Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 11 décembre 2012 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (41)

    Déballer vos bobos à la pharmacie, ça vous tente?

    Reuters_mPhoto Reuters

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    «C’est quoi vos symptômes?»

    La scène se passe dans une pharmacie montréalaise il y a quelques semaines. J’ai déposé ma prescription au guichet surmonté de l’écriteau «Donnez» et je me tiens sagement près du comptoir marqué «Recevez». Je m’attends à recevoir mes comprimés avec les conseils d’usage, et à les payer. Pas à me faire imposer une consultation en public pour mériter mes médicaments.

    La consultation, je l’ai déjà eue, plutôt deux fois qu’une. D’abord par une infirmière, puis par la médecin de garde au sans rendez-vous de mon GMF. Les deux rencontres se sont tenues dans un petit bureau derrière une porte fermée, et je n’ai aucun motif de douter du diagnostic. Suis-je vraiment obligée de me livrer au même déballage à portée de voix de plusieurs clients – dont au moins un discute avec une autre pharmacienne à côté de moi ?

    J’ai failli donner l’information qu’on me demandait pour en finir au plus vite. Mais j’ai tenu bon.

    - J’ai déjà tout dit au médecin et je n’ai vraiment pas envie d’en discuter ici.

    - OK d’abord, je vais appeler le médecin.

    Heureusement, la dame a pu le rejoindre rapidement, et confirmer que mon ordonnance était adéquate.

    Il n’est pas rare que les pharmaciens contactent les médecins pour clarifier et corriger des prescriptions. Je salue leur professionnalisme. Et note que leur téléphone, quoique bien en vue, ne permet généralement pas aux clients d’entendre leur conversation. Mais s’ils commencent à poser des actes jusqu’ici réservées aux médecins, ils doivent offrir la confidentialité et la dignité qui vont avec. Un comptoir muni de séparateurs qui n’arrivent pas à l’épaule du client est loin d’être suffisant – même les banques et la douane offrent plus d’intimité.

    La plupart des établissements disposent déjà d’un espace privé, me dit la présidente de l’Ordre des pharmaciens, Diane Lamarre. Dans ce cas, ils vont devoir prendre l’habitude de l’utiliser.

    Les pharmaciens recevront aussi de la formation avant de pouvoir poser de nouveaux actes professionnels. Un petit volet «approche-patient» ne serait pas du luxe. Même en n’achetant pratiquement jamais de médicaments, j’ai entendu ma part de trucs bizarres au fil des ans.

    Les pharmaciens pourront non seulement renouveler des ordonnances, mais prescrire des médicaments pour des conditions ne nécessitant pas de diagnostic comme la pédiculose, la nausée de la femme enceinte, les feux sauvages et la vaginite. Ils toucheront des honoraires pour cela.  Est-ce trop demander d’avoir un minimum de discrétion pour discuter de ces problèmes ?


    • On pourrait toujours se faire l’avocat du diable et vous dire que si ça ne vous plaît pas, vous avez toujours l’option de faire le pied de grue à 6h30 du matin devant la clinique.

      R. Perez

    • J’aurais préféré “ÇA VOUS PLAIT ?” dans votre titre mais…
      …je préfère ça à attendre 6 ou 8 heures dans une clinique.

      Jean Saisrien,
      Vimont, Laval

    • Pour ma part, j’ai totalement confiance aux pharmaciens. Le mien, empli de sollicitude, tente toujours de contacter mon médecin (par téléphone) de manière à le forcer à renouveler mon ordonnance, ce qu’il n’a pas fait, après que mon pharmacien lui eut pourtant envoyé 3 ”fax” demandant le renouvellement.

      Vous savez quoi ? Il attend toujours le retour d’appel.

      Vivement plus de pouvoirs aux pharmaciens, de ”vrais” professionnels de la santé.

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • C’est le diagnostic qui devrait être écrit sur la feuille de prescription au lieu de la médication, laissons les pharmaciens gérer quelle médication est plus adéquate. Après tout, la médication c’est leur spécialisation.

      P-L Metcalfe
      Montréal

    • Je vais chercher les conseils du pharmacien AVANT de perdre ma journée ET ma dignité, affalée sur une chaise droite, entourée d’enfants qui pleurent et de monde qui se crache les poumons.

      Ça ne me pose pas de problèmes que la planète entière sache que j’ai fait de la fièvre, que je tousse, que je ne dors plus depuis 3 jours et que je n’ai plus d’appétit.

      Pour les problèmes “en bas de la ceinture” ou de constipation, je suis certaine que mon pharmacien aura assez de sens commun pour ne pas annoncer ça au micro et pour me prendre à part.

      Pour une fois que l’ancien gouvernement a eu une bonne idée (décidé l’an dernier par les Libéraux) ne crachez pas dessus pour l’amour du Ciel!

