NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
À première vue, l’affaire est tout simplement dégoûtante.
Il s’agit d’une mode qui gagne du terrain à une vitesse foudroyante : celle des tours guidés amenant les touristes dans les quartiers les plus miséreux d’une ville quelconque.
On peut appeler ça le « pauvrisme ».
Ça a apparemment débuté dans les villes des pays en développement. En particulier en Inde, en raison du film Slumdog Millionnaire qui, en 2008, mettait en vedette un garçon ayant grandi dans un bidonville de Mumbai.
Puis la mode s’est étendue aux favelas de Rio de Janeiro (photo : le premier ministre britannique David Cameron effectue une telle visite). Puis en Occident, où on trouve de ces promenades touristiques à Londres, Amsterdam, Prague… et même Vancouver (à lire ici). Il est vrai que le Downtown East Side de Vancouver est un des endroits les plus spectaculairement miséreux du pays.
Il appert que la plupart de ces visites sont organisées par des groupes charitables qui emploient notamment des itinérants comme guides et remettent une partie des revenus générés aux personnes défavorisées qui sont l’objet des regards « étrangers » posés sur eux…
Mais bon. Malgré cela, je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de zoo humain où la misère sert d’appât à un voyeurisme assez immoral, merci.
Bref, j’ai du mal à me faire une idée là-dessus. Si vous avez des lumières à ce sujet, n’hésitez pas à m’éclairer…

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 















bernem
8 janvier 2013
15h02
Il faut respecter les gens pour qui l’éducation, l’instruction, le travail, sont une perte de temps, ne servent à rien dans la vie. Ces gens ont la liberté et l’État leur fournit des services à même les taxes de ceux pour qui l’éducation, l’instruction, le travail, sont une dimension essentielle d’épanouissement dans la vie. Donc, c’est une question de dignité humaine et de respect pour les choix que font les gens. E,V, Ross
seb.b
8 janvier 2013
15h10
Il me semble qu’au lieu de payer pour une telle visite, les gens seraient mieux de prendre cette journée pour faire du bénévolat dans un organisme agissant auprès des défavorisés de cet endroit. En prime, c’est gratuit…
S. Bouchard
hermy
8 janvier 2013
15h18
À mon avis, c’est préférable au fait que ces pauvres ne reçoivent rien du tout !
C’est comme lorsqu’il y a un cataclysme ou un tsunami. Ceux qui en sont victimes préfèrent que les regards se portent sur eux, que les journalistes et les média affluent, même s’ils en profitent très peu dans un premier temps, parce que cela leur donne de l’espoir de recevoir de l’aide concrète un jour…
Et qui vous dit qu’un seul de ces touristes ne deviendra pas, par illumination, une ”mère Teresa” ou un canal de sensibilisation à travers le monde et que cela ne contribuera pas à changer les choses ?!??!
André Félix Delisle
claude_lafreniere
8 janvier 2013
16h22
Bonjour M. Roy
Selon le principe de Halon il ne faut jamais attribuer à la malignité ce que la stupidité suffit à expliquer. Mais ce n’est pas toujours vrai car, c’est bien connu, un souffre-douleur est bien pratique et permet d’évacuer un certain “trop-plein”…
Les êtres humains sont de bien drôles de bibites. Le “tourisme” dont vous nous parlez aujourd’hui me soulève le cœur et je ne peut qu’y voir des analogies avec les œuvres de Dames Patronnesses de l’ancien temps, pas si ancien, qui allaient voir LEURS pauvres. Les pharisiens et leurs émules ne se privent pas pour utiliser les pauvres de services comme faire valoir.
Les pauvres utiles le sont à condition de le rester, d’être disponible et ostensiblement reconnaissants. Les téléthons, les guignolées, les charity business et les services sociaux notamment ceux de “dernier recours” marchent ainsi.
