Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 28 janvier 2013 | Mise en ligne à 15h05 | Commenter Commentaires (33)

    Éric et Lola: un mot encore

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    639532-faut-on-cesse-nous-infantiliserMario Roy

    En éditorial, j’affirmais, samedi, que la décision de la Cour suprême dans l’affaire Éric et Lola, qui est de ne pas imposer un fac-similé de mariage aux couples qui ne le veulent pas, m’apparaît la bonne.

    D’autres sont d’avis contraire.

    Et leurs arguments, à l’effet qu’il est nécessaire que l’État protège les gens en union libre, sont triples. L’inégalité de situation entre couples mariés et couples non mariés. La possibilité que le choix de l’union libre ne soit pas fait de façon responsable. Le risque qu’une rupture désavantage un membre du couple. Dans les trois cas, il est parfaitement clair que c’est toujours la femme qui endosse la défroque de la victime. Ces trois arguments me semblent inadéquats. Et c’est pourquoi j’y reviens ici.

    Un.

    Il y a plusieurs décennies, au Québec (et ailleurs), la femme n’avait pas les mêmes droits qu’un homme parce qu’elle était présumée peu, ou pas, responsable. Une enfant, en somme. Ses affaires étaient gérées soit par les parents soit par l’époux. Après les très dures luttes menées pour établir l’égalité, il est étonnant qu’aujourd’hui, on tente de prouver que la femme est… peu, ou pas, responsable! Qu’elle est ne l’est pas suffisamment pour choisir l’union libre de façon adulte. Ou pour négocier à parité les règles de cette union. (Et on aura beaucoup de mal à prouver qu’elle est plus aveuglée que l’homme par l’amour…)

    Deux.

    La situation économique d’un sexe par rapport à l’autre évolue à la vitesse grand V. Un jour pas très lointain, ce sont les hommes qui réclameront la protection de l’État! Je ne veux pas vous enterrer sous les statistiques. Juste ceci. Les femmes sont déjà beaucoup plus instruites que les hommes et cet écart ira en augmentant –ce qui indique assez bien ce qui attend les unes et les autres dans l’avenir.

    Les écarts salariaux ont considérablement diminué depuis 20 ans et continueront à le faire.

    Enfin, les niches prometteuses sur le marché du travail sont « unisexes », pour ainsi dire. Ou alors elles favorisent l’expertise et les talents des femmes (aux États-Unis, elles constituent déjà la majorité de la force de travail). Et j’attends l’argument voulant qu’hommes et femmes ont exactement les mêmes expertises et talents. Pourquoi alors les mêmes plaideurs affirment-ils que les femmes au pouvoir gouvernent différemment? (Au fait, au niveau provincial, des femmes gouvernent dorénavant 80% des Canadiens.)

    Trois.

    L’égalité n’oblige pas de supprimer la liberté. Aujourd’hui, un couple a le choix entre l’union libre, le contrat d’union, l’union civile et le mariage (dans tous les cas, les enfants sont protégés). Trois de ces choix impliquent des engagements économiques. Pourquoi serait-il nécessaire de supprimer le quatrième? Et que fera alors un couple désireux de ne pas s’engager économiquement? Vivre séparément? Ne pas se voir plus de tant d’heures par semaine (on plaidera certainement un jour qu’une union peut exister sans cohabitation, ce qui est rigoureusement exact) et uniquement en la présence de chaperons?

    Ou alors signer un papier notarié, dûment estampillé, distribué en 12 copies dans 12 ministères, certifiant à qui de droit qu’ils ne s’aiment pas?…


    • Encore plus simple : le marriage est un choix. Donc, on ne peut pas affirmer qu’il y a inégalité entre couples mariés et non mariés car n’importe quel couple peut se marier. Dire que c’est de la discrimination, c’est comme dire que les gens qui ont un permis de conduire sont plus avantagés que ceux qui ne l’ont pas.
      Les femmes qui sont en union libre le sont en toute connaissance de cause. Lola savait très bien qu’elle n’était pas marié mais ca faisait son affaire de rester avec le milliardaire quand même.
      L’égalité, ca vient avec des responsabitlités.
      De toute facon, les femmes devraient faire attention, d’ici quelques années, à voir les inscriptions a l’université, elles seront celles qui rameneront l’argent à la maison. Elles pourraient être prise pour faire vivre leur ex-conjoint de fait.

