

    • c’est rare de ce temps-ci, mais je suis totalement d’accord avec André Pratte. L’an passé, à cause de l’arrogance et surtout de l’ampleur des hausses, les étudiants avaient un assez fort appui de la population. Il y avait un sens à la manifestation. Cette année, on fait plutôt face à un petit groupe d’extrémistes qui soulève peu d’appui. Sans les appuis, que feront-ils. Ils feront peut-être du grabuge, mais dans ce cas, il n’y aura pas d’empathie. À part peut-être de la part de Québec Solidaire. Mais, à la place de QS, je m’en tiendrais loin. Ce serait la fin pour eux.

      M. Duquette

    • Bonjour M. Pratte

      Pas d’autre “printemps érable”: très bien. Sauf que sur le fond aucun problème n’a été résolu ni même sérieusement discuté. Le passé étant, habituellement, le garant de l’avenir nous aurons une fois de plus des solutions bâclées et l’essentiel remis sine die.

      Qui parle sans langue de bois ou ambition personnelle de la qualité de l’enseignement y compris celui de la qualification des enseignants et chargés de cours, la recherche universitaire, la place des sciences dans notre société, valeur réelle des diplômes du secondaire, du collégial et des universités sans oublier le financement à long terme et la part que chacun devra y mettre?

      Personne, semble-t-il, n’a l’envergure intellectuelle et la détermination politique nécessaire pour acquérir l’autorité nécessaire et imposer les solutions rationnelles pourtant aussi nécessaires que le pain, l’eau et l’air que l’on respire.

      On ne doit s’attendre à rien des inaptes et ineptes du gouvernement minoritaire Marois mais le pire est de constater qu’il n’y a aucune alternative valable sauf un changement de style, de vocabulaire et de personnel politique lors des prochaines élections.

      Comment une démocratie pourrait-elle être vigoureuse avec une démographie débile et l’épuisement de toute la société pendant près de quatre décennies de polémiques vaines et stériles autour de l’idée fixe et folle des sécessionnistes? Tout ce temps et cette énergie perdus pour rien.

      À cela s’ajoute la désindustrialisation de notre économie. l’endettement des ménages ou ce qui en tient lieu, la dislocation de la famille nucléaire stable, le pouvoir délirant de toutes sortes de minorités marginales et de leurs groupes de pression et des institutions publiques surendettées et gangrenées par l’incompétence et la corruption.

      «Il y a quelque chose de pourri dans le royaume…» Hamlet. Acte I Scène IV. W. Shakespeare


      Claude LaFrenière

    • Il n’y aura pas de printemps érable tant que le parti libéral restera sur un banc arrière.
      Tant que nous aurons un parti au pouvoir comme c,est le cas maintenant qui est à l’écoute du peuple.
      Les libéraux et caq fédéraleux sont trop à droite pour écouter le peuple et c’est ce qui cause la révolte.
      Gilles Ménard

    • Il va y avoir un deuxième printemps érable, l’ASSE et les québécois sont tannés de l’arrogance du gouvernement Marois et de l’intimidation policière

      A. Pierre

    • “avaient l’impression (non fondée) que ceux-ci refusaient de négocier avec les jeunes.”

      Vous en avez fumé du bon! “impression non fondée”. Bel exemple de révisionnisme.

      Bertrand Toupin

    • On ne réécrira pas l’histoire, mais le gouvernement Charest n’a jamais été réellement ouvert à la négociation. A de nombreuses reprises Raymond Bachand est venu dire sur la place publique qu’ils étaient prêts à négocier, mais avec des balises si restrictives que personne de sensé ne peut dire qu’il s’agissait d’une négociation. C’est une vue de l’esprit que vous nous offrez-là en disant que le gouvernement Charest était prêt à négocier. D’autant plus que le gouvernement Charest s’était fermé totalement là-dessus dès 2011, parce que quand tout à sauté au printemps 2012, il y avait déjà eu quelques tentatives d’arriver à une entente. D’ailleurs, en 2011, le gouvernement avait organisé un simulacre de négociation auquel les étudiants ne se sont pas présentés. C’est fort de cette situation que le gouvernement justifiait une position dogmatique dans le dossier, c’est de là que tout est parti. Le gouvernement avait traité de façon cavalière les étudiants bien avant 2012.

