Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 16h06 | Commenter Commentaires (27)

    Et si votre médecin vous vendait des pilules?

    docteur_mNDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Comment réagiriez-vous si votre médecin de famille, ou l’omnipraticien qui vous reçoit à sa clinique sans rendez-vous, voulait vous vendre les médicaments qu’il vient de vous prescrire? Trouveriez-vous pratique de ne pas avoir à aller à la pharmacie? Ou seriez-vous en train de vous demander si vous avez vraiment besoin du médicament en question?

    Ce n’est pas pour rien que le Code de déontologie des médecins leur interdit cette pratique (art. 76).

    Pour combien de temps? «La Fédération désire obtenir également, de façon à toujours mieux favoriser l’accès aux services pour les patients, le pouvoir pour tous les médecins omnipraticiens, de vendre les médicaments qu’ils precrivent (sic) à leurs patients. Elle cherchera en conséquence à obtenir les modifications législatives et réglementaires appropriées», a indiqué le syndicat des médecins de famille (FMOQ) au Registre des lobbyistes.

    Il y a loin de la coupe aux lèvres, si elle s’y rend jamais. La FMOQ n’a fait encore aucune représentation, me dit son porte-parole, Jean-Pierre Dion. L’organisation a inscrit cette information au registre des lobbyistes par souci de transparence, parce que son conseil général lui a demandé d’étudier cette possibilité.

    Les médecins de famille sont inquiets des nouveaux pouvoirs de prescription qui seront bientôt donnés aux pharmaciens. Plusieurs craignent que les renouvellements d’ordonnance qui pourront ainsi être faits retardent le diagnostic de problèmes de santé plus graves.

    Et ils sont agacés de voir que les pharmaciens pourront désormais prescrire des médicaments sur lesquels ils feront un profit sans que cela soit considéré comme un conflit d’intérêt, alors qu’une telle chose demeure inacceptable de leur part.

    Les médecins de famille veulent-ils vraiment vendre des pilules, ou essaient-ils seulement de choquer pour provoquer la discussion ? Ce n’est pas clair pour l’instant.


    • Vraiment pas clair, en effet. Mais qu’est-ce que c’est que cette chasse gardée des médecins? Je ne crois pas que quiconque va s’attendre à se faire prescrire des médicaments pour le coeur ou contre le cancer par le pharmacien sans être passé chez un médecin.

      Par contre, pour le monsieur qui a des problèmes de thyroïde depuis 30 ans et qui prend le même médicament, au même dosage, depuis de longues années, aucun problème à ce que le/la pharmacien(ne) lui donne ce médicament sans une prescription récente d’un médecin, mais le/la pharmacien(ne) peut rappeler au client qu’il faut quand même voir son médecin pour un bilan santé et bilan sanguin occasionnel.

      Je ne veux absolument pas que mon médecin me vende des pilules. Mon pharmacien tient un bien meilleur registre de mes médicaments que mon médecin, sans compter qu’il pourrait arriver des circonstances où j’aurais eu à voir un autre médecin et que j’aie oublié de le mentionner (e.g. une visite aux urgences…).

      Il me semble que si c’est impossible à un(e) patient(e) de se rendre à la pharmacie dès qu’une prescription est émise, le médecin peut appeler la pharmacie, peut même leur envoyer un fax, quitte à remettre la prescription papier à la prochaine visite à la pharmacie ou au livreur.

      La FMOQ devrait cesser de s’exciter le pompon et de se serrer les coudes contre une attaque inexistante: ils ne vont que se faire mal aux coudes! Il y a déjà assez de lacunes dans le système, de gens qui n’ont presque pas d’accès à un médecin sauf sous le truchement d’une visite aux urgences, un rappel à la réalité vécue par les citoyens ne ferait pas de mal.

      Josette Lincourt

    • Il m’est arrivé à quelques reprises de consulter la pharmacienne pour des ‘petits bobos’ afin de savoir si certains médicaments en vente libre pouvaient m’aider. Franchement, la plupart du temps, je suis repartie avec rien du tout, car elle n’a pas eu l’impression que ça pouvait être bénéfique. La dernière fois, elle s’est même excusée de ne rien me vendre. D’emblée, je n’ai pas vraiment d’inquiétude sur l’utilité d’un médicament recommandé par un pharmacien ou un médecin. En plus, le médecin est déjà payé pour la consultation, vendre un médicament ne serait qu’un ‘bonus’ alors que pour le pharmacien, c’est son seul revenu. Je pense qu’ils ont déjà pas mal d’autres chats à fouetter, mais si les omnis veulent aussi vendre des médicaments, ça ne me choquerait pas outre mesure.Sophie Lapointe

    • Quand j’étais à l’université mon médecin m’avait suggéré de prendre du Ritalin car j’étais parfois fatigué étant donné mes études en médecine dentaire.

