Multiplier les résolutions (comme celle d’être en forme) augmente les risques que vous les laissiez tomber en cours de route…
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
La volonté est une ressource limitée: plus il vous en faut pour changer quelque chose dans votre vie, moins il vous en reste pour atteindre d’autres objectifs. Multiplier les résolutions augmente donc les risques que vous les laissiez tomber.
C’est du moins la thèse défendue ici. L’idée n’est pas neuve. Plusieurs études ont documenté le phénomène – quoique, de l’aveu même de l’auteur, il ne fasse pas l’unanimité.
Pour ma part, je n’ai aucun mal à le croire. S’il était si facile de modifier ses habitudes, ça se saurait. Et l’industrie de la croissance personnelle ferait faillite. Or, elle est florissante. Pas parce que ses recettes fonctionnent mais, au contraire, parce qu’elles ne marchent pas. «Elles remontent le moral durant un moment et quand ça s’estompe, on en redemande», résume Oliver Burkeman.
Chroniqueur à The Guardian, Burkeman est un féroce critique de la pensée positive. La célèbre étude sur la promotion 1953 de Yale, selon laquelle les 3% de diplômés ayant formulé leurs objectifs par écrit seraient devenus plus riches que les 97% restants, n’a probablement jamais existé, rappelle-t-il. «Un archivistes de Yale, et d’autres, ont fait enquête et n’en ont trouvé aucune trace.»
Ce qui n’empêche pas des conférenciers de s’y référer, en regrettant qu’il s’agisse d’une légende urbaine puisque son message est tellement essentiel!
Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’essai de Burkeman «pour les gens qui ne supportent pas la pensée positive», mais son papier du Newsweek est une lecture très tonique en ce début d’année.

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bloganon
3 janvier 2013
12h17
Pour que la pensée positive fonctionne, il faudrait que les gens pensent pour commencer, ce qui est loin d’être évident.
J. Bouthilllier
gl000001
3 janvier 2013
12h40
Ca revient à votre “Pourquoi explorons-nous ?” de l’autre jour. Peu de gens explorent tout comme peu de gens peuvent changer pour vrai. Appelez-ca résistance au changement, confort, inertie. C’est du pareil au même.
“L’enfer, c’est les autres” disait Sartre. L’inertie vient des autres. Tout le monde qui tire chacun de son bord. Les vrais changements durables prennent du temps ou sont causés par des événements extraordinaires.
Mais on vient de changer d’ère selon les Mayas. Tout va changer pour le mieux. Soyez positifs ;-)
Alain Lajoie
bonserge
3 janvier 2013
14h12
J’ai pris une seule résolution: avoir plus de discipline.
Hier, je me suis encore couché à 2AM et là je perd de mon temps au travail pour l’écrire sur un blogue…
Ça part mal.
Serge Bélanger
bombero
3 janvier 2013
14h39
Faire acte de volonté, c’est tout simplement résoudre un problème. Plus vous avez de résolution plus vous avez de problème à résoudre. Comme dans la réalité, on ne vient pas toujours à bout de ses
problèmes. Le cerveau ne trouve pas la solution.
J’aurais pu faire plus scientifique mais le ton de ce blogue est axé sur la légèreté .Loin de moi ,l’idée
d’être prétentieux .
P.s A vous tous qui êtes plus assidus que moi sur ce blogue. BONNE ANNÉE
R.GUIMOND
carbone-14
3 janvier 2013
14h55
Un voisin avait décidé de faire de l’exercice et il est mort en pelletant. CQFQ?
Y. ROY, Mtl
nadagami
3 janvier 2013
17h00
Bonjour,
« La volonté est une ressource limitée… »
– — –
La volonté s’exprime à la condition que le devoir l’exige.
Daniel Verret (Nadagami)
gordonsawyer
3 janvier 2013
18h28
Le positivisme, c’est le refuge de l’incapable.
Gordon Sawyer
Montréal
gebgeb
3 janvier 2013
19h21
J’ai toujours pensé que la meilleure façon d’appuyer la volonté, c’est de lui donner des bases fortes. Lorsqu’on veut changer un de nos comportements, il faut le faire pour les bonnes raisons ou pour une raison suffisamment pertinente pour soi. Pour y arriver, il faut avoir de l’autocritique, ce qui fait défaut à bien des gens.
La volonté est un muscle qui s’exerce avec la pratique. Il ne faut pas non plus en abuser. Choisir un problème à régler à la fois est bien suffisant. Bien identifier le principal problème est d’autant plus important.
Souvent, le problème qu’on identifie n’est que le symptôme du véritable problème qui nous habite. Par exemple, la prise de poids chez quelqu’un qui utilise la nourriture comme source de réconfort. Trop souvent, les gens restent superficiels.
Rien dans tout cela ne nécessite de la pensée positive, de la religion ou un gourou pour vous guider. Chacun peut le faire tout seul, dans le confort de son salon.
G. Lavoie
amonavis
3 janvier 2013
19h45
D’où provient cette tradition d’investir sa volonté et son énergie pour modifier les aspects répréhensibles de notre être quand la planète inaugure une nouvelle révolution?
De la nuit des temps. De l’alternance du jour et de la nuit, du passage des lunes et des saisons.
Du cycle éternel de la mort et de la renaissance.
De la culpabilité judéo-chrétienne. De la ferme résolution de s’amender de ses péchés.
Récemment, j’écoutais la chanson « Anthem » de Leonard Cohen.
« Oublie ton offrande parfaite / Il y a une fissure dans chaque chose / C’est par elle que pénètre la lumière. »
Rien à ajouter. Méditer là-dessus.
Jacques Lambert
morpa03
4 janvier 2013
07h53
Tout changement est précédé par des prises de conscience. On a beau vouloir prendre des résolutions, ça n’ira pas bien loin si on n’a pas changé en dedans. Ce ne seront que des vœux pieux. Pour pouvoir opérer un changement, quel qu’il soit, il faut y être préparé.
P. Morneau
gl000001
4 janvier 2013
09h49
@gebgeb
“Chacun peut le faire tout seul, dans le confort de son salon.”
Tout le monde n’est malheureusement pas équipé pour le faire. Comme vous dites, les superficiels ne sont pas capable d’approfondir les choses. Les anxieux ne pourront trouver la vraie chause du problème. Leur anxiété fait basculer leur horizon plusieurs fois par minute quand la crise les prend. Ca prend souvent un coup de pouce. Un psy, un parent, un événement extraordinaire.
Alain Lajoie
gl000001
4 janvier 2013
11h08
Correction:
“la vraie cause du problème”. Je devais être anxieux d’écrire mes idées ;-)
Alain Lajoie
gren
5 janvier 2013
14h17
C’est bien ça impressionne les amis et la famille. Une chance que personne ne fait un suivi rigoureux de ces inepties car ce serait le délire.
n.y.grenier
dkca
6 janvier 2013
14h25
Des résolutions vouées à l’échec?
Ouais c’est sûr mais au moins ça coûte moins cher que nos chères guerres vouées à l’échec
( Irak, Afghanistan, Pakistan …. ).
Loulou Bad Tremblay