NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Dans un éditorial tout récent sur la France, je notais ce chiffre donné par The Economist à l’effet que la nation entretenant la foi la plus inébranlable dans les vertus du capitalisme est… la Chine communiste!
En effet, 65% des Chinois manifestent cette confiance, davantage que les Américains : seulement 55% d’entre eux font de même.
Le monde à l’envers, en quelque sorte!
Mais en farfouillant ailleurs dans les pages du magazine britannique, on apprend aussi que l’un des systèmes de santé « à deux vitesses » les plus élaborés de la planète se trouve… à Cuba! Aussi, dans les débats que nous avons sur notre système de santé, l’épouvantail, l’exemple à ne pas suivre, le Satan néolibéral, devrait être le modèle cubain, et non américain…
Ainsi, les deux meilleurs hôpitaux de la Havane, Cira Garcia et CIMEX, sont des entreprises à but lucratif. Le niveau de service qu’ils offrent ne se compare absolument pas aux hôpitaux d’État, bien sûr, où les patients doivent parfois apporter leur literie et leur nourriture.
En parallèle, de plus en plus de médecins exercent une pratique privée en plus de leur travail dans le cadre étatique (il est vrai que leur salaire officiel est de 20$US par mois).
Enfin, Cuba facture maintenant les services de ses médecins envoyés à l’étranger, en Afrique, par exemple. Ça rapporte 6 milliards par année –à l’État, pas aux médecins. Jadis, Cuba offrait ces services gracieusement, à cette époque bénie (!) de la Guerre froide où ces envoyés spéciaux pratiquaient autant la politique que la médecine…
En fait, apprend-on ailleurs, au moins une vingtaine d’hôpitaux cubains se consacrent principalement au tourisme médical, contre rémunération, évidemment.
Ils garantissent un diagnostic « sur le champ », une opération « souvent le lendemain », un milieu où « l’être humain passe avant tout », une « hygiène à toute épreuve », des chambres privées et même des suites avec connection internet où l’on peut commander les repas de son choix, affirme une publicité.
Vive la révolution, comme on dit.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 











bloganon
21 novembre 2012
12h42
Il est plus facile pour les Chinois d’aimer le capitalisme car ils vivent dans un pays prêteur non gouverné par les agences de notation (les banques).
J. Bouthillier
ralbol
21 novembre 2012
13h09
- «…la nation entretenant la foi la plus inébranlable dans les vertus du capitalisme est… la Chine communiste!»
Tout nouveau, tout beau!
Et comme nous, quand ils auront compris, il sera trop tard.
Déjà, selon les chiffres officiels du gouvernement chinois, 10% des terres agricoles de la Chine sont contaminées aux métaux lourds…
Si les américains peuvent soutenir encore quelques années la croissance chinoise, ils auront ainsi éliminé un rival sans tirer une balle.
Bon… la planète va y passer, mais, faut c’qu’y faut!
D. Lefresne
respectable
21 novembre 2012
13h35
Le québec doit aussi attirer le tourisme médical en développement son secteur privé. Nous avons les meilleurs médecins au monde. Le PQ doit prendre exemple sur Cuba et sur les chinois.
simon picotte
gillesmenard
21 novembre 2012
14h04
Ils viennent juste d’attraper la fièvre du rêve états-uniens.
Sauf que pour en guérir ils devrons engraisser leurs nouveaux riches jusqu’à ce comme ici ce système finisse par s’écrouler.Les pauvres alors se révolteront ”une autre fois” , ici ça s’en vient.Et l’histoire recommence.
Le capitalisme ne mène à rien est la conclusion.
Il était une fois…
Gilles Ménard
gasston
21 novembre 2012
14h58
Lorsqu’un système communiste s’écroule, il est généralement remplacé par l’hyper-capitalisme. C’est la seule façon pour un pays ruiné par le communisme (appelé ici “social-démocratie”) de se relever rapidement. La Russie vient tout juste de passer par là.
Voici comment ça marche: une société vit dans la pauvreté abjecte. À force de travail et d’intelligence, les meilleurs éléments de cette société s’élèvent et commencent à créer de la richesse. Ils le font d’autant plus qu’ils ne se font pas, au début, voler le fruit de leur labeur. La société devient suffisamment riche pour que se développe une classe parasitaire qui vit du labeur des autres. Cette classe grandit et finit par prendre le pouvoir. Elle se vote des avantages ridicules aux dépends de ceux qui continuent tant bien que mal de produire de la richesse. La société commence à perdre du terrain par rapport à ses voisins. Après quelques décennies, la pression est intolérable: les “riches” se font maudire, et plumer, au point où ils se découragent et quittent ou abandonnent. La société tombe en décrépitude. Et hop, on recommence.
G. Lalande
gillesmenard
21 novembre 2012
15h42
@gasston
Mais la réalité est que la richesse dont vous parler TUE la qualité de l’environnement nécessaire pour la continuité de la vie humaine.Tandis que la soit disant pauvreté dans la social démocratie permet de conserver une bas vitale équitable pour chacun de se perpétuer.
