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André Pratte
J’ai reçu de nombreuses réactions (négatives, bien entendu) à mon éditorial de mardi sur les prix de l’essence. J’y déplorais l’attention excessive que nous portons tous aux variations quotidiennes des prix des carburants. À la lumière du bilan 2012 du prix de l’essence publié par le CAA-Québec, nombreux sont les automobilistes qui ont vu confirmée leur impression selon laquelle le prix augmente systématiquement les vendredis et la veille des longs congés. Ils sont plus convaincus que jamais que les pétrolières manipulent systématiquement les prix. Or, dans mon éditorial, j’ai souligné:
1) «Qu’il s’agisse de ces cas de collusion ou des augmentations du vendredi, leur impact sur le prix à la pompe est relativement marginal. Sur un prix de vente de 1,35$ le litre, le coût du brut (72 cents) et les taxes (49 cents) comptent pour 90%. »
et
2) «Au final, le prix à la pompe suit fidèlement celui du prix du brut, comme l’ont montré toutes les études faites sur le sujet au fil des ans.»
Plusieurs lecteurs ont contesté ces affirmations. Pourtant, les données de la Régie de l’énergie du Québec, comme celles d’organismes étrangers remplissant les mêmes fonctions de surveillance, sont incontestables à cet égard. Les principaux déterminants du prix à la pompe, de loin, sont le prix du pétrole brut et les taxes. Les marges des raffineurs (environ 10 cents) et des détaillants (environ 5 cents) ont un impact relativement faible, même si c’est celui qui est souvent le plus visible.
Les graphiques suivants, produits par la Régie, illustrent à quel point le prix à la pompe suit le prix à la rampe de chargement, qui lui-même est fidéle à l’évolution du prix du brut (on trouve des copies plus claires ici et ici ).
Dire cela revient-il à prendre la défense des multinationales du pétrole (dont les profits sont mirobolants, on le sait)? Ou à cautionner les pratiques parfois douteuses des détaillants? Non. Je dis seulement que multinationales et détaillants n’ont pas un contrôle aussi total sur le marché de l’essence que ce que nous, automobilistes, croyons généralement.
Bien sûr, les producteurs de pétrole bénéficient du fait qu’ils vendent un bien indispensable. Cela leur permet d’imposer des prix élevés. Mais n’oublions pas que les mêmes multinationales n’ont pu empêcher le prix du pétrole de dégringoler à moins de 20$ le baril dans les années 1980 et 1990.
Et les hausses du vendredi? Il faut relativiser. Aucun doute qu’à certains moments, les
détaillants cherchent à maximiser leurs profits en profitant de la demande accrue. Mais, de toute évidence, ils n’y parviennent pas souvent. Ainsi, selon les données de la Régie, en 2012, les prix de l’essence ont monté 14 vendredis. Selon le CAA-Québec, 8 de ces hausses sont injustifiées par la situation réelle du marché. Soit. Cependant, il faut aussi dire que le prix a baissé 37 vendredis pendant cette même année.
Le CAA-Québec déplore les hausses survenues à l’occasion de la Fête du Canada, de la Fête du Travail et de Noël l’an dernier (respectivement 4 cents, 3 cents et 5,5 cents le litre). Pourquoi, s’ils peuvent manipuler les prix à leur guise, les détaillants n’ont-ils pas haussé leurs prix à la veille de congés tout aussi importants (la Fête nationale du Québec, les vacances de la construction…)?
Bref, je ne cherche pas à défendre l’indéfendable mais à relativiser les choses. Et à faire comprendre à ceux qui veulent bien l’entendre que le problème de fond soulevé par la hausse du prix de l’essence, c’est celui de notre dépendance collective à l’égard des hydrocarbures. Or, ce problème-là n’est pas simple. En concentrant notre attention sur des phénomènes agaçants mais relativement insignifiants, on oublie l’essentiel.

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superlulu
5 février 2013
18h28
2) «Au final, le prix à la pompe suit fidèlement celui du prix du brut, comme l’ont montré toutes les études faites sur le sujet au fil des ans.»
Vous défendez votre éditorial, la Régie ou les pétrolières.
Lorsque le baril monte de $xx.xx le prix à la pompe monte immédiatement, malgré que l’essence dans les réservoirs y était avant l’augmentation.
Lorsque le baril descend de $xx.xx avez vous déjà vu une baisse à la pompe immédiate? JAMAIS.
Toutes les excuses sont bonnes. M. Montreuil a fait des disciples?
Et personne (sauf moi, j’imagine) n’a remarqué depuis quelques mois que les pratiques sont les mêmes, seulement les journées ont changé (pour préserver l’identité des innocents?).
