NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
C’est l’avant-dernière recommandation du rapport, mais celle qui retient le plus l’attention. La psychothérapie devrait être accessible à tous les Québécois qui en ont besoin, plaide le Commissaire à la santé et au bien-être dans un nouveau rapport sur la santé mentale.
Dans une enquête pancanadienne réalisée l’an dernier, plus de la moitié des répondants (59%) ont dit n’avoir pas pu consulter un psychologue, thérapeute ou autre lorsqu’ils en ont eu besoin parce que le service n’était pas assuré. Il existe des traitements de psychothérapie dans le système public, mais l’accès est très limité.
Le commissaire ne chiffre pas le coût de sa recommandation. Mais la situation actuelle n’est pas sans conséquence non plus.
Les médicaments psychotropes sont souvent la seule option que les omnipraticiens sont en mesure de proposer, mais ils ont tendance à être rejetés, souligne Robert Salois.
Par contre, la psychothérapie, dont l’efficacité a été démontrée dans le traitement de plusieurs troubles mentaux, est appréciée des patients. Selon une méta-analyse de 91 études, les interventions psychologiques peuvent faire économiser 20 à 30 % en services médicaux, note le rapport.
Bref, si donner accès aux psys avec la carte soleil engendrerait des dépenses importantes, ne pas le faire a aussi un coût.
D’autres problèmes sont aussi mis en relief, dont le manque de services aux jeunes de moins de 25 ans (70 à 80% des troubles mentaux apparaissent avant cet âge) et la stigmatisation que les personnes diagnostiquées ressentent à l’intérieur même du réseau de la santé.
J’aurais aimé que les auteurs évitent les tournures qui me font douter de ma propre santé mentale. «La fragmentation des services de santé, avec ses problèmes d’arrimage et de coordination entre les différents acteurs, ne facilite pas l’adoption optimales de pratiques innovantes basées sur les soins de collaboration en interdisciplinarité», ça n’a rien à faire dans un résumé.
Le rapport est cependant bien documenté et a la grande qualité de s’en tenir à cinq recommandations.
Reste à voir s’il fera changer les choses, ou s’il finira sur une tablette comme trop de ses semblables.

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littlepatton
5 décembre 2012
16h17
Encore une recommendation pour étatiser des soins dans une province hyper-endetté à cause justement de l`étatisme. Moi je dirais plus la marche plûtot que le psy. Et si vous avez besoin d`être écouté, choisissez un parent ou un(e) ami(e), ça va faire pareil.
George Larimé
claude_lafreniere
5 décembre 2012
16h30
Bonjour Mme Krol
Non Madame. Le problème le plus important et urgent en santé mentale est la détection, le diagnostic et le traitement adéquat des gens atteint de psychose: la paranoia et les différentes formes de schizophrénie en particulier la forme paranoïde.
Le traitement des psychoses se fait par la médication jamais par des soi-disant “thérapies par la parole” et jamais par des psychologues qui n’ont ni la formation, ni la compétence ni même l’autorisation légale de poser des diagnostics médicaux pas plus que n’importe quel autre acte médical.
Pour ce qui est du public incluant les médias et ceux qui y travaillent, le plus important pour eux est de comprendre ce que sont les psychoses et quels sont leurs symptômes.
Il faut faire en ce qui concerne les psychoses la même chose qui a été faire au sujet des idées suicidaires et de la dépression: informer correctement le public pour éviter des drames prévisibles et évitables comme les tueries de masse ou les meurtres de psychotiques en phase délirante.
Les symptômes “bizarres” des psychotiques sont la plupart du temps remarqués par l’entourage mais rien n’est fait. Lorsqu’arrive un ou des meurtres commis par les psychotiques (et cela N’inclu PAS Guy Turcotte, un pervers narcissique qui a manipulé tout le monde), les langues se délient et les gens de l’entourage parlent … trop tard.
Je signale en passant que certaines drogues, tels que les amphétamines (”speed”) et très probablement le cannabis, sont des facteurs déclanchant pour les gens ayant des prédispositions génétiques à la schizophrénie. Non, le “pot” ce n’est pas “cool” ou “hot” comme on voudra. Les médias n’ont-ils pas récemment (en octobre dernier?) signalé une hausse inquiétante de “psychose toxiques”?
