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En cette saison des Oscars, où on soupèse avec gravité les mérites respectifs des innombrables chefs d’œuvre dont le grand écran nous a gratifiés en 2012, décrétons une minute d’humour.
Pour parler de quoi? De prix de cinéma. Mais de ceux attribués au pire du pire!
Tous deux, les Américains et les Français organisent en effet chaque année des galas où sont récompensés les films, réalisateurs, acteurs et actrices qui se sont signalés par leur échec à accoucher de quelque chose de potable au cours de l’année précédente.
En France, les statuettes s’appellent les Gérard… et ça n’a rien à voir avec Depardieu. La drôlerie tient beaucoup à l’énoncé des catégories dans lesquelles on inscrit les candidats à cette déconfiture…
Deux exemples tirés du gala de 2012.
Qui, croyez-vous, a remporté le Gérard de « L’Acteur, on espère que tu l’aimes bien, parce que t’es parti pour voir sa gueule partout pendant les trente prochaines années » ? Eh bien, c’est Jean Dujardin, pour son rôle dans The Artist. Et à quel film a-t-on attribué le Gérard du « Film avec des malades, des handicapés, des béquilles, des brancards, des fauteuils roulants, de l’Actifed, du Voltarène, du Primpéran, des bilans sanguins, des feuilles de remboursement, des courbes de température et des plateaux repas avec de la
macédoine tiède. Et un petit suisse » ? (Je sais, c’est très peu politiquement correct… et je préfère ne pas parler des catégories les plus olé-olé!) Vous l’aurez deviné, c’est au film Les Intouchables qui, soit dit en passant, a fait des recettes de 3 millions$ au Québec.
Aux États-Unis, ça s’appelle les Razzies, ou les Framboises d’or (photo du trophée ci-contre), dont la célébration aura lieu cette année le 1er avril.
C’est assez méchant aussi. On a déjà attribué le prix du pire acteur à George W. Bush pour son rôle dans Farenheit 9/11, le brûlot de Michael Moore. Le prix de la pire révélation de l’année au Godzilla numérique dans Le Retour de Godzilla. Le prix du pire couple à l’écran aux… seins de Sharon Stone dans Basic Instinct 2!
J’ai tendance à croire que le milieu québécois du cinéma serait incapable de s’abaisser à de tels enfantillages… STOP! URGENT! CORRECTION! Plusieurs lecteurs me signalent que nous avons bel et bien un équivalent des Razzies et des Gérards. Il s’agit du prix Aurore, l’initiative de notre Infoman national, Jean-René Dufort, qui m’était complètement sorti de la tête! Pourtant, un trophée en forme de rond de poêle, on devrait s’en rappeler…
Ne serait-ce pas une bonne idée que d’en faire un véritable grand gala, avec tapis rouge, limousines, robes de soirée et tout le tremblement?

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martingravel
12 janvier 2013
07h35
Ça existe déjà avec les prix Aurore de Jean-René Duford à Infoman……
Martin Gravel
zaclock
12 janvier 2013
07h39
Votre dernier paragraphe: j’hallucine ou quoi? Jean-René Dufort présente ses Aurore depuis plusieurs années, où vos collègues de la section cinéma font souvent partie du jury. Que ça vous ait échappé m’échappe.
En passant, je n’ai jamais eu connaissance qu’un acteur ou cinéaste québécois s’en soit offusqué.
M. Bruneau
rogiroux
12 janvier 2013
08h31
Me semble que ça existe déjà… non?
Les prix Aurore de Jean-René Dufort…
Ça ne vous dit rien?
Notre production cinématographique est trop petite
et le milieu artistique est tissé trop serré
pour que ce genre d’exercice soit vraiment amusant.
Mais c’est pas une raison pour vous en privez…
Ro. Giroux
y_ped
12 janvier 2013
08h34
Dans l’émission d’Infoman qui précède les Jutra, Jean-René fait une rétrospective de la sorte et ce n’est pas déplacé.
Yvan Pedneau
teddybear
12 janvier 2013
08h43
Infoman et les prix Aurore c’est pas la même chose ?