Ironiquement ils nous disaient que la journée d’ajustement du prix pour la semaine était le mardi, dû aux prix à la rampe, bla,bla,bla…
Mainenant, c’est le lundi et il y a diminution graduelle jusqu’a la fin de semaine, ça paraît mieux.
On commence à connaître le principe, .15 d’augmentation brusque et diminution le lendemain de .03 et ensuite 1 ou 2 sous par jour pour arriver avec des aubaines le vendredi ou samedi.
De cette façon, ils ne peuvent plus se faire accuser de profiter des fins de semaine.
Faites l’exercice de surveillance et prouvez moi le contraire.
L. Trépanier
Montréal
respectable
5 février 2013
18h33
Le prix de l’essence, sujet de discussion préféré des québécois. Comme si leur vie tournait autour du prix de l’essence. Petite peuple petite vie. J’avoue toujours tanker au Costco sur ma Amex mais je ne regarde jamais le prix. C’est toujours entre 1.25 et 1.50 le litre. 2 bouteilles d’eau (1 litre) dans une distributrice me coûte 3$ j’en déduis donc que l’essence coûte 2 fois moins cher que l’eau. L’équation est simple. Chialer sur le prix de l’eau oui! Mais sur le prix de l’essence? Très peu pour moi.
Simon picotte
JeanDeslauriersMtl
5 février 2013
18h41
On va juste répéter pour les gens qui ont mal compris; 72 cents c’est le prix d’achat du pétrole brut, la matière première. 49 cents vont dans nos poches, peut être mal dépenser mais c’est ça pareil, c’est une taxe caché. Il reste grosso modo 15 cents que le raffineur et le distributeur se gardent.
Admettons qu’on trouve du pétrole au Québec. Vous voulez A) qu’on devienne raffineur B) distributeur C) investisseur D) on fait comme avant et on se prend la surtaxe et on laisse le privée se débrouiller avec leur 15 cents?
Anyway la caisse de dépôt à déjà des investissements dans le pétrole et sachant la grande qualité du gouvernement du Québec en gestion oufff…. Oui si on a du pétrole nos coûts en matière première coûterons moins cher vue qu’il n’a pas traversé l’océan, par contre les coûts de mains d’œuvre coûte pas mal plus qu’en Arabie alors il reste quoi sur le fameux 72 cents qui sera par ailleurs redistribué aux investisseurs dont investissement Québec, caisse de dépôt et placement et vos investissements personnels?
Jean Deslauriers
nadagami
5 février 2013
18h48
Oui mais un des idéaux à atteindre qu’on nous suggère, qu’on valorise, c’est d’être propriétaire unique d’une maison.
Or, pour l’être, soit propriétaire unique de la demeure que l’on habite, il faut, pratiquement au départ, chercher du côté de la banlieue.
Donc, pour devenir propriétaire unique de la demeure que l’on habite, on cherche quand on commence à travailler du côté de la banlieue. Mais si on vit en banlieue, presque tout le temps ça prend au moins un char, sinon deux, qui roule(nt) à l’essence pour se rendre au travail, et travail qui nous permet de nous payer une maison dont nous sommes le propriétaire unique, et propriétaire unique qui est un idéal encouragé à atteindre.
Cette rengaine-là un peu débile, ça fait un bon boutte que j’ai comprise où cé qu’elle me mènerait. Ça fait qu’un jour j’ai décidé d’aller vivre dans le downton d’un petit village où je travaille, et surtout downton à partir duquel je n’ai pas besoin d’une voiture pour me rendre au travail, et downton d’un petit village perdu dans les Hauts de Bellechasse où enfin je possède une maison qui ne m’a pas coûté la peau des fesses.
Daniel Verret (Nadagami)
lereveur
5 février 2013
18h59
M. Pratte,
Votre patron, Desmarais a d’énormes intérêts dans le secteur pétrolier.
Si vous écriviez des éditoriaux contre cette industrie, vous seriez relégué dans un poste de chroniqueurs ou, au pire, mis à la porte.
Peu importe ce que vous pensez, vous admettrez que vous n’avez pas le loisir de dire des choses contraires aux intérêts du maître de Sagard.
Marc Tremblay
Québec
alexpert
5 février 2013
19h15
Si vous avez des preuves que 37 semaines sur 52 le prix de l’essence a baissé le vendredi, je dis bien baissé, et non pas resté stable, je suis près à vous écouter, mais, connaissant M. Montreuil, le meilleur humoriste du Québec, et ses employeurs, je n’en crois rien.
