Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Vendredi 25 janvier 2013 | Mise en ligne à 15h17 | Commenter Commentaires (33)

    Les fantômes de Wall Street

    638531-mary-jo-white

    «On ne joue pas au plus malin avec Mary Jo White», a dit le président Obama en présentant la nouvelle patronne de la SEC cette semaine.

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Le président Obama s’est trouvé une dame de fer pour surveiller les marchés financiers. Mary Jo White, la nouvelle patronne de la Securities and Exchange Commission (SEC), s’est fait remarquer au début des années 90 en obtenant l’emprisonnement pour meurtre et racketérisme du mafioso John Gotti, parrain de la famille Gambino. Elle a poursuivi sur cette lancée à la tête du bureau qui a fait condamner des responsables de l’attentat de 1993 contre le World Trade Center et d’un complot subséquent contre des infrastructures stratégiques de New York.

    C’est un peu un retour du balancier, puisque la lutte au terrorisme est l’une des raisons qui a été évoquée pour expliquer le manque de ressources au FBI lorsque le temps est venu de trouver les coupables de la crise financière de 2008.

    Plus de quatre ans après les faits, la frustration reste entière. Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de poursuites au criminel contre les dirigeants des grandes banques américaines à l’origine de l’effondrement du système financier? C’est la question à plusieurs centaines de milliards de dollars que pose cet excellent reportage de l’émission Frontline, diffusé à PBS cette semaine.

    Pourquoi le Département de la Justice n’a-t-il jamais accusé de grosse gomme de Wall Street de fraude ? On n’avait pas de preuve suffisante pour démontrer l’intention criminelle, répondent les intéressés. En entrevue, le patron de la division criminelle, Lanny Breuer, a l’air d’être assis sur un porc-épic. On a appris le lendemain de la diffusion du reportage qu’il quittera bientôt ses fonctions.

    La Justice américaine a épinglé plusieurs bandits à cravate ces dernières années, mais sur la crise de 2008, son tableau de chasse manque de panaches. Les banquiers ne s’en étaient pas aussi bien tirés après scandale des caisses d’épargne (Savings & Loan).

    Ce n’est pourtant pas faute de témoins.

    Il n’y a qu’à écouter ces contractuels dont le travail consistait à évaluer le risque associé aux hypothèques crapoteuses avant qu’elles ne soient refilées aux marchés financiers. Une serveuse avec un salaire de 12 000$ par mois? Pas de problème! Et surtout, ne jamais écrire «frauduleux» sur un dossier. Comme le dit un ex-développeur de l’infâme Countrywide: «S’ils sont capables de faire de la buée sur un miroir, nous leur donnerons un prêt».

    Cette histoire n’a donc pas fini de hanter Wall Street. Témoin cette banque taïwanaise qui poursuit Morgan Stanley pour les saloperies qu’elle lui a refilées. Parmi les pièces versées au dossier, un échange de courriels entre des cadres new-yorkais qui se demandent quel nom donner à l’obligation adossée à des actifs (CDO) qu’ils s’apprêtent à fourguer au client. Les idées fusent. Holocauste nucléaire. Sac de merde. Leurre à pêche. Effondrement des prêts à haut risque.

    «Je blague», précise le vice-président auteur de ces suggestions. Évidemment: nous sommes en mars 2007. Pas un seul pusher de produits financiers ne soupçonne le caractère hautement toxique de sa marchandise. Car vendre une telle camelote en toute connaissance de cause, ce serait de la fraude, n’est-ce pas ?