      F. Gagnon

    • Ne vous en faites pas le ministre de la justice a dit qu’il y penserait. A gauche on deresponsabilise tous les citoyens. Il ne lui reste qu’a passer son projet de loi avant de perdre le pouvoir. 15 mois et ce sera la fin. Dépêchez vous.
      n.y.grenier

    • @pacog,

      excellent argument. Chacun est libre de se marier ou de ne pas se marier. Et qu’on leur foute la paix.

      Et je suis d’accord avec tous les arguments soulevés par M. Roy. Je trouve particulièrement odieux l’argument deux qui voudrait que l’union soit un moyen d’aplanir les inégalités économiques. C’est vraiment une vision des années 50 de l’union ça. Et si les couples choisissent l’union libre, c’est justement parce qu’ils ne veulent pas que cette dépendance soit engendrée. C’est très spécifiquement pour ça que des révolutionnaires ont décidé dans les années 60 et 70 qu’ils habiteraient ensemble, forniqueraient et feraient des enfants en méprisant les conventions sociales qui voulaient que la femme y trouve un refuge financier dans cette union.

      Il faut vraiment avoir perdu le nord pour aujourd’hui demander à ce que l’union libre offre les mêmes garanties financières que le mariage.

      D. Savard

    • Les Lola de ce monde choisissent peut-être d’être infantilisées. Les femmes qui viennent d’ailleurs se rendent habituellement assez vite compte des droit des femmes d’ici en cette ère de l’information et doivent se responsabiliser dans leurs choix. Pardonnez-moi si je ne peux pas du tout m’attendrir sur le cas de Lola, car les pensions alimentaires de ses enfants et les “cadeaux” d’Éric suffisent amplement à lui assurer, ainsi qu’à ses enfants, un train de vie bien au-delà de la norme.

      Pour les femmes qui ont des conjoints de fait moins affluents, il faut qu’elles soient bien sûres que si leur union tourne au vinaigre, elles pourront continuer à vivre adéquatement, et avant de faire des enfants, se faire signer des papiers et ne pas compter qu’on pourra poursuivre le bonhomme après pour une pension alimentaire pour les enfants. Les poursuites sont très coûteuses.

      Exemple de circonstance où ce n’est pas une bonne idée de se marier: une dame d’âge mur revoit un monsieur qu’elle avait bien admiré qui, lui, est plus âgé et se retrouve dans des circonstances pénibles. Pleins d’amour tous deux l’un pour l’autre, malgré l’état de santé de monsieur, la dame l’épouse. Puis 5-7 ans plus tard, le monsieur est aphasique, doit être placé en résidence. Madame travaille encore et elle doit payer un montant mensuel pour les soins à son mari qui dépasse de beaucoup ma rente d’invalidité, en plus de se payer où vivre elle-même, etc. Si elle ne l’avait pas épousé, elle n’aurait pas à payer.

      Avant de choisir de vivre en couple, il faut penser à TOUT ce qui pourrait arriver. Quand les gens sont jeunes, le mariage peut être une très bonne solution et il coûte peut-être même pas mal moins cher de se payer un divorce quand les gens ne sont pas belliqueux que d’avoir à se battre pour une pension alimentaire pour des enfants quand rien ne certifie l’union.

      Il y a un prix à la liberté.

      J. Lincourt

    • Les avocats veulent imposer leurs visions des lois et ils réussissent presqu’à 100%. Que dit la vraie loi écrite par le législateur sur ce sujet précis. Hé bien, il a fallu se rendre jusqu’à la Cour Suprême pour nous reconduire au texte de loi originale. La jungle des tribunaux est un fourre-tout. Les juges interprètent à leur façon et les avocats, avec leurs harcellements réussissent à faire broncher les juges et la loi. De là l’acquittement de meurtrier d’enfants. J’aime mieux perdre sans avocat, que de gagner avec avocat. La justice fonctionne à coups de jurisprudences et il y en a des millions. Ne vous fiez surtout pas au code civil du Québec, ce n’est qu’un paragraphe dans les logiciels qu’utilisent les avocats.
      Faîtes attention de ne pas vous retrouvez dans un tribunal, car, c’est impossible de savoir quelle loi ou jurisprudence sortira du chapeau.
      Relisez la loi du CCQ, M. Mario Roy, comme vous le suggère la Cour Suprême. Si Lola avait gagné, ça aurait été une véritable risée pour le CCQ. Pendant ce temps, les avocats déambulent dans leurs beaux bureaux dont les sièges sont tous capitonnés avec des gros boutons, grâce aux gens qui leur demandent de les défendre à 300/400/etc. piastres de l’heure.
      Ce sont les bureaux d’avocats et les juges maintenant qui écrivent les textes de lois. Alors, vous pouvez être d’un bord ou l’autre, c’est la démocratie, mais la loi officielle, elle raconte quoi au juste??? Les avocats ne sont que des liseurs de jurisprudences. Si on connaissait les procédures légales, on ferait une aussi bonne job qu’eux autres. Juste à tchèquer les jurisprudences.
      E.V.Ross