      Si ça peut décider les enrhumés, les “conjonctivités”, les détenteurs d’ongles incarnés à débarrasser le plancher des urgences, tant des hôpitaux que des cliniques, ce sera ça de pris! Et ça va laisser la place aux vraies urgences médicales.

      Ajoutez à ça la bonne idée de l’hôpital juif de donner une pagette aux patients qui ne se présentent que quelques minutes avant le rendez-vous, on va peut-être finir par avoir le service auquel on a droit et qui nous coûte horriblement cher. Dominique Lavoie

    • Les pharmaciens n’ont certainement pas le monopole de la fatuité et de la goujaterie. J’ai rencontré à plusieurs reprises des médecins dont l’approche patient, comme vous dites, laisse grandement à désirer. Quelques exemples:

      1) Ma mère nouvellement arrivée à une résidence pour personnes âgées se voit assigner un nouveau médecin. Le médecin la visite, ne lui dit pas bonjour et sa première question est: «Est-ce que vous voulez être réanimée?»

      2) Un médecin dans le hall de son bureau avec sa secrétaire qui reluque la poche du patient et fait des signes à sa secrétaire.

      3) Un médecin air bête qui ausculte son patient sans même prononcer un seul mot du début à la fin de la consultation, signe une prescription et sort du bureau.

      D. Savard

    • Il faut tout le temps qu’un Québécois chiale quelque part… Payeur de taxes ou Journaliste…

      - Le système de santé est trop lent, mal organisé et coûte trop cher !
      - Les médecins sont rares, trop payées et non disponibles quant on les veut !
      - Faut se lever à 6 heures pour renouveler une prescription ou voir un Médoc…

      Pour une fois qu’un Ministre fait quelque chose, arrêtez-donc de chialer et acceptez les changements pour ce qu’ils sont… pour finalement participer à améliorer le vécu de milliers de personnes…

      Non mais… arrêtez de chialer !!

      Flavien R Dubuc

    • Je n’ai pas de médecin de famille et il m’en coûte 80$ par consultation en clinique privée.

      Alors oui, je serais prête à souffrir d’un peu d’indiscrétion pour éviter d’aller moisir à l’urgence ou de payer pour des services qui devraient être gratuits (avec la beurrée que je paie en impôts).

      D’ailleurs, à quand le droit pour les pharmaciens de prescrire des antibiotiques pour des otites ou des sinusites ? Une infirmière n’est pas capable de poser ce diagnostic, vraiment ?

      N. Chandonnet

    • Vous demandez à ce que la consultation se fasse en privé et en toute intimité, tout simplement.

      Si chaque client l’exige, les pharmaciens n’auront d’autres choix que de créer un endroit où faire les consultations en privé, par exemple un petit bureau fermé ou un comptoir à l’écart des autres clients.

      Je suis heureuse d’apprendre qu’il sera possible d’obtenir (et renouveler) des ordonnances pour certains types de maux. Plus on déléguera des actes médicaux à d’autres professionnels de la santé, plus on désengorgera les cliniques avec et sans rendez-vous.

      S.Larousse

    • J’ai deux médecins et un pharmacien dans ma famille, et les trois m’ont confirmé que des médecins font régulièrement des prescriptions inadéquates. L’un des deux médecins m’a dit qu’ayant suivi seulement deux mois de pharmacologie dans tout son programme de médecine, il ne contredisait que rarement le pharmacien qui l’appelait pour lui proposer de modifier sa prescription. Plusieurs médecins :
      - rédigent des prescriptions illisibles;
      - prescrivent des doses anormalement élevées;
      - prescrivent des médicaments qui ne se fabriquent même plus (!);
      - ne prennent pas la peine de vérifier quels autres médicaments le patient prend, ce qui peut produire de dangereux effets croisés;
      - inscrivent « pas de substitution » sur la prescription, alors que le médicament générique contient la même foutue molécule que l’original et coûte beaucoup moins cher aux assurances et au gouvernement;
      - etc.
      Le pharmacien a raison de se méfier et de poser autant de questions. Néanmoins, je suis d’accord avec vous que ce genre de conversation doit avoir lieu de manière à protéger la confidentialité.

