Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 28 novembre 2012 | Mise en ligne à 15h11 | Commenter Commentaires (37)

    Et vous, travaillez-vous un peu, beaucoup ou pas du tout en anglais?

    Photo Alain Roberge (La Presse)

    Photo Alain Roberge (La Presse)

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    Selon une étude publiée mardi par l’Office québécois de la langue française, 51% des Québécois travaillant dans la grande région de Montréal emploient presque exclusivement le français durant leurs heures de travail. Pour 29% des personnes interrogées, le français est employé la majorité du temps (50%-89%) tandis que pour 21%, le français n’est utilisé qu’occasionnellement.

    Cette étude comporte plusieurs données qui tendent à montrer que, chez les travailleurs francophones, l’usage du français au travail est prédominant. En effet, 57% des francophones de la région de Montréal travaillent exclusivement en français. Cependant, 30% d’entre eux emploient régulièrement l’anglais, tandis que 13% travaillent majoritairement en anglais.

    Qui parle souvent anglais au travail? Ceux dont le supérieur et/ou les collègues sont anglophones. Ceux oeuvrant pour une entreprise dont le siège social est situé hors du Québec. Ceux qui écrivent ou lisent des documents destinés à ou provenant de l’extérieur de l’entreprise. Les diplômés universitaires utilisent plus souvent l’anglais, de même que les professionnels et les gestionnaires.

    Bref, l’usage du français et de l’anglais au travail est dicté par des réalités très diverses. Afin de mieux comprendre ces réalités, j’aimerais que vous me racontiez votre expérience à vous. Travaillez-vous surtout en français, en français et en anglais ou surtout en anglais? Qu’est-ce qui explique votre comportement linguistique en emploi? Souhaiteriez-vous que la situation soit différente?

    Je lirai vos réponses avec grand intérêt.



    • Je travaille dans les deux langues, je dirais 60% en anglais et 40% en français. Je suis fonctionnaire dans un ministère fédéral et j’occupe un poste avec profil linguistique bilingue. Je fais affaire avec des gens et des entreprises de partout au Canada, et parfois de l’étranger. Et les documents envoyés doivent être rédigés dans la langue du client, de même que les communications verbales.

      Dans mon cas, j’étais consciente il y a quelques années qu’en acceptant un emploi au fédéral, j’allais travailler dans les deux langues. Comme je suis au Québec, les réunions se font généralement en français mais il arrive qu’il y en ait en anglais. Mes collègues sont autant francophones qu’anglophones. Je suis très satisfaite de mon environnement de travail car c’est plutôt enrichissant de pouvoir travailler dans les deux langues.

      S.Larousse
      Montréal

    • Bonjour,

      J’ai un bacc et maîtrise en science fondamentale et travaille dans la recherche pharrmaceutique à Montréal (ou du moins ce qu’il en reste…). Je travail en anglais parce que le language des sciences, c’est l’anglais. Toute les nouvelles découvertes sont présenté en anglais et jamais traduite puisque d’ici à ce que la traduction soit complété, ce ne sera plus à jour…

      Même quand on se parle entre collègue francophone, on utilise plus l’anglais que le français pour discuter de problèmes d’ordre scientifique. Mon superviseur immédiat a toujours été unilingue anglophone, mais ce n’est pas la norme, seulement le hazard…Ça fait 5 ans que je travail et dans les 3 compagnies dans lesquels j’ai travaillé, c’est la même chose.

      Pierre-André Fournier

    • J’habite le Québec, et je travaille beaucoup en anglais, puisque nous avons des partenaires partout au Canada et aux États-Unis. C’est une langue tout à fait incontournable pour le monde des affaires, n’en déplaise aux anglophobes.

      Avant d’habiter en Ontario pendant quelques années, j’étais moi aussi xénophobe et séparatiste. J’étais ignorant… je m’étais construit une idée fausse du Canada-Anglais.

      Mon immersion dans le Canada-Anglais m’aura permis d’apprendre cette langue et de bien la maîtriser. Je ne vois aucun risque à ce que l’anglais fasse partie de notre vie. Pour moi, le français est très important. C’est une des langues de mes ancêtres et mes enfants le parleront… et leurs enfants aussi, et ce, même si je parle en anglais, quelques heures par jours au travail.