      Une négociation prend place quand chaque parti pense honnêtement pouvoir y trouver un avantage, autrement il n’y a pas de négociation.

      Maintenant, je serais curieux de savoir ce que penserait le Conseil du patronat du Québec si le gouvernement annonçait l’indexation du salaire minimum au coût de la vie sur une base annuelle. Vous en pensez quoi M. Pratte? Parce que si les frais de scolarité sont indexés, il faut bien reconnaître qu’il faut minimalement donner la possibilité aux payeurs de voir leurs sources de revenus indexées elles aussi.

      D. Savard

    • Bonjour, il n’y aura peut-être pas de printemps érable,mais ça va brasser mauditement plus.
      Bernard Ouellet

    • Rares sont les Québécois qui s’indignent de l’indexation-gel envisagée par le gouvernement actuel.

      Et bien je m’indigne! Ce gel/indexation ne réglera en rien le financement de nos universités qui ne feront que continuer à perdre en qualité à moyen-long terme! Sylvain Rivard

    • J’OSE CROIRE QUE VOUS DÉTENEZ LA VÉRITÉ !!!

      Je ne veux surtout pas revivre ce printemps érable qui a paralysé la métropole pendant des ‘lunes’ !

      Même si certaines revendications étaient (ou pourraient être) légitimes… la contestation dite pacifique doit toujours primer en premier lieu et ce, même si elle est souhaitable et souhaitée !

      R. Dubuc

    • Monsieur Pratte vous avez parfaitement raison. Comment voulez vous que les gauchistes qui ont tout fait pour faire élire Mme Marois (notre première ministre) et les séparatistes qui font légion dans la contestation aillent sur la rue pour contester leur madonne. Oubliez ça, et ce n’est certainement pas les gens de droite qui vont se mobiliser pour contester la décision de Mme Marois. Peut etre Qu’ il y aura les gens très a gauche qui ont votés Québec solidaire pour supporter les étudiants de l’ASSÉ ET QUELQUES PROFESSEURS GAUCHISTES DE L’U.Q.U.A.M.
      N.Y.GRENIER

    • Cause toujours mon lapin! Les chaudrons descendront encore dans les rues
      pour toutes sortes de “bonnes” raisons, et les experts de la casse vont s’en
      donner a coeur joie.
      P Allen

    • Je me permets de souligner qu’il y a à peine un an, M. Pratte vous écriviez, au début de la grève étudiante, que celle-ci se dégonflerait rapidement et que tout le monde rentrerait étudier au bout de quelques semaines. Je me garderai bien de jouer au devin en ce qui a trait à un nouveau ”printemps érable”. Peut-être devriez-vous en faire autant.

      J. Bouthillier

    • Il n’y aura pas de printemps érable parce que les journalistes du Carré Rouge Devoir viennent de découvrir (cela en dit long sur leur compétence) qu’un boycott des cours n’est pas une grève!

      Pendant toute l’année 2012 ces mêmes journalistes nous avaient martelé que les étudiants sont en grève, qu’ils ont le droit de faire la grève, et qu’il erroné de nommer boycott cette grève. Evidement, ils avaient tout faux mais ne l’admettent, quoiqu’à mots très couverts, que maintenant.

      Pour cette année complète de désinformation de la part de tous ses journalistes qui ont couvert le boycott étudiant, je pense que Le Devoir devrait se sentir obligé de rembourser ses abonnés pour fausse représentation des faits.

      Olivier Bamville

    • Je ne vois pas pourquoi il y aurait un autre printemps érable…Marois leur a tout donné. Ils ont le gel car l’indexation ne fait que compenser le cout de la vie et en plus ils gardent la bonification des bourses!

      G.Tremblay

    • “L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la plus radicale des associations étudiantes, a annoncé qu’elle boycottera le Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le gouvernement ”

      Bye Bye … we will miss you !!