    • Non mais c`est une joke votre affaire. Bien sûr que les banquiers ont manipulés, maquillés, manigancés pour faire le plus de prêts possibles. Les politiciens via leurs mécanismes freddie mac,fannie mae , garantissaient les prêts. Que l`emprunteurs payent pas, les banques s`en foutaient, les payeurs de taxes étaient en arrière pour payer. Tout ce cirque de 2008 est la faute des politiciens et leurs interventionnismes à outrance. Laissez prendre le risque à 100% aux banquiers des prêts qu`ils accordent et vous verrez qu`ils seront pas mal plus frileux à passer de l`argent. La RESPONSABILITÉ est très importante. Et les politiciens Américains ont retirés cette RESPONSABILITÉ aux banquiers en garantissant les prêts. Ça l`a ouvert la porte à toutes sortes d`abus et de fraudes. Et c`est comme ça dans tout. Pas seulement dans l`immobilier. Du moment qu`on retire la RESPONSABILITÉ, c`est de la fraudes et de l`abus assurés. C`est la nature humaine qui est fait comme ça.

      George Larimé

    • ..@ak: ««Je blague», précise le vice-président auteur de ces suggestions. Évidemment: nous sommes en mars 2007. Pas un seul pusher de produits financiers ne soupçonne le caractère hautement toxique de sa marchandise.»

      En 2007, personne n’était au courant? Vous aussi vous blaguez en disant cela, non?
      Alors, personne ne lisait The Economist qui, en juin 2005 mettait la planète en garde contre l’effondrement des prix de l’immobilier. Il avait même placé le sujet en page couverture avec une brique en chute libre. Et expliqué le tout dans un éditorial et un article de 3 pages.
      Abonné de longue date, j’avais conservé ce numéro, comme je le fais souvent quand le sujet risque de rebondir.

      Voici la référence: http://www.economist.com/node/4079458.

      Tous ceux qui prétendent n’avoir rien vu et continué à investir jusqu’à deux semaines avant l’effondrement pour ensuite nous parler d’imprévisibilité, de «tempête parfaite» (sic) et autres inepties sont soit incompétents soit menteurs ou un savant mélange des deux.

      J-F. Couture.

    • Que dire des agences de notation pourries et corrompues à Wall Street qui ont cautionnées les produits dérivés toxiques (CDO,CDS) avec des cotes de AA à AAA !!! On sait que les revenus de ces agences proviennent justement de ces grosses banques comme J P Morgan, Goldman Sacks, Bank of America, Citigroup …
      Questionnées à ce sujet après la crise par le congrès américain, ces agences parlaient plutôt d’opinions et non de cotes comme telle …
      Dire que le monde entier se fit sur ces agences corrompues !! Le système financier actuel est très malade et son implosion est à venir prochainement …

      C Tremblay

    • @littlepatton Ne vous est-il jamais venu à l’esprit que ceux qui sont derrière les relaxations des règles sont les financiers, qui ont exercé un énorme trafic d’influence à l’aide de leurs innombrables lobbyistes ? Devant une population endettée à la limite, leur marché stagnait, ils ont alors magouillé et corrompus les dirigeants pour obtenir qu’on leur permettent d’élargir leur marché et en plus pour se couvrir en cas d’incapacité de payer, à l’aide de fonds publics.

      Est-ce que les dirigeants (tous) sont coupable d’avoir été ‘influencés’ (lire corrompu) ? Bien sur, mais il y a deux termes dans l’équation de la corruption, les corrompus, bien sur, mais avant tout les corrupteurs, et devinez qui en tire la part du lion ? Bien sur les corrupteurs, financiers et autres bandits à cravate. Les agences de cotation qui ont maquillés et emballé des créances toxiques en leur attribuant des cotes triple A, et les ont refilé aux petits investisseurs qui ont été trompés / berné / floué par leur magouilles délibérées.

      Incroyable, mais typique, ce réflexe d’une certaine droite de se porter à la défense des pires crapules et de rejeter la faute sur leur victimes !!! Léon CARMEL

    • La question qu’il faut se poser, ici, c’est pourquoi Barack Obama, qui s’affiche pourtant en grand défenseur des opprimés (?!?), n’a pas agi de manière à protéger ses concitoyens floués par cette racaille et ce, au contraire de Roosevelt au début des années 1930, suite à l’effondrement de Wall Street, la résultante d’une collusion entre les ”Maîtres de l’Univers” de l’époque.