      Réjean Larouche

    • Uniquement en anglais.

      C’est la langue internationale, et on travaille avec des gens de partout dans le monde.

      T. Rightman

    • Pour ma part, je travaille en français. Mais je me souviens d’une entreprise de Montréal où j’étais allé passé deux ou trois entrevues. Une petite entreprise dans le domaine du jeu vidéo (qui n’existe plus, d’ailleurs, je pense bien que leur premier projet a fait kaput). Peut-être une douzaine de personnes, tout au plus.

      Enfin, bref. Toutes mes communications se déroulaient en français. Mais à la dernière entrevue, on m’explique que, ici, tout le monde parle en anglais au travail. Pourquoi? Parce que le boss parle seulement anglais. Pas 50% de l’équipe. Pas même 25% de l’équipe. Juste le boss. Personne ne semblait y voir de problème. Je pense que c’est cette complaisance avouée qui m’a le plus énervé.

      Je suis parti en claquant la porte, drapé du fleurdelysé (ou je n’ai simplement pas eu le poste, c’est comme vous préférez).

      B. Boyer

    • Dans mon cas, lorsque je travaille au Québec, tout se fait en Français (Rapports techniques, relations interpersonnelles sauf lorsqu’un ou des invités de l’extérieur ne parlent pas le Français etc…). Lorsque ça sort du Québec, c’est obligatoirement en Anglais à moins que ce soit avec la France, et même là, les Français veulent souvent que le rapport soit en Français pour ne pas devoir le traduire. Tous les meetings hors du Québec se font en Anglais. En Allemagne, c’est en Anglais, en Italie, en Anglais etc…

      Ce que l’on a gagné avec la loi 101, c’est de pouvoir travailler au Québec en Français. Avant 1977, tout se faisait en Anglais …même au Québec!

      Je me souviens même d’un contrat dont le 1/3 s’est effectué au Québec et l’autre 2/3 à Terre-Neuve. J’ai donc écrit mon rapport en Français pour la partie Québécoise et en Anglais pour la partie Terre-neuvienne…Les gens de Terre-Neuve ont procédé eux même à la traduction de la partie Française et ont trouvé cela tout à fait normal pour le Québec.
      De plus en plus, lorsque je communique avec Toronto, on me répond en Français. Pourtant, je suis bilingue! Les Anglos acceptent de plus en plus que le Québec parle Français!

      Allez faire un tour aux USA et vous allez constater que l’Espagnol prend pas mal de place.

      Gilles Tremblay

    • Je suis à la retraite depuis quelques années mais avant je travaillais au bureau montréalais d’une société internationale œuvrant dans plusieurs pays. Durant les vingt dernières années de ma carrière j’étais directeur de projets qui se déroulaient tantôt au Québec, ailleurs au Canada ou aux États-Unis.

      Lorsqu’un projet se déroulait au Québec avec du personnel francophone, je travaillais exclusivement en français. Lorsque le projet se déroulait en partie au Québec et en partie dans des villes à l’extérieur du Québec, soit au Canada anglais ou aux É-U ou en Europe, je travaillais en français avec le personnel situé au Québec et en anglais avec celui situé à l’extérieur du Québec. Lorsqu’une rencontre ayant lieu au Québec impliquait du personnel de langues différentes mais capable de travailler efficacement en français, elle avait lieu en français. À l’occasion, lorsqu’une rencontre téléphonique incluait des gens hors du Québec qui ne pouvaient participer en français, je menais la discussion dans les deux langues ou uniquement en anglais. C’était tout simplement pour des raisons terre-à-terre d’efficacité et rare ont été les fois où mes collègues francophones s’en soient offusqués.

      Durant mes dernières années de carrière j’ai dirigé plusieurs projets qui se déroulaient exclusivement à l’extérieur du Québec, alors tout se passait en anglais même lorsqu’une partie de l’équipe travaillait à partir de pays non francophones ni anglophones (e.g. Danemark, Finlande), la langue anglaise devenait alors le « standard international » qui nous permettait à tous de fonctionner efficacement ensemble.