    • Bonjour M. Roy

      L’union libre est en effet un choix, celui de ne pas mêler l’État à une union de fait et ce n’est pas parce que plusieurs ignorent que ce statut n’est pas le même juridiquement qu’il faille que l’État tutélaire s’ingère dans des relations à propos desquelles il n’a pas s’ingérer une fois de plus sous prétexte de “protéger” ceux qui ne lui demandent rien. Néanmoins, il va de soi que la législation doit prévoir le cas où des mineurs sont concernés ce qui a été le cas dans le jugement sur l’«Affaire Lola vs Éric»…

      Mais s’il y en a, dont j’ai fait partie pendant plus de 20 ans, qui refusent la tutelle de l’État et la “contractualisation” étatique de leurs vie personnelle, il y en a d’autres qui en ce moment même font exactement l’inverse…

      M. Roy, dans votre éditorial «Wynne a gagné» vous avez écrit à propos de la tolérance envers les homosexuels:

      «La tolérance en cette matière n’est peut-être pas toujours aussi grande qu’on aime le croire.»

      dont vous doutez quelle soit aussi réelle que les apparences d’une telle tolérance (si j’interprète correctement vos idées). On peut en effet se poser la question et même tenter d’y répondre, ce que je n’ai pas l’intention de faire.

      Un peu plus loin vous ajoutez:

      «En France, manifestations et contre-manifestations se succèdent (l’une d’elles a encore eu lieu, hier) relativement au mariage entre couples du même sexe.»

      M. Roy, je ne veux pas vous faire un procès d’intention mais j’ai la curieuse impression (peut-être fausse) que vous associez le fait d’être contre le soi-disant “mariage gai” avec l’intolérance envers les personnes homosexuelles.

      Dois-je comprendre que vous affirmez implicitement que le fait d’être contre une telle réforme du droit civil implique que tous les opposants sont “homophobes”? Est-ce bien cela? Je reconnais tout de suite que cette possibilité existe et qu’il y a des cas patents d’une telle conséquence logique mais est-ce toujours le cas?

      Personnellement je suis contre de telles réformes pour des raisons sur lesquelles je n’élaborerai pas ici mais qui sont loin d’être “homophobes” ou “machin chose phobe”.
      Si La Presse m’en donne l’occasion j’exposerai calmement mes raisons et les lecteurs jugeront…

      (Tel que: Des institutions culturelles telles que la famille peuvent-elles être réduites à des contrats et peut-on tripatouiller des telles institutions multiséculaires à la façon d’apprenti-sorciers?) ::)

      Bonne journée.


      Claude LaFrenière qui a un lundi bien difficile… :-(

    • Bien d’accord avec vous. Je trouve déplorable que l’État mette son nez dans la vie privée des citoyens. Le statut d’union libre offre précisément une plus grande liberté aux couples qui se savent assez matures pour déterminer ensemble leurs propres règles de fonctionnement, sans la tutelle de l’État.

      Faire partie d’un couple en union libre est un choix fait par des individus consentants. Si une personne – homme ou femme – n’accepte pas les implications légales de son engagement avec une autre personne, il suffit de mettre fin à la relation.

      A. Lafrance-Prudhomme

    • UN adage en droit dit que nul n’est censé ignorer la loi.

      Monsieur Roy, cette fois-ci, je suis d’accord avec vous.

      Qu’on passe donc quelques heures de moins dans les écoles secondaires à apprendre la différence entre un discours argumentatif et… quoi déjà? Déjà qu’on n’enseigne presque plus l’orthographel ah, là je trahis mon âge — et quelques heures de plus à enseigner des choses UTILES!