Pensons simplement à ces business qui proposent d’aider un enfant pauvre et exotique: les enfants d’ailleurs (préférablement), noirs (surtout), avec des mouches sur eux et des yeux de bébé phoques pognent toujours plus que le miséreux local qui l’a fait exprès, n’est-ce pas, et qui tout au plus servir de vieux tapis pour s’essuyer les pieds ou de paratonnerre à la haine populaire et radiophonique: le «BS» vivant à nos dépends dans “le luxe, le calme et la volupté”(Baudelaire)!
C’est toujours plus facile de prétendre s’occuper des miséreux de l’autre bout du monde que de ceux qu’on a près de chez-soi. (C’est par exemple la façon de voir du célèbre filousophe de gÔche BHL…).
Mais dans les faits nos pharisiens modernes n’aident ni les uns ni les autres. Ils font de la gesticulation morale EN PUBLIC pour se sentir bien.
C’est exactement la même chose pour une certaine gauche tordue qui a SES pauvres (disons “institutionnels”). Là aussi, les pauvres restent pauvres mais au moins ils savent “pourquoi” car Madame chose, fille à papa, leur a expliqué. C’est un problème social. Social en français se traduit par “autre”: la “problématique” (pour faire savant) des autres, pour les autres, par la faute des autres et par les autres. Compris? Alors vote du bon bord pi le Welfare State va tout t’arranger ça.
On va y avoir un beau programme géré par des fonctionnaires humanitaires, des travailleuses chôchialeuses et des boubou-macoutes pour faire régner la justice. ET félicitation pour votre beau programme. Et prétendre que cela permet parfois à certains charognards pour chercher des poux aux plus mal-pris est de la calomnie car les pauvre, fraudeurs par nature, doivent être contrôlés par les agents du Welfare State! Comme publier juste au bon moment le rapport comptable d’une réserve indienne pour bien appuyer sur le fait que notre apartheid national doit être encore plus contrôlant pour les FORCER à devenir plus autonome…
Mais dans tout ce bataclan de misérabilisme médiatique on ne trouve ni charité, qualité du cœur, ni humanité, ni respect, et encore moins de discrétion. Parce que les actes de bonté sont ainsi. Ce que manifestement les héritiers de nos “belles valeurs judéo-chrétiennes”[1] ignorent…
-
Note [1] Ah ouais les tartuffes? Nommez-les!
–
Claude LaFrenière
nadagami
8 janvier 2013
17h24
Bonjour,
« Il s’agit d’une mode qui gagne du terrain à une vitesse foudroyante : celle des tours guidés amenant les touristes dans les quartiers les plus miséreux d’une ville quelconque. »
– — –
Ce que je m’explique mal est qu’on se paie un voyage dans un autre pays pour y voir de la misère alors qu’on ne serait même pas foutu de voyager dans son propre pays pour y voir cette même misère.
Exemple : un Canadien qui se rend en Inde pour y voir de la misère mais qui refuse de se rendre à Attawapiskat pour y voir la même misère.
De vouloir voir de la misère, je suis d’accord avec le principe mais d’aller voir de la misère dans un autre pays que le nôtre pour mieux oublier la nôtre, bin là je ne marche pas.
Daniel Verret (Nadagami)
gren
8 janvier 2013
17h25
Très bonne industrie bien organisée par des non pauvres qui savent quoi faire. Continuons de les encourager. Moi je supporte quelqu’un que je connais. Pas question de donner a ces organisme corporate qui se payent des salaires extravagants.
n.y.grenier
loubia
8 janvier 2013
18h05
Lors du séisme en Haïti, on s’était interrogé à savoir si les bateaux de croisière devaient continuer de jeter l’ancre dans une baie de la République Dominicaine qui emploie pas mal d’Haïtiens ou si c’était de l’indécence.
La réponse est venue d’Haïti même: quand on a tout perdu, le moindre sou est le bienvenu. Lancer une chasse aux sorcières sur les “ouèreux” par beaux principes, est contre-productif.
Je serais curieuse de savoir combien de nos indignés risquent une dislocation du cou pour voir si la victime de l’accident sur le bord de la route “est ben maganée”. Ou combien sont allés voir ce que Rocco Magnota avait bien pu faire de si terrible. Ou encore ont fait recherches par-dessus recherches pour voir cet Américain se faire décapiter par des sauvages. Ah! Là c’est différent parce que c’est le droit à l’information? Ça ne suffit plus de savoir, il faut voir?