      En rétrospective, je crois que cette façon de fonctionner permettait à la fois de favoriser un environnement de travail en français au Québec tout en assurant un mode de fonctionnement efficace, nécessaire pour tirer notre épingle du jeu, surtout sur la scène canadienne et internationale. Finalement, je n’aurais fort probablement pas eu la carrière que j’ai eue si je n’avais pas pu faire preuve de flexibilité en ce qui a trait à la langue de travail. Lorsqu’on veut déborder du Québec on ne peut gagner contre 350 millions de concurrents anglophones avec seulement le français en poche!

      Jacques Montpetit

    • …Correction de mon message de 16h 24:

      …et même là, les Français veulent souvent que le rapport soit en Anglais pour ne pas devoir le traduire.

      Gilles Tremblay

    • Né au Québec, descendant de Pierre Tremblay, j’habite la Rive-Nord de Montréal et mes enfants y vont à l’école.

      Je travaille pour un compagnie dont le siège social est Allemand. Mon patron habite en Hollande, son patron au Colorado. Mes clients, chez qui je passe entre 3 semaines et 1 an, sont un peu partout et très peu au Québec (Ontario, Alberta mais aussi USA, UK, Australie, Japon, Inde, Espagne, Afrique du Sud, etc. Nous en avons en France mais je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre encore).

      Le langage commun, c’est l’anglais. À l’exception du Japon où un collègue local devait traduire une réunion de l’anglais au Japonais et du Japonais à l’anglais, tout le reste est 100% anglais.

      H. Tremblay

    • Je travaille dans un milieu où dès le départ, l’anglais est maître. L’aviation. Toutes les procédures, la documentation et les contacts avec l’industrie se font d’avantage en anglais.

      Bien sûr la plupart de mes collègues de travail sont francophones et ceux ayant l’anglais comme langue maternelle parle le français à différent niveau.

      Ceci donne donc ,la plupart du temps, un mélange 50-50 entre le français et l’anglais. Cela est particulièrement stimulant car j’apprends l’anglais et je me perfectionne et mes collègues anglophones font la même chose de leur côté. Souvent donc je pose une question en anglais et je me fais répondre en français ou l’inverse.

      Cependant il y a quelques collègues, qui sont souvent plus âgées, qui ne parlent pas un mot de français et qui ne veulent même pas essayer non plus, ce qui est désolant. Même si il réside dans une ville et une province francophone. Dans ces cas, je n’ai pas grand choix de toujours garder la conversation en anglais.

      G. Gosselin

    • Je suis traductrice, donc mon travail se fait évidemment dans les deux langues. Toutefois, tous les rapports avec mes collègues et patrons sont en français et les communications internes sont toujours dans les deux langues.

      Parfois je dois poser des questions à des employés du ROC et c’est évidemment en anglais que ça se passe, mais ils ajoutent souvent des petits mots en français dans leurs courriels et je l’apprécie. Un petit “bonjour” ou “merci” ça coûte pas cher.

      Je suis contente de ma situation. Comme je suis à Montréal, je n’aimerais pas être dans un environnement où tout se fait en anglais, malgré la nature de mon emploi.

      M. Garon

    • Puisque vous tenez tant à éviter le sujet de Beauchamp, Tomassi et Bibeau (qui ont eu des activités avec des gens arrêtés pour collusions) et du fait que ça déshonore toute la classe politique et que le Québec à reculé avec cette façon de faire, je vais répondre à votre question.

      Je travaille en français.

      En passant, la subtilité n’est pas la qualité première pour l’article sur la “mauvaise idée” de faire l’indépendence le jour où le PLQ commence à se faire salir à la Commission Charbonneau. Ahhh! le hasard…

      Francis Côté

    • Je travaille à 90% en anglais. Même si la grande majorité de mes collègues parlent les 2 langues et qu’ils me comprendraient si je parlais en français, je trouve que ça fait plus de sens que je parle leur langue puisqu’ils sont en majorité.

