NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Le procès intenté au « maquilleur de l’horreur », Rémy Couture (photo), actuellement en cours, soulève toutes sortes de question difficiles à trancher. Et qui ne seront pas vraiment résolues même lorsqu’aura été rendu un verdict. L’homme est accusé en rapport avec des images d’une grande violence –meurtre, torture, bref, toutes les déclinaisons de l’horreur et de la cruauté- mises sur internet.
Douze jurés décideront de son statut par rapport à la loi.
Ensuite, chacun décidera selon sa morale personnelle s’il est souhaitable que de telles images soient produites et circulent en particulier sur le web, auquel tout le monde, y compris les jeunes, a accès.
C’est d’une certaine façon plus difficile à trancher que pour ce qui est des représentations d’actes sexuels (si l’acte est consensuel, non violent, entre adultes, bien sûr) puisque ceux-ci ne sont pas des actes criminels, ne tuent pas, ne blessent pas et sont courants dans la vraie vie… alors que peu de gens étripent leur voisin de palier!
Liberté d’expression d’un côté. Et de l’autre : le danger, peut-être, que ces images agissent sur des esprits mal équilibrés et les portent à… étriper leur voisin de palier. C’est une crainte qu’on peut avoir même si, en réalité, je la crois peu fondée.
Vous aurez compris que je suis vraiment indécis à ce sujet…
Peut-être faudrait-il consulter les amateurs des films d’horreur les plus gore, savoir ce qu’ils y trouvent, essayer de comprendre le phénomène.
Si quelqu’un a des lumières à ce sujet, elles seront vraiment bienvenues…

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antoine666
12 décembre 2012
16h36
Je crois que la liberté d’expression passe par dessus tout. On voit trop d’exemple de censure. On ne peut même plus dire la vérité sous peine d’être poursuivi.
Cela dit, les images que produit mr. Couture sont de très mauvais goût, au bas mot.
Mais personne, PERSONNE, ne vous oblige à les regarder.
Voila pourquoi il a le droit de les publier.
A.Trudelle
vlrglqqf
12 décembre 2012
17h04
L’horreur n’est pas de l’art, peu importe le génie de son créateur. Ce qui est laid le demeure, que l’on ait l’esprit étroit ou une conscience plus suffisante que large. Une action devient morale, amorale ou immorale pour des raisons qui nous font décider d’en arriver là. Parce que l’on a un réel talent/faire de l’argent et se démarquer de la plèbe, autrement dit vouloir se réaliser soi-même. Il m’est impossible Je d’aller plus loin dans mon analyse, ce serait contre mes principes.
Yvon Turcotte
grandschtroumpf
12 décembre 2012
17h11
Si un film comme 8MM (avec Nicolas Cage) a pu passer au cinéma, je ne vois pas pourquoi les films de Couture ne pourraient pas exister sur internet?
On voit de la violence extrême partout de nos jour, pourquoi le cibler lui?
Si ca vous dérange ne le regardez pas et surtout surveiller vos enfants pour qu’eux aussi ne le regarde pas!
Guy Surprenant
mgsylvestre
12 décembre 2012
17h27
Pas amateur du tout. Cependant,
À moins que je ne comprenne pas les faits, il n’y a aucun débat ici, sauf peut-être l’éternelle question de la très grande liberté sur internet.
Selon ma compréhension:
-Les images sont fictives et n’impliquent aucune personne qui n’aurait pas pu donner un consentement éclairé.
-Les gens qui regardent les images ne sont pas obligées de le faire. Il faudrait sans doute un filtre pour restreindre l’accès aux mineurs etc., mais ce n’est pas comme si c’était un cours obligatoire de 2ième année. Les parents devraient s’occuper de cette question (mais au Québec personne n’est responsable de quoi que ce soit).
-Des contenus hyperviolents de même nature et pire sont accessibles à peu près sans contrainte et pas seulement sur internet. Alors la crainte que ça puisse agir sur des esprits mal équilibrés…
-le commentaire à l’effet que “chacun décidera selon sa morale personnelle s’il est souhaitable que de telles images soient produites et circulent” donne froid dans le dos. On pourrait appliquer le même critère à vos éditoriaux. Un peu de prison pour vous si les jurés croient que s’il n’est pas souhaitable que vos éditoriaux soient produits et circulent?
Les limites à la liberé d’expression doivent être claires et précisément définies.
On peut penser à la haine raciale, sexiste ou homophobique, à la diffamation, etc.