Vous avez écrit: «la psychothérapie, dont l’efficacité a été démontrée dans le traitement de plusieurs troubles mentaux»
Ah oui? Lesquels? Certainement pas des psychoses. Des troubles de l’humeur légers, peut-être mais ça dépend de la gravité du problèeme et ça c’est la reponsabilité des psychiâtres quand ils ont assez de courage pour vraiement faire leur job…
Vous êtes journaliste vous? Parfait. Appelez le Dr. Pierre Mailloux (par exemple) et posez lui des questions sur ces sujets que lui connaît parce qu’il tratre des psychotiques plutôt que des madames qui ont mal à l’âââme et vont chez le “psychothérapeute” comme d’autres se soulagent en magasinant.
Verstehen Sie? Merci.
–
Claude LaFrenière
Québec, Qc, Canada
bloganon
5 décembre 2012
16h40
Si le remboursement des séances de psychothérapie peut réduire le nombre d’ordonnances d’antidépresseurs, tant mieux, mais j’en doute.
Les médecins prescrivent des antidépresseurs à qui mieux mieux, alors qu’ils semblent n’agir que chez les personnes atteintes de dépression profonde. Et encore, un traitement aux électrochocs, qui ont mauvaise presse, est plus efficace dans ces cas. Ma conclusion : les antidépresseurs prétendent agir sur la chimie du cerveau, mais ne sont que des panacées. La chimie du cerveau est bien trop complexe pour être influencée par la manipulation d’un seul type de neurotransmetteurs.
Quant aux psychothérapies, bonne chance. Je ne crois pas non plus à leur efficacité.
J. Bouthillier
korut_zelva
5 décembre 2012
16h55
Mon père est psychologue. Il est plutot contre la gratuité. Un raison bien simple, les clients qui n’ont pas a payer souvent ne viennent pas a leur rendez-vous, ceux qui payent de leur poche ne le font qu’exceptionnellement.
Korut Zelva
carbone-14
5 décembre 2012
17h00
”L’adoption optimale(s) de pratiques innovantes dans les soins de collaboration en interdisciplinarité” pourrait très bien se réaliser dans la semaine des 4 jeudis en effet.
Y. ROY.
jeanmi36
5 décembre 2012
17h10
Le psy remboursé? Tout à fait. La maladie mentale est grave, très grave. Les gens qui en sont atteints le sont de plus en plus tôt dans leur vie. Il faut lever le tabou. Il faut donner aux gens éprouvés une porte de sortie. Comme les honoraires des psy sont souvent assez élevés, peu de gens consultent pour désamorcer les bombes dans leur tête.
Jean-Michel Poirier
Québec
chip
5 décembre 2012
17h10
Je pense en effet que les services de psychothérapie devraient être couverts, ne serait-ce que pour apporter un élément supplémentaire de contrôle de la détresse humaine, du genre qui mène parfois au suicide, à l’infanticide voire les deux.
Comme société, nous n’en ferons jamais assez pour aider nos concitoyens enm détresse.
R. Ducharme
gebgeb
5 décembre 2012
17h15
Les psychologues sont les mieux placés pour soutenir une personne dans une démarche de connaissance de soi et de mieux-être psychologique. Ces démarches sont importantes pour bien des gens et aident plusieurs familles à mieux vivre ensemble et plusieurs personnes à devenir de meilleures personnes. Il ne faut pas les dénigrer. Par exemple, les psychologues peuvent aides les personnes aux prises avec des évènements traumatisants dans le passé, des phobies, des obsessions, de la colère et des modes de pensées destructrices à long terme. Ils aident à faire le ménage en soi et à passer par dessus des évènements difficiles: deuil, séparation, perte …
Par contre, ils ne peuvent pas, ne doivent pas et ne font pas seuls le traitement des maladies psychiatriques graves (dépression sévère) et certaines maladies ne sont pas aidées par la psychothérapie: psychoses.
Les médecins de famille ne sont pas formés en psychologie et ils n’ont pas le temps de faire de la psychothérapie. Écouter n’est parfois par suffisant. Les troubles d’adaptations, les anxiétés et les dépressions mineures devraient être suivies conjointement par un médecin et un psychologue. Et il n’est pas toujours nécessaires de médicamenter. Ces patients doivent prendre part à leur mieux-être, et une pilule ne fait malheureusement pas tout le travail.
Les psychoses, les dépressions sévères et la bipolarité, pour n’en nommer que quelques-unes, sont des maladies qui doivent être traitées par les psychiatres. Ces patients, par définition, n’ont pas la capacité de s’aider.
