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Comment se comportent les personnes âgées du XXIe siècle? Selon les médias, la télé, la publicité et les gourous de la mort-en-bonne-santé, les vieux ne font rien d’autre que du bungee, du ski acrobatique, du vélo, du hockey-bottine, le tour du monde en voilier, le jeu de cache-cache avec les petits-enfants en hurlant, en sautant au plafond et courent les p’tits et les p’tites jeunes avec des airs lubriques!
Après 108 ans, on leur accorde enfin le droit de ne faire que du patin et de la planche à voile…
Ciel!
J’espère ne jamais arriver à cet âge : trop fatigant…
« Je n’ai pas le goût d’être une super vieille! » dit une ex-infirmière de 69 ans à notre collègue Louise Leduc, qui pose la bonne question : « A-t-on encore le droit, quand on est vieux, de se bercer tranquillement? »
D’abord, on ne réalise peut-être pas à quel point c’est une chance exceptionnelle qui nous est donnée de pouvoir… vieillir.
On meurt aujourd’hui à 80 ans du cancer (au Québec, c’est 78,9 ans pour les hommes et 83,4 pour les femmes) parce qu’on a vaincu la tuberculose qui tuait à 30 ou 40 ans. On a vaincu les infections, l’ignorance de l’hygiène, les prédateurs, les blessures, bref, tout ce qui tuait à 20 ans. On a vaincu les difficultés de l’accouchement qui ont tué en masse, pendant des millénaires, mères et enfants.
Et on arriverait au bout de tout ça pour faire du bungee?
Il y a une grande sagesse, parvenu à un âge vénérable, à se bercer sur la galerie! À partager l’expérience accumulée (je sais bien : l’expérience des plus vieux, ça n’a plus aucune valeur). À réfléchir. À contempler.
Juste un petit exemple, côté contemplation..
Avez-vous regardé le ciel, récemment? Je veux dire : loin de la ville, une nuit sans nuages? Même pas besoin de télescope. C’est une des expériences les plus émouvantes que l’on puisse vivre si on s’y consacre avec dévotion (le regretté Christopher Hitchens, ici, à ce sujet).
Écouter de la musique. Pas avec des écouteurs dans le métro, non. Confortablement installé, sans lire, sans penser à autre chose. Musique pure. Il faut avoir le temps.
Lire tout ce qu’on n’a pas eu le temps de lire. Vous vous rendez compte du choix?
Parler avec ses proches, ses contemporains, les plus jeunes.
Arpenter la ville lorsque le soleil se lève et que les lampadaires s’éteignent…
Vivre, en un mot.

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danbel
15 janvier 2013
06h02
La plupart des gens passent leur vie à courir, il est donc normal qu’ils passent leur vieillesse à le faire aussi. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’ai bien l’intention de faire la farniente! J’ai 55 ans cette année et franchement, je cours de moins en moins!
Et tant pis pour les ceuzes qui voudraient me voir faire du bungee! C’est leur problème, pas le miens. Je vis seule, mes enfants sont partis faire leur vie, mon ex fait la sienne aussi. Bien, vous dites? J’ai déménagé en ville, près de mon travail, pour ne plus avoir à supporter les banlieusards pressés sur les routes (j’en étais une aussi!). Je fait tout pour ne plus avoir à courir. Quand je serai à la retraite, j’ai fermement l’intention de profiter de la vie….lentement! Mon plan de match n’est pas d’aller rejoindre le troupeau pour faire du tai-tchi sur le Mont-Royal. Encore moins de monter dans l’autobus de la vieillesse pour aller à St-Anne de Beaupré!
D. Bélanger
exmontrealaise
15 janvier 2013
07h03
…apprendre à jouer du piano, finalement à 71 ans, mais seulement après mes 45 minutes de marche aérobique. Surtout ne manquez pas la chronique de Pierre Foglia, ce matin. Il nous explique pourquoi certains d’entre nous veulent vieillir seuls et d’autres au sein d’un groupe de l’Age d’or.