      C. Morgan
      Montréal

    • J’ai déjà vu un pharmacien remettre en doute la compétence d’un médecin à propos de points de sutures qui auraient été présumément mal fait pour ensuite entendre le même pharmacien dire : c’est sûr qu’il existe différente façon de les faire. J’espère que les pharmaciens ne commenceront pas à jouer les Médecins. Ils n’avaient qu’à faire leur médecine. Nous on demande juste notre prescription avec la feuilles explicative c’est tout. On ne veut pas savoir leur vie. Qui doit être franchement plate à compter des pilules à longueur de journée. Il est important de savoir garder son rang dans la vie.
      Simon picotte

    • Mme Krol,

      Je trouve que vous avez un point : Un peu plus de confidentialité dans certaines pharmacies ne ferait pas de tord.
      Pour le reste, je n’arrive pas à croire ce que je lis. Votre pharmacien vous a demandé vos symptômes. Parfait !!! Vous devriez être heureuse d’avoir un pharmacien compétent. Être pharmacien, ce n’est pas simplement servir des médicaments les yeux fermés. Le diagnostic n’est pas remis en cause … le pharmacien ne peut pas poser de diagnostic (pas plus que l’infirmière qui vous a rencontré). Ce qu’il doit évaluer c’est si les médicaments que vous prescrit le médecin correspondent à ce qui est recommandé pour votre condition, en tenant compte des interactions avec vos autres médicaments, vos allergies…
      « J’ai failli donner l’information qu’on me demandait pour en finir au plus vite. Mais j’ai tenu bon. » Personnellement, je ne me vanterais pas publiquement d’une telle attitude envers un professionnel de la santé qui voulait bien faire son travail dans votre meilleur intérêt… Aussi, les pharmacies ont un bureau de consultation, si vous étiez tellement embêtée de dévoiler vos symptômes en « public », vous pouviez demander à discuter en privé.
      Voilà, si vous préférez un pharmacien qui remet des médicaments à l’aveugle, c’est votre choix, mais ne venez pas vous plaindre lorsqu’on vous remettra le mauvais médicament pour votre condition !!

      Valérie Paquin

    • AU CAS OÙ VOUS NE LE SAURIEZ PAS

      Cela se fait dans beaucoup les pharmacies. . Dixit , ma fille pharmacienne. Elle ne peut pas en dire autant qu’elle sait ou le pouvait mais souvent les gens viennent lui montrer leur bobos devant tout le monde. Et à la limite, il y a toujours une salle de consultation. On l’accepte ou pas.

      Pierre Tremblay

    • En Grece, ou je passe pal mal de temps a toutes les annees, il est tout a fait normal d aller chercher des antibiotiques, des anti douleurs, des anti inflamatoires ou des antistaminiques de prescription directement a la pharmacie sans passer par le medecin.

      J ai eu des experiences semblables, en Martinique, en Turquie, au Liban, en Egypte, en Arabie au Kowait, et ma liste n est pas complete.

      En France j ai ete opere au menisque (arthroscopie) en allant directement voir un ortho, aillant eu un rv en 4 jours et ensuites cedule sur le billard dans la semaine suivante.

      La meme operation ici c est une procedure de 18 mois minimum

      Vous vous demandez pourquoi tout traine ici pis que ca coute une fortune?

    • Xavier Raymond

    • gordonsawyer.

      Tiens… Vous aussi 3 fax et quelques appels dans mon cas, laissés sans réponse? On devrait les nommer ces deux de pique! Une petite note sur ratemds leur fera du bien!

      J’ai attendu dehors dès 5h30 le matin pour être enligne avant l’ouverture de la clinique à 8 heures. Et malgré ça, j’ai dû attendre 6 heures juste pour faire renouveler une banale prescription. Mon deux de pique à moi a trouvé le moyen d’oublier deux médicaments vitaux et un moins important. Il a consenti à renouveler les inévitables sur un appel du pharmacien mais au diable le moins important. On avait aussi fermé la clinique pour la journée quelques patients derrière moi. J’ai trouvé ça horrible de prendre la place de gens malades juste pour renouveler une prescription. Mais avais-je un autre choix?

      J’ai hâte que cette mafia perde des plumes. Plus de place aux pharmaciens, aux super-infirmières et aux infirmières tout court. Pas besoin de gros diplôme pour traiter le monde comme du bétail!

      C-Morgan: vous avez parfaitement raison! J’ai pris une chance d’aller au privé et je me suis fait prescrire un médicament qui n’existe plus. La doc au privé est passée de $85 la visite à plus de $200 en un an seulement. C’est SON erreur mais ça coûte une autre visite pour la corriger! De l’arnaque qui devrait être règlementée.

      Mon fils avait aussi reçu une prescription avec un dosage qui l’aurait assurément tué quand il était petit. Merci à mon pharmacien qui connaissait la famille et qui a posé la bonne question!

      On dirait bien madame Krol que le chialage ne prend pas aujourd’hui…

      Dominique Lavoie

    • Un pharmacien m’a déjà évité de gros ennuis quand j’étais ado. Le médecin s’était trompé dans le dosage d’un médicament déjà assez fort merci et le pharmacien a eu la présence d’esprit de l’appeler au lieu de simplement compter les pilules et de me renvoyer chez moi. Oui, ça peut être tannant de se faire poser des questions sur ses intestins, mais si c’est ce qu’il faut pour ne pas se voir empirer son état ou tuer, je veux bien subir sans me plaindre ces 5 minutes de honte.