André Lussier
sceptique
5 février 2013
19h16
vous nous fournissez des graphiques mensuels. Difficile d’en extraire des tendances. Si le lundi et mardi je mets un prix très bas mais que peu de personnes font le plein alors que les jeudi et vendredi j’élève les prix, en apparence la moyenne est bonne. Regardons juste aujourd’hui, le prix de référence est de 1,35$, donc un profit du détaillant de 0,10$. De plus, comment sont construites les statistiques, le prix minimal de la journée, le maximal, à un moment précis. On ne le sait pas, ce qui enlève tout valeur statistique à vos graphiques. Regardez juste il y a quelque mois quand le brut était ans le coin de 70$, le prix du litre était quand même dans les 1,20. Bref, la régie de l’énergie comme source, ça vaut pas cher. Un organisme gouvernemental pour surveiller un prix d’une commodité qui rapporte au gouvernement, hum, pas sûr.
M. Duquette
BrunoGenereux
5 février 2013
19h19
C’est intéressant de lire des faits sur les prix de l’essence. Ceux qui ont le plus de pouvoir le importants sur les prix sont les dirigeants des pays membre de l’OPEC qui peuvent décider d’une partie importante de l’offre de pétrole mondiale.
Les activités en-aval des pétrolières soit le raffinage et la vente au détail dégagent des marges très faibles. À titre d’exemple,Valero Energy qui œuvre dans le raffinage et la vente au détail et qui est propriétaire d’Ultramar réalise des marges bénéficiaires nettes d’environs 3%, ce qui est moindre que certaines chaînes d’épiceries et de commerce de détail.
Bruno Généreux
piedoq
5 février 2013
19h34
j en mets quand yé moins cher , si j ai à en mettre quand yé cher j en mets moins et j attends que le prix baisse pour en acheter plus
albert bela
m_landry
5 février 2013
20h31
@respectable : content de voir que vous êtes toujours aussi fier d’être Québécois!
M Landry
JeanDeslauriersMtl
5 février 2013
20h45
Perso, je fais le plein quand je passe par Lachute où il y est en tout temps 10 cents de moins qu’à Mtl!
Jean Deslauriers
apratte
5 février 2013
21h43
Monsieur
Les données quotidiennes de la Régie de l’énergie sont claires à cet égard.
André Pratte
superlulu
5 février 2013
23h03
P.S. Dans ces graphiques agrandis à 200%, on voit des pics bleus qui sont bien au delà des courbes du pétrole brut.
Il est évident que les coubes à la hausse suivent rapidement les coûts du brut, alors que la courbe descendante est très lente à réagir. D’où les pics bleus.
De loin, en page 8 1/2 par 11, c’est merveilleux, ils sont hônnetes…
L. Trépanier
Montréal
cddb
5 février 2013
23h23
Monsieur Pratte,
Il me semble que les documents que vous avez sélectionnez n’ont pas une résolution assez précise pour voir les soubresauts de la Fête du Travail ou de Pâques. L’analyse du CAA est mieux supportée par le graphique pour l’année 2012 qui montre assez bien les petites pointes des jours fériés.
http://www.regie-energie.qc.ca/energie/prodpetro/Essence_MTL%202012.pdf
La corrélation n’est pas R=1, mais…
D. G. Beacon
richard3.net
5 février 2013
23h26
C’est vrai que le prix de l’essence, surtout dans le grand Montréal, a tendance à jouer au yoyo. Ici, dans mon patelin (l’ouest de la Mauricie/l’est de Lanaudière), le litre d’ordinaire est demeuré à 124,4 cents pendant des semaines.
Évidemment, quand on compare au “bon vieux temps” de l’essence à 50 cents le litre (ou de 50 cents le gallon, il y a encore plus longtemps), on trouve l’essence très chère. Mais il faut se comparer avec les autres pour se rendre compte qu’au Québec, l’essence est encore une aubaine! Je lisais un article, dernièrement, dans lequel on disait que l’essence atteignait 1,45 euros, en France, pour le mois de janvier. Traduit en dollars canadiens, cela donne 2,15$ le litre! On se plaint presque le ventre plein!
Bien sûr, on me répondra qu’au Venezuela, on paie l’essence sous les 10 cents le litre! Ce à quoi je répondrai que si vous aimez vivre dans un endroit où l’huile à cuisson, le lait, les oeufs, et même le papier de toilette, sont plus faciles à trouver sur le marché noir que dans les magasins officiels, gérés par l’état, ben allez-y! Paraît qu’il n’y a jamais de neige, en plus, là-bas! Mais on dit que c’est un brin plus violent qu’à Montréal, par contre! Bref, à vous de juger!
La meilleure recette, pour avoir des carburants moins chers, serait de réduire la taille du gouvernement. En fait, de tous les gouvernements. Plus de libertés, pour les citoyens, égale moins de fonctionnaires qui ont le nez planté dans leurs affaires, et à terme, moins d’impôts et de taxes. Mais avec les politiciens actuels, ce serait comme demander à un alcoolique de couper dans la boisson; il sera d’accord au départ, mais sans un plan clair et précis, ça ne durera pas!