      @adpi

      “Il va y avoir un deuxième printemps érable, l’ASSE et les québécois sont tannés de l’arrogance du gouvernement Marois et de l’intimidation policière”

      LES québécois, vous dites ? — Parlez pour vous !! Les québécois sont peut-être tannés du gouvernement Marois, mais bien plus parce qu’ils s’agenouillent devant des bébés gâtés et des pseudo révolutionnaires de marché aux puces !

      ….. next!

      Richard Thériault

    • Il y a quelque chose de pourri dans la recherche aveugle de l’excellence universitaire. Ce discours tenu par Guy Breton et quelques autres à l’effet qu’il faille se payer les meilleurs chercheurs de la planète en nous faisant croire qu’ils sont un atout pour l’éducation au premier cycle.

      Ces équipes de recherches et ces chercheurs forment les doctorant, essentiellement. Mais, que se passe-t-il avec ces doctorants une fois leur diplôme acquis? Il est réellement là le noeud du problème que personne n’ose aborder. Les recteurs sont en mode fuite en avant pour du financement et ils n’ont pas pris la peine de regarder que si nous formons collectivement des doctorants hyper-qualifiés, c’est qu’il faudrait aussi leur donner des jobs de doctorants hyper-qualifiés dans le civil. Or, il n’est pas rare de voir nos doctorants accomplir des tâches pour lesquelles ils sont surqualifiés et qui n’auront jamais de perspectives d’emplois gratifiants ici au Québec. En théorie, le modèle sur lequel se fondent tous les aficionados du discours Breton n’est pas faux, à la condition seulement que nous puissions utiliser ces connaissances ici au Québec et que les doctorants que nous formons servent au niveau de leur expertise les intérêts du Québec. Alors, à ce moment-là, leur apport à la société québécoise se traduirait en espèces sonnantes et trébuchantes, permettant de se payer les meilleurs chercheurs au monde.

      L’excellence universitaire ne peut carburer qu’à elle-même. La société derrière et l’économie derrière doit la précéder, non pas la suivre, la précéder. Et triste constat, au Québec présentement, c’est plutôt morose.

      Pour me résumer, je n’ai rien contre le discours de M. Breton, sauf qu’il n’est pas ancré dans la réalité québécoise.

      D. Savard

    • @obam. Un gros problème qu’on a eu c’est que notre cher gouvernement a préféré faire de la sémantique plutôt que de s,attarder au vrai problème. Qu’on appelle cela grève, boycott, absence non motivée eu école buissonnière, on s’en sacre en tabouère. en bout de ligne, le concret, le vrai concret est que les cours n’ont pas eu lieu à bien des endroits et que comme société nous avons payons cher cette incompétence et cette arrogance.

      Avec des remarques comme la tienne, on recule.

      m. duquette

    • M. Pratte,

      Une des différences majeures entre le gouvernement précédent, dont les preuves de corruption s’accumulent, et l’actuel, c’est que le chef de gouvernement ne se réjouit pas publiquement de la brutalité policière et ne blague pas pendant que des gens se font matraquer et gazer.

      Juste cela explique pourquoi les étudiants sont moins mobilisés.

      Simon Chartrand

    • @sceptique, au contraire, les mots, ça compte. Une société qui néglige le sens des mots n’est pas loin de la perdition. Car alors elle ne peut prendre des décisions sensées.

      Confondre boycott et grève, c’est grave. Quand on ne comprend plus le sens des mots, ou ne s’y intéresse pas, tout arrête de baigner dans l’huile et tout tourne comme un moteur dont les cylindres sont encrassés de sable: on prend des mauvaises décisions pour les mauvaises raisons, etc.

      Un décorateur ou un peintre qui confond blanc et rouge ne ferait pas carrière longtemps. Les journalistes qui se sont entêtés à confondre boycott et grève sont exactement comme des décorateurs qui mélangent leurs couleurs.