Gina Bisaillon
jeanfranc
15 janvier 2013
08h01
Bien daccord avec vous, j’adore tous ces moments et il semble vrai que pour la plupart et je dirais surtout les jeunes, l’expérience des “vieux” ne veut plus dire grand chose… pourtant, au contraire, ils sont une bibliothèque d’histoire vivante.. les gens ne prennent plus le temps de vivre, quand vous parlez des livres, moi de mon côté, à toutes les fins de semaines, je lis un bon 2 à 3 heures le matin, ça me relaxe, ça m’évade et j’adore ça. Et le soir j’adore aussi de mon balcon regarder le superbe coucher de soleil que je vois de chez-moi.. je prend alors des photos…
Je me fais dire que ma vie doit être platte car je ne fais rien.. et moi je me dis qu’au contraire je prend le temps de vivre mes petits bonheurs…:-) J.F. Harvey
simon_c
15 janvier 2013
08h24
Regarder le ciel ? Mais on n’y voit plus rien, même par temps dégager. C’est que certains ont décider qu’on aimerait mieux admirer leurs immeubles la nuit en y ajoutant des milliers de lumières plutôt que de regarder les étoiles. Même à une bonne distance des villes, on voit à peine la voie lactée. Nous sommes si riches au Québec qu’on se permet de tenter d’éclairer le ciel.
Mais pour le reste, c’est vrai qu’à tous les âges il faut donner une impression de performance. Comme si se caler dans un bon fauteuil en cuir pour écouter Glenn Gould interpréter les variations Golberd était une perte de temps totale.
Simon Chartrand
gl000001
15 janvier 2013
08h31
Avec de la glucosamine, du Ensure et du Voltaren, on peut faire n’importe quoi.
“It’s better to burn out, than to fade away” – Neil Young
Alain Lajoie
dansic
15 janvier 2013
08h59
Je suis plus en accord avec le point de vue exposé par Pierre Foglia dans sa chronique “À petit pas”. Je comprends l’envie de tranquillité et de sérénité et tout, mais pour ma part je prends un plaisir au activités physiques et j’espère pouvoir continuer à en faire très longtemps. Je dois tout de même admettre que je ne suis pas encore rendu là puisque je suis dans la jeune cinquantaine.
Daniel Sicard
pierhubert
15 janvier 2013
09h31
Je suis retraité, je ne me sens pas vieux mais je ne fais pas de bungee, pas de parachute ou tout autre machin fournisseur d’adrénaline. Mes plaisirs sont aussi zen que ma ma meute de chats, aussi terre à terre qu’a m’occuper de mon jardin. Prendre mon temps, prendre le temps de vivre, descendre d’une couple de coche. Prendre tout le temps voulu, sans aucun stress pour entreprendre un quelconque projet construit sur mesure, ma mesure à moi.
Si vous pensez que les vieux ont de drôles d’idées pour vivre une seconde vie, c’est juste par ce que nous sommes vus comme vieux et un peu fous. Entièrement d’accord, je le sais, c’est ce que je suis, un vieux fou.
Pier Hubert
litchi
15 janvier 2013
09h40
Du bungee? Très peu pour moi. Je ne dis pas que je ne pourrais pas en faire, mais ça ne me tente pas. Prendre une marche dans le bois derrière chez moi; cultiver mon potager; un coup de patin de temps en temps sur le lac gelé; écouter les Rolling Stones dans le tapis en faisant mon ménage; pratiquer l’art de la sieste et de la quiétude; exercer quotidiennement mes neurones en jouant au sudoku, en lisant tout ce que je peux trouver sur la Terre, notre Mère; créer, par la peinture et aussi avec tous vos déchets qui sont souvent des trésors pour moi; faire profiter de mes connaissances, expériences ou réalisations tous ceux qui le souhaitent; regarder la neige tomber; méditer sous la pluie au bout du quai; écouter la radio en anglais,le dimanche après-midi, pour ne pas perdre ma 2e langue; photographier une ‘nième fois la brume qui se lève sur le lac, juste parce que c’est encore plus beau que la fois précédente; continuer à vieillir, heureuse, sereine et remercier la vie, chaque matin, pour la nouvelle journée qu’elle m’offre.
C.Tassé
gl000001
15 janvier 2013
10h37
@simon_c
Si on regarde le mot “performance” comme un synonyme de “spectacle”, c’est bien évident que c’est futile. Mais il y a une différence entre continuer à faire du bungee parce qu’on aime ça et faire du bungee parce que les autres en font et qu’on veut se donner en spectacle nous aussi. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
Alain Lajoie
ralbol
15 janvier 2013
10h53
Tranquille?
Non mais ça va pas la tête!!?
Un vieux tranquille, ça consomme pas!
Un vieux qui ne voyage pas, qui ne roule pas, qui n’essaie pas 10 nouveaux sports extrêmes par année, ça dépense pas, ça ne fait pas rouler l’économie, un vieux paisible, c’est doublement inutile!