Richard Dupuis
Maskinongé
benton_fraser
5 février 2013
23h48
@respectable
Je consomme beaucoup moins de litre d’eau que ma voiture de litre d’essence…. et mon moteur tourne plus longtemps!
P.S.: Et je fais le plein en essence purement québécoise, c’est-à-dire l’eau du robinet! (Tant qu’il ne sera pas contaminé par la production du gaz de schiste!!!)
D. Côté
waddle
6 février 2013
01h28
Le prix du pétrole à suivi l’inflation au cours des décennies, sans explosé si on le compare à d’autres ressources il n’a presque pas augmenté.
Le prix des aliments lui a explosé. Voir le kilo de pomme de terre, de tomate ect…
Un litre d’essence à la pompe c’est le prix d’un litre d’eau en bouteille (plastique donc encore du pétrole, les ordinateurs, les tablettes, les vêtements, tout est issus du pétrole),
Si on regarde le pétrole qui sert à l’automobile :
Avec 6 litres d’essence on peut faire effectuer 100km en 1heure à un véhicule chauffé, éclairé transportant 5 personnes.
100km, c’est 7 jours de marche pour des adultes en bonne condition physique.
Alors, en vivant sur les guerres qui servent à maintenir un prix faible à la pompe, le Canada s’endort sur une ressource épuisable dont l’humanité ne tire pas encore le maximum des capacités. Aucun investissement n’a été fait pour d’autres voies.
Chris waddle
gillesmenard
6 février 2013
01h49
Pouvez-vous changer de cassette?On en a marre de vos problèmes de pétrole de l’ere des dinosaures.
Il serait temps de passer à autre chose tel la faim dans le monde,le logement des personne qui paient + que 50% de leurs budget juste pour le loyer d’un coqueron,Des jobs simples pour du monde simples qui veulent juste vivre simplement au lieu de penser à vouloir s’enrichir pour devenir obèse de la sur consommation.
Mort au fiscalistes du pétrole,c’est passé date.
Gilles Ménard
dcsavard
6 février 2013
01h56
@superlulu,
le pétrole qui est dans les réservoirs a été acheté depuis plusieurs mois, parfois jusqu’à un an avant qu’il s’y trouve. Mais, cela ne change rien à l’affaire, parce que le pétrole que vous allez consommer dans six mois doit être acheté maintenant au prix de maintenant. Ce n’est pas parce qu’il y a un décalage entre l’achat et la consommation que le prix à la pompe n’a pas à suivre le prix du marché. Il serait impossible de faire payer le prix courant au prix payé il y a six mois alors qu’il faut faire des achats six mois à l’avance au prix courant, cela reviendrait à financer ces achats au gros prix et il faudrait de toute façon refiler la facture d’une façon ou d’une autre au consommateur.
Est-ce que vous seriez plus enclin à comprendre que le prix que vous payez à la pompe réflète le prix d’il y a six mois et que ce prix pourrait être plus élevé que le prix courant? Pas plus, vous rouspèteriez que c’est scandaleux que le prix à la pompe augmente alors que le prix du brut diminue.
Les consommateurs de pétrole comprennent rarement comment fonctionne ce marché et quels risques doivent encourir les pétrolières. Ce ne sont pas toutes les pétrolières qui réussissent à dégager d’énormes profits. Sur les forages, il y a des pertes énormes. La prospection coûte cher et l’exploitation dans des conditions extrêmes aussi. Les instabilités politiques ont aussi une influence quasi instantanée sur le marché, parce que le marché ne produit pas assez pour la demande, donc la moindre fluctuation provoque des soubressauts de tout le marché.
Mais, bon, j’imagine que cela ne sert à rien d’essayer d’expliquer quoique ce soit.
D. Savard
g.duquette
6 février 2013
05h31
…le prix. C’est toujours entre 1.25 et 1.50 le litre. 2 bouteilles d’eau (1 litre) dans une distributrice me coûte 3$ j’en déduis donc que l’essence coûte 2 fois moins cher que l’eau. L’équation est simple….
Non, votre équation est simpliste et non simple.
Pour votre gouverne, le coût moyen de production d’un mètre cube d’eau (1000 litres) 1.50$/1000 litres pour les municipalités au Québec. Ce qui donne un coût de 0.15 cent/litre.
Pour ce qui est du coût de production d’un baril de pétrole,
Un baril de pétrole = 159 litres
Le prix du Brent est à 116.52$/le baril (Le Brent est le pétrole de référence au Québec)
Ce qui équivaut à 73,28 cent/litre soit 488 fois le coût de production d’un litre d’eau.