      A. Binette

    • Ne vous en faites pas, je connais plusieurs professionnelles au gros salaire qui n’ont aucunement l’intention d’entretenir un “ex”. Elles s’arrangent pour ne pas se mettre en ménage (je suppose que ça changerait si une d’entre elles rencontrait un homme “nanti”). Les hommes devront faire de même si on veut vraiment l’”égalité”. Présentement, l’égalité est à sens unique. Toutes ces folies de pensions alimentaires et de saisies des biens du conjoint fortuné vont cesser aussitôt que les femmes nanties vont commencer à y goûter.
      G. Lalande

    • Ce jugement de la cour suprême a été une excellente décision. Je me demande si le règne des féministes n’est pas en train de tirer à sa fin? C’est quand même pas drôle. À chaque fois qu’un groupe de femmes faisait une demande, tous s’écrasaient. L’intervention de pacoq 15h23 résume très bien mon opinion sur le sujet!

    • Oups oublié de signer: Gilles Tremblay

    • Bonjour monsieur Roy,

      Je partage entièrement votre opinion.

      Inutile donc de la répéter.

      À tort, cetrtaines personnes vivant en union libre se sont crues protégées économiquement parce que certaines loi sociales assimilent les conjoints de fait à des époux après une certaine période de cohabitation.

      C’est le cas de la Régie des rentes ou du Régime de pension du Canada et de la plupart des régimes de pensions, dont la CARRA.

      Mais ce n’est pas la règle du Code civil.

      D’autres personnes se sentent aussi protégées parce qu’avec leur coinjoint(e), elles sont allées chez le notaire faire un testament «au dernier vivant les biens».

      On ne peut pas stipuler que le testament fait à une date donnée est irrévocable.

      Un testateur ou une testatrice malveillant(e) ou dont les intérêts sont devenus autres peut changer son testament quant il (elle) le veut.

      Tous les couples vivant en union libre ne sont pas dans la même situation, mais il est GÉNÉRALEMENT sage d’acheter les biens importants au nom des deux conjoints (maison, chalet, automobiles et autres objets de valeur).

      Le vendeur d’un bien se fera un plaisir d’établir une facture au nom des deux acquéreurs et l’indivision sera ainsi établie.

      Vaut mieux consulter un notaire qui vous facturera quelques centaines de dollars que d’en dépenser des dizaine de milliers pour aller perdre devant nos tribunaux.

      Tout de suite après les médecins, les notaires sont les professionnels les plus rspectés au Québec.

      Si ce n’est déjà fait, mettons-les à l’oeuvre dans nos vies de couple.

      A.Gilles

    • J,ai fait le test avec mes amies de filles qui sont souvent dans un discourt de victimisation où la femme a tout sacrifié pour l,homme et que l’homme est un égoiste profiteur.

      Je leur ai demandé si elles accepteraient de payer une pension à leur chum si il y avait rupture…. aucune n’a dit oui. elles ont toutes sauté au plafond en disant que elles n’avaient pas à s’occuper de la vie financière de leur conjoint et qu,ils devraient être capable de prendre leurs propres responsabilité….

      Pourquoi alors un discourt est bon pour un mais totalement mauvais pour l’autre. Les hommes doivent être responsable mais les femme ont le droit de se faire entretenir?

      Ces doubles standards m’énervent au plus haut point. Que tout le monde soit égal. Autant au niveau de la loi, du porte-feuille ou au niveau de la famille.

      P Tremblay

    • Dans son jugement la Cour mentionne: “le législateur québécois a adopté ce régime (conjoints de faits) en réponse «aux changements rapides survenus dans les attitudes au Québec à l’égard du mariage, soit en réponse au rejet du modèle d’inégalité des sexes associée à l’institution du mariage, à la perte d’influence de l’Église et à l’affirmation de valeurs associées à l’individualisme»”.

      Effectivement, notre nation, notre société distincte du reste du Canada rejette un régime qui fait deux classes de citoyens. En 2013, les jeunes ménages valorisent les responsabilités individuelles et leur autonomie personnelle. Le modèle désuet du conjoint ou de la conjointe pourvoyeur et de l’autre qui sacrifie sa carrière est révolue. La société québécoise s’est dotée de mécanismes pour mieux concilier le travail et la famille. Dans les cas exceptionnels où un conjoint renonce à faire carrière et bien il n’a qu’à rédiger un contrat de vie commune.