Bref, il ne faut pas tout mêler.
gebgeb
5 décembre 2012
17h15
G. Lavoie
Juste_
5 décembre 2012
17h54
Pour commencer, deux mises au point…
1- @ Georges Larimé : «…dans une province hyper-endetté à cause justement de l’étatisme.» Correction: l’évasion fiscale et les «extras» payés aux riches entrepreneurs qui corrompent l’État totalisent chaque année une somme bien supérieure à notre déficit. L’argent qui nous manque est là, pas dans la poche des malades et des pauvres. Si tous les impôts impayés et les dépassements de coûts dûs à la corruption revenaient dans le système, on pourrait payer le puy, le dentiste et l’ergothérapie à tout le monde, et aussi les études supérieurs, sans sortir un sou de plus de nos poches.
2- @Claude Lafrenière : Les médicaments soulagent (parfois très efficacement) les symptômes de certaines maladies mentales, mais ne les guérissent jamais. Seule une psychothérapie peut arriver (pas toujours, évidemment, mais souvent) à donner des résultats à long terme et en profondeur. Bien entendu, dans le cas de psychoses majeures, il n’existe pas de remède miracle. La solution, en général, est multiple : thérapie par la parole, médication et modification en profondeur des habitudes de vie.
Une chose est sûre: considérer le psychologue comme scientifiquement inférieur au médecin est absolument ridicule. Contrairement au psy dont la formation lui inculque une véritable scientifique, le médecin n’est qu’un «super-technicien» dont le diplôme n’a de doctorat que le nom (il s’agit d’un diplôme de premier cycle) et qui, s’il absorbe une quantité certes impressionnante d’information lors de ses études, ne connaît pas grand-chose à la méthode scientifique: s’il arrive à tout retenir par coeur, il aura son papier.
Le psychiatre, lui, est un médecin qui a lu quelques briques sur la chimie du cerveau et a reçu quelques notions de psychologie. Sa connaissance des psychotropes est donc un peu meilleure que celle de l’omnipraticien, mais sa compétence comme thérapeute est très loin d’être
à la hauteur de celle d’un psychologue.
J’ai passé moi-même deux ans en dépression et mon expérience personnelle me confirme ceci : les antidépresseurs sont très utiles, mais leur utilité se limite à vous sortir la tête hors de l’eau suffisamment pour entreprendre une vraie thérapie. La simple prise de médicaments stabilise votre état, mais ne peut en aucun cas l’améliorer.
Bon. Cela mis au point, et considérant que les troubles mentaux, en premier lieu la dépression et ses «dérivés» (burnout, disthymie et autres), sont de plus en plus répandus dans une société de plus en plus déshumanisée, il serait plus que temps que l’État assure les psychothérapies (celles des véritables psychologues, évidemment, pas celles des charlatans qui mettent une enseigne de psychothérapeute sur leur porte!). Je suggère que cette inclusion dans l’assurance de la RAMQ soit financée par la grande entreprise, qui est la principale responsable (et bénéficiaire) de cette déshumanisation. Par exemple, pour chaque dollar de profit net, 20¢ irait au Fonds des services de santé (et le PQ pourrait enfin réaliser cet article de son programme tout en bouclant son budget).
Vincent Collard, Montréal
keepiru
5 décembre 2012
17h58
Ce que ce rapport souligne c’est justement l’aspect auto-financement d’une mesure telle que la psychothérapie gratuite qui la rend si intéressante.
Pour ce que ça coûte en rencontres avec des psychologues, on sauve en coût direct (visite nombreuses chez le médecin!) et indirect (présentéisme, absentéisme). Les recherches sont maintenant claire, la psychothérapie est efficace pour la plupart des troubles de santé mentale. Pourquoi ne pas utiliser ce nouvel outil quand on est à cours de solutions pour rendre plus accessible notre système de santé.
Le vent du changement souffle; on le voit avec le projet de loi 21. Les psychologues sont maintenant reconnus et leurs compétences le sont également. Bien peu de profession peuvent se targuer de demander un troisième cycle universitaire (Doctorat de troisième cycle) pour être membre de leur Ordre professionnel. C’est le cas de l’Ordre des Psychologues du Québec.
Concernant les activités réservés, je vous réfère également à la liste des 13 activités réservés aux psychologues; activités qui vont de l’évaluation des troubles mentaux, en passant par l’évaluation du retard mental, de l’évaluation neuropsychologique et finalement de la réserve de l’activité de psychothérapie. (pages 33 à 64)
http://www.opq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/Systeme_professionnel/Guide_explicatif.pdf
Cette voie peut définitivement s’avérer une voie de solution au désengorgement du réseau de la santé. Reste à savoir si notre gouvernement saura saisir la balle au bond.