Comment feront toutes ces compagnies de voyages, d’équipement de golf, d’assurances, de Viagra pour cacher à toute la population, que vieillir actif et en santé n’est le lot que de 10% des vieux?
Car la réalité, c’est ça: le quotidien de 90% des vieux, c’est la maladie, la pauvreté et la solitude.
Les belles publicités de «jeunes vieux» retraités, jouées par des acteurs de 40 ans maquillés pour avoir l’air d’en avoir 60, jouant au golf en Jamaïque, ce ne sont que ça, de belles images de fiction créées pour vendre de l’utopie aux jeunes naïfs.
On a placé l’âge de la retraite à 65 ans (maintenant à 67) pour une raison bien simple: rendu à cet âge, 90% des gens sont usés, en instance de problèmes de santé majeurs, et aux portes de la mort.
On leur accorde alors la permission d’aller crever, non sans les encourager à flamber leurs dernières économies à faire du bungee, de la planche à neige ou du golf extrême…
Faut au moins que ça serve à faire rouler l’économie, un vieux.
D. Lefresne
jutamat
15 janvier 2013
10h55
” Une chance incroyable de vivre plus vieux” Misere…
La societe technologiquement avancee n’a aucune conscience sociale
et environnementale.
Pour avoir une vie pleinement equilibree, il faudrait d’abord etre en
symbiose avec ce qui nous entoure, et cela au risque de sacrifier
une quarantaine d’annees a notre esperance de vie.
Tous les maux de notre epoque, sans exeptions, ont un denominateur
commun: la surpopulation.
Oui la race humaine est superieurement intelligente, mais combien
insufisemment claivoyante!
P Allen
casse-noisette
15 janvier 2013
11h03
Je suis l’un des 30 000 retraités de la fonction publique et parapublique de 1997. J’étais contre ce programme gouvernemental de départ assisté, car je trouvais et trouve encore antisocial une telle politique, soit de mettre à la retraite des gens plus jeunes, mieux formés, et avec une espérance de vie accrue. Toutefois, je me suis prévalue du programme après mûres réflexions, en me disant que j’aurais enfin le loisir de faire ce que je faisais à temps perdu pendant ma vie active. Je me suis lancée dans la recherche historique à temps plein, ai publié trois livres, collaboré à deux autres et écrit de nombreux articles scientifiques. J’ai suivi des cours d’italien, suis retournée sur le marché du travail à temps partiel pendant trois ans et j’ai organisé un colloque l’an dernier.
Le seul sport que je pratique, c’est la marche quotidienne, mais pas une promenette : au moins une heure chaque fois. Je cuisine beaucoup, lis énormément, écoute de la musique, va au théâtre, au cinéma et au concert. Et je suis plus proche des miens, dont une petite-nièce que j’adore et qui veut que je l’aide à publier un roman ado! Oui, je souffre de petits problèmes de santé, propres au vieillissement, mais je n’ai pas le temps d’y penser.
Ce que j’aime le plus dans ma vie, c’est résister aux modes et être bien dans ma peau.
M. Barrière
rivardcarole
15 janvier 2013
11h16
La vie c’est le changement, et vivre c’est apprendre. Je suis “re-traitée” depuis quelques années et crois, comme le démontrent de nombreuses recherches, que pour “vieillir en santé” il faut demeurer actif physiquement ET intellectuellement. D’accord avec vous M. Foglia que la santé est le premier facteur différenciant les personnes plus âgées. Et d’accord que la mort est inéluctable, alors j’ai pas envie de me bercer. Je fais pas de vélo, mais je fais pédaler mes neurones. Ma solution pour demeurer active sur les plans physique, intellectuel et social: bien qu’ayant un doctorat, je suis retournée à l’université depuis 8 ans… mais pas n’importe laquelle… l’Université du troisième âge – celle de l’Université Laval à Québec dans mon cas. Pour le plaisir d’apprendre, car nos cours ne sont pas “crédités”et nous ne passons pas d’examen. Que le plaisir de découvrir, de socialiser si on le désire, et d’explorer plein de sujets qui nous intéressent. Il y a tellement à apprendre qu’une vie c’est pas assez… pis comme vous M. Foglia, en pédalant intellectuellement la mort me fait moins chier. Carole Rivard-Lacroix
the-real-lulu
15 janvier 2013
11h40
Entièrement d’accord avec vous, Monsieur Roy. J’ajouterai simplement, au sujet de la chronique de Pierre Foglia, que l’on vit probablement sa vieillesse comme on a vécu le reste de sa « vinaigrette ». Certaines personnes ont été passives et grégaires toute leur vie; la plupart d’entre elles le resteront jusqu’à leur trépas. Et alors ? Monsieur Foglia s’est taillé une fort belle carrière en affichant sa singularité — tant mieux pour lui. À chacun sa personnalité, son tempérament… et sa vieillesse.