Le voyeurisme est répugnant, mais quand ça profite aux victimes, je n’ai rien contre. Si ce sont des itinérants qui bénéficient financièrement de ces tours guidés, pourquoi pas. Et si quelque part ça peut donner une bonne raison à un jeune de tout faire pour ne pas en arriver là, c’est double bénéfice.
Dominique Lavoie
bobov
8 janvier 2013
18h47
vraiment génial comme idée.
comme ça les pauvres qui voudront voler les riches n’auront plus besoin d’aller les quartiers riches puisque les riches viendront à eux.
alexandre popovic
miss.scarlett
8 janvier 2013
19h14
Richard Latendresse en Haïti. D’après le titre, je pensais que cet article allait nous décrire le genre de reportages faits par Richard Latendresse de TVA en Haïti lors du gros tremblement de terre. C’était de la pure indécence et j’ai eu très honte de lui. . .
Mireille Scarlemberg
chip
8 janvier 2013
19h29
“Mais bon. Malgré cela, je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de zoo humain où la misère sert d’appât à un voyeurisme assez immoral, merci.”
Qu’importe s’il s’agit de voyeurisme si l’objectif de sensibilisation des plus aisés est atteint? Après tout, le mauvais goût est devenu tellement universel.
R. Ducharme
ralbol
8 janvier 2013
20h24
8 janvier 2013
20h24
S’encanailler: Fréquenter ou imiter des gens douteux.
Pratique répandue dans la haute société du 19e siècle, consistant à briser la monotonie et l’ennui découlant des obligations assommantes de la vie des gens de qualité, en se rendant dans les quartiers pauvres pour frayer avec la faune moins fortunée et profiter de plaisirs considérés comme illicites par ladite haute société.
Bref, aller chez les pauvres pour «flasher» avec son argent et se payer du bon temps avec les sous-humains.
On n’avance pas, on recule.
D. Lefresne
re_re...
8 janvier 2013
20h42
Je pensais qu’on parlait du pauvrisme entre les deux oreilles qui se manifeste de plus en plus sur des tribunes importantes!
Non mais?
Le pauvrisme, c’est un fertilisant efficace pour les nouvelles des médias!
Il y a aussi l’orribisme et la guerrisme qui sont de bon engrais pour faire pousser les choux gras!
Eric Cire
yvonmontana
8 janvier 2013
20h57
Je pensais vous parliez de la tele depuis les dernieres annees…
Y Montana
superlulu
8 janvier 2013
22h13
Euh, il est où le problème?
J’ai plus de 25 voyages à Cuba à mon actif et je vis encore avec le peuple et non en Tout Inclus.
J’apporte des dizaines de kilos de vêtement, médicaments, jouets dans des valises seulement pour distribuer et je connais des dizaines d’amis qui font de même. Nous avons distribué plus de 50 peluches à Noel
Mes enfants ont 8 et 10 ans et tout ce qu’il ne portent plus, je l’apporte.
En échange, j’ai droit à leur amitié, leur chaleur, leur sourires, et surtout le bonheur dans leurs yeux.
Eh oui, je fréquente généralement ceux qui n’ont qu’un chaise dans leur salon et qui se lèvent pour que je puisse m’assoir, leur dernière tasse de café, et à l’occasion leur nourriture.
ils ne le font pas dans l’espoir d’obtenir quelque chose, car je ”teste” leur acceuil.
Mes enfants ont eu toute une leçon d’humilité cet été à fréquenter ces gens pauvres mais tellement chalereux. Ils ont même donné leur canne à pêche à 2 jeunes cet été.
Devinez quoi? En novembre, ils nous ont invité à souper ma copine et moi, avec du poisson frais, pêchés avec nos cannes.
