Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 6 février 2013 | Mise en ligne à 13h31 | Commenter Commentaires (41)

    Une croix là-dessus!

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Mario Roy

    580365Paroles, paroles… Dans mon édito de ce matin, je dresse la liste hallucinante des séances de bavardage (sommets, comités, commissions, consultations, groupes de travail, assises, forums, tables, rapports, etc.) annoncées depuis septembre par le gouvernement Marois.

    Juste un mot pour signaler que s’y ajoute aujourd’hui un autre comité. Celui-là sur la recherche de projets structurants à court terme pour les municipalités affectées par l’annulation des projets de minicentrales hydroélectriques. Rien de moins.

    « Ça commence à ressembler à ce que d’Ormesson appelait l’inaptocratie », me signale un lecteur qui ne manque ni d’humour ni de culture…

    Cependant, je veux surtout revenir un instant sur l’un de ces perrons d’église étatique : la consultation annoncée sur la laïcité.

    Normalement, la question aurait dû être réglée par la commission Bouchard-Taylor, mais elle ne l’a pas été. Pourquoi? Il y a plusieurs raisons à cela, dont la tendance des commissaires à privilégier les droits religieux aux dépens des autres. Mais le sera-t-elle par une nouvelle consultation? J’en doute.

    La dure réalité des consultations est qu’elles « consultent » toujours les mêmes groupes de pression, les mieux organisés ne tardant pas à prendre le plancher, comme on dit. Or, sur le thème de laïcité, les mieux organisés, financés, appuyés, interdits de critique, sont les groupes religieux.

    La dure réalité, c’est que la religion –y compris dans ses incarnations les plus absurdes- gagne du terrain partout dans le monde. (Il faut absolument entendre Sam Harris à ce sujet.) Par exemple, ce n’est pas en Arabie saoudite, mais ici, que la Cour suprême a récemment ouvert la porte à la possibilité de témoigner masqué(e) devant une cour criminelle, ce qui est une négation des droits à faire dresser les cheveux sur la tête.

    La dure réalité, c’est que les grands ténors des trois religions monothéistes, qui s’entendent comme des larrons en foire lorsqu’il s’agit de conserver leur pouvoir, vont finir par arriver à imposer des lois sur le blasphème (ô Moyen Âge!) à force de gosser l’ONU!

    La dure réalité, c’est que, enseveli sous ce vacarme, le message des grands penseurs athées contemporains (le regretté Christopher Hitchens, Richard Dawkins ainsi que Sam Harris, déjà nommé), qui devrait servir de fondement philosophique à la lutte pour la laïcité dans l’espace public, est complètement inaudible. Y compris chez nous, évidemment. Il est en effet  impossible de considérer la laïcité avec lucidité si on ne relativise pas l’importance –ou même l’existence- des divers dieux.

    Une petite consultation-maison, donc? Franchement, je serais partisan de faire une… croix là-dessus!


    • À la base, le problème, ce n’est pas les religions. C’est la constitution canadienne qui leur donne autant de pouvoir. La constitution est impossible à modifier. Ce n’est donc pas en tant que simple province que nous pourrons établir une société laïque.

      S. Bouchard

    • Ça va prendre des politiciens avec de la poigne et qui n`ont pas peur de perdre des votes pour régler le cas des religions, surtout de l`islam. Mais c`est pas ce que je vois présentement au Canada et ailleurs en Occident, et le Québec n`y échappera pas. Vous l`avez écrit vous mêmes :

      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/mario-roy/201107/19/01-4419261-la-mosqueteria.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS2

      Et voyez ce qui se passe à Londres :

      http://www.lapresse.ca/international/europe/201301/25/01-4615062-une-patrouille-islamiste-dans-les-rues-de-londres.php

      Désolez, mais en Occident, avec les politiciens qui courent après les votes et l`argent, ils ne régleront pas le cas des religions. Surtout pas avec des consultations, des sommets, des assises, des tables de travail, des états généraux, ou autres grand maux de politiciens.

      George Larimé

    • Votre paroles paroles qui en passant était bien placé, était comme celui qui pointe l’éléphant dans le salon que personne ne veut voir. Faudrait peut-être penser à le peindre bleu avec des pois blancs et y mettre un chapeau melon pour que les gens se rendent compte de l’absurdité de la situation.

      Eric Cire

    • “Normalement, la question aurait dû être réglée par la commission Bouchard-Taylor, mais elle ne l’a pas été. Pourquoi?”

      Parce que Charest a mis le rapport sur une tablette, tout simplement, ne voulant pas froisser ou offenser ceux qui votent pour le PLQ.

      Encore aujourd’hui, le PLQ démontre qu’il se contrefiche du statut du français au Québec en refusant d’appuyer des mesures plus coercitives de la loi 101.

      M Landry

    • Force est de constater que les religions peuvent être autant une solution qu’un problème.

      Ce qui me fait dire : le 21è siècle deviendra SPIRITUEL, ou ne sera plus.

      Loulou Tremblay

    • Bonjour M. Roy

      «inaptocratie» : quel beau mot. Félicitation à votre lecteur qui l’a déniché et à vous de nous l’avoir appris. Juste ça suffit à faire mon bonheur pour aujourd’hui. J’espère qu’il sera répété jusqu’à en faire crever les inaptes (et ineptes) dont il est question (mais j’en doute).