      Après quelques recherches sur l’Internet j’ai jeté sa prescription au poubelle. J’e n’avais pas besoin de cette “dope”.

      Joachim Peiper

    • Les medecins ne devraient pas vendre des médicaments et les pharmaciens devraient s’abstenir de poser des diagnostic, il me semble que c’est évident. Il y a une raison pour laquelle on divise ces tâches.
      J’ai l’impression que ceci n’est qu’une vengeance enfantine contre les pharmaciens qui tentent d’obtenir plus de pouvoirs.
      Coudonc, ils font pas encore assez d’argent ces gens là?

      F. Gagnon

    • Il est important de rappeler qu’à l’origine le droit de vente de médicament a été retiré aux médecine car cela les plaçait en conflit d’intérêt étant donné qu’il tiraient profit des médicaments prescrits. A partir du moment où un pharmacien qui est aussi souvent propriétaire de dépanneur dans lequel il prétend être un professionnel de la santé entre le rack de chips et celui du chocolat à le droit de prescrire un médicament sur lequel il s’enrichit, je ne vois pas en quoi il faudrait considérer que l’intégrité de ces derniers est supérieure à celle de médecins. Ce groupe de “professionnels de la santé” qui jusqu’à il y a quelques années vendait des cigarettes au comptoir caisse de leur établissement aurait fort à gagner en crédibilité en se concentrant sur ce quoi ils ont été formés: valider des prescriptions et vendre des médicaments dans des établissements digne de la tâches qu’ils occuppent.

      V Brodeur

    • Il y a quelques objections qu’on pourrait formuler à ce sujet.
      1-La nécessité de vérifier les ordonnances avant de distribuer le médicament. Le taux d’erreur de prescription est plutôt préoccupant selon le nombre de refus facturés par les pharmaciens à la RAMQ. Cela comprend les allergies, les interactions médicamenteuses et les contre-indications dues à des problèmes de santé qui peuvent causer des dommages graves aux patients s’ils prennent la médication initialement indiquée.
      2-Le manque de temps pour les médecins de conseiller adéquatement les patients sur la façon de prendre les médicaments, sur la gestion des effets secondaires et l’adhérence au traitement.
      3- Le manque de temps et de ressources pour les médecins de gérer les assurances et l’inventaire liés aux médicaments. Cela serait carrément impossible dans une clinique médicale qui ne possède pas de système informatique.
      Il y a donc de serieux doutes sur le réalisme pour les médecins de vendre les médicaments lors que les pharmacies sont disponibles pour le vendre.
      Quant aux pharmaciens, la loi 41 régularise la situation sur le terrain et permet le remboursement de certains actes déjà faits par les pharmaciens via les ordonnances collectives notamment. Aussi, les pharmaciens prescrivent depuis quelques années le plan-B de façon totalement indépendante et on n’a pas relevé de problème de conflit d’intérêts. Il faut aussi noter que les pharmaciens ne prétendent pas diagnostiquer de condition particulière et ne font que suivre des guides de pratique tout en référant les cas nécessaires, ce qui diminue la charge des médecins et des urgences.
      Zhi Heng Zhang

    • Qu’ils se contentent donc de faire leur job !

      Il me semble qu’ils ont déjà assez de pain sur la planche!

      Il serait temps de mettre au pas ces enfants gâtés !

      Pierre Mayers

    • Les frontières ne sont plus étanches entre les différents intervenants. On trouve des aspirines et autres dans les épiceries, du pain et du lait dans les pharmacies. On pourra consulter les pharmaciens pour renouveler nos prescriptions ou pour des problèmes mineurs. Les podiatres nous vendent des orthèses tout comme les orthésistes. Alors que les médecins nous vendent des médicaments au lieu de nous donner des échantillons, c’est ni plus ni moins, qu’un peu plus de la même chose. L. Paquette

    • Personnellement, je serait choquée que les médecins puissent vendre des médicaments…

      Moi aussi je suis tannée de cette chasse gardée des médecins. Comme l’a mentionné jolico, les pharmaciens ne pourront pas prescrire n’importe quoi! De plus c,est parce que les médecins s’indignent que les pharmaciens vont vendre des médicaments… heu attends c’est ça qu’ils font à longueur de journée!