Y. Béchard
petitvampire
12 janvier 2013
09h30
Je crois que Monsieur Roy ne s’ abaisserait pas a regarder Infoman quand même ! Réjean Asselin
jean-francois_trottier
12 janvier 2013
12h00
Je viens de lire votre billet, “Le péplum”… Lié à ce que je vois ici, disons que je marre un peu!
Comme ça nous revivons régulièrement le remake de “L’Art contre le Commerce” ? Eh ben! Je constate que vous avez remarqué la baisse de budget d’appui aux arts de la part de Harper et consort, vous m’étonnez!
Bon, dans ce cas il s’agit surtout de “La Reine contre l’Art”, cf. le traitement réservé à Pellan, mais comme nous n’en pouvons plus de compter les guéguerres d’arrière-garde des conservateurs on va pas chipoter sur les détails. En tout cas ce ne sont pas les artistes qui ont déclenché les hostilités, ça non.
D’une part le cinéma est beaucoup trop grand pour que vous le réduisiez à n’être que commercial. Il l’est de toute façon, comme tous les arts, à la différence qu’il fait rouler une énorme, écrasante industrie qui ne nécessite en rien votre appui. Il est plus facile de hurler avec les loups comme on peut constater.
À société petite, petite industrie, c’est ainsi. Pas facile de trouver des cinéastes qui sont autant inspirés que bons techniciens ainsi que capables d’attirer les foules. Taper sur ceux qui sont moins commerciaux ne vous fait pas honneur.
Votre regard sur le cinéma est plein de suffisance et bourré de préjugés. D’accord, vous ne regardez pas Infoman, c’est votre droit. Vous jugez normal que Guzzo ramasse les dollars sans trop investir dans la création, c’est votre droit aussi, je dirais même votre droite.
En plus vous criez haro sur les artistes, là je dirais que c’est votre crochet du droit comme on dit au boxe…office.
Ils passent Spiderman ce soir à TVA. Bon cinéma! Jean-François Trottier
cad3
12 janvier 2013
12h11
Le petit milieu culturel et artisitique québécois aime tellement s’auto-féliciter avec de nombreuses et ridicules remises de prix qu’il faut souhaiter aussi l’apparition de trophées pour souligner la médiocrité de plusieurs de nos chanteurs, comédiens, humoristes, réseaux de télé, etc.
C.-A Desmarais
pezzz
12 janvier 2013
15h25
Monsieur Roy, vous maîtrisez l’humour absurde avec tellement de finesse!
Oh pardon, votre éditorial de ce matin, “Le peplum”, n’était pas une chronique humoristique?
J’aurais pourtant cru, j’espère que vous me pardonnerez.
À défaut de pouvoir profiter d’une vitrine comme la vôtre pour répondre à votre grossière déformation de la réalité cinématographique, je vous offrirai tout de même, ici, une courte liste, non-exhaustive évidemment, de petits chefs-d’oeuvre du cinéma qui n’ont été réalisés qu’avec de maigres dollars. Mais je vous en prie, ne me remerciez pas!
Au plaisir!
F. Pesenti
- Rosetta, de Jean-Pierre et Luc Dardenne
- Songs from the second floor, de Roy Andersson
- A Separation, d’Asghar Farhadi
- Las Acacias, de Pablo Giorgelli
- Land and Freedom, de Ken Loach
- 12 Angry Men, de Sydney Lumet
Le cinéma n’a pas besoin de l’industrie. L’industrie a besoin du cinéma.
nadagami
12 janvier 2013
16h05
C’est parce que vous comparez, d’un point de vue auto-critique cinématographique, le Québec, qui n’est pas un pays, à la France et aux États-Unis, qui sont deux pays.
Ce matin, j’ai appris que Denise Bombardier tiendrait dorénavant chronique dans le Le Journal de Québec. J’ai alors failli tomber en bas de ma chaise.
Et là j’apprends que sur cyberpresse on exige que le Québec se comporte comme s’il était un pays. En bas de ma chaise, là je suis tombé.
Daniel Verret (Nadagami)
frederico
12 janvier 2013
16h37
J’ai récemment vu le film québécois Camion. C’est plate à mourir.