      La démocratie n’est désormais qu’un mot creux, une coquille vide. Notre régime est une “minocratie”: des citoyens passifs, des politiciens sans courage et des minorités qui mènent.

      En attendant que ça passe, si ça passe, il ne reste que trois choix: l’émigration intérieure, l’émigration proprement dite ou l’émigration “transcendantale”. PAF! Dans la gueule et que les péquistes ramassent les morceaux de cervelle.

      Bye. A+ :-|


      C. LaFrenière
      Quelque part au Qc (malheureusement)

    • Quand le «taux d’appartenance», le pourcentage de québécois disant être de religion catholique est de 69,1 %, et que le taux de baptêmes par naissance est encore de 59,9 % , pour les années 2001-2006, y’a pas un gouvernement qui va risquer de s’aliéner un minimum de près de 60% de la population en rendant la société québécoise vraiment laïque.

      Poudre aux yeux, blabla et hypocrisie.

      Pour rendre la société québécoise vraiment laïque, ça prend un gouvernement majoritaire fort, courageux et déterminé.

      Pas les PQ, PLQ et CAQ aplaventristes, gouvernant par sondages, entre lesquels nos devons choisir.

      D. Lefresne

    • Vive l’athéisme étatique et obligatoire.
      Dehors toutes les formes de dogmes religieux.
      Nous ne croyons plus au Père Noël.
      Gilles Ménard

    • Les 3 grandes religions sont, comme les plus petites d’ailleurs, des empêcheurs de touner en rond.
      Des empêcheurs de voir clair…
      Bâties pour pervertir le libre-arbitre, celle-ci devraient être bânnies partout ou “le gros bon sens” devrait primer.
      Tuons Dieu et sauvons l’homme!
      Hé ben…
      Si ce n’était pas si triste: ce serait presque drôle…

      Pierre-Jean Jacques

    • Est-ce que la vie existait avant l’invention du concept de Dieu, c’est à dire l’apparition de l’homme?
      Oui, selon le raisonnement de la science qui est supposée être neutre.
      Alors pourquoi cet acharnement à croire dans l’incroyable et les fabulations?

      Pour les Allhaseries du pays des Allahseries, ça ne me regarde pas mais ici, c’est inadmissible que ça prenne autant de place et c’est insultant.

      Eric Cire

    • Je l’ai dit mille fois, écrit cent fois: le Kébek, plus capable! Ploutocratie, minocratie, inaptocratie, peu importe le qualificatif, nous nous enfonçons. Depuis l’arrivé du PQ, le 4 septembre, c’est le foutoir total, du n’importe quoi quotidiennement, de l’improvisation. Je sens que je vais ici citer Robert Bourassa qui a déclaré à l’Assemblé nationale il y a une vingtaine d’années que le Québec deviendra ingouvernable! S’il était encore parmi nous, il pourrait en témoigner.

      Le PQ de Marois n’ai rien, absolument rien en commun avec celui de Lévesque, Parizeau, Bouchard et Landry (sans oublier Johnson). Des premiers ministres assez aguerris qui pilotaient des ministres dignes de leurs fonction (enfin, assez souvent…). Le parti de Marois, c’est la socialocratie, les socialistes en bas de soie, les illuminés et les incompétents. Seul point en commun, on veut tirer le Québec à gauche toute pour en faire une république socialiste. Difficile de savoir comment nous en sommes arrivés là dans notre histoire, mais j’ai toujours dit qu’une forte immigration francophone ou hispanophone issue de pays à tendance socialiste a fini par faire boule de neige. Les uns ici attirent leur semblables d’ailleurs et ils finissent par faire une minorité imposante.

      C’est pourquoi, je dois de plus en plus penser à quitter le Québec, peut-être pas pour aller loin, mais juste assez pour regarder ce qui s’y passe comme spectateur, non comme victime d’un système politico-social complètement en déroute.

      Pierre Gauvin.

    • @veto36
      C’est bizarre comment les perceptions peuvent être différentes d’une personne à l’autre.
      Pour moi le PQ ne me semble jamais n’avoir été autant à droite et c’est pour ça que je suis déménager vers Québec Solidaire.
      Dans les années 70 le PQ était pas mal plus à gauche et c’est là que le Québec a accompli ses plus grandes avancées.
      Depuis Bouchard l’infiltration d’un ex conservateur fédéraliste a fait tourner à droite notre parti jadis social démocrate.La seule façon d’avoir un Québec fort,riche et libre c’est avec le socialisme.
      Gilles Ménard

    • Ça me fait rire des commentaires comme ralbol qui blâme les baptêmes comme si les baptêmes étaient dangeureux. Je vais le dire parce qu`il y a trop de monde qui sont trop peureux pour le dire et qui font du relativisme culturel. Sans la religion catholique, il n`y aurait même pas de Québec aujourd`hui. Sans la religion catholique, le Québec ne serait même pas à majorité francophone. Aucun gouvernement ne pourra éliminer les religions. AUCUN. Maintenant, à vous de choisir ce que vous voulez devenir…

      George Larimé

    • Si je peux me permettre, disons que le PQ est nul, que Québec Solidaire c’est juste bon pour chialer dans l’opposition, le NPD ça ressemble à un QS fédéraliste pis que 90% du monde en on presque rien à foutre des Libéraux alors on fait quoi?