Fait que si cela vous chante de comparer comparez donc des formats équivalents. Genre un format de 18-20 litres d’eau embouteillée (2-4$) avec le 20 litres d’essence (27.80$) que vous mettez dans votre bazou
Point n’est utile d’ajouter que les fonctionnaires municipaux (col bleus) sont des plus qu’efficace dans la production d’eau potable.
G.Duquette
jazzcat
6 février 2013
06h50
Ben oui M. Pratte on le sait: vous et vos patrons ont des actions dans les pétrolières. Vous vous faites du cash en exploitant les autres, c’est ça la lucidité du néo-libéralisme.
Maintenant, pour une fois dans ta vie, essaie donc de faire quelque chose par toi-même au lieu de récolter le champs que papa à labouré pour toi.
Peut-être que si tu étais capable de faire des efforts par toi-même, tu comprendrais que le prix de l’essence prend à la gorge des million de québécois, québécois pas assez chanceux d’avoir un papa qui a élevé des bébés gâtés.
A. Sanchez
superlulu
6 février 2013
06h52
@DCSavard: L’essence que nous consommons à la pompe est acheté UN mois à l’avance.
Ce qui n’explique pas les hausses de des milliers de litres qui restent au DÉTAILLANT.
D’ailleurs je ne faisait que mettre en relief les ”habituelles” comparaisons de M. Pratte.
De plus, je ne critique rarement le coût de l’essence à la pompe, n’ayant aucun levier pour le faire contrairement à plusieurs autres biens de consommation.
Mon seul levier? En mettre moins et attendre la vente hebdomadaire.
L. Trépanier
Montréal.
dcsavard
6 février 2013
08h34
@g.duquette,
le prix du Brent sur le marché n’est pas son coût de production, mais le prix que quelqu’un est prêt à payer pour l’acheter. En Irak, il en coûte aussi peu que 1$ pour produire un baril de pétrole alors qu’en Alberta cela tourne autour de 30$/baril.
Personne ne vend un produit le prix qu’il coûte à produire, économie 101.
D. Savard
re3e
6 février 2013
08h43
@nadagami
mauvais calcul ,
la difference de prix (une fois) de l’hypotheque sur 20 ans est autrement inferieur au cout de possession de deux voitures (achat, entretient, essence……..temps et stress)
oui j’ai paye plus cher a montreal , mais je n’ai plus de voiture , au depart minimum 15000$ d’economise , ensuite entretient + essence , on vas dire un 10 000$ annuel , ca fait 9 ans que je suis proprio , donc 9 X 10000 + 15000 = 105000$ ca c’est 1/3 de mon hypotheque , si je couvre mon hypo complete : 20X10000+15000 ca fait 215000, ca ca deviens 1/2 de mon hypotheque , et la on considere que ma petoire tofe 20 ans et qu’il n’y a pas d’inflation (pour te donner une idee quand j’ai achete le litre etais en dessous de 1$) , si on se raproche plus de la realitee on change une baniole aux 7 ans ca fait plus 20 X 10000+3X15000 = 200 000 + 45000, la je depasse le 1/2 d’hypotheque , rajoute la deuxieme voiture et je viens de payer mon duplex tout seul .
ensuite , je travaille au centre ville , en metro ca me prend exactement 17 minutes (le meme trajet en voiture autour de 35 minutes) on vas dire que mon 17 minute est a 10$ , ca fait 20$ en temps gagne par jour , 100$ par semaines 5200$ par annees , et tout ca sans le stress de subir les mongols stresses pcq ils sont dans le traffic depuis deux heures.
ensuite calcul la difference de retours en investissement sur 20 ans entre un bungalow dans une des banlieu plates et un duplex a 15 minutes du centre ville , je regarde celui de mes parents qui sont pas loin du +300% sur 20 ans et je rigole comme un malade tout les matins quand je marche un viaduc enjambant decarie pour me rendre au bureau.
mais bon merci a vous les banlieusards a la paresse intelectuelle qui fait que vous avez pas fait ce calcul avec le litre a 0.80$ , ca fesais moins d’acheteurs sur le marche quand j’ai achete , donc j’ai paye moins cher , et quand le litre sera a 2$ voir 2.5$ je vous atendrais avec des augmentations de loyer
beu bye les pas smatt
tom bombal
-alexandre-
6 février 2013
09h21
Les prix à la pompe sont de retour à $1.45/ litre à Montréal alors que le prix du Brut se situe toujours sous les $100, soit $95 en date d’aujourd’hui.
Comment expliquer qu’on paie aussi cher, sinon plus cher qu’au sommet en 2008 alors que le prix du brut atteignait 140$?
Vous voulez nous faire croire que les taxes ont augmentées d’environ $0.40 par litre?