Pour les gens intéressés, voici le lien du résumé du rapport:
http://www.csbe.gouv.qc.ca/fileadmin/www/2012_SanteMentale/CSBE_Sommaire_PourPlusEquiteSanteMentale2012.pdf
et celui du rapport complet:
http://www.csbe.gouv.qc.ca/fileadmin/www/2012_SanteMentale/CSBE_Rapport_Appreciation_SanteMentale_2012.pdf
et comme disait l’autre;
Lesen Sie… bitte!
Nicolas Chevrier
horsjeu
5 décembre 2012
18h25
ouais le but est noble mais les résultats seront …. pitoyables….. on voit déjà les listes d’attente, les congestions et l’explosion des coûts…..
Rien ne change vraiment dans ce merveilleux monde de la “santé” au Québec…..
Le Québec et le ministère de la santé, les médecins et les professionnels de la santé sont incapables de se gérer et on veut, dans un noble but, en rajouter une couche…..
Une prévision? On va nous radoter qu’il manque de psychologues au Québec et que chaque Québécois devrait avoir son psy…. ça marche tellement cette litanie…. après les médecins et les pharmaciens ce sera le tour des psy de passer à la caisse…
S. Martin
solis087
5 décembre 2012
18h58
@Juste_
“Je suggère que cette inclusion dans l’assurance de la RAMQ soit financée par la grande entreprise, qui est la principale responsable (et bénéficiaire) de cette déshumanisation. Par exemple, pour chaque dollar de profit net, 20¢ irait au Fonds des services de santé (et le PQ pourrait enfin réaliser cet article de son programme tout en bouclant son budget).”
Vous voudriez augmenter les impôts des corporations qui ne sont pas des SPCC de 20%? Alors qu’en ce moment, ce taux d’impôt (http://www.revenuquebec.ca/fr/entreprise/impot/societes/taux_imposition.aspx) est de 11.9%. Donc, vous pensez que le taux d’impôt des sociétés devrait passer de 11.9% à 31.9%, et ce, juste au Québec? Et on ne parle pas de l’impôt canadien des sociétés, des déductions pour employeurs, etc.
Wow. Je vais m’arrêter là…
G. Pageau
AntoninLP
5 décembre 2012
20h03
Même en assumant que le coût total de services publics en psychologie serait compensé par une réduction des autres services médicaux, j’ai des doutes sur l’équité d’une telle mesure. Une politique collectivement rentable peut être fortement désavantageuse pour certains individus.
Autrement dit, comme pour les autres services médicaux déjà couverts (santé, médicaments), il y aurait immanquablement des personnes qui consommeraient abondamment des services en psychothérapie, alors que d’autres – gratuit ou non – ne les utiliseraient jamais, même s’ils en avaient besoin. Or, dans une telle situation, ceux qui ne consomment pas des services paient essentiellement pour la sur-consommation de ceux qui en abusent.
Par conséquent, je n’approuverais une telle mesure que si elle s’accompagnait d’un principe utilisateur-payeur. Par exemple, une première consultation annuelle gratuite (ou à un frais de base), et les suivantes selon une échelle de prix croissante.
A. Lafrance-Prudhomme
trash
5 décembre 2012
21h23
jeanmi36
5 décembre 2012
17h10
La maladie mentale ne concerne pas le psychologue mais le phychiatre, frais qui sont déjà couvert par l’assurance maladie…
Louis lafontaine
respectable
5 décembre 2012
21h30
Oui! Il faut donner des “castonguettes“ aux psychologues qui pratiquent la neuropsychologie. Nous allons sauver une fortune en frais de médicaments. Je suis moi-même un fan de la neuropsychologie et c’est rigoureux. Les préjugés envers ce que les dretteux appellent les “lologues“ doivent tomber. Nous avons besoin d’eux pour réduire les coûts de santé. Pas plus que 25$/heure cependant…Pas question qu’ils fassent des salaires de “Docteur“.
Simon picotte
adultaire
5 décembre 2012
23h21
LES PSYS DANS LES COURS DE JUSTICE
Plutôt que des juges . On sauverait de l’argent. L’argument massue de tout avocat de la défense: IL FAUT ÊTRE VRAIMENT MALADE” pour avoir tuer ces enfants. le psy confirme. Et nos québécois et québécoises qui pardonnent tout, même un ami.
Pierre tremblay
punkulf
6 décembre 2012
08h39
Je travaille en CLSC et écoutez bien : LE GOUVERNEMENT PAiE DÉJÀ DES SERVICES DE THÉRAPIE DANS TOUs VOS CLSC!!!
Dans mon CLSC, si un client se présente pour une thérapie, l’attente n’est que de 4 à 6 semaines et entre temps, il sera pris en charge par les gens comme moi qui travaillent dans les accueils psychosociaux.