    • Vous soulevez un faux problème. Y a pire que ça dans la vie, vous ne trouvez pas?
      GTremblay
      Montréal

    • Oups, oublié de signer : M. Champagne, Montréal

    • Je suis d’accord pour le manque de discrétion, auquel il faudra remédier. Pour le reste, je serais ravie qu’un pharmacien puisse renouveler mes prescription! Je n’ai pas de médecin de famille, mais je suis asthmatique (deux pompes) et j’ai une rhinite presque chronique (une autre pompe) et je dois me casser la tête à chaque année pour trouver la meilleure façon d’obtenir un renouvellement de mes prescriptions pour ces conditions qui ne risquent pas vraiment de changer. Évidemment, pour l’asthme, je n’ai pas non plus envie d’attendre de me retrouver à l’urgence! La clinique privée que je fréquente parfois à Gatineau (faute d’autres options puisque sans médecin de famille, je n’ai pas accès à la grande majorité des cliniques sans rendez-vous) exige un examen complet pour tout renouvellement de prescription (on parle de plus de 400 $ de frais non remboursables, ce qui est ridicule), alors j’opte généralement pour une clinique sans rendez-vous à Ottawa où on accepte les patients du Québec. La RAMQ rembourse une bonne partie des frais, mais ça me coûte quand même une trentaine de dollars de ma poche, il faut attendre, et la qualité du service dépend du médecin. En plus, tout ce que le médecin fait, avant de renouveler ma prescription, c’est me poser quelques questions et m’écouter respirer avec son stétoscope. Alors, oui, vivement que les pharmaciens puissent renouveler des prescriptions!

      J’ajouterai que j’ai habité quelques mois en Espagne en 1997-1998 et que là-bas, les pharmaciens ont le droit de prescrire certains médicaments et que les choses se passent comme ça. Il serait vraiment temps qu’on y vienne nous aussi!

      Geneviève Ross

    • @C_Morgan
      “inscrivent « pas de substitution » sur la prescription, alors que le médicament générique contient la même foutue molécule que l’original et coûte beaucoup moins cher aux assurances et au gouvernement;”
      Ma belle-mère prend l’original et ça va bien. Elle prend le générique et elle est malade. Ce n’est pas toujours équivalent au niveau des ingrédients non-médicinaux. Et les pharmaciens contestent toujours le choix du médecin. Ils ne veulent même pas l’inscrire à son dossier. Des incompétents, il y en a des deux cotés.

      Alain Lajoie

    • Pour compter les pillules, il y a des robots. Nul besoin d’un pharmacien pour ça. Par contre, le pharmacien est celui qui doit s’assurer que la prescription est juste et n’entre pas en conflit avec d’autres médicaments que le patient prend. A ce titre, son rôle est toujours pleinement justifié pour l’instant.

      Et si vous voulez parler de la justesse des prescriptions des médecins, j’ai aussi quelques anecdotes sur le sujet. Toujours ma mère, cette fois-ci rendue en CHSLD, se fait prescrire des médicaments contre-indiqués pour elle. Comment nous l’avons sû? Nous avons contacté un pharmacien avec sa liste de médicaments. Alors, là, nous sommes en milieu hospitalier, il y a des infirmières 24/24 7/7, l’accès au centre hospitalier (l’hôpital et le CHSLD sont dans la même bâtisse) et un médecin prescrit un médicament qui aurait pu être fatal s’il avait été pris pendant plusieurs jours, tout ça sous la supervision d’une infirmière et où était le pharmacien là-dedans? Nulle part, l’infirmière pige dans la pharmacie elle-même.

      Alors, vous me demandez mon niveau de confiance aux médecins? Je ne comprend toujours pas pourquoi la population les placent en haut de l’échelle de confiance dans les professions. La plupart des gens n’ont probablement qu’une expérience bien limité avec eux.

      Et je n’ai aucune difficulté à croire ce qu’un autre intervenant dit plus haut concernant l’adéquation des prescriptions. Et ici, c’est bien le Collège des médecins qui est supposé protéger la population. Trop occupé à courir après le Doc Mailloux, il en oublie les choses les plus importantes: S’assurer que les médecins sont toujours compétents. Comment un médecin se retrouve sur la voie de garage? Après des plaintes. Combien de plaintes? Je dirais beaucoup de plaintes, énormément de plaintes. Alors, entre la première plainte et la radiation, il y aura eu combien de patients traités par ce médecin incompétent? Des dizaines, sinon des centaines.

