Le blogue de l'édito

Archive du 12 janvier 2013

Samedi 12 janvier 2013 | Mise en ligne à 7h09 | Commenter Commentaires (19)

Les prix de… démérite du cinéma!

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

mediaMario Roy

En cette saison des Oscars, où on soupèse avec gravité les mérites respectifs des innombrables chefs d’œuvre dont le grand écran nous a gratifiés en 2012, décrétons une minute d’humour.

Pour parler de quoi? De prix de cinéma. Mais de ceux attribués au pire du pire!

Tous deux, les Américains et les Français organisent en effet chaque année des galas où sont récompensés les films, réalisateurs, acteurs et actrices qui se sont signalés par leur échec à accoucher de quelque chose de potable au cours de l’année précédente.

En France, les statuettes s’appellent les Gérard… et ça n’a rien à voir avec Depardieu. La drôlerie tient beaucoup à l’énoncé des catégories dans lesquelles on inscrit les candidats à cette déconfiture…

Deux exemples tirés du gala de 2012.

Qui, croyez-vous, a remporté le Gérard de « L’Acteur, on espère que tu l’aimes bien, parce que t’es parti pour voir sa gueule partout pendant les trente prochaines années » ? Eh bien, c’est Jean Dujardin, pour son rôle dans The Artist. Et à quel film a-t-on attribué le Gérard du « Film avec des malades, des handicapés, des béquilles, des brancards, des fauteuils roulants, de l’Actifed, du Voltarène, du Primpéran, des bilans sanguins, des feuilles de remboursement, des courbes de température et des plateaux repas avec de la razzieawardsmacédoine tiède. Et un petit suisse » ? (Je sais, c’est très peu politiquement correct… et je préfère ne pas parler des catégories les plus olé-olé!) Vous l’aurez deviné, c’est au film Les Intouchables qui, soit dit en passant, a fait des recettes de 3 millions$ au Québec.

Aux États-Unis, ça s’appelle les Razzies, ou les Framboises d’or (photo du trophée ci-contre), dont la célébration aura lieu cette année le 1er avril.

C’est assez méchant aussi. On a déjà attribué le prix du pire acteur à George W. Bush pour son rôle dans Farenheit 9/11, le brûlot de Michael Moore. Le prix de la pire révélation de l’année au Godzilla numérique dans Le Retour de Godzilla. Le prix du pire couple à l’écran aux… seins de Sharon Stone dans Basic Instinct 2!

J’ai tendance à croire que le milieu québécois du cinéma serait incapable de s’abaisser à de tels enfantillages… STOP! URGENT! CORRECTION! Plusieurs lecteurs me signalent que nous avons bel et bien un équivalent des Razzies et des Gérards. Il s’agit du prix Aurore, l’initiative de notre Infoman national, Jean-René Dufort, qui m’était complètement sorti de la tête! Pourtant, un trophée en forme de rond de poêle, on devrait s’en rappeler…

Ne serait-ce pas une bonne idée que d’en faire un véritable grand gala, avec tapis rouge, limousines, robes de soirée et tout le tremblement?

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