M. de Oliveira
rllemieux
6 décembre 2012
08h48
Pas de carte-soleil pour la psy. Qu’on offre des services à ceux dont la vie est en danger ou la dignité compromise. Ce sera déjà ça de fait. Les autres? Que chacun cherche ses propres solutions, même s’il faut y consacrer toute sa vie.
On semble oublier l’utilité de la peur, de la détresse, de l’anxiété et de la souffrance qui sont au coeur de l’expérience humaine depuis toujours.
Quand on mesure l’ampleur des dérapages associés aux antidépresseurs et aux psychotropes (plus de 5 millions de Français consomment des antidépresseurs et psychotropes), on peut être certain que ce sera la même chose avec la psy.
- Robert Lemieux
marcheavant
6 décembre 2012
09h51
La confession à l’Église remplacée par la séance chez le psy, le jugement divin remplacé par l’analyse psychiatrique … le tout noyé dans du charabia spécialisé rendu volontairement incompréhensible. Plus ça change plus ça se ressemble. Mais si ça marche, allons-y.
f.jean
bidouilleur
6 décembre 2012
10h05
Tant mieux si des psychologues sont disponibles pour ceux qui en ont besoin sans en avoir les moyens. Cependant, il faudrait aussi que l’on arrête de vouloir régler des problèmes sociaux en intervenant seulement auprès de leurs victimes. Il faudrait aussi leur fournir du soutien pour obtenir un emploi à la mesure de leurs capacités et un logement approprié. Souvent, la réputation qui est faite aux gens qui sont passés par les hôpitaux psychiatriques les empêche à elle seule d’avoir une vie normale. On leur laisse souvent moins de chances que quelqu’un qui est passé par la prison. C’est comme si un malade mental devait le rester à vie et ne jamais sortir de l’asile, contrairement à un ex détenu qui peut se réhabiliter aux yeux des gens même s’il a commis un crime grave. Etre privé de liberté constitue une souffrance en soi, en plus du fait que les geôliers abusent toujours.
Jean-Victor Côté
st-henri
6 décembre 2012
10h14
À M. de Oliveira:
Le problème dans les CLSC, c’est que les travailleurs sociaux cherchent à en prendre le contrôle. C’est un travailleur social qui fait l’entrevue d’accueil, et qui va ensuite référer à un autre travailleur social pour le suivi thérapeutique en disant qu’il fait la même chose qu’un psychologue alors que c’est faux. Le travailleur social fait de l’intervention psycho-sociale et non de la psychothérapie (à moins d’avoir eu une formation spécialisée). Il est donc très difficile de voir un psychologue en CLSC pour quelqu’un qui a besoin d’une aide psychothérapeutique.
Michel Gagnon
pulcinella
6 décembre 2012
10h52
littlepatton:
<>
D’accord avec vous là-dessus pour les cas légers.
La pression sur certains travailleurs explique que le presto saute.
F.Labelle
danose
6 décembre 2012
11h23
Au final, la prévention coûte souvent moins cher que la guérison.
Je n’irais cependant pas jusqu’à la gratuité. Une franchise serait acceptable. Par exemple, le système de santé rembourse 80% des frais, le patient 20%. Un genre de ticket modérateur, si vous voulez, pour éviter les abus.
V. Gagné
punkulf
6 décembre 2012
12h55
@Michel Gagnon et les autres
En CLSC, un travailleur social complète une évaluation psychosociale lors de l’accueil et la demande est ensuite acheminée dans les Guichets d’Accès en Santé Mentale. Un comité multidisciplinaire (travailleur social, infirmière, psychologue, psychiatre, médecin et psychoéducateur) se penche sur les demandes et sélectionne la personne la mieux outillée pour venir en aide à la personne selon les besoins exprimés par la personne. Faites une recherche sur le “Plan d’Action en Santé Mentale” et vous verrai la structure. Il y a plein de psychologues dans les CLSC, je le sais, je réfère des gens à eux tout les jours.
Et en passant, si un travailleur social dit qu’il fait la même chose qu’un psychologue, c’est une faute criminelle (Il est illégal de pratiquer un acte réservé au Québec). Vous devez alors immédiatement contacter l’Ordre des Travailleurs Sociaux ou encore l’Ordre des Psychologues du Québec afin de rapporter la personne et ainsi, elle perdra temporairement son permis et sera examinée ainsi que tous ses dossiers pendant ce temps… M. De Oliviera
vlrglqqf
6 décembre 2012
15h55
Psychologue par ci, psychologue par là ce n’est pas tout, un psychologue n’est pas un médecin. Ce dernier ne fait que de l’écoute positive ou passive c’est selon. Au fait, un psychologue peut-il prescrire un médicament/traitement ou si la chose n’est réservé qu’aux psychiatres? C’est le médecin seulement qui à la pouvoir de diagnostiquer ce qui ne va pas. Pourtant, aujourd’hui une infirmière ultra très spécialisée peut le faire à la place du médecin.