Lucien Trépanier
Montréal
maynard1990
9 janvier 2013
06h39
En plus, c’est perdre tout l’intérêt que pourrait avoir véritablement une « aventure » chez les pauvres, notamment en vue de l’immortaliser dans l’art – littérature comprise -, de lui donner une valeur presque universelle, comme a pu le faire naguère Dickens avec Oliver Twist (malgré une fin peu vraisemblable à son roman, avec laquelle il est tombé dans une superficialité très nord-américaine).
C’est comme avec ces reporters, qui n’osent pas faire comme Anne Nivat, c’est-à-dire vivre au coeur des conflits et les rapporter du mieux qu’ils le peuvent, restant plutôt en retrait, en sécurité, dans un espèce de voyage organisé, où – au moins parfois – des régimes décident pour eux de ce qu’ils doivent voir ou ne pas voir, pratiquement, ou alors ils se collent à leurs propres autorités. Et eux rapportent, bien gentiment.
Autrement, c’est ce qui arrive quand l’exceptionnel, par la postmodernité, se fond avec le grotesque. Et pourtant, la tragédie humaine, ainsi que la souffrance, ça restera, ça, au coeur de bien des questionnements humains. Ce n’est pas si malsain que cela, tout dépend de la manière avec laquelle on suscite et porte ces interrogations, tout comme de la manière avec laquelle on entame de tels voyages au coeur de la tragédie.
S. Vallée
pierreallard
9 janvier 2013
08h33
Tout dépend de comment on regarde et de la raison pour regarder. Une autre de ces questions bien proprettes pour distraire du fait qu’on ne VEUT pas mettre fin à la misère. J’ai un doctorat en économie 40 ans d’expérience dans le tiers-monde. Je vous dit qu’il faudrait 3 ans pour résoudre le problème de la pauvreté et que PERSONNE n’aurait un bien ou un service en moins. ON NE LE VEUT PAS.
Pierre JC Allard
mariemichel
9 janvier 2013
09h38
la pauvreté est ici depuis longtemps, trop longtemps, et ceux qui ne vivent pas au quotidien dans les quartiers dits=pauvres ne savent pas comment cela se vit et nous sommes chanceux de vivre en Amérique du Nord,notre pauvreté à comparer avec celle des autres pays ne peut pas e^tre pire qu’aux Indes, ou en Afrique, ou en Haiti,,merci
marie michel, bonne journée,
zutetrezut
9 janvier 2013
10h24
Ma vieille mère décédée depuis plusieurs années me disait ceci, ma fille si tu veux faire la charité et bien regarde autour de toi, dans ta famille, ton voisinage, il y a sûrement quelqu’un qui a besoin d’aide nul besoin d’aller au bout du monde, le malheur se cache parfois derrière une façade d’un sourire qui lui cache à son tour une larme ou une douleur d’une personne qui n’ose rien demander.
G. Racin
nduguay
9 janvier 2013
12h07
J’ai eu l’occasion lors d’un passage en Afrique du Sud, l’an dernier, d’aborder la question avec le propriétaire d’une entreprise touristique qui organisait ce genre de «tour de la misère humaine» dans les townships de CapeTown et de lui demander s’il n’y avait pas là une certaine forme d’exploitation de la misère dans ses activités.
Il m’a expliqué qu’au contraire, en tant que gestionnaire d’une organisation touristique, il se devait de montrer cette facette de la réalité et de l’histoire sud-africaine. Un peu comme les visites d’Auschwitz servent à prendre une certaine mesure d’un passé odieux, lui, il fait visiter les townships pour que les touristes puissent prendre une certaine mesure du legs de l’apartheid et, peut-être, mieux saisir la réalité de ce pays.
À l’heure de ce «tourisme responsable et équitable» dont on n’a de cesse de nous rabattre les oreilles, certains estiment, à l’instar de ce type de Cape Town, que la responsabilité première des touristes, c’est de regarder en face la réalité du pays qu’ils visitent.
