NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Montréal n’est pas la seule grande ville dont certaines infrastructures routières sont en mauvais état. Une enquête du Toronto Star révèle que la partie surélevée de la Gardiner Expressway, l’autoroute qui amène les gens de la banlieue ouest de Toronto jusqu’au centre-ville, est «structurellement instable». Une section de 2 kilomètres doit même être réparée rapidement sinon on ne pourra plus rouler dessus d’ici 6 ans.
Le printemps dernier, des morceaux de béton sont tombés de la structure de la Gardiner, construite en 1958 (huit ans plus tôt que notre échangeur Turcot). La Ville s’est alors faite rassurante: le béton en question avait seulement une fonction esthétique et la structure de l’ouvrage était en bon état. Toutefois, le Star a découvert qu’au même moment où ils tenaient ces propos aux élus et aux citoyens, les ingénieurs municipaux savaient qu’il en était autrement.
Aujourd’hui, la Ville de Toronto estime qu’il faudra 500 millions pour remettre la Gardiner Expressway à niveau. Cette affaire relance un vieux débat dans la métropole canadienne: faut-il démanteler l’autoroute? L’enfouir comme on a fait à Boston?
De la même façon que l’émission Enquête a démontré, cette année, que les problèmes de corruption ne sont pas exclusifs au Québec, le travail des journalistes du Toronto Star montre que notre province n’est pas la seule à avoir négligé l’entretien de ses infrastructures au cours des dernières décennies et à en subir aujourd’hui les conséquences. Quand on se compare…

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chip
23 décembre 2012
06h49
“L’échangeur Turcot de Toronto”. Comme quoi l’incompétence, le laxisme et la bêtise n’est pas l’apanage exclusif des Montréalais.
Au fait… quel drôle de sujet en cette avant-veille de Noël et en ce surlendemain de fin du monde.
R. Ducharme
chip
23 décembre 2012
06h50
Woupelaï! Je voulais dire “…ne SONT pas…” Scusez-la!
R. Ducharme
pympau
23 décembre 2012
08h52
Négligence et/ou incompétence n’implique pas corruption. Il faudrait être un peu plus précis dans vos allégations monsieur Pratte. Mais peut-être craignez vous une poursuite en diffamation?
Pierre-Yves Pau
adultaire
23 décembre 2012
10h24
LE MAIRE DRAPEAU ÉTAIT PASSÉ PAR LÀ?
Dans le temps du maire Drapeau, on faisait fit des infrastructures pour des olympiques, métros, l’EXPO, etc . Et comme tout bon politicien, il aurait écrit un livre montrant que ce n’était pas de sa faute.
Pierre Tremblay
respectable
23 décembre 2012
11h16
Seuls les américains peuvent construire solide pour pas cher. Cet échangeur a coûté 260M sans extra. Coût en dollars constant 300M
http://fr.wikipedia.org/wiki/High_Five_Interchange
simon picotte
dcsavard
23 décembre 2012
11h22
@pympau,
la formulation de M. Pratte est claire. Je ne vois nulle part où il prétend que la négligence des infrastructures torontoises soit une preuve de corruption. Il souligne simplement que comme le travail d’Enquête (l’émission) a démontré que la corruption n’est pas exclusive au Québec, le travail des journalistes du Star a démontré que la négligence des infrastructures n’est pas exclusive au Québec. Vous concluez des choses que M. Pratte ne dit pas.
D. Savard
i_robillard
23 décembre 2012
12h11
C’est très bien de comparer car ça nous donne une occasion pour se consoler. Sauf que…j’aimerais bien savoir si à Toronto, il existe comme à Montréal des lobbys qui bloqueront les projets de rénovation de l’échangeur. Y a-t-il un groupe du genre “Mobilisation Gardiner Expressway” qui vont revendiquer une nouvelle infrastructures qui va laisser passer MOINS de voitures, des pistes cyclables, un projet surélevé six fois plus cher que celui proposé?
À Toronto, y a -t-il des factures annuelles de plusieurs millions juste pour maintenir une sécurité précaire sur le Gardiner Expressway…en attendant LE beau projet de réfection pas cher, vert et consensuel??
C’est beau se comparer mais il faut tenir compte de tous les aspects.
Isabelle Robillard
pager
23 décembre 2012
12h32
Monsieur Pratte:
La situation de l’Ontario en ce qui regarde les routes et les viaducs n’a aucune commune mesure avec celle du Québec. À commencer par les autoroutes. En Ontario, les autoroutes sont lisses et exemptes de bosses partout. C’est, entre autre, ce que l’on observe lorsque l’on roule sur la 401 pour tomber ensuite sur la 20 au Québec. Les routes du Québec sont pleines de bosses et de trous (et je ne parle pas ici des nids de poule). Regardez les viaducs en Ontario, ceux-ci sont en béton gris pales, on observe aucune tige de métal qui sortent du béton (pourtant ils sont du même age). Au Québec, le béton est brun, presque noir, est en train de se désagréger et laisse constamment voir des tiges de métal. Nos routes sont finies. En passant, je ne sais pas si la commission Charbonneau va se pencher sur la Qualité des travaux au Québec…Vous savez, lorsque l’on met 3 pelletées de sable pour une pelleté de ciment tout en chargeant le même prix que pour 3 pelletées de ciment et une pelletée de sable. tel que requis dans les devis!