      A. Rowe

    • Euh… Il est joli votre “Je lirez” en fin de billet. Ce n’est pas dans vos habitudes de laisser passer pareille bourde et je ne vous en veux pas une seconde mais admettons que ça tombe pile, un vrai lapsus scriptae. U peu plus, je vous féliciterais.
      Je suis informaticien, je développe en système dont tout doit être en anglais et je travaille dans une équipe divisée également à tout point de vue : anglos, francos, et tous bilingues. Comme chacun est extrêmement compétent et le sait, aucune friction ne vient entacher notre travail et en conséquence personne ne cherche la petite bête, ce qui n,est sûrement pas le cas là où quelques Napoléon se dressent devant quelques Nelson.
      Je remarque que la plupart des usagers (majoritairement francophones) s’adressent en anglais aux anglos, qui pour leur part répondent régulièrement en français. Je sais qu’une telle entente est rare et je donne cet exemple avec plaisir. J’ai vu de vraies petites guéguerres ailleurs et c’est épuisant à la longue.
      Chez mon dépanneur du coin (un Chinois qui travaille 70 heures et plus par semaine) je débute en français, il se risque sur trois mots, et je passe ensuite à l’anglais. Je reste dans un quartier majoritairement anglo alors… Par contre partout ailleurs je ne parle que français et tout va bien à part un seul détail : depuis deux ou trois ans on m’accueille d’abord en anglais presque partout, ce qui n’était pas le cas avant. J’y vois un glissement par très subtil et carrément désagréable.
      Mettons cette situation sur le dos de quelques années d’oubli et passons.
      Ceci dit, faudra bien réaliser un jour que les anglos n’ont jamais démontré par voie officielle qu’ils acceptent la prépondérance du français ici. Ou bien ils se comportent en minorité et doivent être traités comme tel, ou bien il admettent leur force démesurée par rapport à leur nombre et font un effort réel, visible quoi.

      J’attends…. pas j’attendez :)

      Jean-François Trottier

    • Je travaille dans la langue de mes clients, en français, en anglais, et même parfois en allemand…

      J. Bouthillier

    • Quelques lecteurs ont eu la gentillesse de me souligner cette coquille: Je «lirez». Écrit trop vite. Mes excuses. La correction est faite. Merci!

      André Pratte

    • Je travaille dans le West-Island. Je parle 99% du temps en français même si 75% des gens avec qui je suis en contact n’ont pas le français comme langue maternelle. Le 1 % en anglais, c’est quand je m’assure qu’ils ont bien compris ce que je dis et qu’eux aussi se sentent compris de moi. Le 1%, c’est aussi pour l’accueil lors de nos premières rencontres. Je pars de “leur monde” afin de mieux les amener ensuite dans le mien, mon monde. C’est une ruse de Sioux et ça marche plus fort que de dire «Icitte, c’est en français que ça se passe!

      Ysabel Labonté

    • Chaque fois que j’écrivais ”parfait bilingue”, ou ”fully bilingual” (selon le cas) à l’intérieur d’un CV ou ”Resume”, je recevais un coup de téléphone pour passer une entrevue.

      Faut vraiment être aveuglé (social) pour s’imaginer être en mesure de travailler exclusivement en français ou exclusivement en anglais dans le Québec d’aujourd’hui.

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • J’ai travaillé pour l’Hydro-Québec, où je rédigeais les documents d’émission d’obligations en anglais.
      Ensuite, j’ai travaillé dans le domaine du commerce international (Organisation mondiale du commerce (Genève), Organisation pour la coopération et le développement économique (Paris), Organisation des Nations Unis (Genève et New York), Fond monétaire international et Banque mondiale (Washington). J’ai travaillé exclusivement en anglais.

      Nelson Guillemette

    • 94% en français. La job avant 70% en anglais. Adaptation hyperfacile. Quand je programme, je nomme mes variables en français depuis très peu. Ca fait drôle. Mais je perds un peu mon anglais. Il faudrait que je me trouve un cours ou une conférence aux USA bientôt. Une petite immersion ferait du bien.