      Le médecin est le spécialiste du diagnostique, le pharmacien celui des médicaments et de leur nombreuses interactions! Combien de fois le pharmacien doit réviser l’ordonnance d’un médecin à cause d’interactions avec les autres médicaments prise par une personne?!? Trop souvent! Les médecins sont aussi parfois en “retard” sur les avancées des médicaments, prescrivent des médicaments discontinués ou prescrivent des médicaments de première génération alors que ceux de 2e sont plus efficaces. Combien de médecins prescrivent les médicament brevetés plutôt que les génériques!!! Le pharmacien est le dernier rempart contre les erreurs médicales (concernant les médicaments). Il en connait beaucoup plus qu’un médecin sur les médicaments!

      À chacun son métier, et les vaches seront bien gardées!! Gabrielle Adam

    • Rien n’interdirait aux médecins versés dans l’art de vendre aussi du potte sur prescription tant qu’à faire. Ou encore des pilules de soda tout comme ces charlatans d’Afrique où plus de 50% des produits dits libres sur le marché sont de simples placebo sans valeur. Non! Vraiment. Très mauvaise idée. Sauf peut-être un peu de gin contre la grippe à l’occasion. Mais tout cela serait-il vraiment nécessaire? Y. ROY, Mtl

    • Les médecins sont pour l’immense majorité installés sur ou à côté d’une pharmacie dont ils sont les locataires…. ‘nuf said: envoie-moi des clients et ton loyer ne te coûtera pas cher.

      Ensuite, je ne compte plus le nombre de fois où le pharmacien a rectifié une prescription mal faite et potentiellement dangereuse: les pros des médocs, ce sont les pharmaciens. Les médecins se contentent de refiler les médicaments que les vendeurs itinérants leurs proposent. Un bon acheteur aura peut-être un petit voyage à Eleuthera pour le remercier….

      Si je dois attendre 6 heures sur une chaise droite pour faire renouveler une prescription sans être le moindrement du monde malade, donc en volant la place d’un véritable malade parce que je n’ai pas le choix, j’aime autant que les salles d’attente des cliniques d’urgence soient désengorgées des patients comme moi et avoir un service personnalisé et impeccable de mon pharmacien.

      Pour les petits bobos, c’est le pharmacien, toujours de bon conseil. Pour les gros, j’endure jusqu’à l’insupportable parce que nos médecins ont décidé que les super-infirmières, on n’en veut pas et qu’on ne veut surtout pas lâcher notre os et conserver notre petite chasse gardée.

      Comme cimequaire, je suis d’avis qu’il faut mettre au pas toute cette bande de divas…Refuser d’être un médecin de famille va à l’encontre de leur fichu serment d’Hippocrate et c’est pas mal insultant pour nous qui payons pour des services qu’on nous refuse.

      Donc les médecins vendeurs de pilules? Non merci!
      Dominique Lavoie

    • tous les naturopathes le font , et font pas mal de $$$ mais j’avoue que ça jetterait un discrédit sur la profession et que deviendraient les pharmaciens dont l’expertise en médicaments est drôlement plus grande que celle des médecins , non pas une bonne idée

      albert bela

    • tout a fait d’accord avec le commentaire de :::snapeblackrose :::19h59

      je trouve excellent que le pharmacien puisse faire une prescription.

      ici on comprends que le pharmacien ne donneras pas un nouveau medicament suite a un diagnostique qu’il a fait mais une rallonge de prescription.

      c’est ce que j’ai compris du nouveau pouvoir des pharmaciens

      ai je tort?

      quand on connais la facilite d’acceder a son medecin (si on en a un)je me vois tres mal
      et ne me sentirais pas tres a l’aise de savoir que mon medecin ce prend un 3% sur des medicaments qu’il dois me fournir.
      deja que l’on peut penser que ces dernieres vacances a vegas ont ete payer par une pharma

      Pierre A Samson

    • Bof! Ils sont déjà à 80% favorables à l’euthanasie, ils n’en sont pas à un conflit d’intérêts près.

      D. Savard

    • Et pourquoi pas? Aujourd’hui avec Internet on en sait plus qu’eux anyway.

      simon picotte

    • @vinibrod – Le temps des boutiques d’apothicaires est bel et bien fini et les “pharmacies” sont devenues aussi des boutiques pour toutes sortes de produits. Mais vous ne verrez jamais du personnel attitré à la pharmacie vendre des cosmétiques ou des bonbons.
      Si les vendeurs d’essence peuvent vendre cafés, pâtisseries, etc. etc., pourquoi en vouloir à un système qui veut que l’on trouve de tout partout, comme des vêtements, des produits électroniques, des produits pharmaceutiques dans les grandes surfaces de magasins qui étaient autrefois limités à l’alimentation?

