Le blogue de l'édito

Archive, décembre 2012

Lundi 31 décembre 2012 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (11)

C’est le temps des résolutions!

pageBlanche

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Ariane Krol

La coutume, j’en conviens, est un peu naïve. Aborder le 1er janvier comme une page blanche où il suffit d’écrire un voeu pour qu’il se réalise dans les 364 jours suivants, ce n’est ni très sérieux ni très réaliste. Je lui trouve néanmoins beaucoup de charme.

Le seul fait de souhaiter faire mieux, ou autrement, et de se donner un échéancier pour y parvenir m’apparaît très sain.

Évidemment, il y a toujours un petit malin pour rappeler que «les résolutions sont faites pour ne pas être tenues». Et alors? Les résolutions sont faites pour être prises, et pour inspirer l’envie de s’y tenir. Pour le reste, il faut y mettre du sien. Ou pas.

À mon avis, on n’est pas tenu de tenir ses résolutions. On se doit de les essayer, avec sincérité et tous les efforts que ça suppose, et d’aviser ensuite.

J’ai déjà pris des résolutions que j’ai tenues, puis jetées par-dessus bord, parce que ce qui m’avait paru désirable s’est révélé, à l’usage, d’un ennui mortel. J’en ai pris maintes autres que je n’ai pas réussi à tenir, ce qui m’a permis de faire une croix dessus et d’arrêter de penser que ma vie serait meilleure si… (mon bureau était toujours en ordre, mon courrier jamais en retard, j’amenais mon lunch chaque midi, alouette…)

Il y a aussi eu des années «zérolutions» où j’ai pris «zéro résolution» parce que parfois, il faut savoir apprécier la vie telle qu’elle est au lieu de toujours vouloir la changer.

Pour 2012, j’avais pris une seule résolution: faire plus avec moins. Je pense qu’elle me fera encore une autre année.

Et vous ?

Running shoe

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Dimanche 30 décembre 2012 | Mise en ligne à 13h55 | Commenter Commentaires (42)

Avez-vous retrouvé le goût de l’hiver?

Janick Marois Voix de l'Est

Skieurs et planchistes ont afflué au Mont Sutton vendredi. (Photo: Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Ariane Krol

Près d’un demi-mètre de neige en une journée et pas une goutte de pluie par-dessus: ça commence à ressembler à l’idée qu’on se fait d’un hiver québécois. Plus que le dernier, en tout cas. On sait combien la cuvée 2011-2012 a été désastreuse pour les stations de ski du sud de la province mais à mon avis, ç’aurait pu être bien pire. Quelques brassées de blanc grisâtres de suite comme comme celle-là, et je ne donne pas cher de notre enthousiasme pour les loisirs hivernaux.

Bien sûr, les enfants iront toujours jouer dehors. Mais vous, allez-vous investir dans de nouveaux skis ou une nouvelle planche si vous n’arrivez pas à faire plus de quelques sorties dans l’année?  Allez-vous changez ce manteau qui vous fait encore mais dans lequel vous avez trop chaud ou trop froid? Ces bottes qui ont toujours laissé à désirer ? Ça vaut pour le ski de fond comme pour les sports de glisse. Et bien d’autres activités, assurément. Ces patins que vous parlez de remplacer depuis 10 ans, ils feront bien une autre année, n’est-ce pas?

Je ne parle pas que de consommation, mais de l’intérêt pour les activités hivernales. Les mordus réussiront toujours à trouver du temps pour profiter des bonnes conditions lorsqu’elles se présentent. Mais si ces conditions se présentent de plus en plus rarement, beaucoup de gens risquent de décrocher – après tout, ce n’est pas comme si on n’avait rien à faire d’autre en hiver. Et dans ce cas, je ne donne pas cher de notre soi-disant nordicité.

C’est pourquoi je trouve les tempêtes des deux dernières semaines plutôt réjouissantes. D’accord, ce n’est pas fameux pour la productivité, mais à ce temps-ci de l’année, de toute façon, tout tourne au ralenti. Alors pourquoi ne pas en profiter?

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Vendredi 28 décembre 2012 | Mise en ligne à 11h23 | Commenter Commentaires (46)

La nouvelle «tempête du siècle?»

Photo Bernard Brault (La Presse)

Photo Bernard Brault (La Presse)

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André Pratte

La tempête qui s’est abattue sur Montréal jeudi a laissé 45 centimètres au sol en une journée, soit 2 centimètres de plus que la fameuse «tempête du siècle» du 4 mars 1971. Pourtant, ceux qui ont vécu celle de 1971 estiment généralement (voir les résultats de la Question du jour de lapresse.ca ) qu’elle a été plus importante. Pourquoi?

Météomédia fournit ici quelques explications. D’abord, la tempête de mars 1971 a duré plus d’une journée. La neige avait commencé dans la soirée du 3 mars; l’accumulation totale à Montréal a été de 47 centimètres. Ensuite, les vents furent beaucoup plus forts: jusqu’à 108 km/h en 1971 contre un maximum de 63 km/h le 27 décembre 2012.

Il y a une raison plus importante encore: le 4 mars 1971 était un jeudi, une journée de travail et d’école pour tout le monde. La tempête de cette semaine est survenue entre Noël et le Jour de l’An: pas d’école, peu de gens au travail. La situation dans les rues de la métropole n’était pas rose, mais ça n’avait rien à voir avec le retour à la maison catastrophique de cette journée de mars il y a 41 ans. Voici la description qu’on en trouve sur le site des Archives de Montréal:

mars19711_sMontréal est entièrement paralysée.

Durant la journée de jeudi, le maire Jean Drapeau demande aux Montréalais de s’abstenir de prendre leur voiture et plutôt d’opter pour le métro qui, pour la première fois de son histoire circula toute la nuit du 3 au 4 mars. Il demande même à la direction des Canadiens de Montréal d’annuler le match qui doit avoir lieu au Forum contre les Canucks de Vancouver. Les rues désertes de la ville appartiennent alors aux motoneigistes. Plus de 200 d’entre eux circulent à bord de leur engin aidant et secourant la population à l’appel de la police, incapable de patrouiller.

Le lendemain, le maire Drapeau réitère son appel pour permettre aux véhicules de la Ville d’ouvrir les rues. Montréal est toujours pétrifiée. Le Journal de Montréal, le Montréal-Matin et Le Devoir n’ont pu être publié. Tous les procès, dont celui de Paul Rose, sont repoussés à une date ultérieure. On annule même le tirage de la Mini-loto… Le bilan est lourd : plusieurs décès et de nombreux blessés. Parmi les morts, un citoyen de Laval est retrouvé dans sa voiture ensevelie au boulevard Cavendish sous la voie élevée de l’autoroute métropolitaine. Seule l’antenne dépassait.

La situation était donc bien plus grave que ce que nous avons subi jeudi. Pour ma part, je me souviens très bien qu’après avoir passé deux ou trois heures dans un autobus tentant de se frayer un chemin dans la neige, j’ai vu des motoneiges circuler sur l’autoroute Décarie. Une scène surréaliste.

La tempête de mars 1971 demeurera donc dans l’esprit de nombreux Montréalais la «tempête du siècle». Toutefois, rien n’empêche que celle de jeudi décroche elle aussi ce titre puisque… nous avons changé de siècle!

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