Mais poursuivre au criminel quelqu’un dont le crime semble consister à des clips d’horreur apparemment particulièrement réussi?
On rêve ou quoi?
Les juges sont humains. Les limites de leur pouvoir doivent être clairement balisées.
mgsylvestre
12 décembre 2012
17h30
Je persiste et signe (comme mon héros)
Michel Sylvestre
gillesmenard
12 décembre 2012
17h55
Ça va avec le reste de notre société démolisseuse et dévastatrice de tout ce que la nature même nous a donner.Plus ça détruit ,c’est décadent et immoral mais payant mieux c’est.La société déshumanisante et mercantile de tout.
Faut pas se demander pourquoi tant de décrochage et que la pensée ”no futur” envahi autant les plus vieux que les jeunes,sauf bien entendu les cravatés,gestionnaires,administrateurs,organisateurs d’une société où tout doit être rentable et performant avec de moins en moins de monde qui travaillent ne sachant plus quoi faire de leurs temps libres de pauvres minables.
Gilles Ménard
jolico
12 décembre 2012
18h16
Et il y aura toujours des Luka Rocco Magnotta pour péter une coche…
Peut-être que de voir de l’horreur et de la violence n’influence pas les Mario Roy de ce monde, mais peut-être que des “mal équilibrés”peuvent y trouver source d’inspiration.
J. Lincourt
moshe_levy
12 décembre 2012
18h37
Je suis effectivement choqué par la gravité de la violence que reflètent les créations de notre ami. La Talmud nous apprend qu’il est interdit de jouer avec la mort.
Moshé Levy
montrealaise
12 décembre 2012
18h53
Ce procès me laisse dubitative.
Les quelques images qu’ont peut voir dans les médias sont terriblement violentes même si on sait que c’est du fake. Si quelqu’un était tombé par hasard sur ces images, il aurait cru assister pour vrai à des viols, des démembrements et du battage d’enfants. De là les plaintes logées par Interpol.
Par contre, cet artisan ou artiste (?) de l’horreur s’exprime à travers ses oeuvres, aussi nauséabondes fussent-elles. Si je me souviens bien, au début il n’y avait pas d’avertissement sur son site disant clairement à quoi on avait affaire. Il en a rajouté par la suite.
À partir du moment où on croit assister à de vrais meurtres elle est où la différence entre une vidéo de Magnotta et celles de Rémy Couture? La question posée autrement serait:
1. Comment faire pour savoir si ce qu’on regarde exige de porter plainte ou pas?
2. Si nous avions pu visionner la vidéo de Magnotta tout en ignorant qu’il y avait eu meurtre sadique à Montréal, aurions nous tout simplement pensé que nous visionnions une vidéo gore?
Cette histoire est difficile à juger car elle ne se tranche pas en criant “Ciseaux!”
Cette histoire est difficile à juger car elle ne se tranche pas en criant “Liberté d’expression!”
Ysabel Labonté
chip
12 décembre 2012
19h06
L’horreur de Rémy Couture est infiniment moins grave que celle de Guy Turcotte et pourtant, c’est ce dernier qui a obtenu et obtient encore la plus intolérable des condamnations… rien!
Couture est un grand artiste dans son domaine. Libre aux gens de ne pas l’apprécier mais il ne fait de mal à personne. J’espère que son procès lui vaudra la notoriété et de juteux contrats avec l’industrie du cinéma.
Quant à Turcotte, pour madame Gaston et ses enfants, je n’ai qu’un voeu et c’est qu’il y ait un nouveau procès pour que ce clown recoive enfin le châtiment qu’il mérite et qu’il croupisse à jamais dans une cellule.
R. Ducharme
merchillio
12 décembre 2012
19h21
J’ai été appelé a être jury pour cette cause. Le jury a été choisi avant que je ne sois rencontré, mais probablement que je n’aurais pas pu être impartial dans cette cause.
Je considère que M. Couture est accusé d’être trop bon dans son métier. Les films qu’il produit ne s’adresse pas à tous et il faut arrêter de déresponsabiliser les auditeurs.
Jean-Dominic Lapointe
chip
12 décembre 2012
19h31
Je suis désolé de vous prendre encore une fois pour témoin de ma colère mais dès qu’il s’agit du meurtre d’enfants, je n’arrive pas à demeurer stoïque.
Et franchement, amener Rémy Turcotte sur la place publique, c’est pas fort…
R. Ducharme
chip
12 décembre 2012
19h32
Je voulais écrire Rémy “Couture”, évidemment.