      Olivier Bamville

    • Dans notre monde excessif où nous entendons à la journée longue que tout est extraordinaire,énormément et absolument,nous sommes à la veille de trouver intéressant ce qui est ordinaire et simple.
      Comme à l’habitude nous aurons eu besoin de frapper un mir pour savoir ralentir.
      Gilles Ménard

    • « Il n’y aura pas de second «printemps érable» »

      André Pratte

      – — –

      En 2013, sans doute.

      Mais il y a le retour du printemps à tous les douze mois.

      En 2014, il y aura un autre printemps, qu’il soit érable ou pas. Et en 2014, il y a fort à parier que le Québec se retrouvera en élections. Comme en 2012. Ce n’est pas que je le souhaite mais aujourd’hui on sait qu’un printemps érable peut renverser un gouvernement.

      Daniel Verret Nadagami

    • @jazzcat

      Moi, je rêve d’un Québec débarassé de la mafia et de la mafia des Carrés Rouges. Les deux organisations nuisent à la société Québécoise. Les deux organisations s’en prennent aux innocents.

      Charest et les carrés rouges, c’est la même manière de penser: Intimider, intimider, et intimider.

      Les Carrés Rouges sont issus de la même culture que la mafia et les syndicats.

      Denis Marchand-Lavigne

    • Un simple billet à ordre du gouvernement fédéral à la banque centrale du Canada et L’éducation et la santé est financée par simple clic de souris !! La constitution de 1867 donne ce droit au gouvernement pourtant, voir article 91 de la constitution. La banque du Canada se pogne le beigne depuis 1935 !!

      C Tremblay

    • M. Pratte, comprenez bien qu’il y a une volonté de changement bien réel de ce système matriciel d’illusions et de mensonges dans lequel on vit actuellement, ces jeunes humanistes ont d’autres buts et veulent avoir une société plus juste et non marchande. Regardez la forêt au lieu de l’arbre pour la suite des choses car vous êtes un peu dépassé par les changements globaux à venir dans le monde !!

      C Tremblay

    • Je ne crois pas qu’il y aura un second printemps dit érable. Tout simplement parce que le Parti libéral n’est plus au pouvoir. Ce “printemps” de fait était une contestation civile (quasi putsch) du gouvernement, un point c’est tout. Si le gouvernement avait cédé rapidement, il n’y aurait pas eu ce “printemps. Le tout s’est réglé en pratique par l’élection du PQ qui, lui, a cédé.

      Michel Lebel

    • LA RES PUBLICA

      La Chose publique n’est pas qu’une simple affaire de politique peu s’en faut, et même si d’aucuns pipelistes ou pipelettes la prennent un peu plus souvent qu’à leur tour pour du simple théâtre malgré l’apparition du cinéma, ce tryptique assez récurrent entre juristes, militaires et littérateurs qu’on retouve assez souvent en démocraties médiatiques ne va pas sans créer certaines petites turbulences disons un peu plus cultûrelles que religieuses quand la société civile des unes tendances ne correspond plus à la sphère politique de certains autres petits rituels plus dogmatiques que mieux ratiocinés, c’est entendu.

      Si tant est en effet que les majorités politiques ne correspondent pas toujours à la majorité réelle dans une nation donnée, ces circonvolutions en vrilles qui aboutirent finalement au Consulat sous Napoléon resteraient toujours à étudier attentivement dans une simple perspective d’Art social selon Seyès; fondateur de ce qui allait donner plus tard cette science dite sociologique pas toujours logique où beaucoup de vaticinateurs allaient plus tard trouver une niche toute spéciale pour mieux pouvoir gloser de choses et d’autres parfois bien inutilement; comme en cette Académie des sciences morale et politiques aujourd’hui mieux connue sous le seul générique d’Institut sans plus.

      Même si beaucoup d’Universités en panne d’inspiration mériteraient certainement d’aller s’y abreuver en Haut Savoir mieux adapté et plus acccommodant pour faire court; comme avec ces Internes des Hôpitaux de Paris qui nous revenaient à Québec comme de véritables puits de science infuse tout en faisant accroire à leurs accolytes licteurs porteurs de dossiers qu’ils avaient même pu osculter sans stéthoscope aucun les palpitations en sourdines de la divine B.B. en personne l’air de rien. M’enfin!

