Multiplier les résolutions (comme celle d’être en forme) augmente les risques que vous les laissiez tomber en cours de route…
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Ariane Krol
La volonté est une ressource limitée: plus il vous en faut pour changer quelque chose dans votre vie, moins il vous en reste pour atteindre d’autres objectifs. Multiplier les résolutions augmente donc les risques que vous les laissiez tomber.
C’est du moins la thèse défendue ici. L’idée n’est pas neuve. Plusieurs études ont documenté le phénomène – quoique, de l’aveu même de l’auteur, il ne fasse pas l’unanimité.
Pour ma part, je n’ai aucun mal à le croire. S’il était si facile de modifier ses habitudes, ça se saurait. Et l’industrie de la croissance personnelle ferait faillite. Or, elle est florissante. Pas parce que ses recettes fonctionnent mais, au contraire, parce qu’elles ne marchent pas. «Elles remontent le moral durant un moment et quand ça s’estompe, on en redemande», résume Oliver Burkeman.
Chroniqueur à The Guardian, Burkeman est un féroce critique de la pensée positive. La célèbre étude sur la promotion 1953 de Yale, selon laquelle les 3% de diplômés ayant formulé leurs objectifs par écrit seraient devenus plus riches que les 97% restants, n’a probablement jamais existé, rappelle-t-il. «Un archivistes de Yale, et d’autres, ont fait enquête et n’en ont trouvé aucune trace.»
Ce qui n’empêche pas des conférenciers de s’y référer, en regrettant qu’il s’agisse d’une légende urbaine puisque son message est tellement essentiel!
Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’essai de Burkeman «pour les gens qui ne supportent pas la pensée positive», mais son papier du Newsweek est une lecture très tonique en ce début d’année.
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