      D. Savard

    • Un médecin m’a entretenu sur l’occycontin pendant des mois jusqu’à ce que j’en devienne dépendant(drogué)et c’est avec l’aide de mon pharmacien que j’ai pu m’en sortir car il trouvait que mon médecin n’avait pas d’allure de m’avoir prescrit ça.Mon pharmacien m,a conseillé durant mon sevrage et m,a proposer un autre produit que mon médecin se refusait de me prescrire????
      J’ai changer de médecin,je ne prend plus de foutue pilules ,je vais mieux et j,ai encore le même pharmacien.
      Gilles Ménard

    • pierre.luc.metcalfe “laissons les pharmaciens gérer quelle médication est plus adéquate. Après tout, la médication c’est leur spécialisation.” Exact. Les pharmaciens sont des professionnels formés pour cette responsabilité mais on en a fait au fil du temps de simples distributeurs de pilules. J. Corbeil

    • Il existe des bureaux de consultation dans la majorité des pharmacies du Québec. Hélas (?), il advient que la pharmacie est un champ professionel tout à fait unique, en ce sens que notre travail est régie par notre désir (majoritaire) de professionalisme, mais aussi une pression directe et constante de résultat pour la rapidité de nos services. Nous devons par le fait même se résoudre à des aménagements locatifs répondant à une demande de la population (les ventes de papiers hygiéniques) qui n’est pas nécessairement compatibles avec nos activités professionelles. Et nous devons gérer le tout avec une rsponsabilité quant aux services fournis qui ne peut être excusée par l’ignorance, mais qui se déroule dans l’ignorance quasi-complète. Rares sont les moments où j’analyse (oui oui) une prescription avec l’information exacte des intentions thérapeutiques, des caractéristiques du patient qui sont pertinentes pour le choix de traitement: c’est le pourquoi des questions. Sans cette info, je pourrais aussi bien être une distributrice automatique. Mais voilà, la distributrice ne peut pas encore faire l’analyse du dossier (vous savez, pour s’assurer que la prescription est adéquate) sans un minimum d’information supplémentaire, et oui, il faut poser la question. Le bureau ? Il me ferait plaisir d’en faire l’utilisation, mais majoritairement, je suis chanceux d’avoir une réponse à mes questions (c’est déjà dans mon dossier updater – il y a un an – récemment), alors imaginez traîner quelqu’un de force derrière une porte. Au-delà de l’analyse, d’ailleurs, la réponse à ces question peut m’aiguiller dans la meilleure façon de vous supporter dans le traitement choisi, car un antidépresseur ne sera pas abordé de la même façon en dépression et en anxiété, et ça peut faire une méchante différence dans l’issue du traitement.

      M’enfin, je pourrais m’étendre des heures sur le sujet, mais le point à la ligne est celui-ci: la confidentialité est fort possible à la pharmacie, mais elle a des gradiants différents selon les patients, les situations et les contextes. La joie là-dedans, c’est que vous avez le choix de choisir votre pharmacie. Il y a plein de petites pharmacies indépendantes qui offrent une confidentialité plus évidente(par volume plus petit), mais qui n’offrent pas une aussi bonne sélection de chocolats en spécial, si c’est cette partie du service que vous priorisez. Il y a aussi autant d’équipe de pharmacie que de pharmacie: vous avez le choix de trouver une pharmacie qui répondra à vos attentes en terme de service, et si cela ne vous convient pas, vous avez le pouvoir d’encourager les bonnes équipes, peut-être plutôt que la pharmacie qui se trouve à être à côté de votre épicerie, ou dans votre Walmart.

      Si vous êtes inconfortables, ou si vous ne comprenez pas nos actions, vous êtes libres de nous interroger (de façon non-agressive): notre travail n’est pas évident à comprendre (voir : passer les journées à compter des pilules, ce que je fait à peu près 5 minutes dans mes journées), mais il gagne (pour tous) à être connu (particulièrement maintenant ?)

      Antoine Mathieu-Piotte (Pharmacien)

    • Mme Krol,

      Je dois admettre qu’on peut ressentir un certain malaise dans le cas que vous présentez ici, malaise qui, à mon sens, est tout à fait normal et même justifié. Cependant, comme le mentionne M. Mathieu-Picotte dans son commentaire, il existe des bureaux de consultation dans la plupart des pharmacies, et le fait que les pharmaciens puissent maintenant prescrire certains médicaments ou les renouveler sans ordonnance apporte de nombreux avantages en théorie, principalement pour les patients, dont le fait de n’avoir pas à attendre les deux heures réglementaires minimum pour voir un médecin et, aussi, de profiter encore plus des compétences de ces gens qui, à mon sens, sont aussi importants que les médecins (et j’ai envie de dire qu’ils le sont plus) dans notre système de santé. Bref, j’applaudis personnellement cette décision du gouvernement qui renforce une première ligne nécessaire à un système de santé efficace.