De plus, les graphiques de la régie sont difficiles à lire, mais si vous regardez bien, le spread entre le prix minimal à la rampe de chargement et le prix de détail à Montréal a augmenté de $0.40 à $0.50, soit une hausse significative de 20%.
Enfin, le problème du prix de l’essence ne vient pas seulement des détaillants mais des raffineurs dont les marges ne cessent d’augmenter au fil des années. Ainsi, le prix minimal à la rampe de chargement était de $0.95 par litre au sommet en 2008 avec un baril à $140 alors que ce prix minimal est maintenant de $0.78 par litre avec baril à seulement $95!
En ratio simple, nous parlons d’une autre augmentation de 20%!
Conclusion: sans même tenir compte des taxes, nous avons assisté à une hausse de plus de 40% des coûts chargés aux consommateurs entre le baril de pétrole et la pompe.
Alexandre Turmel
-alexandre-
6 février 2013
09h47
@André Pratte
J’aimerai également que la régie ou quelqu’un m’explique comment ils colligent leurs données.
J’étais peut-être perdu en Mongolie intérieure mais pourquoi lorsque le baril s’est effondré de $140 à $35-$50 entre novembre 2008 et avril 2009, on n’a jamais vu une chute équivalente (soit 60%) des prix à la pompe?
Qui a empoché cette différence?
Faisons un calcul rapide: il y a 4 taxes sur l’essence.
Si je retire les taxes d’assise de $0.28 pour la région de Montréal, j’obtiens un prix autour de $1.12 par litre en considérant un prix au maximum de $1.40.
Si j’y retire encore la marge normale des détaillants de 5 cents, on obtient $1.07.
Considérant que toutes les autres taxes (TPS & TVQ) et autres coûts sont des fonctions du prix du baril, on aurait dû voir quelque part une chute équivalent à 60% de ces coûts, soit un prix au litre de 43 cents.
En y ajoutant les coûts que j’avais enlevé plus haut, on obtient alors un prix au litre si les marges s’étaient maintenues de $0.76 par litre.
Est-ce que quelqu’un dans notre belle province a vu un tel prix entre novembre 2008 et avril 2009?
Alexandre Turmel
g.duquette
6 février 2013
10h21
@ DCSavard
Merci de m’avoir corrigé. C’est mon erreur j’ai confondu ce matin coût de production et cours du marché.
à 1$ le baril cela revient à 0.62 cent le litre et à 30$ cela revient à 18.9 cent le litre. Tout de même plus que le 0.15 cent le litre pour l’eau potable.
G.Duquette
anonymous99
6 février 2013
10h26
M. Pratte utilise seulement les données qui font l’affaire du cartel … Triste d’être à la solde d’une entité corporative et fictive !
C Tremblay
dcsavard
6 février 2013
10h37
@-alexandre-,
vous auriez dû consulter le graphique des prix avant de vous avancer avec vos chiffres, le prix du baril s’est effondré de 85$ à 35$ durant la période que vous mentionnez. Le brut n’était pas à 140$/baril comme vous le dites. Ensuite, vous verriez aussi que le prix à la pompe a suivit fidèlement le prix du brut.
D.Savard
nike
6 février 2013
10h42
Plus que de lancer des pierres et chercher un coupable je préfère être à la recherche de solution.
à une certaine époque le raffinage pétrolier était un gros employeur, je le sais on habitait MTL-Est. Mais maintenant les raffinerie ne pèse plus du tout dans la balance t le gouvernement du Qc pourrait décrété que les raffineur ne peuvent plus détenir un réseau de distribution.
il y aurait une sépération réel entre le cout de production et la distribution et il serait moins possible de jouer sur les prix. La concurence pourrait mieux jouer son roledans la distributon et le rafinage.
Bernard Théroux
Hochelaga
roubaix
6 février 2013
10h54
Vous pouvez bien ergoter tant que vous voulez pour faire l’intéressant sauf que d’année en année les profits des pétrolières nous coupent le soufle!!!
Tous connaissent votre penchant…
Pierre Marcoux
armani005
6 février 2013
11h00
J’ai vécu 5 ans en Allemagne et je ne considère par le prix de l’essence élevé au Québec.
John Armani
ralbol
6 février 2013
11h16
Ce qui est indéfendable, c’est la spéculation.
Ce petit jeu de cupides crasse, qui fait que le prix de tous les produits ne reflète en rien le travail nécessaire à leur obtention.
Ce petit jeu malade qui en est maintenant à fausser le prix des aliments, affamant des peuples entiers, et volant les autres.
Ce petit jeu de bandits, qui fait que le prix du pétrole ne reflète que… le prix de la spéculation.