R. Ducharme
bellinger
12 décembre 2012
19h53
En ce qui me concerne, les accusations sont exagérées et ne sont pas fondées. Il faut voir que la première plainte a été déposée en 2006 par un européen (suédois je pense), il croyait que c’était vrai.
Rémi Couture est un artiste, un des meilleurs en son domaine. Si cet homme est condamné, il se démarrera une chasse aux sorcières sur le web et tout extrait de film, documentaire ou blague sera sujet à poursuite contre leurs auteurs ou encore contre ceux qui les auront diffuser. C’est complètement insensé.
Il y est possible de voir de vrais crimes, des tueries, des attentats terroristes à volonté sur le web et là pour des montages bien faits (au goût discutable pour certains), par un artiste reconnu, on assiste à une mise en accusation par un procureur qui a mis 6 ans à se décider.
Nous pouvons tous trouver des images vraies ou simulées sur le web qui choquent. Le web est un des seul endroit de liberté encore accessible. L’internaute est seul maître de ce qu’il regarde, c’est lui qui contrôle son clavier. Si une personne voit quelque chose qui la repousse, elle a juste à arrêter de regarder. Le plaignant dans cette cause n’en a pas regarder qu’un, il en a regarder plusieurs. Si c’était si désagréable il n’avait qu’à se plaindre, oui, mais de là à faire une plainte et engager des poursuites au criminel, c’est nettement exagérer.
Dire qu’il y a un procureur qui a mis du temps là dessus et qu’il poursuit un honnête citoyen qui a comme seul défaut (talent en ce qui me concerne) de faire des simulations d’horreur. Il y a de vrais criminels qui pullulent dans nos villes, des causes qui tardent à se régler par engorgement de nos tribunaux et là on gaspille l’argent des contribuables et du temps de cour pour ça.
Moi j’accuserait le procureur d’acharnement et je l’obligerait à dédommager Rémi Couture avec son propre argent et non celui de l’état.
La différence entre la réalité et la fiction sur le web tient souvent à une question de jugement, qu’on s’en serve à bon escient. Un jugement contre Rémi Couture aurait des impacts immenses sur la liberté d’expression et de créativité. LA seule chose que Rémi Couture aurait dû faire aurait été de diffuser un mot d’avertissement au début de ses films, mais cet oubli, volontaire ou non, mérite-t-il une accusation criminelle ? Je crois sincèrement que non.
François Bélanger
erich_karl_fedder
12 décembre 2012
20h12
Cette histoire est fascinante! On ne sait toujours pas faire la part entre la réalité et la fiction… que monsieur-madame-tout-le-monde croit éventuellement avoir affaire à un vrai meurtrier en voyant son site, passe encore, mais que la police s’en mêle et que des démarches judiciaires soient enclenchées, on nage en plein Kafka! Il mérite non seulement d’être reconnu innocent, mais également le versement d’un dédommagement exemplaire! Sinon, qu’on aille arrêter Stephen King, Patrick Senécal, tous les réalisateurs de films d’horreur, etc.
Erich Karl Fedder
fem_progress
12 décembre 2012
21h05
Et Guy Turcotte est en liberté. ÇA c’est de l’horreur.
A. Binette
dcsavard
12 décembre 2012
21h55
Doit-on interdire les films d’horreur? Je pense que la question est bien plus simple à résoudre qu’elle n’y paraît. D’ailleurs, la police de Laval a laissé moisir pendant trois ans la plainte d’Interpol en provenance de l’Autriche avant de la refiler au SPVM. C’est dire à quel point les policiers eux-mêmes n’en avaient cure.
Pour un gars qui gagne sa vie à faire des effets spéciaux, c’est finalement son porte-folio d’artiste qu’il diffusait.
Maintenant, sachez que de véritable sites d’horreur, et nous parlons d’actes réels existent. D’ailleurs, un bien connu cannibale de chez-nous a encore ses vidéos diffusés sur Internet et ce n’est pas de la fiction dans son cas.