      François Paré

    • Ça fait au moins 20 ans que je n’accepte aucune prescription de mon médecin sans appeller mon ami pharmacien pour avoir son avis. Je peux vous confirmer qu’il en connait beaucoup plus que mon médecin sur le sujet. Après 25 ans de pratique,il a du suivre des cours de perfectionnement régulièrement durant toute sa carrière. C’est le spécialiste pour les prescriptions. Le médecin lui essaye de déterminer votre problême.
      n.y.grenier

    • Je pense que vous vous enfargez dans les fleurs du tapis Mme Krol. A part les problèmes qui pourraient toucher mes organes reproducteurs, je ne vois pas de problème à déballer mes bobos devant quelques inconnus ou voisins du quartier.

      Robert Gauthier.

    • Bonjour Madame Krol,

      Bon, de prime abord, je suis pharmacien. Et je ne sais trop quoi penser de votre texte…

      D’un côté, je comprend votre besoin de confidentialité. C’est tout à fait légitime.

      Néanmoins, je pense que vous passez complètement à côté de l’essentiel.

      Ce n’est pas pour le bon plaisir des pharmaciens que cette loi a été promulguée. Elle répond plutôt à un besoin criant de la population! La panoplie de réponses à votre texte en témoigne.

      Par contre, ce que vous écrivez reflète votre ignorance à l’égard de ma profession. Je ne peux vous en tenir rigueur, puisque les gens connaissent peu ce qui se passe derrière un comptoir pharmaceutique.

      Compter des pilules? Je le fais une fois par semaine, peut-être.

      En revanche, si vous saviez à quel point mon travail diverge de ce que vous pensez. Si vous saviez le nombre de niaiseries médicales que je corrige! Si vous voyiez à quel point je dois me battre jour après jour contre un système kafkaïen pour protéger mes patients (ou clients, choisissez le terme qui vous plaît)! Je ne blâme aucun professionnel en particulier, mais l’erreur est simplement humaine. Et le pharmacien est le dernier rempart permettant de prévenir une catastrophe.

      Et tout ça ne se fait pas sans vous posez quelques questions qui prendront, quoi, 5 ou 10 minutes de votre temps? J’avoue qu’après une attente de cinq heures, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Mais, croyez-moi, ça en vaut la peine.

      Choisissez-le bien. Développez une relation de confiance avec lui. Et vous verrez que ça en vaut la peine.

      L’évaluation médicale? Que le Collège des Médecins l’admette ou pas, le pharmacien n’a pas le choix que de la faire (je ne parle pas ici de diagnostic).

      Que voulez-vous que je fasse quand quelqu’un arrive à la pharmacie avec 39 degrés de fièvre depuis 4 jours et me demande un sirop au lieu d’aller chez le médecin? Ou quelqu’un en déshydratation avancée suite à sa diarrhée, qui me demande de l’Imodium? Que je les renvoie gentiment à la maison avec ce qu’ils demandent? Désolé, mais non. Je les évalue et les réfère aux ressources appropriées. Et ça arrive plusieurs fois par jour.

      Peu importe les ressources de première ligne dans lesquelles on investit, les gens se présentent et se présenteront toujours chez leur pharmacien. C’est le professionnel le plus accessible, et c’est instinctif pour beaucoup de personnes.

      J’attend impatiemment l’application de la nouvelle loi. Et je suis sûr qu’une majorité de patients l’attendent avec encore plus d’impatience!

      Si jamais vous êtes incrédule face à mes propos, ou encore que vous êtes intriguée, il me fera plaisir de vous faire passer un moment avec moi à ma pharmacie.

      Cordialement,

      Bachir Abou-Atmé, pharmacien

    • Très heureuse pour vous que votre médecin se tournait les pouces et a pu répondre à un coup de téléphone assez rapidement. J’espère que le médecin n’a pas fait attendre des patients encore plus longtemps parce que vous refusez de répondre aux questions du pharmacien par principe.

      Je trouve bizarre que vous pouvez acheter des produits qui disent à tous que vous êtes constipé, menstruée ou incontinent, que vous avez mauvaise haleine, que vous êtes une femme à moustache ou que vous avez des hémorroides mais parler de votre pneumonie ou autre maladie du genre il vous faut une séance privée. C’est sur que personne n’est obligé de répondre aux questions d’un professionel, mais je vois mal l’intérêt pour vous ou pour la société en général.

      A.Thu

    • Ce que vous suggérez madame, fera en sorte de transporter l’attente de la clinique médicale à la pharmacie. Si tous les gens qui vont voir le pharmacien font comme vous et veulent une consultation “privée” pour parler de leur très secrets problèmes d’otites ou de vaginites, c’est ce qui arrivera, l’engorgement aura lieu à la pharmacie. Il n’y a pas 10 pharmaciens en service dans chaque pharmacie. Pendant que votre pharmacien appelait votre médecin, parce que vous avez “tenu bon”, il y avait combien de personnes qui attendaient derrière vous? Répondre à ces questions auraient été plus judicieux de votre part, ne serait-ce que par civisme pour les autres.