      Je ne suis pas fort sur la nostalgie du passé car les paramètres économiques n’étaient pas les même et que ceux qui sont au pouvoir maintenant et qui doivent composer avec ce que le passé leur a laissé justement comme dette à gérer.

      Eric Cire

    • Ah oui… le ”comitatisme”, vieille porte de sortie de l’impayable PQ, lorsque confronté à l’impasse.

      On crée des comités sur tous les enjeux – importants – de société, de manière à calmer le jeu, sinon la grogne populaire. Le temps passe (un an, parfois deux, voire trois), puis le ”rapport” est publié. On en fait grand état dans les médias, puis s’ensuit l’incontournable critique gauche-droite, alimentée notamment par moultes lettres d’opinion à connotation fréquemment acerbe ; puis le dit rapport, analysé sous tous ses angles par le pouvoir, finit par être… tabletté, conséquence de l’inquiétude du dirigeant péquiste quant à l’impact négatif qu’engendrerait une prise de position nette et claire en regard des conclusions du dit rapport sur les résultats du prochain scrutin populaire !

      Chère Pauline… ni plus ni moins que la digne successeure (comitatiste) de l’ensemble de ses prédécesseurs !

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • La non-croyance étant elle aussi une croyance, ne pas croire aux non-croyants mérite-t-il vraiment une Charte de la crédulité pour tous les laïcistes de la génération spontanée? Probablement pas, et c’est la raison pour laquelle nous ne croirons pas aux Chartes, ni des croyants ni des incroyants non plus, en les renvoyant tout simplement dans la Poubelle de l’Histoire avec la toute petite déesse raison de Robespierre; tout comme Maître Hegel sut si bien le faire en son temps, avec son tout petit problème de Conscience lucide parfaitement dégagée de toute ataraxie béate plutôt inutile pour penser. Mais qu’est-ce à dire au juste?

      Y. ROY, Mtl

    • Quand on ny entend rien en matière de démocratie, on forme des comités et on fait des consultations. Ainsi, les apparences sont sauves.

      R. Ducharme

    • “Vive l’athéisme étatique et obligatoire.”

      ((gros soupirs))

      Faut vraiment pas savoir ce qu’être athée* veut dire
      pour affirmer une telle énormité!

      Libre à vous d’afficher votre fanatisme anti-religieux
      mais ayez (svp) la décence de ne pas associer l’athéisme
      à votre prise de position intransigeante et extrémiste!!

      L’athéisme est une position philosophique individuelle d’abord et avant tout, une attitude, un état d’esprit pour regarder le monde de manière objective et sans peur, en essayant toujours de comprendre toutes choses en fonction et comme faisant partie de la nature.

      Pas une idéologie dogmatique qu’on peut imposer
      à ceux qui ne pensent pas de la même manière.

      Le principe fondamental de la laïcité repose sur la séparation de l’Église et de l’État, la neutralité de l’État par rapport à toutes les religions et la garantie de la liberté de conscience pour tous, qu’ils soient croyants, agnostiques ou athées.

      Tout le monde a le droit d’avoir des convictions religieuses qui seront protégées et respectées et tout le monde a le droit à la liberté d’expression qui permet de commenter et de critiquer les idées et les écrits sur la politique, le social, la culture ET la religion.

      Un véritable athée (à ne pas confondre avec un anti-théiste) ne milite pas pour la non-croyance dans une divinité quelconque et ne s’oppose pas aux croyances des chrétiens, des musulmans, des juifs…, il demande seulement que les politiques et les conventions sociales comme les lois civiles et judiciaires soient formulées à partir de la raison et de l’humanisme et non selon les doctrines religieuses des uns et/ou des autres

      *L’athéisme est uniquement l’absence de foi ou le refus de croire en une ou des déités, que celles-ci existent ou pas et l’athée dit simplement qu’en l’absence d’évidence tangible de l’existence d’un dieu, n’importe quel dieu, il doit vivre sa vie et choisir sa morale comme si aucun d’eux existe… Point à la ligne!

      Ro. Giroux

    • Pendant que le Québec palabre, Harper agit et personne ne parle vraiment. Il a créé un Bureau de la liberté de religion, il dicte les politiques de l’ACDI en favorisant les ONG selon leur idéologie religieuse et appuie “inconditionnellement” Israël. Kenney courtise outrageusement les communautés immigrantes et tout le monde n’y voit que du feu. Sans compter les positions ouvertement religieuses des membres de son gouvernement,.

      L’État canadien n’a jamais été si ouvertement religieux. On est loin de la séparation de l’Église et de l’État qui semblent plus que jamais indissociables. Le pire est que personne ne réagit alors que tout ça se produit au grand jour devant nos yeux aujourd’hui même.