      Marie-Claude Lortie écrit aujourd’hui “Difficile de comprendre l’égoïsme dudit multimillionnaire dans cette affaire”. Pardon? Alors qu’il verse près d’un demi-million par année en pension alimentaire, prête une maison de 2,5 millions $ et paye le salaire de quatre domestiques, deux nounous, une cuisinière et un chauffeur… L’égoïsme existe, mais il se trouve ailleurs.

      Lysiane Gagnon de La Presse écrivait cette semaine: “Au Québec, 60% des enfants naissent d’unions de fait. C’est un phénomène exceptionnel et plutôt malsain, car c’est fonder une famille sur la présomption qu’il s’agira d’une union temporaire.” Pardon!? Il n’existe pas d’autre forme d’engagement que d’aller jouer l’imposteur dans une église à laquelle on a tourné le dos depuis longtemps mais qu’on trouve par ailleurs bien commode comme accessoire pour le photographe? On est en 2013 et on se fait encore juger si l’on choisit de faire notre vie avec une personne sans contractualiser cette union? Et quelle est la valeur du mariage lorsqu’on sait que plus de 50% des couples mariés finiront pas divorcer? C’est ça pour vous Mme Gagnon fonder une famille sur la présomption d’une union permanente?

      A. Nadeau

    • @jolico,

      je crois que vous êtes due pour une mise à jour juridique en droit familial. Il n’y plus personne qui se bat pour une pension alimentaire pour les enfants. Il existe une grille depuis une quinzaine d’années qui balise tout ça. Il n’y a plus de bataille juridique autour des montants. Tout se joue sur la garde des enfants maintenant. Avant, les gardes étaient données systématiquement aux mères, maintenant, la garde partagée devient de plus en plus la norme. Et les femmes devraient s’en réjouir, cela leur permet de se consacrer à leur carrière au moins une semaine sur deux.

      Et les enfants en sont les bénéficiaires en voyant de façon beaucoup plus régulière leurs deux parents. Ça évite de faire divorcer les enfants d’avec un des parents.

      D. Savard

    • Je trouve que la Cour Suprême a pris une décision très sage; celle de ne pas modifier une loi. Il faut se rappeler que les juges, tous les juges, sont des fonctionnaires. Ils n’ont pas été élus pour représenter la population. Ils n’ont pas ce mandat. Leur mandat se limite à interpréter les lois.

      Le mandat de modifier les lois est la responsabilité des élus de la population. Personnes d’autres.

      Il y a environ une vingtaine d’années le gouvernement a modifié les lois régissant le mariage et le régime patrimonial. Que s’est-il passé au cours de cette période de temps? Les couples ont décidé de recourir au mariage de moins en moins souvent. Ils ont opté pour l’union libre afin de se soustraire à cette contrainte.

      Qu’arriverait-il si le gouvernement venait à modifier le Code civil pour établir des contraintes aux unions libres. Se pourrait-il que chaque membre d’un couple déciderait d’avoir chacun son logis et de se visiter occasionnellement au besoin pour échapper à une autre contrainte établie par un gouvernement?

      Ma conjointe et moi avons réglé le problème il y a longtemps. Les gros achats, comme la maison, sont aux deux noms. Sa voiture est à son nom et ma voiture est à mon nom. Ainsi de suite.

      Cela fait 37 ans que nous sommes ensemble.

      Nelson Guillemette

    • Si des femmes veulent être des Lola et se dire féministe, il y a un fichu problème! Je suis féministe depuis fort longtemps, j’ai élevée ma fille en lui répétant qu’elle avait une obligation dans la vie, celle d’être autonome à tous les niveaux incluant l’autonomie financière. Je ne connais aucune féministe de mon entourage qui approuvent la démarche de Lola. Ça suffit la victimisation! Apprenez à vous occuper de vos affaires et si vous ne le faites pas, ben coudonc, tant pis pour vous.

      D. Bélanger

    • Entièrement d’accord avec Aline Binette, Line Merrette et fem_progress.