      Suite à l’éliminaition assez radicale merci des jacobins et de tout ce qui pouvait ressembler à des jacoquins avec leurs loges maçonniques disséminées un peu partout en province, suite ensuite à l’expulsion de tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à des monarchistes enragés ou des modérés demeurés un peu sans dessein parmi tous ces courants électriques d’opinions assez remuants qu’on aurait pu vraiment croire libérés encore une fois, un Directoire un peu brinquebalant prit naissance sur les ruines d’une République restée avant tout verbale plutôt que bien établie dans les faits à vrai dire; comme avec son nouveau culte du Moi suprême qui fit suite à cet Être suprême assez étrange qu’on venait tout juste de décapiter avec sa toute petite déesse Isis pour les intimes; de même que ces fantoches et autres Guignols plus ou prou crédibles d’une certaine Conscience qu’on aurait peut-être pu prendre pour de l’inconscience pure et dure à défaut de lampadaires plus élaborés sur la question selon certains lacanistes un tantinet verbomoteurs qui viendraient plus tard tout nous expliquer ou presque de toutes ces Grandes Choses de la Vie, c’est entendu. Mais encore?

      Autre preuve de plus s’il en est que ce ne sont pas tellement les Constitutions qui font les États que la Politique qui les défait, celle de l’An III en 1795 allait finalement aboutir à ce non-lieu du Directoire où, à défaut d’avoir pu choisir entre la république et la monarchie, le bon peuple se retrouva assis entre deux chaises quand M. le Directeur ne manqua pas de s’effoirer sous les applaudissements de toute une Galerie de merveilleuses et de muscadins qui y changeaient indifféremment de vieilles perruques ou de petites culottes entre deux bals censément supposés leur procurer Bonheur et Liberté perpétuels sur les ruines de ces Biens nationaux que chacun dilapidait à qui mieux mieux en petites folies et autres extravagances sans nom et qu’on eut dites l-s-disées comme en d’autres époques soi-disant un peu plus postmodernes.

      Rien n’est plus perdurable en politique semble-t-il que cette loi fondamentale qui va de gauche à droite, ou vice versa, ou de spirales en spirales le plus souvent sans plan plus précis et pas toujours des mieux ordonnés; et les démocraties qui la sous-tendent ne sont pas nécessairement toujours les plus plausibles non plus par voie de conséquence. Si tant est en effet que cet Art politique tant prisé par les pipelettes ne soit souvent rien d’autre que de petites vues de l’esprit arrangées par le Gars des vues ou Fred le Plombier comme en des temps peut-être plus émancipés selon cette pseudo-science des possibles de la sow-sow-sow, enfin je veux dire de la sociologie, mais bien sûr que mutatis mutandis, la forme des contenus prendra toujours celle des contenants.

      Et indépendamment de ces foires d’empoigne, quand la confusion dans les idées ne mène plus qu’à encore plus de péripatéties dans les esprits, la Terreur de l’économie y sert le plus souvent de masque pour mieux pouvoir embrouiller davantage l’ensemble des appétits concernés. À défaut donc de centre exécutif bien précis, ou de voie du milieu mieux définie qui ne serait pas que médiatique, tout Gouverment est nécessairement condamné à disparaître sous très peu dans l’enflure verbale ou ce qu’on appelle encore de ces rhétoriques verbeuses qui s’écoutent en mâchant distraitement de la gomme sans jamais rien résoudre réellement, et c’est alors que :

      «L’intérêt, ce vil roi de la terre,
      Triste et pensif auprès d’un coffre-fort,
      Vend le plus faible au prix du plus fort.»

      La Pucelle selon Voltaire.

      Y. ROY, Mtl

      Voir la République des Girouettes par Pierre Serna de l’Institut, chez Champ Vallon pour tous les détails si besoin s.v.p…

    • si les membres de lassé étaient sensés ce que vous dites ferait du sens mais à mon avis il ya un noyau de pures et dures qui ne cherchent qu une occasion pour tout casser ( lire manifester)

      albert bela

    • @jazzcat – 14 février 2013 – 11h45
      Ah oui, c’est bien mieux avec le PQ qui est à genoux devant les étudiants.