      Alain Lajoie

    • J’ai passé 30 ans pour une compagnie de services où tout se passait rigoureusement en anglais, même les contacts informels entre employés. La Loi 101 a eu du bon de ce côté parce que ça frisait le ridicule, une bande de Québécois francophones incapables de s’exprimer autrement que par le code anglais pré-établi. Tout le monde savait que le “lounge” était le salon et que le “locker-room” était le vestiaire,mais bref…

      On a francisé tout ça mais une bonne proportion de mes clients étaient anglophones, ce qui avait été établi et accepté lors de mon embauche. Mes camarades ontariens étaient bien sûr, unilingues anglophones de même que les membres de la haute-direction. Il suffisait qu’un seul d’entre eux nous honore de son auguste présence pour que cela aille de soi que nous basculions tous automatiquement à l’anglais.

      Je travaille aujourd’hui pour une compagnie de transport, les contacts entre employés sont en français mais tous nos logiciels sont en anglais ainsi qu’un petite partie de la clientèle. Il reste encore du travail à faire avant de dire le plus sérieusement du monde que le français n’est pas en péril au Québec. Il suffirait qu’on regarde ailleurs quelques années…

      Dominique Lavoie

    • Bonjour M. Pratte,
      Je travaille pour une entreprise française basée à Montréal. La langue parlée officiellement au travail est le français. Cependant, et pour la majorité des postes, il est quasiment indispensable de parler l’anglais également. C’est d’ailleurs tout à fait compréhensible car nous allons chercher des clients à peu près partout sur la planète. Avec l’Allemagne, on parle anglais, avec l’asie, on parle l’anglais, avec les pays de l’Est, on parle encore l’anglais… et j’en passe. On aura bien compris que si il y a une langue internationale, il s’agit de l’anglais.
      Évidement, une part de moi le regrette et aimerait que la langue internationale soit le français… mais soyons lucide.
      Pour les entreprises basées au Québec et ne faisant affaire qu’au Québec, il n’y a aucune raison de parler autre chose que la langue de Molière si l’entreprise en question ne désire pas étendre ses opérations. Mais pour la grande majorité, il faut être bilingue.
      L’un de mes premiers poste dans cette entreprise ne demandait pas le bilinguisme, cependant, je me suis vite aperçu que si je voulais évoluer, je n’avais aucun autre choix que de parler l’anglais couramment, ne serait-ce que pour interragir avec des collègues de travail basés aux É-U par exemple. Certains d’entre eux parlent aussi le français mais il est facile de comprendre que la compagnie ne peut pas trouver facilement des postulants qui seront basés aux É-U, et parlant les deux langues!

      Le Québec est noyé dans un continent anglophone. Ce n’est pas agréable à entendre mais c’est une réalité géographique immuable.
      Je comprends fort bien que le Québec veuille protéger l’usage de la langue française, et j’approuve tout à fait… sur le fond, mais je crois qu’on peut y arriver avec autre chose que des mesures autant démagogiques qu’irréalisables.

      Bref, on peut se passer de l’anglais au travail et dans notre vie de tous les jours, mais excepté dans de très rares cas, ou dans le cas d’une entreprise basée et ne faisant affaire qu’au Québec, il y a un coût d’opportunité: il faut être prêt à accepter une mobilité verticale limitée dans l’entreprise.

      Enfin, et si je peux ouvrir une petite parenthèse sur les chicanes linguistiques… je les crois dépassées. On donne trop de publicité à mon goût aux extrémistes qu’ils soient francophones ou anglophones. Les commentaires hargneux, voire haineux venant d’une minorité et qu’on lit un peu trop souvent ne font que mettre de l’huile sur le feu et font penser que la majorité des francophones et anglophones se regardent en chien de faience. Pour la plus grande partie, c’est faux. N’empêche qu’un peu de courtoisie de part et d’autre aiderait beaucoup tout le monde à se réconcilier.

      D. Lebel

    • Je travaille pour une firme de ressources humaines en transport et un de nos plus gros clients dont le terminal est à Laval envoie toute sa documentation en anglais surtout les rapports d’évaluation et d’accidents de nos chauffeurs auxquels nous devons faire des avis disciplinaires. Ils sont très conscients que cela contrevient à la charte de la langue française et de la loi 101 mais ils s’en contrefoutent puisqu’ils trouvent superflus de traduire leurs documents.