      Mais que dis-je, les autres on s’en fout dans notre belle société de “me, myself and I”.

      D. Bélanger

    • Très heureuse que notre gouvernement ait rendu possible au Québec ce qui se fait couramment dans d’autres provinces canadiennes. Vivement aussi davantage de responsabilités et de possibilités pour les infirmières cliniciennes (ou ’super-infirmières”) formées à grand frais mais dont apparemment on n’utilise que peu les services.
      La pharmacie où je vais dispose déjè d’un bureau privé où le pharmacien nous rencontre si un nouveau médicament nous est prescrit. Je suis d’accord Mme Krol que votre pharmacien a manqué de discrétion, mais il ne faudrait pas tous les mettre dans le même panier.
      Le médecin consacre quelques mois de sa formation à un cours de pharmacologie. Le pharmacien passe 4 ans à étudier tout ce qui concerne la composition des médicaments, leur utilisation adéquate pour traiter les différentes maladies, leurs possibles interactions, et leur rôle dans la santé globale. Le pharmacien est pas mal plus compétent que le médecin à cet effet et notre système sous-utilise ses capacités et sa formation.
      S. Dufour.

    • Mon pharmacien est très compétent. Pour la discrétion par contre…
      On l’entend souvent expliquer pourquoi et comment en remettant son médicament.
      Il est facile de savoir où est le bobo du client.
      La semaine dernière un monsieur a demandé d’être servi dans le cabinet privé.
      Le pharmacien parle tellement fort et le client n’avait pas fermé la porte.
      Alors tout le monde a su que le monsieur voulait du Viagra et songeait s’en procurer du illégal sur l’internet.
      Pauvre monsieur, il a déjà eu in infarctus et le Viagra est dangereux pour lui.
      Je ne le savais pas mais maintenant nous somme 6-7 de la même pharmacie à le savoir. :-)
      J’avoue que quand même, il se dévoue à faxer à mon médecin 3-4 fois, car le médecin ne répond pas.
      Au mpoins maintenant, ayant la même prescription depuis 3 ans, il pourra la renouveller de son propre gré.

      L. Trépanier
      Montréal

    • Notre système de santé impose certaines actions pratiquées par les pharmaciens… et Dieu merci! J’ai à quelques reprises consulté mon pharmacien et il a sans problème réglé mes petits bobos, les plus gros sont réservés à mon médecin et je suis très heureus que mon pharmacien s’assure que la prescription reçue convienne.
      La confidentialité est de mise, mais si je me sentais inconfortable dans le petit cubicule, j’en aviserais mon pharmacien lequel utiliserait le petit bureau attenant à l’espace réservé aux prescriptions.
      C’est malheureux de lire certains commentaires, mais il y a toujours des solutions à tout. Parlez à votre pharmacien, c’est une personne qui veut votre bien.
      M DesLauriers

    • un autre dumping de responsabilite et de service par un gouvernement incapable de gerer les services publiques , mais on continue a augmenter les impots , bientot on verra les pharmaciens demander d’etre integres dans le systeme publique et syndique puisque ils offrent un service publique

      tom bombal

    • @Ariane Krol

      Si ça vous indispose, vous n’avez qu’à aller faire la file pendant 8 heures dans une clinique.
      Sérieusement, arrêtez de chialer sur tout et sur rien!
      Si tout est fait dans la minutie en prenant 1 heure avec chaque patient dans un cabinet privé, c’est sûr que c’est mieux mais ça coûte aussi pas mal plus cher tout en engorgeant le système.

      Des symptômes de maladies, ce n’est pas la fin du monde! Vous avez la diarrhée? Grosse nouvelle, personne ne va rire de vous! Vous n’en perdez pas votre dignité pour autant.

      Comme beaucoup d’intervenants l’ont dit: Enfin! Les médecins ne sont pas suffisamment formés pour les posologies en plus d’être brainwashés par les vendeurs de pilules dans des congrès sur un bateau de croisière dans les Caraibes. Non, les médecins n’ont pas la formation ni l’objectivité nécessaire, je préfère de loin les pharmaciens et on économise de l’argent.

      Alexandre Turmel

    • Comparer une profession aussi noble que la médecine qui soigne les humains à de simples pushers est risible.