      Et puis, ce n’est pas de Mary Joe White dont les Américains ont grand besoin.
      Mais davantage d’un ”président”, et ce, au sens propre du terme.

      A-hu-ri-ssant !

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • Vous voulez un exemple de ce que je parle :

      «Le CRA a pour but de contrer le refus des banques de prêter aux personnes habitant dans certains quartiers d’une ville. Selon William Julius Wilson, ces quartiers devenaient rapidement des ghettos dangereux à cause du manque d’investissement1.»

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Community_Reinvestment_Act

      George Larimé

    • Bien sur, les politiciens suppriment les reglementations qui legiferent le systeme financier, des gens achetent des maisons dont ils n’ont pas les moyens, des intermediaires financiers mentent pour accorder des prets a ceux qui n’en ont pas les moyens car ils revendent ensuite leurs hypotheques aux banques, et les banques revendent les hypotheques dont ils n’ont aucune idee qui est derriere a des investisseurs qui eux, greedy, achetent sans savoir ce qui se trouve derriere cet amalgame d’hypotheques juges AAA …

      … et vous voulez mettre des banquiers en prison ?!? Faites moi rire, 75% des gens qui ont profite de cette bulle, ou qui ont essaye, en sont totalement responsable.

      D Corman

      ps j’ai achete une propriete a Montreal. Si le marche tombe, j’accuse les banquiers ?

    • Pourquoi ils n’ont jamais arrêté de “grosse gomme” de Wall Street pour fraude? C’est une blague non ? Parce qu’ils n’y a pas eu de fraude ! Ces gens-là ont fait ce qu’on attendait de eux, tout simplement. Ils n’ont que suivit le système.

      Arrêtez de chercher à New York, les vrais criminels sont à Washington.

      Francis Brosseau

    • Si Wall Street était situé à Montréal , la planète serait en faillite.
      Simon picotte

    • 85% des prêts, cartes de crédit et hypothèques sont frauduleux puisque la banque revend et convertit le billet à ordre (promissory note) en instrument de sécurité sur les marchés financiers, se faisant, elles ne sont plus les détentrices de plein droit de la dette originale. Recherchez: Quiet Title Lawsuit et Double Dip Banking …

      C Tremblay

    • Arrêtez de regarder les U.S.A. Que s’est -il passé a la caisse de dépot et placement avec une perte de $4,000,000,000.00 . Ou est notre ancien grand directeur? Ne cherchez pas de puces ailleurs on est les champions pour la non responsabilité avec les cochonneries financières dans notre beau Québec.
      Ah ce que l’on a la mémoire courte!!!!
      n.y.grenier

    • Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ?
      Moody’s, seule agence à être cotée en Bourse, compte parmi ses actionnaires Berkshire Hathaway, la société holding du célèbre Warren Buffett. L’autre actionnaire institutionnel important est Davis Selected Advisors, une firme d’investissement qui a investi 1,2 milliard $ dans Merril Lynch en Décembre 2007. Au capital de l’entreprise participent également l’assureur AIG, les banques Barclays et Goldmann Sachs, le groupe de services financiers Fidelity Investments.

      Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman …

      C Tremblay

    • - «…cet excellent reportage de l’émission Frontline…»

      Et ça fait combien «d’excellents reportages» diffusés partout sur la planète qui dénoncent ces magouilles, ces arnaques, ces vols perpétrés par cette bande de rapaces financiers ..?

      Vite comme ça, je peux citer «Cash Investigation – Les paradis fiscaux»; « La City – La finance en eaux troubles»; un autre reportage de Frontline «Money, Power, and Wallstreet»; et je pourrais continuer comme ça pendant longtemps…

      Mais c’est tout à fait inutile.

      Vous croyez tous à la fable de la croissance infinie des marchés.

      On vous a hypnotisés, «brainwashés», subjugés à croire cette hallucination de la croissance infinie, même si un enfant de cinq ans comprend très bien que RIEN ne peut croître à l’infini. Quand on souffle trop une balounne, elle pète! Inévitablement.