      Pas besoin d’aller loin pour trouver des exemples qui nous crèvent les yeux. I. Caron

    • Les mots n’étant cependant pas qu’un ensemble d’idées pas plus que les idées une simple suite de mots, d’autres termes plus précis sont donc nécessaires pour mieux causer Philo, car à ne s’en tenir qu’aux 95 % de crédules et plus qui composeraient présentement notre si merveilleux petit monde médiatique postmoderne, c’est surtout d’une charte de la crédulité dont nous aurions peut-être surtout besoin pour parvenir enfin, qui sait? à ces sortes d’états seconds qu’il ne faudrait surtout pas étatiser au risque de devenir tous également crédules à des politiciens très inégalement crédibles malheureusement.

      L’épistémè des sciences étant en effet à la doxa des phénomènes ce que l’être peut être par rapport au paraître, cette compréhension réelle ou pas du monde ou des choses qui en découlent peut cependant ne reposer que sur des notions ou des approximations de pensée qui, lorsque systématisées en idoles sous le titre générique d’idéologies, ne pourront certes que dériver vers ces états de consicence plus ou prou nébuleux quand les praxis qui en découlent ne peuvent plus être considérées comme valides ou signifiantes; tout comme en ces théâtres de la réalité, qui d’une Lady Banana, ou quoi d’autre encore d’un Capitaine Bonhomme de Bellehumeur auxquels il serait bien vain d’obliger tous les incroyants de croire en dedans d’un certain âge mental donné.

      Une idéologie, différente donc d’un idéat ou d’une idéation, étant en effet ce rapport imaginaire des individus à leurs conditions réelles d’existence, une doxa comme celle d’un Père Noël étatique, lorsqu’érigée en système de représentation obligée de ce monde imaginaire mis en relation avec le vrai réel risquerait donc de ne devenir qu’un masque idéologique de plus pour fétichisties soi-disant bien éclairés parmi bien d’autres et derrière lequel vont se profiler toutes sortes de mythes comme de fantasmes qu’on pourrait certes faire passer pour de la pure conscience alors qu’il ne s’agira tout au plus que d’opinions non fondées et très facilement interchangeables sous le couvert de simples clichés comme de beaucoup d’autres succédanés de la PENSÉE, mais encore? Depuis quand les chartes ont-elles déjà fait penser qui que ce soit librement par hasard? Mon poisson à carré rouge, peut-être?

      Y. ROY, Mtl

    • Questions imaginaires

      Un tout petit voyage philosophique serait peut-être utile ici pour tenter de démêler un peu toutes ces fort ténébreuses confusions qu’on appelle parfois des pensées postmodernes, et si tant est que les mots ne soient pas les seules et uniques réalités du Monde, non plus que les maths ou les opinions, qui incidemment n’ont jamais réussi à créer la moindre petite réalité par ailleurs, il faudra bien retourner encore et toujours à la sphère musicale des Idées pour y voir un peu plus clair étant donné que les notes ne sauraient toutes être noires, ni même toutes blanches à défaut d’avoir été rondes plutôt que carrées comme cela tombe sous le Sens.

      Depuis Aristote jusqu’aux philosphes arabes du 12e siècle en effet, seule la Raison avait régné comme maîtresse absolue de l’Entendement, et la seule observation sous sa gouverne ayant été celle de la Nature, par laquelle on pouvait accéder aux Intelligibles et leurs essences propres, la Connaissance jusque-là s’était donc limitée à celle des réalités en tant que telles. Avec Avicenne, Ibn Arabi et beaucoup d’autres par la suite cependant, l’imagination prit de plus en plus la place de la Raison comme fondement de la Connaissance, et cet Imaginaire étant perçu comme différent de la Raison, qui était différente de la Nature, cet imbroglio persista jusqu’à la Renaissance avec son Art créatif qui devint le mode, pour ne pas dire la mode même de penser de l’Époque.

      La confusion entre les idées et toutes ces fort belles images en partie enfantines des télétounes devint donc en résumé encore plus générale; en ce sens que l’imagination ayant pris la place de l’Intellect agent d’Aristote, qui pouvait être pris à son tour pour la Pensée à certaines conditions, cet imaginaire actif ou passif qu’on pouvait prendre indistinctement pour l’âme selon certains, ou pour le Soi selon d’autres, ne devint plus qu’un simple embrouillamini artistique de plus où seules quelques petites taches impressionnistes à peine pointillistes de réalités de-ci de-là pouvaient encore guider les Sapiens dans leur quête de Sens sur le Grand tableau noir de leur Entendement. Mais en quoi une charte de la Pensée pourrait-elle vraiment obliger les Sapiens à raisonner comme du monde s’ils ne font que ratiociner dans le Grand vide tout en baillant aux corneilles pour presque rien? suite…

      Y. ROY, Mtl

    • «Le pire est que personne ne réagit alors que tout ça se produit au grand jour devant nos yeux aujourd’hui même.»

      J`ai aucun problème avec ce que fait Harper. Il comprend que le monde vivra jamais sans religion. Savez-vous que notre calendrier au Canada est basé sur la religion ? Que plusieurs politiciens Canadiens ont des funérailles dans des églises ? Vous voulez tout rayez de la carte ? Comme je l`ai dit le monde vivra jamais sans religion. Dites vous biens que si la chrétienneté disparaît du Canada, ça va être remplacé par quelque chose d`autre….