      Le patron chez notre client est anglophone et lorsque je lui en ai parlé, il m’a sèchement dit d’aller voir ailleurs si je n’étais pas content et a fait une plainte à mon supérieur. Quel manque de respect pour le milieu d’affaire dans lequel il prospère! Je n’attend que l’occasion de quitter cette firme pour dénoncer ce client à l’office de la langue française. Ils trouveront ça moins drôle de recevoir la visite d’un inspecteur qui leur retireront leur certificat de francisation et qu’ils seront obligé de fermer l’entreprise!

      vraiment certains anglophones font vraiment tout pour se faire hair au Québec.

      Pierre-Luc Tremblay

    • Exclusivement en français! J’enseigne au primaire donc forcément je parle français au travail même si parfois j’aurais besoin d’espagnol, de kurde, de cantonnais, de vietnamien, de russe pour parler avec les parents!

    • Les écrits sont en anglais.
      L’oral est en français, sauf avec les (nombreux) unilingues.
      Tous les francophones sont bilingues.
      Patron trilingue.

      M. Bélanger

    • Précision : Plusieurs de nos “unilingues anglophones” sont en fait des allophones, pour lesquels l’anglais est une langue seconde.

      C’est une richesse de connaître plusieurs langues. J’en collectionne personnellement quelques unes, mais n’en maîtrise seulement que deux.

      M. Bélanger

    • Les entreprises doivent être en mesure de travailler dans les 3 langues. J’ai forcé mes employés à suivre des cours d’espagnol et près 4 mois, ils savaient parfaitement communiquer avec les collègues mexicains.

      Ronald A. Weinberg

    • On utilise 3 langues au travail: l’anglais, l’espagnol et le mandarin. Plutôt que de débattre la place de l’anglais, devrions-nous pas nous poser la question si cette langue si essentielle est adéquatement maîtrisée par nos jeunes et s’ils apprennent une 3ème ou 4ème langue?

      Rien contre le français mais la réalité c’est que si on veut une économie qui rayonne au-delà du Québec, il faut qu’on sâche bien communiquer.

      Paul Gendron

    • Pour ma part je dirais que les communications orales sont 80% anglaise et 20% français, mais dans les communications écrites la prédominance de l’anglais est de l’ordre de 95%. Je suis programmeur\analyste au gouvernement fédéral, beaucoup de mais collègues sont francophone mais dans les réunions d’équipes avec seulement un anglophone la réunion ce déroule en anglais. Mon poste est billingue, mais la majorité des anglophones ne parlent pas les deux langues, même si leur poste aussi est bilingue.

      De toute façon quand je parle en anglais j’ai le sentiment d’être à ;la rescousse du pauvre anglophone qui ne parvient pas à métriser le français.

      Tony Paradis

    • Je travaille à Pointe-Claire et suis l’une des deux seule francophones dans une PME d’environ 25 personnes. Et tout se passe comme un charme; je m’exprime 99 % en français et tous me comprennent parfaitement. Mes collègues, eux, me parlent en anglais la majorité du temps quoique certains se font un point d’honneur de toujours me parler en français (même si parfois c’est laborieux, mais j’apprécie beaucoup l’effort). Chacun communique dans la langue avec laquelle il est le plus à l’aise et avec laquelle c’est plus rapide de transmettre l’information.

      Niveau courriels, je les rédige 95 % du temps en anglais; ça me fait pratiquer et j’adore ça.

      Beaucoup sont surpris d’entendre nos conversations hyper fluides de l’un qui s’exprime en français tandis que l’autre s’exprime en anglais. Moi qui ne savait dire que « yes, no, toaster » avant, et travaillant depuis maintenant 8 ans dans cette compagnie, je puis affirmer que ce fut un sacré bon coup de chance pour moi que d’apprendre cette langue dont maintenant je ne pourrais me passer. Cela a créé une autre ouverture sur le monde que je n’avais malheureusement pas ou qui était très limitée lorsque je ne comprenais pas l’anglais.

      Bref, il faut savoir chérir et protéger sa langue, viser la perfection, et s’ouvrir aux autres. Nous n’en sommes que plus complets.

      C. Provencher

    • L’anglais au Québec : NON

      Dans le cadre de mes fonctions, je n’ai jamais eu besoin de parler anglais au Québec.

      Je n’ai utilisé cette langue qu’à l’International, dans les pays où l’on ne parlait pas Français…par exemple au Canada !

