NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration
Ariane Krol
Statistique Canada vient de publier des chiffres intéressants sur l’accès à la propriété au pays. À première vue, il a augmenté depuis le début des années 80. Il est passé de 62% en 1981 à 69% en 2006. «Cette tendance aurait été encore plus prononcée si ce n’était la propension des Canadiens à retarder la création d’une famille, laquelle coïncide souvent avec l’achat d’un premier logement», note StatCan.
En y regardant de plus près, toutefois, on s’aperçoit que ce n’est pas vrai pour tout le monde.
C’est connu: la possession, plutôt que la location, de son lieu de résidence augmente avec le revenu. Ce qui est nouveau, c’est que durant les 25 années étudiées par StatCan, l’accès à la propriété a diminué chez certains ménages et continué à augmenter chez d’autres. Les moins fortunés comparativement au plus aisés? C’est plus compliqué que ça.
Regardez les deux graphiques au bas de la page, qui illustrent la situation des jeunes adultes (20 à 39 ans).
Chez les gens vivant seuls ou avec des personnes non apparentées (les ménages «hors famille», dans le jargon des statisticiens), l’accès à la propriété a augmenté pour tout le monde.
Chez les couples avec enfants, par contre, il a reculé pour les moins fortunés (les deux premiers quintiles de revenu).
Que faut-il en conclure? On peut plaindre ces familles qui, ayant des enfants, souhaiteraient sans doute être propriétaires plutôt que locataires. Mais peut-être devrait-on les féliciter de faire un choix cohérent avec leur situation financière. Acheter un condo ou une maison ne se résume pas à contracter une hypothèque et à acquitter les frais fixes. C’est aussi une source de toutes sortes d’autres dépenses, souvent faussement appelées investissements – témoin l’utilisation croissante des marges de crédit hypothécaires, qui contribuent de plus en plus à l’endettement des ménages.
Il faudra aussi voir comment la situation a évolué depuis 2006, particulièrement à partir de 2013, alors que les ventes de maisons et de condos s’essoufflent.

Taux d'accession à la propriété pour les 20-39 ans vivant hors famille, selon le quintile de revenu, 1981-2006

Taux d'accession à la propriété pour les couples de 20 à 39 ans avec enfants, selon le quintile de revenu, 1981-2006