      Toute cette arnaque, c’est une religion, qui ne repose que sur la croyance, sur la foi, comme toutes les religions.

      Vous croyez aux marché, à la bourse, aux ti-papiers, aux coupons détachés et aux actions… tant que vous y croyez et qu’un tas de pauvres zombies y croient, tout va bien.

      Mais la journée où on cessera d’y croire…

      Vos ti-papiers ne vaudront que le papier sur lequel ils sont imprimés.

      Et le réveil sera brutal.

      Ça s’en vient.

      D. Lefresne

    • Voir l’histoire des crises économiques sur WIKi pour tous les détails s.v.p.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_crises_mon%C3%A9taires_et_financi%C3%A8res

      Y. ROY, Mtl

    • «S’ils sont capables de faire de la buée sur un miroir, nous leur donnerons un prêt»

      D’un autre côté, il n’y a plus personne de responsables et on n’a qu’à regarder les habitudes de consommation versus l’environnement pour s’en rende compte. Il y a des mesures déployées certe mais c’est infime face à l’impact de la consommation effrénée des sociétés occidentales.

      Alors c’est logique que les banquiers et même les meurtriers ne soient plus responsables de rien! C’est dans l’air du temps quoi!

      Veux dire la dinde qui fait 12,000$ et qui va se taper un prêt de 100,000 n’est pas plus responsable. Multipliez par x le nombre de dindes et dindons du même type et ça donne beaucoup de grain au moulin pour bourrer les banquiers qui se feront un plaisir de capitaliser sur se manque de jugement et d’irresponsabilité.

      Eric Cire

    • Incroyable tout de même que nos représentant de la droite de la droite, ne réalisent pas que la collusion et la corruption des gouvernants, par ceux qui détiennent le vrai pouvoir, celui de leur dieu $$$, ne se produit pas qu’ici. Et qu’ils persistent à accuser les victimes pour les crimes des bandits à cravate.

      Notre soi diant démocratie, est devenu dans les fait une véritable ploutocratie (*) et ils semblent qu’ils n’y voient que du feu. Efficace la propagande dont nous inonde leurs médias, ceux dont s’abreuvent nos cherr, très cher$ amis de la droite.

      (*) Ploutocratie: “La qualification de ploutocratie, souvent utilisée de façon péjorative, est un argument dans le débat politique plus qu’un régime officiel à proprement parler. Il existe cependant de multiples exemples historiques d’États où le pouvoir est exercé par une oligarchie (un petit nombre de personnes) de la richesse : quelques cités grecques, des cités-États de l’Italie médiévale (Gênes, Venise, Florence), ou la ligue hanséatique.

      De nos jours la ploutocratie trouve une analogie dans les gouvernements où les lobbies (financiers, pétroliers, religieux, etc.) ont une grande influence voire un pouvoir de décision, au travers d’institutions « démocratiques ».

      Léon Carmel

    • Si rien n’a été fait c’est tout simplement qu’il n’y avait pas que les banquiers qui risquaient d’être incriminés. Les politiciens et le gouvernement risquaient eux aussi d’être entraînés dans la procédure car ils ont été parties prenantes au système (politique de taux d’intérêts bas par la Fed, le rôle des agences publiques telles que Fannie Mae et Freddy Mac, le financement des campagnes électorales par Wall Street, etc.). Il y a dû y avoir des échanges musclés au plus haut niveau entre banquiers et politiciens du genre: If I go down, I’ll make sure you go down with me!”. Personne donc n’avait intérêt à ce que des poursuites soient intentées car c’est tout le système qui risquait de s’écrouler et avec, la foi dans l’intégrité de notre système politique et donc de la démocratie telle que nous la concevons. Vous imaginez les conséquences? Et tout ça parce que l’argent et l’individualisme sont devenus les valeurs centrales de nos sociétés. Le Veau d’Or a remplacé l’intérêt du plus grand nombre, du collectif.