      Jean-Luc Massicotte

    • ET BATEAU QUE CELA SEMBLE DIFFICILE

      Disons que la li est passée. Donc, si je suis en concubinage depuis un peu moins de trois ans, je vois arriver le “dead line”. J’ai alors deux choix: ou je me plie à la loi du gouvernement ou BEDON je me dépêche à faire un contrat où il sera dit la maison sera à moi ( question d’impôt), que, que. Et le tour est joué,. Est-ce que madame a été mieux protégé? HUm, parce que le BTILLANT argument de Me Goldweater est que madame est en amour et quand une femme est en amour, elle oublie tout dont elle même. Donc, qu’il y ai contrat, l’amour aveugle va avantager encore l’autre conjoint.

      mais si je comprends bien, même si le conjoint signe, la loi…

      À pis m…

      Pierre Tremblay

    • Les enfants qui deviennent majeurs avec droit de vote à 16 ans auront-ils encore droit à leur pension alimentaire? Y. ROY Mtl

    • Les rares commentais que j’ai pu lire en désaccord avec ce jugement émanent toujours de femmes qui n’ont pas acceptées leur séparation et qui espéraient punir les ex.

      Robert Gauthier

    • Il y a des limites à vouloir protéger les gens contre eux-même.
      L’option du mariage est toujours disponible. La seule raison valable qu’on pourrait invoquer pour protéger les couples en union libre ce serait l’ignorance des conséquences d’une séparation. Suite à l’affaire Lola, y a t’il encore quelqu’un qui ne comprend pas les conséquences d’une union libre?
      JP De Montigny

    • L’union libre n’est pas nécessaire un signe d’instabilité. Dans ma famille proche, 3 mariages sur 4 qui n’ont pas duré et 1 union libre sur 2 qui n’a pas duré. Le taux d’échec des mariages officiels est relativement élevé.

      Daniel Legault

    • À lola pas son nanane!

      Eric Cire

    • @dcsavard – Je sais très bien qu’il y a une grille, car j’ai eu à la remplir à l’époque où… Mais la bataille, c’est quand ce qui est sur papier n’est pas obéi, que l’un se soustrait à ses obligations: croyez-vous que ça n’arrive pas? Sans compter les pourris qui lâchent tout – car ils ont peu à lâcher et aucune dignité à laquelle se retenir – et se “mettent sur le BS” pour ne pas payer.
      En sus, vous admettrez comme moi que, chez les vraiment bien nantis, il y a beaucoup de biens qui sont cachés et qui ne feront jamais partie de “la grille”.

      Pour la garde partagée ou autre, j’ai une fille qui a été dans cette situation et dont l’enfant est maintenant majeur – et ma fille s’est finalement mariée il n’y a pas très très longtemps. J’suis pas aussi niaiseuse que vous le croyez. Put that in your pipe and smoke it and choke on it.

      Et il y aura toujours un prix à La liberté.

      J. Lincourt

    • Comme je dis à chacune de mes blondes : C’est NON remboursable. En échange je leur permets de rester chez moi sans rien payer. Libre à elles d’aller travailler ou non. Mais qu’on ne vienne pas m’écœurer avec des 30 jours de préavis et ou des 4% de vacances sauf si elles ont été ben ben ben gentilles.
      Simon picotte

    • Qu’est-ce qui empêchait Lola de devenir autonome? Avec 3 nounous, j’imagine que bien des petits soins n’entraient pas dans les “contraintes d’assiduité” de madame et les enfants n’ont pas entre 0 et 18 mois toute leur vie. Ça ne faisait pas parti de son “profil d’avenir”, ou bien, l’expérience ne lui a rien appris puisqu’elle a déniché un autre riche sur qui s’appuyer? Dommage, mais à mesure que le temps file, les “chances” de s’auto-porter, de se responsabiliser, s’amenuisent. Lise Moga

    • Je suis un peu tiraillée par cette histoire; d’un coté, personne ne devrait verser de pension à un conjoint de fait simplement car il y avait un écart de revenu, c’est ridicule!

      Par contre, et là où je trouve que la cour à manqué l’occasion de créer un amendement, c’est dans le cas de conjoints de fait avec enfants où l’un des conjoints aurait sacrifié son emploi pendant quelques années alors que l’autre est très à l’aise financièrement. Il s’agit alors d’une décision de couple et en cas de rupture l’un ne devrait pas avoir à subir plus que l’autre. Verser une pension TEMPORAIRE (12-18 mois), le temps que l’autre se retrouve un emploi ou bien refasse une formation ne m’apparait pas comme quelque chose d’exagéré! Dès que le conjoint retrouve un emploi, la pension cesse, tout simplement.