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










gasston
29 janvier 2013
12h43
Un bon gouvernement progressiste comme celui que nous avons présentement, devrait donner une maison à toutes les familles qui en ont besoin. Il s’agit d’un besoin fondamental, et dans une société égalitaire comme la nôtre, il est scandaleux de voir que certaines familles n’en ont pas. Qu’est-ce que le gouvernement attend pour agir? Un peu de solidarité, que diable… faisons payer aux riches une maison pour tout le monde!
G. Lalande
syl20_65
29 janvier 2013
13h37
Comme pour le reste, les écarts se creusent de plus en plus. Il y aura bientôt 2 calsses. Les super riches et les pauvres. Libâââârté qu’ils disent.
Sylvain Pelletier
anonymous99
29 janvier 2013
14h08
Après 6 mois, la plupart des prêts hypothécaires sont convertis dans des pools de sécurités sur les marchés financiers, la banque n’est donc plus détenctrice de plein droit de la dette originale.
J’ai posé la question à plusieurs agences du gouvernement ou CEO de banques et personne n’a été capable de me répondre lorsque j’ai demandé par quel mécanisme les banques pouvaient restés créancières de ces dettes même si elles ont déjà été payées sur les marchés.
Recherchez: Double Dip Banking
Recherchez: Bank, Show me the note
Recherchez: Quiet Title Lawsuit
C Tremblay
charles_mtl
29 janvier 2013
14h49
@gasston : Je ne savais pas que nous vivions dans une province communiste!! Les riches devraient payer une maison aux gens qui n’en ont pas? Mais ce qu’on peut en lire des absurdités sur ce site! C’est fou! Que les gens travaillent et ils s’en payeront une maison! Il y a 115 000 emplois qui ne trouvent pas preneurs au Québec, mais il y a toujours un taux de chômage de plus de 8% et combien de centaines de milliers personnes sur l’aide social. C’est là le problème! Lucien Bouchard avait raison, travaillez!
Charles Beaudet
bonserge
29 janvier 2013
14h51
S’il y a en pour qui il s’agit d’une surprise, alors c’est qu’ils ne doivent pas suivre l’évolution du marché de l’immobilier… le prix des propriétés à augmenté plus vite en proportion que les revenus des canadiens.
Et les nouvelles règles de Flaherty (pour le meilleur ou pour le pire, c’est un autre débat) ne feront que mettre la barre d’entrée encore plus haute pour l’accession à la propriété.
Serge Bélanger
claude_lafreniere
29 janvier 2013
15h13
Bonjour Mme Krol
Il y a tout de même un aspect positif là-dedans: ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une maison n’y ont pas accès. C’est exactement le contraire qui s’était produit aux États-Unis avec les conséquences désastreuses que nous connaissons.
Bien entendu, il serait préférable que tous les ménages, notamment avec des enfants, puissent posséder leur maison mais à la condition qu’ils en aient réellement les moyens i.e. que le montant à payer pour se loger soit au maximum équivalent à 25% de leurs revenus.
Et encore une fois, nos problèmes économiques se ramènent sans cesse à ceci: nous continuons à consommer des biens que nous produisons de moins en moins nous-mêmes et que nous payons avec de l’argent que nous n’avons pas. D’où l’endettement des ménages, des institutions publiques avec pour arrière-plan la désindustrialisation de nos sociétés.
Ne serait-il pas temps de rétablir certaines barrières douanières afin de recommencer à produire de la richesse au lieu de l’importer à crédit? Une expérience facile à faire pour tous est de vérifier tous ce que l’on possède en biens: combien sont produits au Canada et lesquels sont importés?
Le développement industriel avec certaines protections douanières est la solution pour recommencer à produire de la richesse et en bout de ligne enrichir ceux qui ne le sont pas ou pas assez. Ceux qui par exemple ont des enfants mais pas les emplois générant suffisamment de revenus pour devenir propriétaire de leur maison.
Bref: le développement industriel est fondamentalement la solution.
–
Claude LaFrenière
cmoibenlepro
29 janvier 2013
16h06
Il faudrait que le gouvernement achète une maison gratuite à tous les citoyens, avoir un toit est tout aussi un droit que l’éducation!
Vite ressortez vos carrés rouges, en avant pour le logement gratuit!
B Plante
gillesmenard
29 janvier 2013
16h57
Imaginez,je paye 55% de mon revenu pour louer un coqueron et que je doive partir en juillet alors que ça fait quatre année que je suis sur une liste d’attente pour un loyer dit modique.Il y a plein de condos qui se construisent et si peu de logements abordables disponibles ,quoi faire.
Je crois que je vais faire comme les Roms d’Europe ,je vais camper!!!
Un Tipi ! Pourquoi pas.C’est ce qu’on appelle le système D (débrouillardise).
La pauvreté ça a l’air que ça stimule l’imagination.
En tout cas avec mon 10,000/an dans un Tipi je serais riche!!!
Gilles Ménard
gillesmenard
29 janvier 2013
17h07
@charles_mtl
Savez-vous que dans une société il est normal que nous ne soyons pas tous des chefs,il est normal que au moins 8 à 10 % de la population soit de simples travailleurs sans les talents nécessaires à pousser des crayons ou gratter des papier et que même travaillant 40-60 hre semaine au salaire minimum il soit difficile de payer un loyer qui prend minimum 50% du revenu net.
Ceux qui ont des grosses jobs sont bien heureux de se faire servir par ces simples personnes,alors il devrait être normale qu’ils les aident.
Après avoir travailler 40 ans je suis trop jeune pour une pension minime(sans régime) et je n’ai aucune honte d’être sur le BS invalide,malade me faisant traiter de lâche profiteur du système.
Pensez-y avant de trop généraliser avec le pourcentage minime des profiteurs bersus ceux qui en ont bien besoin de votre AIDE et PARTAGE.
Pensez-y!
Gilles Ménard
nadagami
29 janvier 2013
17h55
J’ai commencé par être propriétaire occupant d’une maison à revenu avant d’être seulement propriétaire.
Et une fois devenu unique propriétaire, j’ai alors pris la décision de transformer ma maison en gîte touristique.
Si acheter une maison est un investissement, il faut alors qu’elle rapporte.
Daniel Verret (Nadagami)
charles_mtl
30 janvier 2013
11h58
@gillesmenard: Le Québec est une société où le partage est très présent. Regarder tous les programmes sociaux que nous avons! Je ne les remets pas en cause, ça fait partie de notre identité. Mais acheter une maison à ceux qui n’en n’ont pas, il y a bien des maudites limites!
Charles Beaudet
gren
30 janvier 2013
13h23
Comment voulez vous que cette province devienne indépendante si les citoyens n’en finissent pas de demander au gouvernement pour combler tous leur besoins incluant une maison. VITE,VITE DÉMÉNAGEZ A CUBA OU EN RUSSIE OUENCORE EN CHINE. Batinse je ne comprends pas comment mes concitoyens ont développé cette façon de penser.
PATÉTHIQUE,ET DÉCOURAGEANT.
N.Y.GRENIER
gillesmenard
30 janvier 2013
16h13
@charles_mtl et gren
Toit dépend de ce que nous entendons par ”maison”.
Un simple logement abordable serait bien acceptable pour tous.Ai lieu de construire des condos à 300,000$ ils pourraient bâtir des blocs normaux avec une cours et du stationnement les pauvres en ont pas besoin ils n,ont même pas d,autos.
Ici quand les gens parlent de maison ça doit coûter 200.000$ et plus?????
J’ai bâti une maison déjà avec 25,000$,aujourd’hui je ferais la même avec 50,000$
C’est pas des châteaux que les gens ordinaires ont besoin.
C’est comme les logements sociaux ils n’arrivent pas a en construire à cause qu’ils s’y prennent mal.
Je ne comprend pas pourquoi un terrain payé 20,000$déjà qui après des année doit ce vendre souvent 100.000$ et plus???pourquoi????il n’y a rien dessus ,c’est toujours le même cibonac de terrain.
Arrêtons de tout spéculer on va tout faire péter.
Je connais des gens qui en sont à leurs troisième maison???Ils n’achètent pas une maison pour l’habiter ils l’achètent pour la revendre.
Société marchande et déshumanisante.
Gilles Ménard