      Paul Gagnon

    • Dommage qu’Il n’y ait de génies comme Gordon Gekko au québec. On serait riche.
      Simon picotte

    • Wow! Quelle lecture intéressante, ce blog! Merci à tous les intervenants.
      Il me semble aussi que la consommation à outrance donne des signes de fatigue. Plusieurs le mentionnent, mais personne ne parle d’alternative au capitalisme. Que pensez-vous des coopératives ?
      Aussi, combien de personnes sont prêtes à se contenter d’une petite auto et à donner la balance aux plus démunis ? Combien sont prêt à sacrifier un voyage et à donner l’argent ainsi sauvé aux démunis ? L’exemple du président de l’Uruguay est inspirant: “Les pauvres sont ceux qui veulent toujours plus”.

      Alain Michaud

    • Ce débat sur les banquiers c’est comme accuser un requin de ne pas être un poisson rouge!

      Allooo!

      Si tu vas te baigner avec un steak saignant dans les mains, vient pas te plaindre de te faire arracher une jambe par les requins!

      Eric Cire

    • @anonymous99
      Expliquez plus simplement votre commentaire de 21:19 svp, plus spécialement la conversion en instrument de sécurité sur le marché. Je n’arrive pas à comprendre, et j’aimerais bien car j’ai l’impression que vous avez quelques coches de compréhension supplémentaires à la moyenne.

      @re_re

      C’est vrai ce que vous dites. À la base les premiers responsables sont les gens qui contractent ces dettes. Mais leur irresponsabilité est cautionnée par le système bancaire de manière délibérée, dans le cas de 2008 ils savaient que ces “dindes” ne pourraient plus payer et ont vendu leurs créances qui ont été surévaluées à cette fin. Jusque là il n’y a pas de problèmes. Sauf que les fonds d’investissement qui ont acheté ces créances ont tout perdu.

      Donc leur montage financier qui était sciemment préparé a eu une influence négative sur l’ensemble du monde. Que les “dindes” perdent ce qu’ils ont parce qu’ils ne savent pas compter, c’est vraiment plate pour eux, mais que l’argent et l’économie collective soit touchée parce que ceux qui ont prêté à ces “dindes” savent eux très bien compter, c’est inacceptable.

      nick guerin

    • @ amicha 18

      - “Les pauvres sont ceux qui veulent toujours plus”.

      Et les riches, sont ceux qui PRENNENT toujours plus.

      Et généralement aux pauvres…

      D. Lefresne

    • Les politiciens via leurs mécanismes freddie mac,fannie mae , garantissaient les prêts. Que l`emprunteurs payent pas, les banques s`en foutaient, les payeurs de taxes étaient en arrière pour payer. Tout ce cirque de 2008 est la faute des politiciens et leurs interventionnismes à outrance. Laissez prendre le risque à 100% aux banquiers des prêts qu`ils accordent et vous verrez qu`ils seront pas mal plus frileux à passer de l`argent.

      C’est n’importe quoi votre affaire!

      Seulement 20% des prêts foireux accordés par les banques
      étaient garanties par Freddie/Fanny!

      Personne a mis un *gun* sur la tempe des banquiers
      pour les forcer à prêter de l’argent à des gens qui n’en
      avaient clairement pas les moyens!

      Sans compter toutes les magouilles que les banques
      faisaient entre elles!! Ro. Giroux

    • @ rogiroux

      «Personne a mis un *gun* sur la tempe des banquiers
      pour les forcer à prêter de l’argent à des gens qui n’en
      avaient clairement pas les moyens!»

      Ha non,

      «Le CRA a pour but de contrer le refus des banques de prêter aux personnes habitant dans certains quartiers d’une ville. Selon William Julius Wilson, ces quartiers devenaient rapidement des ghettos dangereux à cause du manque d’investissement1.»