      George Larimé

    • Une autre génération de philosophes dits modernes tels que Descartes, à cette époque qui va de la Renaissance au Romantisme, se remit à cogiter de nouveau fort heureusement, et les idées étant cette fois devenues du contenu et la Conscience un contenant, ceci n’expliquait pas pour autant la Connaissance elle-même; avec ou sans ses chères petites chaînes de logique parfois si tendres aux ruminations tranquilles de nos si belles vaches sacrées d’opinionnistes qui n’osent pas toujours dire leur nom dans ces clairs-obscurs d’un Cogito qui n’est pas toujours évident au son du cor par certains soirs au fond des grands bois.

      Mais toujours est-il qu’au milieu de tous ces courants de pensée épistémiques ou de l’Être, qui allaient bouillonner de nouveau avec Kant et Cie, ou ontologiques, avec ses modèles de réalité à défaut de réalités connaissables en elles-mêmes selon Maître Hegel et sa suite, cette nouvelle philosophie de l’imaginaire qui n’expliquait pas tout de la réalité elle non plus allait cependant devenir la règle et le mode même de penser après ce constat un peu méli-mêlant que l’Homme n’était que ce qu’il s’imaginait être et rien d’autre, selon Blake; même sans chartes pseudo-sacrées par-dessus le marché. Alors que faire?

      Contrairement à Byzance, où on n’avait presque pas philosophé du tout pendant près de milles ans, ni même changé de modes ou de coiffures non plus pour faire distincts, ces merveilleux petits mondes nouveaux de la Pensée bouillonnèrent à nouveau comme du temps des Grecs barbus avec tout leur cortège de médecines et de calculations nouvelles; et tout un joyeux méli-mélo de concepts, d’analyses tout comme de fantaisies poétiques ou autres allait donc à nouveau reléguer la raison dans les sous-bois de la connaissance pileuse parmi les mélodies nouvelles de théories romantiques et de suppositions en pleines effervescences d’un Esprit revenu comme par hasard à la mode sur les nombreux traversins de l’Histoire.

      L’Imagination étant de fait le propre des symboles, voire le substrat même du langage, elle devint donc la substantifique moelle de l’âme selon Shelley; ou encore l’essence même de ses facultés, puisque le fait d’être consistait tout simplement à imaginer selon Berkeley, ou peut-être même penser selon Descartes; ce qui ne renseignait pas davantage sur la Pensée elle-même malheureusement. Alors, pourquoi faire au juste toutes ces Chartes dénuées de Pensée pour les fesses de Lady Gaga seulement dites-le moi s.v.p?

      Y. ROY, Mtl

    • Les cathos extrêmistes ont déjà fait la même chose que font maintenant les islamistes intégristes.
      Et que dire de ces chrétiens extrême qui font parti du pro vie et veulent criminaliser l’avortement comme empêcher les mariages gais.En plus d’avoir violer tous ces jeunes autochtones dans des pensionnats.
      Gilles Ménard

    • Personne dit: *je crois que je ne crois pas.* car ce n’est pas logique!!

      On dit: “Je ne crois pas.”

      Ne pas croire en quelqu’un ou quelque chose ne peut pas être une croyance puisque “croire que Dieu n’existe pas” serait une croyance en la non existence de quelque chose !

      Autrement dit …

      Une incroyance n’est pas une croyance inversée.

      Être athée est un choix philosophique qui se définit de manière négative par le refus d’une attitude (la croyance en Dieu). En l’absence d’une quelconque évidence irrésistible sur l’existence d’un ou des dieux, je dois agir comme si aucun existe, jusqu’à ce que et à moins que cette situation change.

      Ou encore …

      L’athée ne dit pas “je crois qu’il n’y a rien après la mort”, mais “je ne crois pas qu’il y ait quelque chose après la mort”.

      Ce n’est pas tout à fait la même chose.

      L’athéisme n’est pas une croyance : l’athée PENSE, estime, considère, juge que Dieu – peu importe lequel! – n’existe pas ou qu’il n’existe que dans l’imagination des croyants, mais lui-même ne croit pas. De plus, l’athée ne base pas sa réflexion sur des livres sacrés et sur un ensemble de dogmes et doctrines.

      L’athéisme est autant une croyance que l’absence de sucre dans un café est un goût ou que le fait de ne pas collectionner des timbres est un passe-temps!!

      Ceux qui insistent toujours pour dire que l’athéisme est une croyance veulent simplement ramener le débat sur le terrain de la religion – de la foi! – pour pouvoir ensuite dire : Regardez, il n’existe pas de différence entre les deux positions… les athées sont aussi dogmatiques que les croyants..

      Si l’athéisme est une croyance, alors le capitalisme l’est aussi…
      comme le communisme, le marxisme-léninisme, le socialisme,
      l’humanisme, le relativisme, l’intellectualisme, etc… etc…
      à ce compte-là, tout est affaire de croyance!

      Je pense ou je crois – parce que je ne possède pas la certitude à 100% – que l’existence des dieux est fort improbable. Je suis « sans dieu » (le A dans athéisme!) parce que je n’ai aucune connaissance/expérience réelle d’un dieu quelconque sauf dans l’imaginaire de ceux qui croient. Et je préfère étudier les faits plutôt que de me perdre en conjonctures au sujet de pures spéculations.