      Vous avez des problèmes avec le concept de démocratie, le PLQ avait été élu démocratiquement par la population du Québec et la hausse des frais avait passé au conseil des ministres et en plus, cette hausse avait l’appui des deux tiers de la population. D’ailleurs, la hausse est toujours appuyé par cette population, mais comme le PQ vit sur sa propre petite planète, voilà où nous en sommes …

      André St-Gelais.

    • @bertrandtoupin – 14 février 2013 – 13h14
      … Vous en avez fumé du bon! “impression non fondée”. Bel exemple de révisionnisme. …

      C’est vous qui en avez fumé du bon, M. Pratte a parfaitement raison. Les libéraux ont mis plusieurs choses sur la table pour atténuer les chocs de la hausse des frais de scolarité. D’ailleurs, le PQ a gardé ces choses en dépit qu’il n’y a pas de hausse. SVP … informez-vous avant de dire n’importe quoi!

      Je peux comprendre que les gens n’aimais pas M. Charest et les libéraux, mais il semble que ça n’empêche pas de faire preuve d’un minimum d’objectivité, je suppose que cela est au-delà des capacités de plusieurs.

      André St-Gelais.

    • Il n’y aura pas un autre printemps érable à court terme car une bonne partie de la population était en arrière des étudiants car les hausses étaient excessives, il n’y avait pas de commission d’enquête Charbonneau et que les deux mains sur le volant étaient surtout dans nos poches.

      Si une partie des étudiants sortent des CÉGEP et des universités, ils sortiront. Et après un certain temps, ils retourneront aux études. Un mouvement prend de l’ampleur quand il appuyé par une partie de la population. Actuellement, le régime de prêts et bourses a été améliorés et on se dirige vers une indexation modérée et peut être une modulation des frais. C’est suffisant et raisonnable.

      Le gouvernement met la pédale douce dans ses coupures. La job du gouvernement est de répartir les ressources. L’éducation est importante, la santé est importante, les garderies sont importantes, de bons ponts et de bonnes routes sont importantes, etc…

      Daniel Legault

    • “The dark side clouds everything. Impossible to see the future is.” – Yoda

      Tous les jeunes qui ont mis dehors leur association ppur se joindre à l’ASSÉ doivent-ils se mordre les pouces ? Je ferais le chemin inverse et laisserait tomber ces petits clowns.

      Alain Lajoie

    • Le fait que plusieurs journalistes issues d’universités québécoises aient confondus les mots grève et boycott est à mon avis un signal important de la médiocrité de nos universités et de la piètre formation qu’on y donne. IL est donc urgent d’augmenter les frais de scolarité pour upgrader le niveau de l’enseignement et surtout, pour mettre une barrière à l’entrée aux étudiants peu sérieux comme ces journalistes qui n’auraient jamais dû le devenir.

      Il est important de donner le même sens aux mêmes mots sinon comment peut-on discuter et négocier si une des parties, supportée par une certaine clique journalistique mélange comme un peintre daltonien le blanc et le rouge. On s’en sortira jamais si la minorité d’étudiants qui ont boycotté leurs cours croient qu’Ils étaient grève. Dans une telle situation, la seule manière de s’en sortir serait peut-être justement d’augmenter les frais pour les sortir eux du système physique pour les diriger vers TÉLUQ le service en ligne qui lui pourrait être gratuit car il ne coûte rien ou presque à opérer. On change pas les plans de cours à tous les 30 jours. Examens à choix multiples toujours les mêmes et laissons se vautrer dans la carence.

      Simon picotte

    • Faudra quand meme gardé a l’oeil l’ASSÉ. Du grabuge sera de la partie , on aura probablement droit a quelques perturbation egalement.