      Nicolas Guillemette

    • Il est vrai que les pharmaciens ne respectent pas toujours la confidentialité des clients en discutant avec eux. Cet aspect mérite d’être amélioré. Pour le reste, selon mon expérience, ils sont toujours de bon conseil et très rigoureux. Récemment, mon pharmacien a appelé chez moi durant la fin de semaine pour prendre des nouvelles de mon bébé, pour savoir s’il répondait bien à un traitement par antibiotique. Entre une longue attente à une clinique sans rendez-vous et la pharmacie, je préfère de loin la seconde option malgré ses inconvénients, tant que ce n’est pas pour un problème de santé grave. N. Miron.

    • @ BAAtme

      Merci de remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne le rôle du pharmacien. Certains blogueurs -suivez mon regard- se font un devoir de tout simplifier et de diminuer votre fonction. Ignorance ou manque d’attention? Je vous laisse décider. Personnellement, je méprise ceux qui prétende tout régler en trois mots quand, manifestement, ils ne savent rien. En tout cas, je vous salue. Il ne s’agit pas de lancer la pierre aux médecins ici, simplement, je crois que vous devez travailler main dans la main. Et c’est comme ça que nous nous porterons mieux. Lâchez pas.

      JP Vachon

    • Bonjour!

      Ah! Cet éternel débat! Je ferais bien attention de ne pas heurter la sensibilité de certains, et essayerai d’exprimer un point de vue objectif, ayant été des deux côtés de la clôture!

      Primo. Il existe un problème d’accessibilité dans notre système de santé, tout particulièrement en première ligne. Je ne le nie pas, tout comme la très grande majorité des québécois.

      Secundo. Le Pharmacien est certainement sous-exploité dans notre système de santé.

      Tertio. Il existe des médecins compétents (la majorité), des pharmaciens compétents (également la majorité) mais dans les deux professions, malheureusement, il existe et existera toujours, malheureusement, des gens dont la compétense s’est étiolée au cours des années. Si bien évidemment, celle-ci a déjà existé.

      Ce que je voulais apporter comme point de vue est la formation de tout un chacun. Le pharmacien, par son séjour à l’Université, apprend tout, ou presque, sur les médicaments. Cependant, il n’est pas formé à reconnaître ce que l’on appelle communément les “red flags”, ou signaux d’alarmes, qui se découvrent soit par une anamnèse complète et/ou un examen physique approprié. Il peut paraître simple de “diagnostiquer” une infection urinaire, cependant, il faut tout d’abord éliminer une infection des reins, beaucoup plus graves, et autres maladies pouvant mimer certains symptômes. De plus, une analyse et culture d’urine est souvent nécessaire. Et le même exemple s’applique à la sinusite, la vaginite, etc.!

      Quant au désir de renouveler des prescription pour une pathologie “chronique”, certaines nuances doivent s’applique a mon humble avis. Tout d’abord, le pharmacien a déjà une “marge” de manoeuvre pour renouveler certains médicaments (le dépannage) pour 1 mois, habituellement, après la fin de la validité de la prescription, pour permettre au patient de se procurer une nouvelle prescription. Quant au désir de renouveler des prescriptions pour une pathologie “chronique”, il faut comprendre que, que l’on parle de l’asthme, de l’hypertension, etc, une évaluation médicale doit avoir lieu afin de s’assurer que le traitement est toujours approprié et la maladie est bien contrôlée! Et là, et bien, un stéthoscope et un bon examen physique est souvent nécessaire!

      Quant à un commentaire qui mentionnait que les médecins sont influencés par les compagnies pharmaceutiques, il serait faux de la nier. CEpendant, le code déontologique a resserré les règles concernant les relations entre compagnies pharmaceutiques et médecins. Bye bye les soi-disant croisières! Et si vous croyez que les pharmaciens sont complètement immunisés de telles influences, je vous rappelle qu’une pharmacie est une compagnie privée, et que ses revenues dépendent directement de la vente de médicament. Pouvons-nous penser qu’il est possible d’avoir une opinion totalement objective si l’on désire consulter pour une affection X? Ou bien pouvons-nous penser que, parfois, le pharmacien “vante” les vertues d’un médicament au lieu de vous dire gentiment de retourner chez vous et de vous reposer, sans médicament? Il y a le potentiel de conflit d’intérêt. Or, le médecin, rappelons-nous, n’est pas payé pour la prescription qu’il remplit.

      Assez écrit! Un commentaire déjà beaucoup trop long!
      Comme dans tout, il est facile de sauter aux conclusions hâtives (ce qui est plus que présent malheureusement dans ce fil de discussion). Il est cependant nécessaire, toujours à mon humble avis, d’aborder cette question avec nuance!!!

      Je finirai (enfin!) par soulever le commentaire JP Vachon, il est en effet impératif de travailler main dans la main! :)

      JF Turmel

    • N’oubliez jamais que les pharmaciens sont payés pour vendre des médicaments $$$ avant toute chose, c’est ça l’industrie de la maladie, c’est la norme corporative du cartel médical et pharmaceutique !

      C Tremblay

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