D. Savard
ricot
12 décembre 2012
22h25
Au départ, je ne comprenais pas pourquoi on voulait accuser cet artiste d’effet spéciaux de quoi que ce soi. Qui d’entre nous n’a jamais écouté un bon vieux film d’horreur avec un peu de sang qui gicle? Un peu juvénile, je l’avoue, mais bon ça m’arrivait il n’y encore pas si longtemps. Je suis allé voir cette vidéo pour voir ce qui pouvait tant choquer notre bon système de justice. Disons que question talent de maquilleur, rien à dire sur l’accusé. Ce film est très macabre et le réalisme des scènes est incroyablement rendu, c’est à s’y méprendre. Tellement que ça peut en être dérangeant pour certaines personnes. Le débat entre ceux qui condamne ce genre d’images et ceux qui y voient simplement l’expression d’un art me laisse perplexe. D’accord, on peut être en faveur d’une certaine liberté d’expression et le talent de l’accusé ne laisse aucun doute, mais pourquoi mettre en scène des mutilations de cadavre et des viols comme on en voit dans ce film? Est-ce qu’on peut mettre en scène n’importe quoi sous le prétexte qu’on a en réalité fait de mal à personne et que ce n’est que l’expression d’un art? Si on prenait le même vidéo et qu’on y voyait, par exemple, la même mise en scène avec un désaxé violer le cadavre d’un enfant (une femme dans le vidéo), on se dirait probablement ”C’est quoi son problème à celui qui à fait ce film?” Pourquoi on ne se dirait pas la même chose quand on s’amuse à reproduire ce genre de scène sous le couvert de l’art? Peut-être que quelque chose m’échappe. J’aimerais qu’on m’explique.
Eric Collard
re_re...
13 décembre 2012
00h56
Et pendant que Couture se faisait arrêter, on a passé proche d’avoir une pièce de théâtre pour applaudir un vrai meurtrier! Pas d’accusation de ce côté et pourtant ça n’avait vraiment pas d’allure. En plus cette pièce a été représentée ailleurs.
Le monde à l’envers!
Et celui qui fait de la pure fiction se retrouve devant un tribunal!
De l’horreur, de la vraie, vous en voyez tout les jours aux nouvelles en prenant le dessert!
Et il n’y a personne pour s’en indigner?
Une farce absurde ce procès.
Au moins Couture a une bonne pub!
Son horreur est plus proche de l’art dont l’essence devrait être justement l’illusion que de la pièce de théâtre qui utilisait des éléments de la vrai vie, soit un réel meurtrier jouant un rôle en lien avec son véritable vécu. Pour moi, ça c’était horrible car en plus c’était caché sous un voile d’hypocrisie ou d’inconscience consternante.
Eric Cire
stephanie2009
13 décembre 2012
08h31
Je n’aime pas l’horreur extrême, même fictive, mais si on commence à criminaliser les effets spéciaux trop réalistes, où s’arrêtera-t-on? Qui va définir ce qu’est un effet trop réaliste ou trop “horrible”? Va-t-on interdire toutes diffusion de films d’horreur? Interdire les décorations d’Halloween? Interdire les partys Gothiques?
On vient d’accorder la liberté à un homme qui a massacré ses deux enfants en feignant une providentielle folie passagère et on voudrait nous faire croire qu’un gars qui gagne sa vie en créant des maquillages et des effets d’horreur est plus dangereux que lui?
Stéphanie LeBlanc
yomaurice
13 décembre 2012
08h31
Ce procès est du gaspillage de ressource judiciaire, policière et budgétaire. C’est choquant soit! c’est horrible, soit! Par contre, l’argument voulant que ça incite les esprits faible est carrément oiseux. À ce compte, il faudrait aussi criminaliser les reportages sur les suicides et les drames familiaux, même un coronaire pense que ça peux avoir une influence sur les esprits faibles.
Si cette personne est reconnue coupable ça serait une honte.
Je n’ai pas vu ces images et je ne veux pas les voir car sachant que c’est horrible ça me repousse par contre écraser une personne de tout le poids du criminel pour ça, non !
Mathieu Lafleur
maison33253
13 décembre 2012
09h05
Discuter de cela, de la pure fiction sans victime, alors que Guy Turcotte vient d’être libéré, c’est complètement fou. Qu’en pensent vos chroniqueurs qui approuvaient le verdict totalement débile du procès Turcotte ? Ah, c’est vrai, MC Lortie est maintenant scandalisée !
A.Duval
gastonbourdages
13 décembre 2012
09h09
«Jusqu’où va l’horreur?»…votre question ou «Jusqu’où, dans l’horreur, l’être humain est-il capable de se «rendre»?» L’horreur porte sa propre histoire. Pour souvenirs: le Colisée de Rome avec ces humains donnés en pâture aux lions…devant une foule réclamant…l’indignité.
L’horreur a un…a des visages. Ceux dont des êtres humains sont capables d’y donner. Pour que l’horreur «fonctionne», «s’articule», elle a besoins d’un public…voyeur? en mal de sensations.