      Si jetais du gouvernement je lancerais un message aux responsable de l’ASSÉ en les mettant en garde , si il font du grabuge il y aura des consequences criminel. Mettre ca au clair avant le 26 Fevrier serait une bonne idée. Au moin pour faire peur aux moutons du groupe. M. Lachapelle

    • Une autre journaliste du Devoir qui a introduit énormément de désinformation et de confusion pendant le printemps érable est Lisa-Maria Gervais. Elle prenait constamment un groupuscule étudiant pour LES étudiants, et elle faisait pire que confondre boycott et grève: elle militait en faveur de l’idée que c’était le gouvernement qui déformait les choses en parlant de boycott. Le monde à l’envers. Il est important de condamner du tel journalisme de pacotille. Surtout quand on songe à toutes les conéquences et couts sociaux qu’a un tel journalisme (frais de police, d’avocats, et temps perdu, d’année répétées, de sessions annulées l’an dernier).

      Jamais le boycott de l’an dernier n’aurait eu une telle ampleur si le printemps érable n’avait été couvert que par des journalistes sérieux et intelligents.

      Olivier Bamville

    • Quelle belle prédiction! J’en ai une du même niveau: la neige va fondre ce printemps…

      Sur un sujet plus sérieux vous mentionnez. “En outre, bien des gens trouvaient excessive la hausse des droits décrétée par les libéraux et avaient l’impression (non fondée) que ceux-ci refusaient de négocier avec les jeunes.”

      Voilà une affirmation qui mérite d’être étayer par des faits! Selon mon souvenir, la grève a commencé en février et le gouvernement libéral a commencé à discuter avec les étudiants en fin-mars début avril.

      De surcroît, ça a pris encore plusieurs semaines avant que le gouvernement accepte de discuter du COEUR du conflit, soit le montant de la hausse. Du côté du gouvernement, le montant totale de la hausse est demeurré non négociable jusqu’à la toute fin. Pensez-vous sérieusement que la FEUQ et la FECQ n’auraient pas accepté une offre d’indexation des frais ou même une hausse dans les environs de $100 par année?

      Regardez simplement le compromis qui a failli avoir lieu avec les frais afférents. Qui a véritablement jetté du lest dans ce compromis. Qui s’est “petté les bretelles” une fois “l’entente” révélée?

      Il faut avoir du culot pour affirmer sans preuve à l’appui que le gouvernement n’a pas refusé de négocier, alors qu’il a constamment refusé de discuter du montant de la hausse.

      Vincent Bélanger

    • L’addition de deux idées négatives, la séparation du Québec et la gratuité scolaire, ne font pas, comme en mathématiques, une idée positive même si elles ont fait gagner les dernières élections à un regroupement minoritaire de gens.

      Les séparatistes et les terroristes estudiantins, suite à cette impossibilité de développer quelque chose de positif pour le Québec, sont en apnée d’intelligence, ce qui veut dire que l’ intelligence de ces gens s’est arrêtée et a cessé de fonctionner normalement. Et nous on est là à regarder dormir le tuckson breton et à attendre que l’intelligence se remette à fonctionner.

      Ne soyez pas si optimistes, tout peut arriver, des péquistes comme Parizeau s’efforcent encore d’allumer la mèche de ces gens qui sont rongés par l’envie du matériel.

      Et si ce n’est pas cette mèche-là, ce sera celle des communautés religieuses réagissant à des lois leur interdisant strictement ceci ou cela, ou celle des malades à qui ont refuse l’espoir en coupant dans les recherches. Devant l’attente de tous les Québécois, seul pourrait s’en sortir honorablement, un gouvernement qui donne l’illusion minimale de s’occuper de tous avec justice et ce n’est pas le cas de ce gouvernement-ci.

      Denis Mercier

    • Il n’y a eu aucun printemps érable. Il n’y a eu que le début d’un hiver glacial de la pensée et comme conséquence l’instauration d’un gouvernement inepte.

      Ceux qui ont permis ces émeutes, le PQ et QS ainsi que des activistes politiques travestis en journalistes, n’appuieront plus l’ASSÉ parce qu’ils ont réussi à faire mettre au pouvoir ceux qu’ils voulaient.

      Nous avons subi un coup d’État tranquille et comme dans tout coup d’État, l’ASSÉ est maintenant disqualifiée après avoir fait la sale job pour le PQ.

      Louis Francoeur

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