      J’ai hâte au jour où les croyants comme certains athées
      vont finir par comprendre que l’athéisme est une question
      de REFUS DE CROYANCE dans les dieux peu importe lesquels
      plutôt que de la NÉGATION DE L’EXISTENCE des dieux
      que ceux-ci existent ou non !

      Ro. Giroux

    • “Dites vous biens que si la chrétienneté disparaît du Canada,
      ça va être remplacé par quelque chose d`autre….”

      Pourquoi pas essayer l’humanisme laïc pour voir…?

      Avec tout le temps que la Chrétienté a eu pendant qu’elle dominait l’Occident, on aurait été en droit de penser que la vie sur la terre serait devenu plus juste et civilisée… C’est pas exactement ce qui c’est produit.

      La chrétienté n’a pas empêché l’esclavage, le colonialisme et les guerres… bien au contraire. Le progrès et la civilisation se sont créés malgré – et souvent contre! – le pouvoir qu’a exercé la Religion sur les peuples.

      La religion institutionnalisée est essentiellement un instrument de contrôle!

      En cela, les religions ne sont pas vraiment différentes des doctrines totalitaires (Maoïsme/Stalinisme) qui ont tenté de les remplacer à défaut de les détruire!

      Les unes comme les autres ont d’ailleurs misérablement failli à la tâche
      d’inculquer des valeurs morales et tenter d’empêcher les gens de s’entre-tuer.

      Ro. Giroux

    • L’ART DE PENSER

      Mais qu’est-ce donc que cette Pensée, se demandèrent tout de même quelques rares quidams demeurés modérément curieux des Grandes Choses de la Vie (GCV)? L’Intellect lui-même ou sa réflexion dans des images réelles ou mentales qui n’expliquaient pas tout elles non plus? Car enfin, à quoi pouvait bien servir à l’Homme et sa Fiancée de tout connaître sur l’Univers entier s’ils demeuraient incapables de se penser parmi tous ces caléidoscopes de tonnes et de tonnes de belles images poétiques en boucles indéfinies ou autres?

      Les puissances de l’âme selon Aristote étant devenues celles de l’imagination elle-même selon Al Farabi et son imagination créatrice, ses cinq sens devinrent déprivés d’objet propre comme de sens commun, et l’intellect agent se transforma en imaginaire actif; mais devenu objet de connaissance ou cognition lui aussi, chacun demeura cependant sur son appétit sensible ou concupiscible quant à la nature même de cette Pensée qui ne pouvait certes pas se limiter à de simples désirs de bonbons peu s’en faut.

      L’imagination selon Al Farabi étant en effet capable par elle-même de juger, analyser, associer comme différencier ce qu’on percevait des réalités, un peu à la façon de l’Intellect actif ou passif d’Aristote, cette quête de sens réel plutôt que supposé remit donc à nouveau la Raison de petits drôles tels que Descartes en éveil, et selon qui il fallait aussi penser et non pas seulement imaginer pour devenir égal à soi-même et personne d’autre plutôt que d’aller se prendre pour tous les autres tout comme à peu près 90 % de nos soi-disant veudettes postmodernes. Mais qu’importe vraiment?

      Toutes ces fort belles images mentales sans substance allaient donc bientôt finir par aller déborder sur les doux divans moelleux de la psy avec ou sans la camisole de force de la raison où trop d’Égo ne donne parfois pas assez de Cogito lorsque dépourvu d’Imago; et si tant est que ce tout petit supplément d’âme intellective que les poètes nomment parfois de l’inspiration soit vraiment différent des réalités plutôt que tous ces délicieux contes des mille et une nuits des politiciens, la question des agnostiques politiques restait toujours en suspens quant à savoir qui de la connaissance ou quoi d’autre encore de la conscience pouvait vraiment être considéré comme la Réalité en tout état de cause. Le Moi ou les Chartes?

      Y. ROY, Mtl

    • @littlepatton
      ”Aucun gouvernement ne pourra éliminer les religions. AUCUN”

      Je ne sais pas si vous savez que le but de cette charte n’est pas d’éliminer la religion mais d’en faire un choix personnel qui n’a aucun lien avec la société civile régie par des lois et les administrations publiques. Donc les signes religieux, ce sera pour chez-vous et non sur la place publique. Le gros bon sens de mon point de vue.

      Eric Cire

    • Un grand sage adepte du houla oups a dit un jour:
      ”Que ferait Dieu sans les hommes?
      Y serait dans m..de!”