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Community_Reinvestment_Act

      Les banquiers passent pas à des insolvables. C`est le gouvernement Américain qui les a forcés et aidés en garantissant les prêts.

      George Larimé

    • @ re_re…

      - «Ce débat sur les banquiers c’est comme accuser un requin de ne pas être un poisson rouge!»

      À la différence que chez les poissons, on ne glorifie pas le requin, on n’encourage pas un système qui engraisse le requin, et on ne va pas voir le requin pour des conseils…

      Dans ce monde que NOUS avons fabriqué, notre gang de poissons vénèrent les requins, défendent le système qui maintient les requins en place, demandent conseil aux requins et même, voudraient devenir des requins..!

      Les poissons des océans semblent plus «réveillés», pour rester poli, que les poissons terrestres…

      D. Lefresne

    • @ rogiroux
      Ce que vous ne savez pas c’est que les politiciens sont déjà corrompus au système financier donc la magouille part toujours du sommet de la pyramide (Wall Street et la FED privée), c’est lui qui contrôle l’argent et le congrès. En 2008, AIG a acheté les CDO pourris des grosses banques pour les assurer des risques d’impayés des CDS qui étaient vendus sur les marchés financiés. Les agences pourries et corrompues les ont cotés AA à AAA, l’arnaque est là car tout le monde faisait confiance à ces agences. A la suite de la débacle et de la faillite de AID, le gouvernement n’a pas une d’autre choix que de les sauver avec 160 milliards car aucun avion international ne pouvait décoller sans les assurances couvertes par le plus gros assureur du monde, soit AIG.

      @ nickoleterrible
      La plupart des contrats de cartes de crédit, prêts personnels, auto et immobiliers sont tout d’abord créés par la signature d’un billet à ordre (promissory note) du client à la banque. 6 mois plus tard, ces billets à ordre sont converties en sécurité dans un pooling de trusts. Mortgage backed securities (MBS) pour les notes immobilières et Asset-backed securities (ABS) pour toutes les autres notes. Aussitôt effectué, les instruments de dettes originales (promissory notes) sont donc convertis en un autre instrument, celui des sécurités. La banque n’est donc plus détentrice de plein droit de la dette originale (Horlder in due course), la fraude est que la banque continue de recevoir des paiements du client alors qu’elle a déjà été payée (Voir Double Dip Banking). Aux USA, voir les poursuites en cour suite aux saisies frauduleuse des banques (Quiet Title Lawsuit), les banque ne peuvent rien prouver puisqu’elles ne possèdent plus la note originale
      (promissory note), recherchez aussi: Bank, Show me the note !! Voir aussi le Bill Of Exchange International.

      C Tremblay

    • It takes two to tango, les banques ont pas pris tout les risques a eux seuls, le gouvernement a mit la main a la pâte.

      “sur 1100 milliards $ de crédit hypothécaire au pays, la SCHL en assure près de la moitié (plus de 500 milliards $). Or la croissance des activités de la SCHL a explosé ces dernières années. Il y a quatre ans, la limite d’assurance prêt que pouvait détenir l’organisme (limite imposée par le parlement) était de 350 milliards $. C’est donc une hausse de 70 % depuis 2007! En prenant le risque à la place des banques, la SCHL a certainement contribué au gonflement de la bulle immobilière.”

      http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/le-party-est-fini/

      Y. Béchard

    • @littlepatton
      “Les banquiers passent pas à des insolvables. C`est le gouvernement Américain qui les a forcés et aidés en garantissant les prêts.”

      Et dites moi, selon vous, les politiciens ne subi$$ent aucune influence de la part des financiers de Wall Street ? Vraiment ?

      Qui finance les parti ? A quoi servent les innombrables lobbyiste du monde de la finance qui pullulent à la maison blanche ?

      Selon vous, il serait donc tout à fait impossible que les financiers se soient livrés à un intense trafic d’influence (lire $$$) pour obtenir des gouvernants que les règles soient relaxées en leur faveur, et que les risques encourus soient au frais du public ?