Frédéric Boisvert
L’Avenir
icarus
12 janvier 2013
18h16
Le grand prix du démérite de l’industrie du cinéma au Québec revient à la firme Cinéac qui a déploré que le cinéma québécois ait fait moins d’argent en 2012 le jour même où 2 films québécois sont en nomination aux Oscars.
L’argent, l’argent, si un film fait pas d’argent y mérite pas d’être vu? Un trophée en arrière de la tête des teneurs de salles de cinémas québécoise
- F. Dessureault
superlulu
12 janvier 2013
19h27
Il apparaît que l’éditorialiste, du haut de sa tribune, a oublié de se rabaisser au niveau du peuple.
Un bel exemple que la rigeur fait souvent défaut lorsque l’on est au dessus de la plèbe.
Il aurait été facile de vérifier que Jean René Dufort fait de même avec ses Aurores.
Il est plus facile de faire un adendum que d’avoir de la rigeur?
Je commence à me demander quel est le respect envers les lecteurs.
Et je ne mentionne aucun éditorialiste en particulier, je constate au fil des blogues.
L. Tréapnier
Montréal
superlulu
12 janvier 2013
19h31
J’oubliais, ma petite montée, faisait suite à votre article d’aujourd’hui à 08:00 Le Péplum.
L. Trépanier
Montréal
re_re...
13 janvier 2013
02h19
Comme ces prix sont surtout exploités par les médias et les journalistes, je me disais qu’un prix de médiocrité pour cette classe de scribes, serait un juste retour des choses.
Ça pourrait être la ”Plume de mouette” pour ceux et celles qui se sont distingués en se transformant en hommes(femmes)-sandwich, pour les abus de copier-coller, de propagande politique, documentation superficielle…
À noter que ce n’est pas que j’en ai contre le journalisme mais juste parce que ça va à sens unique, pour l’instant.
Et pour Infoman, bon c’est sympa comme émission même si je l’écoute rarement car je la trouve particulièrement tapageuse (comme taper dans une casserole) et assez laide dans son aspect visuel même si ça fait partie du concept.
Alors je donne à Infoman la ”Casserole d’or” pour l’ensemble de son vacarme!
Pour le cinéma, je trouve ça plate 8 fois sur 10 (Ok! Je baisse à 7!) alors le nombre de prix dans la catégorie (zzzzz!) serait trop élevé! Bon, je pourrais aussi dire 9.9 fois sur 10 pour l’opéra car comme le cinéma, ce n’est pas une forme d’art qui m’intéresse beaucoup tout simplement mais quand c’est super, faut reconnaître aussi que c’est super!
Eric Cire
piedoq
13 janvier 2013
09h48
un gros chaudron graisseux à l industrie au complet qui est incapable de se mettre au diapason de son publique et qui tente toujours de nous faire avaler leurs suppositoires supporifiques de films
albert bela
ilisepa
13 janvier 2013
13h23
J’ai vu dernièrement Ésimésac, ouf, une nullité qui pourrait recevoir de nombreuses framboises, pistaches ou tomates…
Isabelle Paquette
gillesmenard
13 janvier 2013
18h35
Ésimésac comme toute l’oeuvre de Fred Péllerin sont des chefs-d’oeuvre d’une très grande qualité.
Vive le cinéma du Québec,de la France ainsi que tous ce qui n’est pas grosse bébelle états-unienne.
Gilles Ménard
re_re...
14 janvier 2013
04h39
@gillesmenard
Euh?
Chefs-d’oeuvre?
Oui, le Fred est capable de pointes de génie mais son histoire du débile du village par exemple, j’ai jamais été capable de la voir jusqu’au bout! Si il avait inventé un village de tarés avec un seul sain d’esprit dans la gagne, la dynamique aurait été tout autre!!!
Plus sérieusement, c’est l’utilisation des symboles poétiques qui m’intéressent dans un film et la majorité des productions se résument aux dualités bons/méchants ou des intrigues triviales d’un ennuie mortel! Veux dire, ya plus de choses qui se passent quand je fais juste observer la réalité de mon environnement. En tout cas, je trouve ça plus intéressant qu’un film qui me remontre la même chose en plus plate!
Eric Cire