L’horreur va jusqu’à l’indignité et l’être humain en est capable. Qui, de sa vie et dans sa vie ne porte pas des bribes «horrifiantes»? Je pense aux horreurs de la violence, toutes formes et contenus confondus. Violence aux visages si multiples, insidieux que trop souvent «glissée sous le tapis»
Ce même être humain est aussi capable de tant de beau, de grand et de nourrissant autant pour le coeur, l’esprit que pour l’âme.
L’Homme est plus grand et plus beau que l’horreur dont il est capable.
Mes respects Monsieur Roy.
Gaston Bourdages
Simple citoyen – ex-bagnard…j’ose….porteur d’expériences horrifiantes, écrivain publié «en devenir»
Saint-Mathieu de Rioux, Qc.
http://www.unpublic.gastonbourdages.com
nenni
13 décembre 2012
09h20
Quentin Tarantino doit trembler dans ses bobettes.
Clément Boisvert
sysadmin
13 décembre 2012
09h27
@antoine666;
“Mais personne, PERSONNE, ne vous oblige à les regarder. Voila pourquoi il a le droit de les publier.”
Oui bien sûr.
Mais d’un autre coté… Si l’internet était réservé au adulte de 18 ans et plus, j’aurais moins de souci. Je reconnais que la liberté d’expression doit être sacrée. C’est ce qui fait notre société.
Mais, et je dit bien mais… si ces images sont disponibles à tous, même ceux en bas âges (mettons en bas de 10 ans) il pourrait être troublant pour eux au même niveau que ces films d’horreur “gore” (comme les fameux “Saw” par example) qui sont, avouons-le, réservés au 18 ans et plus. Si ces films sont réservé au 18 ans et plus, ce n’est pas pour brimer la liberté d’expression du créateur du film, mais bien pour protèger des petites têtes d’images dont ils ne sauraient que faire, dont il ne comprendraient pas que c’est du faux et qui pourrait être profondémment troublant.
Y.Mercure
el-noeliste
13 décembre 2012
10h05
Bien que les accusations selon cet article soit rare, cet article de loi est utilisé à toutes les sauces par les douanes pour saisir du matériel.
Le même article, en plus du matériel obscène, inclut aussi les “histoire illustré de crime”. Et on ne parle pas de violence extrême, un dessin animé importé de France classé 8 ans et plus de robin des bois a été saisi selon ce motif. On est loin de l’horreur extrême…
J’ai un ami qui s’est fait saisir des DVD de One Piece, commandé des États-Unis, encore pour la même raison. Pourtant ces mêmes DVD était disponibles ici en magasin avec l’étiquette de la régie du cinéma un peu plus tard.
Même si ça risque d’être très difficile à vivre pour celui qui est accusé, il faudrait que cette cause se rende en court suprême pour faire invalidé complètement cette partie du code criminel qui laisse beaucoup trop place à interprétation.
Jerry Noel
omni-tag
13 décembre 2012
10h21
On va mettre “le maquilleur” en tôle, et les criminels à cravates (souvent des élus) acoquiné avec la mafia vont continuer de s’envoler librement vers le sud avec le fruit de mes impôts !
Bravo-la-gang !
Benoît Duhamel,
Lanaudière-nord.
asavaria
13 décembre 2012
10h38
@sysadmin
On vois 100x plus d’horreur juste a regarder les nouvelles a 18h.
faudrait interdire les nouvelles??
Tout commence par la supervision des parents… mais ca au Quebec on est pas fort la dessus pentoute.
Alex Savaria
nooorm
13 décembre 2012
10h56
Jusqu’où va l’horreur?
Jusqu’à trainer en cour un concepteur d’effets spéciaux.
Jusqu’à laisser des employés véreux vampiriser les finances publiques et venir nous rire en pleine face devant les caméras, l’imunité accordée aidant.
Jusqu’à remettre en liberté un individu qui a poignardé ses deux enfants à mort.
Jusqu’où va l’horreur?
Bien plus loin que Steven King et Patrick Sénécal réunis.
Normand Laporte
carljf
13 décembre 2012
11h17
La vraie question est de savoir si l’expression artistique permet de faire-dire-écrire n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment…
C’est un peu la même chose avec l’humour: à partir de quel point parle-t-on de diffamation, de sexisme ou de racisme plutôt que d’humour de mauvais goût…
Le type avait-il vraiment besoin de monter ce genre de film si son but n’était que de démontrer son talent de maquilleur ? Pas plus, à mon avis, qu’on a besoin d’images en gros plan de couple en action pour démontrer l’efficacité d’un condom ou du Viagra…
Carl J. Fréchette
jazzcat
13 décembre 2012
12h12
Bon sujet, bravo!