Pour que nous puissions changer, il est essentiel que nous voyons nos défauts pour ne pas constamment commettre les mêmes erreurs?
Gilles Tremblay
xrayone
23 décembre 2012
12h34
La bas itou ils abusent du calcium???
“Au royaume du callllllllciUm” comme disait Charlebois
X.Raymond
editorial
23 décembre 2012
14h57
Je ne prétends pas que les infrastructures sont en aussi mauvais état en Ontario qu’au Québec, ou le contraire d’ailleurs. Je crois que les problèmes de négligence et de collusion que nous avons vécus ici sont probablement présents dans d’autres sociétés. Cela n’excuse pas ce qui se passe ici, bien évidemment.
André Pratte
gillesmenard
23 décembre 2012
18h34
C’est du foutu béton!C’est ”cheap” et c’est laid.
Pourquoi ne construisons-nous plus avec des vraies pierres au lieu de les mettre en poudre pour ensuite les délayées comme du gâteau afin d’en faire du foutu béton ”cheap”.
Regardez les constructions millénaires faites de pierres massives qui résistent toujours.
Pourquoi faire simple lorsque ça peut être compliqué!!!???!!!
Gilles Ménard
lucky13
23 décembre 2012
19h34
Je pense qu’il est sérieusement temps qu’on révise notre façon de faire en construction.
Ce n’est pas parce que la structure est construite en respectant les codes minimaux que la structure est bonne pour autant. Ne pourrait-on pas demander plus dans la solidité et la longévité de nos structure quitte à payer plus cher?
L’attribution obligatoire au plus bas soumissionnaire doit aussi être révisé. Un système de notation où le prix est toujours dominant serait aussi accompagné de points accordés pour le délai promis, la technologie utilisée, la capacité réelle de la compagnie d’exécuter l’ensemble des travaux en recourant le moins possible aux sous-contractants, la qualité des sous-contractants qui seront utilisés et enfin la qualité des travaux réalisés précédemment. Une plus grande flexibilité sur le détail des travaux et la structure finale doit être accordée pour obtenir le meilleur de ce que nous pouvons nous payer.
La structure qui va faire mal sur le portefeuille et sur notre économie sera incontestablement la portion de la 40 qui est surélevée à Montréal. Je me demande toujours quel est l’état réel de cette structure depuis qu’on parle de Turcot.
Marc Millaire
gillesmenard
23 décembre 2012
22h16
@lucky13
Moi aussi je pense qu’il serait temps.
‘’sérieusement” c’est normal ,il est alors inutile de l’écrire.
Gilles Ménard
nadagami
24 décembre 2012
05h41
Bonjour,
« De la même façon que l’émission Enquête a démontré, cette année, que les problèmes de corruption ne sont pas exclusifs au Québec… »
– — –
Pourtant, pour ce qui est de la corruption, tout a commencé avec une photo du Bonhomme Carnaval, pas avec une photo du drapeau canadien.
Et des commissions telle la commission Charbonneau, il s’en tient ailleurs au Canada?
Il est trop tard, le mal est fait. Non, je ne suis pas séparatiste mais il y a des jours où je me dis que l’idée n’a pas que du mauvais et que parfois, lorsqu’on se compare, on a juste envie de pleurer de rage.
Joyeux Noël quand même…
Daniel Verret (Nadagami)
legada
24 décembre 2012
10h10
Pourquoi on parle toujours de négligence et d’incompétence? Ces ouvrages ont été bâtis il y a 50 ou 60 ans avec les connaissances techniques de l’époque et avec une analyse des besoins de l’époque et de leur projection dans le futur.
Le trafic routier aujourd’hui est beaucoup plus important que prévu. Les camions aujourd’hui sont beaucoup plus gros et lourds qu’il y a 50 ou 60 ans et il y en a beaucoup plus.
La sensibilité du béton aux chlorures n’était pas connue. C’est suite aux dégradations du béton plus rapides que prévues qu’elle a été découverte. Ne pas connaitre ce fait il y a 50 ou 60 ans n’était pas de la négligence ou de l’incompétence. C’est le processus normal d’acquisition de connaissance.
Notre perception de la réalité est faussée par Hollywood. Dans CSI ou dans d’autres émissions de ce type, on fait face à un problème nouveau et dans moins d’une heure, on trouve une nouvelle théorie, on la valide et on règle le problème. Dans la vraie vie, ça prend des années et parfois des décennies.
Un des films spectaculaires qui illustre l’acquisition de connaissance est la valse du pont suspendu causé par le vent qui ensuite s’est effondré. Aujourd’hui, les ponts suspendus sont conçus pour ne pas entrer en résonance sous l’effet du vent.
Les aqueducs Romains encore debout, le doivent à une bonne construction, à de la chance (pas de tremblement de terre importants) et à une eau très chargée en calcium qui obturait les fuites des canaux. Beaucoup de construction du passé sont maintenant des ruines.
Aux États-Unis, ils ont de bonnes réalisations mais aussi de moins bonnes. On se souvient d’un pont en acier qui s’est effondré en tuant des gens par manque d’entretien.
Daniel Legault