D Lefresne
respectable
6 février 2013
11h16
@g.duquette : Comme plusieurs québécois, je ne bois que de l’eau en bouteille. Je n’ai aucune confiance dans les fonctionnaires pour vérifier la qualité de l’eau publique. Je ne rouvre jamais une bouteille d’eau qui n’est pas scellée. Je paie donc mon eau 1.50$ en moyenne dans une distributrice et je trouve un peu cher. Le gaz lui n’est pas assez cher étant que cette ressource n’est pas renouvelable.
Simon picotte
chapala1
6 février 2013
11h34
L’intervention de “Superlulu” le dit vrai, votre opinion sera bienvenu à ce sujet M. Pratte. On aime bien nous comparer avec nos voisins du Sud, eux le prix monte avec le prix du brut, mais il décend aussi quand le brut s’asjuste vers le bas. Alors pourquoi au Canada on ne peut pas faire pareil?
Werner Zuercher
antoine.grenier3
6 février 2013
11h50
respectable
5 février 2013
18h33
Le prix de l’essence, sujet de discussion préféré des québécois. Comme si leur vie tournait autour du prix de l’essence. Petite peuple petite vie. J’avoue toujours tanker au Costco sur ma Amex mais je ne regarde jamais le prix. C’est toujours entre 1.25 et 1.50 le litre. 2 bouteilles d’eau (1 litre) dans une distributrice me coûte 3$ j’en déduis donc que l’essence coûte 2 fois moins cher que l’eau. L’équation est simple. Chialer sur le prix de l’eau oui! Mais sur le prix de l’essence? Très peu pour moi.
Simon picotte
Si je devrais écrire un livre sur le sophisme, je prendrais ce petit bijoux en premier!
-alexandre-
6 février 2013
12h54
@dcsavard
Mais vous avez tout à fait raison!
Le prix du baril n’a pas atteint 140$, il a plutôt atteint 145$ en juillet 2008!
Le plancher quant à lui se situe en décembre 2008 à 30$.
Apprenez à consulter des données avant d’essayer d’avoir l’air malin.
Et maintenant, reprenez mon analyse, recommencez vos calculs et vous verrez que le spread s’élargit sans cesse.
Alexandre Turmel
souverain
6 février 2013
13h03
@BrunoGenereux 5 février 2013 19h19
Vous écrivez sur tous les blogues : «C’est intéressant de lire des faits sur les prix de l’essence. Ceux qui ont le plus de pouvoir le importants sur les prix sont les dirigeants des pays membre de l’OPEC qui peuvent décider d’une partie importante de l’offre de pétrole mondiale.»
Ho là monsieur: prétendre que c’est l’OPEP qui a le «pouvoir», c’est rouler les gens dans la farine (ou l’huile à moteur selon)!
Considérant que ce sont les pétroleuses qui possèdent la technologie, qu’elles décident d’accumuler des réserves pour boycotter ou pas un pays producteur en particulier , qu’elles ont un droit de vie ou de mort sur un pays producteur comme ce fut le cas avec la guerre du Golf, d’après vous, qui a le «pouvoir» M.Généreux ?
J’invite les internautes (ainsi que vous-même M.Pratte) à lire le livre « Les Cinq Sœurs», qui raconte les «combines» des 5 pétroleuses dites les «Cinq Sœurs»…vous allez tomber en bas de votre ordi !
Bonne lecture !
Robert Alarie
michelnotredame
6 février 2013
13h06
Le prix de l’essence devrait se situer autour de 75 cents le litre, pas plus.
Advenant que l’on exploite de pétrole québécois, le prix devrait passes à 50 cents le litre, pas plus.
On en a marre de se faire rouler par un paquet d’intermédiaires, qui s’en mettent plein de poches.
Michel Notredame
easyrider
6 février 2013
13h07
Je profite de la région de Berthier pour faire le plein ou Costco. TOUJOURS moins cher. Berthier près de la 40…le prix tourne autour de 1,24 et 1,33 depuis des lunes EXCEPTIONNELLEMENT il monte au-delà de 1,33 $ le litre. Pourtant le garage paie un prix( X ) et se contente d’une marge
( Y ). À montréal les stations se contentent pas d’une marge( Y ) ils prennent ( Y + 3 cents ) et souvrent il y a un différentiel de plus de 10 cent le litre entre Berthier et Montréal. À Montréal, le prix part à la hausse par les mêmes garages environ 6 au total qui donne le ton sur Y+3,4 ou même 6 cent le litre de plus qu’ailleurs. Allez vous inscrire sur le site de ESSENCEMONTREAL qui vous envoie un courriel 6 heures à l’avance sur une hausse qui s’en vient. Des génies ? Pas du tout. Les 6 garages sont sur une ”watch list” et ESSENCEMONTREAL communiquent aux membres le pas de hausse ou une hausse de X cents d’ici demain matin.