      Les financiers dépenseraient ces sommes faramineuse (en finançant les partis et en payant pour le lobbying) en pure perte ? Vraiment ?
      Ce ne serait donc pas un investissement extrêmement lucratif qui rapporte beaucoup plus que ce qu’ils y investissent ?

      J’aimerais bien savoir ce que vous en pensez.

      Léon Carmel

    • @littlepatton Voici un document qui à défaut de vous faire changer votre point de vue et de vous faire remettre en question votre persistance à accuser les victimes et les gouvernants tout en blanchissant entièrement les financiers de Wall Street, pourrait vous donner à réfléchir:
      (en anglais, désolé … difficile de trouver l’équivalent dans la langue de Molière)

      Wall Street’s Campaign
      Contributions and Lobbyist Expenditures

      Extrait: “The financial sector invested more than $5 billion in political influence purchasing in
      the United States over the last decade. The entire financial sector (finance, insurance,
      real estate) drowned political candidates in campaign contributions, spending more than $1.738 billion in federal elections from 1998-2008. Primarily reflecting the balance of power over the decade, about 55 percent went to Republicans and 45 percent to Democrats. Democrats took just more than half of the financial sector’s 2008 election cycle contributions.”

      Je vous renvoie à ma question plus haut: A quoi servent les innombrables lobbyiste du monde de la finance qui pullulent à la maison blanche ?

      Et j’ajoute: Croyez vous que les financiers investissent ces sommes colossales ($5 G en dix ans) en pure perte ?

      Léon Carmel

    • Le secteur financier ‘investit’ sans compter pour se payer nos dirigeant et nous usurper le pouvoir. Ils sont une plaie qui perverti notre soi disant démocratie qui ressemble de plus en plus, dans les faits, à une ploutocratie (*).

      (*) Ploutocratie: “De nos jours la ploutocratie trouve une analogie dans les gouvernements où les lobbies (financiers, pétroliers, religieux, etc.) ont une grande influence voire un pouvoir de décision, au travers d’institutions « démocratiques ».”

      Léon Carmel

    • Il existe trois (3) “agents” économiques : les particuliers, les entreprises et les gouvernements. Et qui sont les propriétaires des entreprises : les particuliers via l’actionnariat (Cies), la coopération (coopératives) ou tout simplement en tant que propriétaire unique. Et qui élisent les gouvernements : les particuliers. Tous les intervenants (ou presque) en ont contre les entreprises (ex: banques) et les gouvernements. Mais, en réalité, c’est nous qui sommes responsables parce que nous élisons des gouvernements dont trop de membres sont irresponsables et confions notre argent à certaines entreprises qui l’utilisent à mauvais escient !

      D. Courbron

    • dencour
      …Mais, en réalité, c’est nous qui sommes responsables parce que nous élisons des gouvernements…

      Ce qui manque ça serait des équipes de sociologues compétents (pas des intellos à la formule indigeste, ça yen a assez!) qui feraient des listes pour permettre aux consommateurs de mieux choisir ce qui est bon ou pas socialement par rapport aux valeurs véhiculés dans les produits.

      Sans tomber dans le radical, je pense qu’il y a moyen d’établir ce genre de listes. Ainsi, un média ou produit culturel véhicule des valeurs qui vont dans le même sens que les banquiers ou politiciens corrompus, ça diraient :”Achetez en si vous voulez mais ne venez pas vous plaindre que ce système de valeurs prends maintenant toute la place car c’est vous qui l’aurez nourri!”

      Eric Cire

    • “Les banquiers passent pas à des insolvables. C`est le gouvernement Américain qui les a forcés et aidés en garantissant les prêts.”

      Vous faites toujours de la lecture sélective comme ça…??

      On va répéter pour être certain que vous allez comprendre ce coup-ci:

      Seulement 20% des prêts qui ont *foirés* étaient garantis par le gvnt…

      Le restant, les banques ont fait ça toutes seules comme des grandes!! Ro. Giroux

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