Savez-vous quoi? Si je le voulais je crois que je pourrais devenir psychologue drette là! C’est tout dire! Ne pas confondre capacité de jugement vs charlatanisme à deux sous. Il ne devrait pas y avoir possibilité d’improvisation, au moins dans ce domaine-la, Dieu du ciel!
Yvon Turcotte
jeffypop
6 décembre 2012
17h27
À force de lire sur les blogues je ne comprends pas que le Québec n’aille pas mieux que ça. Tout le monde à des opinions et des solutions faciles pour chacuns des problèmes de notre sociétés.
JF Samuel
youhou
6 décembre 2012
18h12
@ vlrglqqf
Soit vous ne savez pas de quoi vous parlez, soit vous écrivez épouvantablement mal. Je réponds tout de même à vos questionnements/affirmations.
Un psychologue n’est pas un médecin :
Rép : Oui, mais le psychologue a un doctorat alors que la majorité des médecins de famille ont un long bacc. Un Ph.D. est exigé (pour une seule fonction humaine… cela semble suffisant). En ce sens, la formation en médecine quoique pas mauvaise au Québec me fait un peu capoter. J’ai une connaissance pas si mauvaise en Neurosciences et honnêtement la connaissance du cerveau chez la majorité des non- (neurologues, psychiatres, neurochir) est minimale voire inexistantes. Chez les spécialistes du foie c’est pas trop graves, chez les médecins de famille…. hum…. cela laisse présager des trous béants dans leur connaissance.
Un psychologue peut-il prescrire un médicament/traitement ou si la chose n’est réservé qu’aux psychiatres?
Rép : Non, au Québec les psychologues n’ont pas cette possibilité. Ailleurs (pas partout), oui, dans certains cas bien précis. Au Québec, une formation en ce sens devrait être offerte (genre post-doctoral) afin de soulager le système de santé dans certains cas (p.ex. le ritalin pour les enfants avec déficit d’attention avec hyperactivité).
C’est le médecin seulement qui à la pouvoir de diagnostiquer ce qui ne va pas.
Rép : Faux. Plusieurs professionnels peuvent faire un diagnostic dans la mesure de leur compétence. Exemple, un neuropsychologue peut faire un diagnostic d’ADHD.
Savez-vous quoi? Si je le voulais je crois que je pourrais devenir psychologue drette là!
Rép : Complètement faux. Au Québec, vous devez maintenant faire un doctorat soit de deuxième cycle (D.Psy.; quoique je ne suis pas certain que c’est de deuxième cycle, peut-être de troisième puisque la formation a une durée minimale de 4 ans; 2 ans de plus qu’une maitrise) soit de troisième cycle (Ph.D. R/I; formation de 5 ans minimum). Seul la quantité de recherche scientifique effectuée pendant explique la différence entre ces deux diplômes. Par ailleurs, entrer en psychologie au Bacc est facile. Entrer aux études supérieurs n’est pas si facile et demande une moyenne générale universitaire qui permet d’entrer en médecin chez 4/5 étudiants et même plus dans les facultés menant à un titre approuvé par l’APA.
Vous parlez probablement de ‘psychothérapeute’. C’était le cas avant mais depuis la mi-2012, l’ordre des psychologues gère le titre de psychothérapeute et ne l’attribue qu’à ceux ayant une réel compétence. Ceux-ci doivent ensuite entrer dans un système de formation continue extrêmement rigoureux.
Ne pas confondre capacité de jugement vs charlatanisme à deux sous.
Rép: C’est vrai. Vous seriez un charlatan de devenir psychologue drette là alors que les psychologues, la plupart, sont extrêmement compétents (pas tous; comme dans toutes les professions).