      Eric Cire

    • L’ART D’ÊTRE SOI-MÊME

      Les chartes n’allaient certes pas simplifier les choses par la suite, on s’en doute un peu, car si la conscience n’était que simple supposition de l’esprit, comme certains autres allaient se l’imaginer plus tard, à quoi pouvait donc servir de ronfler inutilement de plaisir dans un Grand Vide idéel sidéral si tout objet de connaissance comme celui de l’Intellect devenait par le fait même entaché de subjectivisme le plus plat, avec comme ces implants dentaires parfaitement inutiles aux chartes tout aussi bien qu’à leurs chattes lorsque tombés à plat sur le parquet de certains théâtres des variétés? Et toutes choses restant donc égales tant dans le mental de certains particuliers que l’imagination peut-être un peu trop débridée de certains impuissants de la puissance pour ainsi dire, il ne servirait de rien de gloser davantage sur l’utilité ou non de telles chartes que celles du plaisir à défaut de pertinence plus réelle que des dentiers; et tout le reste devenant ainsi égal ou presque tant aux épicuriens du désir qu’aux stoïciens du plaisir, il ne servitait de rien de prétendre vouloir donner ce qu’on ne possède pas en cette matière comme en d’autres; comme la liberté d’en sourire avec ou sans chartes malgré tout.

      Avicenne avait bien tenté de redéfinir tout ce malstrom de la pensée imaginaire qui ne devenait plus qu’un jeu de miroirs sans possibilités de pensée propre par le pensant tout comme la télé, et les cinq sens internes ou facultés de l’imagination redevinrent le sens commun, le sens de la créativité, celui du jugement, celui de la synthèse et de l’analyse tout comme celui de la mémoire, qui ne servit plus dès lors que d’archives à cette même imagination parfois restée encore trop juvénile pour ainsi dire.

      L’âme ou l’imagination étant dès lors devenue à la conscience ce que l’intellect est à la connaissance, la pensée ne semblait plus être que cet Intellect actif qui, réfléchissant sur lui-même, pouvait dès lors faire abstraction de millions de millards de tonnes d’opinions non fondées comme de copies de leurs si belles images mentales demeurés parfaite
      ment inutiles pour l’Égo malgré tout; quitte à travailler davantage sur son Cogito qui, devenu transcendant à son tour, permet parfois aux Sapiens de se prendre pour eux-mêmes et personne d’autre; au contraire de tous ces faux jésuites laïcistes qui voudraient abuser encore de leurs chartes pour ne nous montrer que les vieilles fesses molles de Maidonnna à la télé sans plus.

      Vraiment raisonnables toutes leurs lubies? Pas vraiment à mon sens, et le mieux serait donc d’en faire abstraction sans plus pour ne pas avoir à faire vivre les avocats véreux d’une certaine déesse Isis pour résumer cette question vraiment fondamentale de droits essentiels par rapport à tous ces jeux de fesses lapidaires parfaitement secondaires finalement, comme sous la Grande Voute de Cieux médiatiques (GVCM) devenus beaucoup plus méméristes que véridiques en réalité, si vous voyez vraiment ce que je veux dire.

      Alors? D’autres mots, ou encore plus de croyances sur les non-croyances?

      Y. ROY, Mtl

    • @ralbol: 60% des québécois qui se déclarent de religion catholique, et 59% qui font baptiser, il faut décortiquer ces statistiques.
      La première: il y a bien des sondages qui ne font pas la distinction entre le fait d’être baptisé, d’être croyant et d’être pratiquant. Il y a bien des gens qui, si la distinction n’est pas faite, vont répondre qu’ils sont catholiques parce qu’ils ont été baptisés. Combien là-dedans sont croyants, pas tous, et combien sont pratiquants, encore moins. Il y a aussi le facteur immigration: nous avons beaucoup d’immigration latino, de pays catholiques où la pratique religieuse est encore intense, de même que certaines régions d’Afrique.
      59% des gens qui font baptiser, en plus du facteur immigration déjà mentionné, il faut compter les baptêmes pour faire plaisir ou par convenance plutôt que par réelle conviction. Je suis présentement entourée de membres de ma famille, collègues et amis qui ont des enfants. Je peux identifier un seul cas parmi une quinzaine où le baptême a été demandé par conviction. Tous les autres, c’était parce que ça décevrait trop papa-maman-grand-papa-grand-maman; ou “je veux nommer ma soeur/mon cousin/mon ami-e parrain/marraine mais pour que ça soit pour vrai faut un baptême,” ou même, “si mon enfant n’est pas baptisé et qu’il/elle meurt il/elle ne pourra pas être au cimetière comme tout le monde.”
      Je suis souvent en désaccord avec Richard Martineau, mais il a déjà dit qu’au Québec beaucoup de gens sont des catholiques culturels. Les éléments culturels liés à la religion catholique font partie de notre identité et de notre histoire, même pour les gens qui ne croient plus. De même, reconnaître son rôle dans notre développement n’est que justice. Voilà sans doute pourquoi il y a une telle opposition à retirer le fameux crucifix à l’assemblée nationale.

      @gillesmenard: l’athéisme obligatoire est tout autant une foutaise que la religion obligatoire. En matière de croyance on ne peut dicter le comportement des gens. La laïcité n’a rien à voir avec l’athéisme obligatoire.

      Avoir un gouvernement neutre au plan religieux est indispensable. Le mélange de politique et de religion est explosif et ne donne rien d’autre que des conflits et/ou des dictatures très oppressives.

      S. Dufour.

    • «Pourquoi pas essayer l’humanisme laïc pour voir…?

      Avec tout le temps que la Chrétienté a eu pendant qu’elle dominait l’Occident, on aurait été en droit de penser que la vie sur la terre serait devenu plus juste et civilisée… C’est pas exactement ce qui c’est produit.»