Il y a deux dimensions dans ce cas. D’abord la dimension légal. Ils devront définir ce qu’est une “corruption de moeurs” et déterminer si cette situation en fait partie. J’imagine qu’en quelque part, le juge et les autres devront se poser la question à savoir si oui ou non c’est illégal de faire des trucages de ce genre et de les rendre publique. Inévitablement, ils se trouveront sur le terrain glissant qu’est l’encadrement d’internet.
La deuxième dimension est celle qui touche l’art en tant que tel. Oui, la liberté d’expression, mais on oublie parfois que le choix du médium artistique (peinture, danse,musique, etc) et le sujet (histoire d’amour, poème épic, expérimentation, etc) sont les fondements même de l’art. Qui d’autre que l’artiste lui-même peut décider ce qu’il va créer, pourquoi et comment? Je crois que c’est Michel-Ange qui disait quelque chose du genre: “ce n’est pas mon choix de faire tel sujet pour ma sculpture, je ne fais que libérer la roche autour du sujet déjà présent dans la pierre”.
Qu’est-ce qui fait qu’une personne se spécialise dans la sculpture, dans les pièces de L’Art de la Fugue ou en effets spéciaux gore? C’est la personnalité. L’inspiration artistique est complexe car il peut être contrôlé, spontané ou les deux et est directement lié à la personnalité de l’artiste.
Donc, j’imagine qu’il y aura un petit volet portant sur la personnalité et les choix artistiques de l’artiste durant ce procès même si la poursuite se fera sur le terrain de la corruption de moeurs.
À suivre…
A. Sanchez
ralbol
13 décembre 2012
12h18
Je crois que le seul reproche qu’on puisse faire ici, serait de n’avoir pas mis d’avertissement, comme on en fait pour les films au cinéma.
Parce que pour ce qui est des images, on voit des cadavres aussi putréfiés dans les émissions de télé genre CSI et autres émissions de science-fiction et de vampires, et on voit pire dans certains films de zombies et d’horreur au cinéma.
Toute cette histoire sent la manigance détournée pour obtenir un jugement permettant ensuite d’étendre la censure au cinéma et ailleurs.
Une simple demande des autorités à l’auteur des maquillages, de mettre un avertissement et une demande de confirmation d’âge avant d’avoir accès au site, aurait permi d’éviter un procès.
Donc, à mon sens ce procès était voulu pour créer un précédent, et le fait qu’on s’en prenne à un canadien relativement sans défense comparé à ses pendants américains, me semble une autre indication de but caché à cette poursuite.
Ce ne serait pas un sympathisant conservateur qui aurait porté plainte à Interpol..?
Connaissant notre ratoureux de premier ministre…
Maintenant, pour ce qui est de la fascination pour ce genre d’images et de films…
Disons que la façon systématique dont nos sociétés occultent la mort en envoyant vite vite les décédés à la crémation, en montrant le moins possible de morts dans les reportages de guerres et d’accidents, y est probablement pour quelque chose… 5 cennes pour le psy, S.V.P.
D. Lefresne
respectable
13 décembre 2012
13h06
Les cinéastes amateurs sont de véritables parasites antisociaux. Harper doit sévir.
simon picotte
re_re...
13 décembre 2012
15h12
@jazzcat
Michel-Ange qui disait quelque chose du genre: “ce n’est pas mon choix de faire tel sujet pour ma sculpture, je ne fais que libérer la roche autour du sujet déjà présent dans la pierre”.
C’est comme ça que l’art devrait être interprété!
Au lieu de reprocher à celui qui a capté ces vibrations car il est plus sensible que la moyenne et qu’il a dit aux autres qu’il a capté ce genre de vibrations, on devrait plutôt se poser la question sur la provenance et la raison d’être de l’expression de ce genre de vibrations et cela n’appartient plus uniquement à l’artiste.
Jusqu’où la médiocrité des avocasseries de ce genre peut-elles aller?
Là aussi c’est la question!
Eric Cire
Sapphire007
14 décembre 2012
04h32
Personnellement, les oeuvres de Rémy Couture ne sont pas ma tasse de thé mais je ne doute pas une seule seconde du grand talent artistique de cette homme. N’oubliez pas qu’une majeure partie de ses créations sont pour des contrats.
John Himmler