      @zhihzhang – Les erreurs de prescription sont assez fréquentes et ce n’est pas étonnant, avec parfois des noms de produits qui se ressemblent (et des médecins qui écrivent très mal). La plus drôle qui avait été relatée à “Une pilule…” était celle où on avait eu l’intention à l’urgence de prescrire 10 mg de morphine à une dame contre la douleur et qu’on avait fait erreur et écrit 100 mg. La dame s’était écriée que ça faisait des années qu’elle ne s’était pas sentie si bien, que ses douleurs n’avaient pas été si bien contrôlées.

      J. Lincourt

    • No :3 J’ai du faire une cure pour me sevrer des ciboles de pilules qu’on m’avait prescrit alors maintenant je préfère fumer un joint qui me fait un meilleur effet pour mes douleurs et en plus ça me donne de l’appétit,sauf que c’est illégal???!!!je ne peu même pas trouver de médecin pour me prescrire ce bon produit car la majorité sont trop pognés dans ce système de marchandisation de pilules dites miracle???
      En passant j’ai presque 60 ans.Les ciboles de pilules qu’on m’avait prescrites se vendent dans la rue moins cher que l’héroïne et font à peu près le même effet dit-on???!!!
      Cherchez l’erreur.
      Gilles Ménard

    • Mon médecin de Montreal Jewish Hosptital m’a déjà avoué avoir un malaise lorsque venait le temps de prescrire des médicaments. Pourtant il avait l’air confiant lors de mes dernières visites.

      Moshe Levy

    • Nous avons vécu pendant plus de 7 ans à Hong Kong où les médecins ont ce droit.

      Vous n’avez pas idée le montant de médicaments non-nécessaires que ces gens là prescrivent.

      Alain Jacques

    • ??c’est pas deja le cas ? vous voulez dire si j’accepterais qu’il en fasse PROFIT legalement directement etc …., …pourquoi pas mais que ca soit sur la facture par ex.

      t. bobmbal mtl

    • Réponse très simple. Je veux garder mon ami le pharmacien qui connait les médicaments beaucoup plus que n’importe quel médecin de ce monde.
      n.y.grenier

    • ceci est un faux débat: la loi 41, qui autorisera les pharmaciens à prescrire certains médicaments vient surtout du fait qu’il est très difficile d’accéder à un médecin. Accéder au pharmacien (donc au médicament) est très facile. Il n’existe aucun autre professionnel de la santé aussi facilement et rapidement accessible que le pharmacien. De vouloir obtenir un droit de vente de médicaments parce qu’un autre professionnel qualifié obtient un droit de prescription alors que ce n’est pas nécessaire ni utile semble un peu bizarre…
      Paul Leblanc

    • Pas grand différence car la plupart des médecins sont payés pour prescrire n’importe quoi venant du Big Pharma …

      C Tremblay

    • Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une lutte de pouvoir entre corporations. Leurs préoccupations se situent au niveau du bien être de leurs membres et non sur la santé de la populace.
      Que chacun servent en exécutant ce qu’ils peuvent faire de mieux : Que les médecins diagnostiquent, que les pharmaciens prescrivent.
      Christian Languedoc

    • La réponse est probablement B. Les ophtalmologistes ont longtemps fait la distinction entre eux et les optométristes en disant qu’ils ne vendaient pas de lunettes, contrairement à ces derniers. Cela ne les empêchait pas, cependant, d’être colocataires avec des opticiens. Il y aura toujours une zone d’ombre. Il y a parfois des crapules là où on a besoin de gens intègres.

      Jean-Victor Côté

    • et pourquoi pas ? parfois le pharmacien est dans la même batisse que le médecin et il connait souvent plus nos problèmes de santé que notre médecin,qui nous voit à peine 10-20 minutes.il doit y avoir une coopération entre ces deux professionels de la santé.merci marie michel..

    • No :4 J’ai du faire une cure pour me sevrer des ciboles de pilules qu’on m’avait prescrit alors maintenant je préfère fumer un joint qui me fait un meilleur effet pour mes douleurs et en plus ça me donne de l’appétit,sauf que c’est illégal???!!!je ne peu même pas trouver de médecin pour me prescrire ce bon produit car la majorité sont trop pognés dans ce système de marchandisation de pilules dites miracle???
      En passant j’ai presque 60 ans.Les ciboles de pilules qu’on m’avait prescrites se vendent dans la rue moins cher que l’héroïne et font à peu près le même effet dit-on???!!!
      Cherchez l’erreur.
      Gilles Ménard

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