Pourquoi les stations changent le jour où ils vont augmenter le prix? Facile. Pour éviter de montrer un pattern de hausses du vendredi ou long week-end….ils baissent des journées prévisibles de bas achalandage pour bien paraître et augmentent une journée où tout le monde ira à la pompe. ILS RECOIVENT À TOUS LES JOURS LA CONSOMMATION (les ventes de litres) des stations. Sur une grille ils peuvent donc prédirent que si la consommation moyenne est , disons 20 millions de litres et qu’une journée donnée il y a un consommation de 30 millions de litres, ils baissent le prix le lendemain, journée de petite consommation et si une journée de 50 millions de litre nous amène tous en moyenne à refaire le plein dans (N) jours….Et bien dans (N) jour le prix sera à la hausse et comme ca, ce n’est pas toujours la même journée qu’une augmentation arrive. Dans Lanaudière, il y a aussi le phénomène HARNOIS qui maintient ses prix toujours plus chers de 3 cents en moyenne, là où il est concentré ( St Gabriel, Mandeville, St Félix ) ie) il est presque seul.
Marcel Lapierre
anonymous99
6 février 2013
14h16
Notre prix à la pompe est spéculé à la bourse de Londres, un système globalisant basé sur de la maipulation et spéculation financière n’est jamais précurseur de succès …
C Tremblay
rightman
6 février 2013
14h36
Le prix de l’essence? Des pinotes. Ca ne coute pratiquement rien de rouler. On peut se rendre partout, pour quelques dollars! La liberté n’a jamais été aussi abordable. C’est aussi juste une petite fraction du cout de fonctionnement d’une voiture: si on compile le cout d’achat, de maintenance, de stationnement, d’assurance, on verrait bien que c’est pas mal plus cher qu’un 50$ de gaz aux deux semaines…
La semaine dernière encore, j’ai fait le plein a 3.49; il est ou le problème?
T. Rightman.
gillesmenard
6 février 2013
15h43
Y a-t-il quelque chose de plus ridicule que d’acheter de l’eau???
Payer pour du pétrole pour faire une bouteille de plastique contenant de l’eau???
Et cette eau provient du même endroit que celle de mon robinet!!!
Gilles Ménard
pager
6 février 2013
17h48
@gillesmenard
6 février 2013
15h43
“Payer pour du pétrole pour faire une bouteille de plastique …Et cette eau provient du même endroit que celle de mon robinet…”
Faux ce que vous dites. Cette eau a été traitée pour en enlever les substances indésirables (Chlore par exemple)…Elle a donc une valeur ajoutée et le contenant de plastique (Fabriqué avec le pétrole) doit couter de 3 – 5 cents…donc négligeable sur 1,50$!
Vous démontrez encore une fois votre ignorance de l’économie!
Gilles Tremblay
dcsavard
6 février 2013
21h08
@-alexandre-,
peut-être devriez-vous citer vos sources. Voici les miennes: http://www.regie-energie.qc.ca/energie/archives/graphiques/brut_graph_historique2013.pdf
Rien dans le graphique de la régie de l’énergie ne montre un baril brut de Brent à 145$.
D. Savard
gillesmenard
6 février 2013
22h31
@pager
Le chlore s’évapore très vite,aucun traitement particulier n’est nécessaire.
J’empli mon contenant de verre et le laisse reposer 10 minute sur le comtoir afin que le chlore s,évapore,ensuite je met le contenant au frigo.
J’en ai fait boire à des gens qui achetaient de l’eau et ils n’ont vu aucune différence.Ceci étant un test à l’aveugle.
Depuis ils ont cesser d’en acheter.
Gilles Ménard
dencour
6 février 2013
23h06
En juin 2008, le Texas light avait été propulsé jusqu’à 147 $ le baril. En décembre 2008, suite à la débâcle boursière, il était à 30$ le baril : preuve flagrante que la majorité du prix du baril (qu’il soit Texas light ou Brent) n’est que pure spéculation. Qu’avez-vous à répondre à cela, M. Pratte ! Par pitié, arrêtez donc de défendre l’indéfendable ! Un peu de dignité SVP !
D. Courbron
-alexandre-
7 février 2013
12h19
@dc savard
Arrêtez de consulter les données de la régie.
Comme je l’ait dit, je ne sais pas comment ils compilent leurs données, mais ça semble suspect.
Allez cherchez l’information à la source sur le LSE ou le CME, ou à la rigueur sur Bloomberg.
Au pire, faites une recherche sur le max et le min atteint par le pétrole et vous verrez que mes chiffres sont exacts.
Alexandre Turmel