D.Fiset
punkulf
6 décembre 2012
18h27
On parles beaucoup des psychologues içi mais qu’en est-il des travailleurs sociaux, des éducateurs, des sexologues, des psycho-éducateurs, nutritionnistes, ergothérapeute? Chacun a un rôle très précis et ne fais pas les actes de l’autre professionnel. Ils gagnent à êtres connus. Si c’était juste les psychologues la solution, les hopitaux psychiatriques en seraient pleins. Pourtant, il y a un large évantail de professions, toutes aussi importantes les unes que les autres. Les problèmes de santé mentale ne sont pas comme les problèmes physiques. Quand t’a une infection, tu prends tels antibio, quand t’a la fièvre tu prends tel analgésique… Mais les problèmes modernes de l’humain, les stresseurs, les situations difficiles, les deuils, la santé mentale, toutes ces problématiques ont de multiples facettes et étant donné que chaque humain est différent, le même remède ne convient pas à tous. Il faut donc avoir un coffre d’outil varié et s’avoir s’ajuster à tout. Ce qui exige d’avoir plusieurs intervenants de différentes disciplines.
M. de Oliveira
youhou
6 décembre 2012
18h46
@ Simon
À 25$ de l’heure, vous allez avoir un exode hors Québec assez rapide! Si c’est ce que vous voulez, ce sera un succès (c’est déjà commencé d’ailleurs, juste à voir la provenance de ceux travaillant à Ottawa). Les neuropsychologues, par exemple, sont payés 1.25 à 2 fois plus ailleurs au Canada qu’au Québec et c’est déjà plus que 25$ de l’heure même au Québec. En privé, c’est beaucoup plus que 100$ de l’heure (au Québec) aussitôt que vous allez en voir un ayant un minimum d’expérience. Une connaissance à moi demande plus de 2000$ pour une évaluation qui doit durer 10-12 heures max. Elle est excellente et obtient des résultats.
Si cela le vaut? Cela dépend énormément de la problématique et du neuropsychologue. Certains sont super bons, d’autres un peu moins. C’est pareil pour les psychologues (et toutes les professions). Certaines problématiques sont aisément identifiables et traitables sans médicaments (ou avec une médication légère), d’autres demandes des soins de longue durée et l’implication d’une équipe multi.
Ce qui est certain par contre, ce n’est pas en diminuant le salaire des neuropsychologues que l’on va attirer les meilleurs étudiants dans la discipline (qui deviendront ensuite d’excellents professionnels). Et généralement, les étudiants moyens (moyenne générale en bas de 3.7/4.3), dans les rares cas où ils entrent aux études supérieurs, trouvent la formation extrêmement pénible et ne finissent pas (abandon dès la première année; ce qui est quand même bon signe pour la qualité de la formation et donne une idée de la somme des connaissances à acquérir).
D.Fiset
youhou
6 décembre 2012
18h48
@ punkulf
Excellents commentaires! Les équipes multi sont une sources d’excellence dans plusieurs milieux, particulièrement en psychiatrie mais ailleurs aussi.
D.Fiset
vlrglqqf
6 décembre 2012
19h08
@ youhou ou D. Fiset à 18h12
Je vous suis extrêmement reconnaissant de m’avoir répondu (aucune ironie de ma part). J’ai sciemment écrit ce commentaire pour provoquer une réponse venant de vous ou de quelqu’un d’autre. Il existe toujours beaucoup de tabous entourant les maladies mentales et aussi des personnes en autorité compétentes pour les traiter De plus il est extrêmement rare qu’on se donne la peine ou le temps de donner des informations souvent abstraites ou longues sur le sujet du jour. A moins de se contenter de réponses évasives de médecins toujours en surcharge de travail. On nomme ce genre de rencontres à la va-vite des consultations de corridors.
Il y a toutes sortes d’histoires qui circulent en psychosomatique et je sais de quoi je parle. Sont-elles toutes vraies ou si elles ne font que rendre encore plus hermétique cet univers que constitue le mal de l’âme? Même en 2012, certaines sont carrément farfelues.
Yvon Turcotte
respectable
7 décembre 2012
00h33
@youhou : Ce que je voulais signaler c’est que même si les neuropsychologues sont meilleurs que nos psychiatres ce qui est possible on ne pourra pas les payer 400k par année. Ça prendrait un système où, par exemple, on offrirait aux patients qui sont sur les psychotropes et les antidépresseurs et qu’ils veulent s’en sortir une formule où le patient débourserais au moins la valeur de la franchise de ses médicaments par mois pour son psychologue et l’État pourrait faire le reste du chemin.
Je suis conscient que ce qui est rare a de la valeur alors si on ne veut pas perdre cette valeur on a pas le choix de payer. Faudrait voir dans qu’elle proportion les gens qui sont sur les peanuts veulent cesser. Parce qu’aujourd’hui les gens veulent être heureux sans effort. En ce qui me concerne, je serais très malheureux de voir une personne que j’aime sur les Xanax par exemple et peu importe le prix je lui paierais son neuropsychologue ou peu importe le “lologue“on s’enfargera pas. Je ne l’enverrais pas chez un médecin c’est clair, mais c’est une infime minorité qui pense comme moi.
