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André Pratte
Montréal n’est pas la seule grande ville dont certaines infrastructures routières sont en mauvais état. Une enquête du Toronto Star révèle que la partie surélevée de la Gardiner Expressway, l’autoroute qui amène les gens de la banlieue ouest de Toronto jusqu’au centre-ville, est «structurellement instable». Une section de 2 kilomètres doit même être réparée rapidement sinon on ne pourra plus rouler dessus d’ici 6 ans.
Le printemps dernier, des morceaux de béton sont tombés de la structure de la Gardiner, construite en 1958 (huit ans plus tôt que notre échangeur Turcot). La Ville s’est alors faite rassurante: le béton en question avait seulement une fonction esthétique et la structure de l’ouvrage était en bon état. Toutefois, le Star a découvert qu’au même moment où ils tenaient ces propos aux élus et aux citoyens, les ingénieurs municipaux savaient qu’il en était autrement.
Aujourd’hui, la Ville de Toronto estime qu’il faudra 500 millions pour remettre la Gardiner Expressway à niveau. Cette affaire relance un vieux débat dans la métropole canadienne: faut-il démanteler l’autoroute? L’enfouir comme on a fait à Boston?
De la même façon que l’émission Enquête a démontré, cette année, que les problèmes de corruption ne sont pas exclusifs au Québec, le travail des journalistes du Toronto Star montre que notre province n’est pas la seule à avoir négligé l’entretien de ses infrastructures au cours des dernières décennies et à en subir aujourd’hui les conséquences. Quand on se compare…
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