C’est, pour lui et pour moi, une question de respect pour les gens du coin…
Plus tôt cette année, j’ai eu l’occasion de visiter le bidonville de Dharavi, à Mumbai, où a été tourné le film dont vous parlez, avec des architectes locaux et occidentaux qui cherchent à «revamper» l’urbanisme de bidonville. Je leur ai aussi posé la question des touristes qui se pointent à Dharavi avec, autour du cou, des Kodaks valant plus que ce que gagnera dans sa vie un habitant de la place. Ils étaient en faveur de ces visites puisque, selon eux, c’est la seule façon pour un Occidental enfermé dans ses préjugés, de saisir qu’au-delà de la misère qui frappe à première vue, les bidonvilles sont aussi des espaces de vie, des endroits où les gens vivent, où une société s’exprime. Et c’est cette réalité-là qui n’est pas, pour ces gens, honteuse.
Je me suis demandé, par la suite, si certains aspects parmi les plus douloureux de la réalité autochtone canadienne seraient tolérés par les Canadiens si nous étions plus nombreux à nous être rendus dans une réserve où des gens avec qui nous partageons le même passeport vivent dans des conditions similaires à celles que j’ai pu constater dans des endroits comme le Yémen ou l’Éthiopie…
M’enfin…
Nicolas Duguay
vietnam17
9 janvier 2013
12h16
Moi ce qui m’attriste le plus, c’est le pauvrisse des dirigeants de pays et encore plus de ceux qui tirent les ficelles de ses pays.
Comment en 2013 peut-on accepter si facilement et avec detachement la pauvrete partout autour de nous quand il y a de quoi nourrir et loger tous le monde. JAMAIS je ne comprendrai cela jamais.
C’est pas les petits dons qui feront une difference, ca prends pas mal plus de volonte et de charite humaine de ceux qui peuvent vraiment faire LA difference.
Et notre PM avec ces acolytes nous en donne un bel exemple avec les Premieres Nations et Haiti dernierement.
Yves Corbeil
re_re...
9 janvier 2013
15h24
@vietnam17
”JAMAIS je ne comprendrai cela jamais”
Si je vous dit que la vie est une gradation ça vous aide-tu à comprendre?
Cette gradation va du moins au plus dans tout! Du moins fort au plus fort, du moins beau au plus beau, du moins riche au plus riche…
Les gros mangent les petits et quand les petits sont tannés, y se mettent en gagne pis y mangent un gros de temps en temps comme ça c’est passé avec certains dictateurs. C’est comme ça que ça fonctionne et y faut chercher notre bonheur dans ce beau bordel!
Et pour le sujet du jour, c’est mieux ça que l’invisibilité des pauvres que je me dis.
Eric Cire
dkca
9 janvier 2013
16h07
Sincèrement monsieur Roy, la vue d’un zoo humain de riches ( genre restos pour chiens ) m’est tout autant, sinon bien plus, immorale à l’heure des inégalités sociales galopantes.
Loulou Thériault
ricepeaschickenstuffing
11 janvier 2013
09h40
………………………………..Qu’est-ce que ça veut dire, être riche ou être pauvre, les différences sont peu concluants?
Mironov
Loulou27
17 janvier 2013
15h50
“À première vue, l’affaire est tout simplement dégoûtante.”
Voilà qui relève peut-être un peu de l’indignation précipitée.
Je suis plutôt indigné, moi, quand je vois des touristes vivre la grosse vie, se cloîtrer dans des hôtels luxueux et des “enclos à touristes” qui, somme toute, n’offrent absolument, mais ABSOLUMENT rien de représentatif du pays dans lequel ils se trouvent.
Ça me semble plus répugnant, du moins, qu’un touriste qui s’intéresse réellement aux moeurs, aux conditions de vie et à la vie quotidienne des différentes couches sociales du pays qu’il visite, plutôt que de se goinfrer d’une illusion de la réalité bien roulée dans le sucre qu’on vous offre dans ces fameux hôtels 5 étoiles dans lesquels quelques pesos, riels, dongs, peu importe la monnaie, vous donnent tous les droits du monde.
Comme si c’était représentatif de la réalité. S’intéresser à une culture, c’est s’y immiscer. Et une culture, ce n’est pas que des quartiers cossus, des hôtels luxueux et des trajets destinés aux touristes.
PL Prégent