      Donc, on ne s’énerve pas le pompon avec le bilinguisme…

      L’utilisation de l’anglais n’a d’utilité qu’à l’extérieur du Québec. En conséquence, seule une minorité a vraiment besoin de connaitre l’anglais à fond, dans les tâches de tous les jours.

      Qu’on cesse donc de nous faire suer, avec le bilinguisme soi-disant obligatoire.

      Au Québec : tout en Français.

      M. Notredame

    • Je travaille en jeux vidéos et notre compagnie a un siège social en Norvège. La compagnie emploi aussi plein de personnes qui viennent de différents pays à travers le monde, donc il serait difficile de faire toutes les communications en français. L’anglais est le point milieu pour tout le monde.

      Il y a des cours de français offerts par le gouvernement mais ils n’ont pas l’air adapté du tout à la réalité de travail ( on dirait des cours pour enfants de primaire , et les professeurs ne parlent même pas l’anglais, un peu dur d’expliquer de la théorie dans une langue que les gens ne comprennent pas encore ).

      Guillaume St-Charles

    • Au Québec en français mais si on sort de la belle province tout se passe en anglais. J’espère que nos jeunes vont comprendre la nécessité d’apprendre la langue anglaise si on veut occuper des postes importants autres que ceux du gouvernement du Québec.
      n.y.grenier

    • Est-ce que ceux et celles qui, par l’influence sournoise de l’anglais, mettent une majuscule aux noms qui désignent une langue (français, anglais, espagnol, japonais, etc.) pourraient tout simplement se rappeler qu’elles prennent une minuscule en français? Merci.

      De mon côté, je suis traducteur dans une grande société à Montréal. Mon travail s’effectue bien évidemment dans les deux langues. Au sein de notre service, la plupart des rapports entre collègues se font en français, sauf que l’anglais peut rapidement prendre le dessus lorsqu’un anglophone se joint à une conversation informelle, sinon c’est le français qui prime. Toutes les communications internes s’effectuent dans les deux langues. L’anglais reste tout de même omniprésent dans mon milieu de travail, des ascenseurs à la cafétéria, et de nombreux employés s’exprimeront tout naturellement en anglais en premier, peu importe à qui ils parlent.

      Je dirais que, dans l’ensemble, c’est un bilinguisme symétrique qui prime.

      B. Falardeau

    • Depuis plus de 20 ans, je collabore avec des partenaires aux USA, donc j’utilise principalement l’anglais, et le francais avec mes collaborateurs québécois.
      Plusieurs employé(e)s reliées aux ventes dans notre entreprise sont trilingues ( anglais, francais espagnol), ils sont principalement de langue maternelle francaise, mais comme 90% de nos clients sont anglophones et hors Québec, l’anglais est la langue la plus utilisée avec notre clientèle.
      Et comme depuis 4 ans, notre entreprise québécoise a été achetée par une multinationale américaine, qui elle même a été achetée par une énorme multinationale dont le siège social est à Zurich, et qui emploie plus de 130,000 personnes à travers le monde, l’anglais est la langue couramment utilisée, même par le personnel de France.

      Claude Poirier

    • @michelnotredame
      Dans un compagnie multinationale ou j’ai consulté, la moitié des employés en informatique étaient à Montréal, 30 % à Chicago et 20% à Toronto. Donc, tous les écrits étaient en anglais même si c’était au Québec. Votre affirmation n’est pas réaliste.

      Alain Lajoie

    • @michel notre-dame

      Vous venez d’admettre que la connaissance de la langue anglaise est nécessaire lorsqu’on veut faire des affaires en dehors du Québec. Donc quelqu’un qui ne peut s’exprimer en anglais, selon vos dires, est voué à faire des affaires ou à travailler dans une entreprise qui est limité au Québec.
      C’est un carré de sable qui n’est pas très grand.

      En conséquence, ceux qui aspirent à travailler ou faire des affaires à l’extérieur du Québec devront forcément connaître plus ou moins décemment l’anglais. Où peut-on apprendre une autre langue? Il faut commencer à quelque part, c’est-à-dire l’école, à moins d’avoir une voisine ou un voisin anglophone.

      Nelson Guillemette

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