Enfin, une chose est certaine c’est une belle aventure mais toutes les belles aventure virent au cauchemar financier au québec. UN projet ça comme c’est emballant, je suis moi-même un passionné de psychanalyse etc mais le contrôle des dépenses est prioritaire. N’oublions pas qu’il y a des gens qui couchent dans les rues aussi. Est-ce que c’est la priorité? Si ça ne coûte pas plus cher oui. Mais…on nous a déjà dit que le programme des armes à feux était pour coûter 2M et il a coûté 1G. Une méfiance raisonnable est légitime.
simon picotte
imandiaz
7 décembre 2012
04h50
Mauvaise allocation de fonds. Je désapprouve totalement, si on mettais tous ces sous servant à mettre des “plasters” ici et là pour un tant soi peu apaiser des maux qui sont les symptômes d’une société foncièrement malade, au lieu de voir à assainir cette dernière, et bien cela sera toujours en vain. Le lobby des psy et autres praticiens de même acabit semble se faire assez puissant ces jours-ci pour ainsi prêcher, la gratuité, pour ses membres, qui seront invariablement plus occupés… Un exercice en psychothérapie peu facilement, surtout ” gratuit “, en devenir un boiteux en complaisance. D’un point de vue pratique, les deniers publics se font rares, il me semble que s’inscrivant dans la logique de santé globale… Que des services de dentisterie pris en charge par l’assurance maladie seraient bien plus appropriés… Bien des choses sont déprimantes dans notre société mais que de voir que dans notre pays qui est au rang des 10 pays ( fiou on nivelle par le bas et pas à peu près ) ou il fait le ” plus bon” naitre que tant de gens se promènent dans les rues avec des dents totalement gatées ou encore manquantes… Et le gouvernement pourrais en profiter pour faire le ménage au sein de la profession ou les écarts dans les évaluations de prestations de service nécessaire fluctuent de façon assez abhérante… Une étude du Mcleans démontrais que pour un même problème que la facturation pouvais passer de 140$ à 14 000$ dépendament du dentiste rencontré… J’en suis arrivé au même constant après avoir visité 6 cabinets… ça passait de quelques centaines de $$$ a plusieurs milliers pour le même problème;)….Société malade! I. Diaz
respectable
7 décembre 2012
10h00
En fait, une personne qui nous coûte 300$ par mois en médicaments rattachés au système nerveux et qui décide de troquer son 300$ pour un neuropsy je n’y vois pas de problème en tant que payeurs de taxes. Mais pas question d’être et sur les peanuts et chez le psy en même temps sinon on sait déjà que ça va mal tourner. Donc, le service peut être gratuit pour le citoyen s’il renonce à sa prescription. En passant, c’est pas mal plus sain pour l’Économie de donner 300$ par mois à un psy québécois qu’aux pharmaceutiques. Ça c’est clair. Ça paraîtra pas dans leur État financier et ce même si le programme est un grand succès. C’est trop gros. Ils vont juste rire de ça c’est tout. Bref, en voilà une idée progressiste digne d’Intérêt pour nous “payeurs de taxes“.
Simon picotte
youhou
7 décembre 2012
14h06
@Simon
Une méfiance raisonnable est légitime…
Rép : À qui le dites-vous?
Par contre, plusieurs thérapies cognitives bien documentées scientifiquement sont encore plus efficaces dans le cas où le patient est sur médication – afin de limiter les épisodes psychotiques chez les schizophrènes par exemple.
L’arrêt (dans de saine condition) de la médication reste toutefois un objectif à cours/moyen terme qui est plus fréquemment atteint avec la thérapie que sans.
Ce protocole (médication + thérapie) doit toutefois être évalué correctement par des chercheurs sérieux quand cela n’est pas déjà documenté question de ne pas faire n’importe quoi n’importe comment.
D.Fiset
punkulf
7 décembre 2012
15h40
@youhou
J’aimerais bien voir votre référence pour dire que une thérapie cognitivo-comportementale est efficace pour limiter les épisodes psychotiques chez un schyzophrène. Ça ne fait pas de sens. Comment arrivez-vous à travailler les distortions cognitives d’une psychose? Je voudrais vraiment voir l’étude scientifique en question car les clientèles atteintes de schyzophrénie sont mon dada si on peut dire. J’adore ce sujet, j’y rêve la nuit et je m’amène des livres sur les antipsychotiques pendant mes voyages dans le sud!
punkulf
7 décembre 2012
15h40
oup! encore oublié de signer…
M. de Oliveira