Louise Sexton
gillesmenard
15 janvier 2013
12h10
J’ai planté trois millions d,arbres dans ma vie et débroussailler des centaines d’hectares , ça c,est du sport direz-vous,oui,à s’en rendre invalide pour le reste de ses jours et à attendre son chèque de BS car il n’y a pas de régime de pension pour ce travail utile à Tous.
Une chance que je peux encore faire du bénévolat à la banque alimentaire,ça passe le temps et ça nourri en attendant!!!
Gilles Ménard
gillesmenard
15 janvier 2013
12h13
Je prend des marche et ramasse des canettes et bouteilles pour arrondir les fin de mois de ma vieillesse pauvre.
Gilles Ménard
jacktheripper
15 janvier 2013
12h47
@Ralbol
Tellement choquant, mais tellement vrai comme commentaire. En plein mon style: soyons terre-à-terre. Cessons les illusions futiles. La vérité est dans votre commentaire. Bravo! N.B. En passant, tout le monde, “Liberté 55″ est un mythe. N’en doutez plus. M. Lavoie, Saguenay.
q.terreux
15 janvier 2013
13h09
J’ai quitté la ville. Youppie !
Maintenant dans une vieille maison de campagne qui craque de partout, comme moi.
Petit village perdu au milieu de nulle-part. Un rêve devenu réalité. J’ai un jardin. Des fleurs. Des légumes. Des oiseaux dans mes mangeoires.
“Arthrosé” à l’os (c’est le cas de le dire) je n’ai plus la même souplesse qu’a 30 ans. Mais prendre une marche avec le chien, faire de la photo, avec ce magnifique paysage qui m’entoure. Regarder la neige tomber, oui c’est sympa. Et le ciel ici, il est toujours beau. Le jour comme la nuit.
En ville, mes voisins de longue date, je ne connaissais même pas leur nom…
Ici, les mots solidarité, entraide, partage semblent encore faire parti du vocabulaire. Cela me rassure sur l’humanité.
Des voisins “débarquent” pour un “coucou’ et on se retrouve à 10 dans la cuisine 5 heures plus tard à se partager nos tomates et concombres. A refaire le monde.
Mes moyens sont modestes. Très modestes.
M’en fou !
J’ai le temps, je fais pas mal de trucs moi-même et j’ai peu d’exigences.
Robert Duquette
Bellechasse
Retraité
57 ans.
moshe_levy
15 janvier 2013
18h25
Quand je serais vieux, je profiterais de ma vieillesse pour étudier davantage la Tora et la Talmud afin de me préparer pour mon dernier souffle.
Moshé Levy
dkca
16 janvier 2013
15h14
Et là, on parle même pas de la notoire pauvreté de plusieurs vieux ….
Entéka, tant qu’à moi, je prie le Ciel pour qu’à 80 ans, en bonne ou mauvaise santé, je lève les pattes, ayant fait largement le tour du jardin terrestre.
Loulou Tremblay
jeanfrancoiscouture
16 janvier 2013
17h02
;;@MR: La vieillesse! Ce «naufrage» comme le disait un certain Général. Ou cette « antichambre de l’enfer?» comme le demande si bien Bernard pivot dans son plus récent livre dans lequel il pose plein de questions.
Mais avec des vieux aussi hyperactifs, il va falloir que la filmographie hollywoodienne change de ton, elle qui définit le bonheur comme beau, jeune, riche, en santé et surtout, en été. Mais comment faire du «glamour» avec des vieux, laids, pauvres, malades et en hiver?
Bon, trève de plaisanterie. Moi, je rêve de mourir vers 75-80, assassiné par un mari jaloux âgé d’environ 35 ans.
Allez, bonne fin d’hiver, bande de «vieux nonos», comme l’écrivait Foglia dans son billet.
J-F. Couture.
gren
16 janvier 2013
19h43
Jeune retraité je fais du sport. Je me tiens en forme le plus possible .J’ai aussi la passion de mes ancêteres et je lis et relis les livres d’histoires de LACOURSIÈRE. Puis du Tremblay qui me rappelle le temps que nos ancêtres ont passés a trimer dur pour nous amener ou nous sommes aujourd’hui.
n.y.grenier