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À première vue, l’affaire est tout simplement dégoûtante.
Il s’agit d’une mode qui gagne du terrain à une vitesse foudroyante : celle des tours guidés amenant les touristes dans les quartiers les plus miséreux d’une ville quelconque.
On peut appeler ça le « pauvrisme ».
Ça a apparemment débuté dans les villes des pays en développement. En particulier en Inde, en raison du film Slumdog Millionnaire qui, en 2008, mettait en vedette un garçon ayant grandi dans un bidonville de Mumbai.
Puis la mode s’est étendue aux favelas de Rio de Janeiro (photo : le premier ministre britannique David Cameron effectue une telle visite). Puis en Occident, où on trouve de ces promenades touristiques à Londres, Amsterdam, Prague… et même Vancouver (à lire ici). Il est vrai que le Downtown East Side de Vancouver est un des endroits les plus spectaculairement miséreux du pays.
Il appert que la plupart de ces visites sont organisées par des groupes charitables qui emploient notamment des itinérants comme guides et remettent une partie des revenus générés aux personnes défavorisées qui sont l’objet des regards « étrangers » posés sur eux…
Mais bon. Malgré cela, je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de zoo humain où la misère sert d’appât à un voyeurisme assez immoral, merci.
Bref, j’ai du mal à me faire une idée là-dessus. Si vous avez des lumières à ce sujet, n’hésitez pas à m’éclairer…
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