      On peut toujours répéter aux gens de signer des papiers, faire un testament, reste que la moyenne des gens ne sont pas si responsable, malheureusement. La majorité des gens ne mettent pas d’argent de coté pour leur retraite et pourtant ils devraient penser à des situations légales qui leur échappent? C’est à ça que ça sert des lois, penser pour les autres…

    • Elise Frappier

    • Message aux hommes, prenez vous un bon avocat. Voici pourquoi.

      Je connais un pauvre type qui vient de divorcer. Sa femme est l’heureuse bénéficiaire du rêve québécois: une pension à vie du gouvernement. Lui travaille au privé sans filet de sécurité. Il s’est pris une avocate. Résultat: madame garde la maison, les meubles, et sa pension à vie… et rien pour monsieur! Les avocates ont réglé le dossier entre elles.

      Contraste, une autre de mes connaissances s’est pris un bon avocat. Il a négotié une entente avec son ex pour que celui avec les revenus les plus élevés paie pour l’autre en proportion. Les deux travaillaient. Pendant les premiers mois, monsieur payait madame et tout allait très bien comme ça, évidemment. Soudainement, les revenus de monsieur se sont mis à diminuer… au point où, après un certain temps, c’est madame qui a dû lui faire un paiement! Devinez ce qui est arrivé: madame a immédiatement demandé à son avocat de faire annuler l’entente! Évidemment mon ami s’est empressé d’accepter, pour ensuite recommencer à vivre et à travailler normalement. C’est fou comme ça change vite lorsque le soulier change de pied!

      G. Lalande

    • Dans la majorité des commentaires que j’ai pu lire, on oubli un fait essentiel de la cause “Lola contre Éric”: il s’agissait de l’histoire banale d’une jeune femme sexy qui s’est acoquiné avec un “vieux monsieur” (c’est relatif..) riche comme Crésus et qui a voulu ensuite toucher une portion des “nananes” dudit monsieur après la rupture. Des histoires comme ça, le merveilleux monde du jet-set en regorge…

      Peut-être que ledit “vieux monsieur” a refusé de se marier précisément parce qu’il pressentait les véritables objectifs de ladite jeune femme sexy…

      Et peut-être que la majorité des juges de la Cour Suprême n’a pas non plus été dupe de la manoeuvre. Si une VRAIE victime s’était présentée, le jugement aurait-il été indentique?…

      Comme on peut s’y attendre, les commentatrices féminines n’aiment pas beaucoup s’étendre là-dessus et passent commodément sous silence la véritable nature du personnage de “Lola” afin de s’en servir pour la Grande Cause…

      Martin Schübreit

    • @jolico,

      pour la perception, elle est automatique. Donc, le problème n’existe même pas. Il reste donc ceux qui lâchent tout et vous avez oublié ceux qui se suicident. Vous proposez quoi? Des camps de rééducation? L’emprisonnement? Avec quelques 500$/mois sur le BS, j’imagine que quand on est rendu-là, c’est qu’on est déjà bas. Si travailler ne vaut plus la peine, il sera bien difficile de motiver les gens contre leur gré.

      Au fait, où aies-je dit que vous étiez niaiseuse? Que je sache mon ton était poli et civilisé, je ne peux malheureusement en dire autant du vôtre.

      D. Savard

    • Est-ce qu’il y a sérieusement quelqu’un qui croit que la moitié de l’entreprise de Eric revient à Lola du simple fait qu’elle a contribué à la hauteur de 50% dans cette entreprise en restant à la maison pour s’occuper des enfants pendant les 4 ou 5 ans précédant la rupture? Quelqu’un croit aussi que quelqu’un ayant une formation quelconque est bon à jeter aux vidanges après 4 ou 5 ans d’inactivité sur le marché. Bon, je sais que les compétences de Lola sont d’un autre ordre, mais là, elle devait négocier une compensation AVANT de se mettre en ménage avec Eric en chiffrant ce qu’elle anticipait perdre financièrement. Mais, vu son train de vie, il faudra aussi considérer ça comme une excellente rémunération le temps que ça duré et déduire en conséquence de ses pertes anticipées.

      Il y a beaucoup d’abus dans cette idée que le fait de rester à la maison vaut 50% des biens. Et c’est pour ça, entre autres choses, que les gens ne veulent pas se marier. Du moins, ceux qui sont informés.

      D. Savard

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