      Et vous pensez que vous allez pouvoir obtenir votre rêve humaniste laïc en tappant toujours sur la chrétienneté ? En Belgique, les chrétiens ne sont pas trop pratiquant comme nous au Canada et l`immigration est forte est qu`est-ce qui est apparu dans le paysage politique en Belgique, un parti “Islam” qui prône la charia. C`est ça votre rêve humaniste laïc ?

      http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-parti-islam-espere-que-la-belgique-devienne-un-jour-un-etat-islamique?id=7865358

      George Larimé

    • Il est tout de même assez difficile de comprendre pourquoi nous avons si peu de foi en l’humanité et que l’on finit toujours par se retrancher derrière une religion ou en opposition avec celles des *autres*…

      On ne doit pas mélanger croyances religieuses et conventions sociales… Aucun rapport entre les deux! S’il fallait que les gens aient de véritables convictions religieuses pour se faire enterrer au cimetière – pour ceux qui font encore cela! – pas grand monde s’y retrouverait!

      D’ailleurs, 50% des gens qui meurent aujourd’hui se font incinérer!

      Les couples qui se marient et qui font baptiser leur enfant à l’église
      et qui n’y remettent jamais les pieds entre les deux et après…
      Doit-on les appeler des faux ou mauvais catholiques/chrétiens
      ou des gens qui suivent simplement les conventions sociales
      et pratiques culturelles de leur époque…??

      Au Québec, la religion a longtemps fait partie et occupé une place importante dans notre histoire mais notre appartenance à celle-ci se situe maintenant, pour la grande majorité, à un niveau strictement culturel/historique et le seul débat se situe au niveau des symboles religieux (crucifix à l’Assemblée nationale) et c’est un combat d’arrière-garde qui tient surtout de la nostalgie d’un passé révolu et la crainte pour certains de perdre leurs racines et leur identité(?).

      Ro. Giroux

    • Si vous êtes inquiet à ce point, c’est que vous avez peur du loup. Les religions ne menacent pas le Québec de théories absurdes, elles sont pratiquées de manière privée et sans ostentation, sans intention déclarée d’imposer la charria ou quelconque charte imposant aux citoyens des comportements de convenance.
      Vous regardez trop du côté de républiques laïques comme la France, qui, à force de vouloir ignorer la diversité et les spécificités, ignore la réalité sociale et enferme ses citoyens qui divergent de la norme citoyenne dans des ghettos.
      Je suis athée, mais je n’en fais pas une religion.

      Jacques Saint-Cyr, Québec

    • Je constate, M.Roy, que vous conservez votre aversion pour les grandes religions monothéistes! Vos préjugés(d’où viennent-ils?) sont toujours bien là! Vous défendez votre forme d’athéisme. Repectez au moins ceux qu ne partagent pas votre point de vue. L’insulte n’est pas nécessaire!

      Michel Lebel

    • “C`est ça votre rêve humaniste laïc ?”

      @ little paton ~

      Je vous parle d’humanisme au Québec
      et vous nous ramenez la charia en Belgique !?!

      Quand on sera sur le même continent et le même fuseau horaire,
      on en reparlera!!

      Ro. Giroux

    • Si on est tous content de croire nos dirigeants dans leurs promesses de gestion farfelue, pourquoi ne pas garder notre croyance en dieu que l’on voit jamais et lui ne nous a rien promis donc on n’as rien a lui reprocher.
      n.y.grenier
      (ironie quand tu nous tiens)

    • @ rogiroux

      Le problème, c`est qu`on est juste en retard d`une couple d`année avec l`Europe. Notre tour viendra. Et c`est pas trop loin de chez nous. Juste en Ontario :

      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/mario-roy/201107/19/01-4419261-la-mosqueteria.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS2

      George Larimé

    • @ ina34

      - «60% des québécois qui se déclarent de religion catholique, et 59% qui font baptiser, il faut décortiquer ces statistiques.»

      Tout cela est très vrai, et j’en suis tout à fait conscient.

      Le problème ici, c’est que nos gouvernants ne «gouvernent» mollement que par sondages, statistiques, et consultations noyautées par des lobbies et des groupes d’intérêts. Dans un tel contexte, il est selon moi quasi impossible d’obtenir une réelle laïcisation de la société québécoise.

      Quand les québécois cesseront de se prétendre de religion catholique, cesseront de faire baptiser leurs enfants, apostasieront en masse, alors les statistiques reflèteront la véritable position de la religion dans l’échelle des préoccupations des citoyens. Alors là seulement, nos molassons de gouvernants oseront vraiment laïciser la société québécoise.

      Je ne retiens pas mon souffle…

      D. Lefresne

    • @ littlepatton

      - «J`ai aucun problème avec ce que fait Harper. Il comprend que le monde vivra jamais sans religion.»

      C’est malheureusement trop vrai.

      Le monde ne vivra jamais sans guerres, sans criminels, sans fous, sans dictateurs, sans idéologies, et… sans religions.

      D. Lefresne

    • @ little patton ~

      Une décision discutable mais on est encore loin de la charia!

      Meilleure chance la prochaine fois…

      Ro. Giroux

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