
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
La coutume, j’en conviens, est un peu naïve. Aborder le 1er janvier comme une page blanche où il suffit d’écrire un voeu pour qu’il se réalise dans les 364 jours suivants, ce n’est ni très sérieux ni très réaliste. Je lui trouve néanmoins beaucoup de charme.
Le seul fait de souhaiter faire mieux, ou autrement, et de se donner un échéancier pour y parvenir m’apparaît très sain.
Évidemment, il y a toujours un petit malin pour rappeler que «les résolutions sont faites pour ne pas être tenues». Et alors? Les résolutions sont faites pour être prises, et pour inspirer l’envie de s’y tenir. Pour le reste, il faut y mettre du sien. Ou pas.
À mon avis, on n’est pas tenu de tenir ses résolutions. On se doit de les essayer, avec sincérité et tous les efforts que ça suppose, et d’aviser ensuite.
J’ai déjà pris des résolutions que j’ai tenues, puis jetées par-dessus bord, parce que ce qui m’avait paru désirable s’est révélé, à l’usage, d’un ennui mortel. J’en ai pris maintes autres que je n’ai pas réussi à tenir, ce qui m’a permis de faire une croix dessus et d’arrêter de penser que ma vie serait meilleure si… (mon bureau était toujours en ordre, mon courrier jamais en retard, j’amenais mon lunch chaque midi, alouette…)
Il y a aussi eu des années «zérolutions» où j’ai pris «zéro résolution» parce que parfois, il faut savoir apprécier la vie telle qu’elle est au lieu de toujours vouloir la changer.
Pour 2012, j’avais pris une seule résolution: faire plus avec moins. Je pense qu’elle me fera encore une autre année.
Et vous ?

Lire les commentaires (11) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 