Ça fait un siècle qu’il se crée de la richesse et voyez ce que ça donne,pas certain qu’a continuer comme ça l’humain connaitra in autre siècle.
Il était une fois ….des humains….puis il y eu la richesse………………fin.
Gilles Ménard
superlulu
21 novembre 2012
17h31
Il y a plus que ça à Cuba. Et je sais de quoi je parle.
Il existe un autre marché parallèle.
La femme qui veut des seins en silicone les fait venir de son fiancé Européen ou d’autres parties du monde et se les fait poser dans un hôpital Cubain sans que l’hôpital ne le sache.
Pour les touristes, il existe 2 services.
Un légal et l’autre sous la table. J’ai vu une dame avoir des saignements à l’aéroport mais ne pouvait se plaindre ou retourner à l’hôpital car son opération était illégale. Même chose pour les dentistes.
Moi je ne me ferais pas jouer dans la bouche avec les instruments que j’ai vu.
Le salaire d’une infirmière est d’environ 20 dollars par mois.
Par contre, par exemple, à La Havane, j’avais besoin des résultats de mon épouse en 1 journée au lieu de 5.
Facile $20.00 de pourboire et hop, les résultats.
Il y a une grande marge entre la publicité et les soins qui sont offerts.
Parlez en a des personnes qui se sont fait faire des chirurgies suite à une perte de poids importante. Tout n’est pas si rose à Cuba, même avec de l’argent.
Faire 6 pharmacies à Santiago, la 2e plus grande ville en importance, pour trouver des condoms et pas de Tylenol durant des mois.
Tout ça grâce au blocus INUTILE des ÉU.
L. Trépanier
Montréal
Les médecins et infirmières font le quadruple de leur salaire avec les ”propinas” (pourboires).
Par contre un Cubain normal est nourri par sa famille, lorsqu’il est hospitalisé.
Mais pour 1 ou 2 dollars on mange bien.
Cuba ne possède pas d’internet mais un système intranet, où tout est controlé. En 30 minutes, vous avez le temps de vous connecter et de lire un ou 2 messages sur hotmail.
legada
21 novembre 2012
18h11
Cuba est un très mauvais exemple à donner. C’est un petit pays qui est soumis depuis des décennies à un embargo parce que les États-Unis qui n’a pas digéré de se faire mettre à la porte de Cuba parce qu’ils exploitaient la population de Cuba.
Cet embargo a donné qu’un seul choix à Cuba, se tourner vers l’URSS pour vendre son sucre. A une certaine époque le système de santé était un exemple mais la chute de l’URSS a rendu la vie très difficile à Cuba. On pourrait souligner que le système à 2 vitesses s’est grandement développé depuis que Cuba s’ouvre au capitalisme.
On pourrais se poser des questions sur la qualité du sondage en Chine. Quel est le pourcentage de Chinois exploités dans leurs usines ont été interrogés par rapport aux Chinois riches qui profitent du système?
Daniel Legault
ralbol
21 novembre 2012
18h51
@ gasston
- «Voici comment ça marche: une société vit dans la pauvreté abjecte. À force de travail et d’intelligence, les meilleurs éléments…»
Encore à dire n’importe quoi et répéter les clichés du capitalisme triomphant.
Simplement à regarder la Chine et tout votre boniment s’écroule sous les rires de l’assistance.
Ce pays vivait la pauvreté abjecte, et c’est Mao avec son communisme, qui l’a sorti de cette pauvreté et permi à chaque chinois de manger son «bol de riz» quotidien.
Une fois ce stade atteint, les dirigeants chinois ont compris, suite à l’écrasement de l’URSS, que la fusion du communisme et du capitalisme était la seule solution pour survivre dans un monde dominé par le capitalisme.
C’est présentement la situation qui prévaut dans ce pays dont la croissance économique est maintenant supérieure à ceux qui carburent au capitalisme pur et dur, comme les USA, en faillite technique depuis 20 ans.
Votre diatribe n’a qu’un seul but, chialer contre ce que vous appelez «une classe parasitaire», soit les pauvres et les démunis dont toute société civilisée DOIT s’occuper sous peine de sombrer dans la barbarie.
Un autre bel exemple du «chacun pour soi», d’égoïsme crasse et d’avarice maladif.
D. Lefresne
littlepatton
21 novembre 2012
19h07
Les Chinois ont compris et c`est pour ça qu`ils sont appelés à devenir la plus grande économie du monde et vont supplanter les USA devenu trop socialiste. Et les dirigeants démocrates au US veulent encore augmenter le plafond de la dette. Sans compter Timothy Geithner, secrétaire du trésor US, qui lui n`en veut pas de plafond de la dette. Pauvre Américains, leur dette va grimper à au dessus de 20 trillards dans pas grand temps avec ces dirigeants socialistes. Une chance que les Américains ont le gaz et le pétrole de schiste pour les aider sinon ça serait la débandade totale.
Et pas de surprise de voir que les hôpitaux les plus performants à Cuba sont des hôpitaux à but lucratif. Mais ici au Québec, on a tellement peur des hôpitaux privés que s`en est une maladie compulsive.
George Larimé
claude_lafreniere
21 novembre 2012
20h04
Bonsoir M. Roy
D’abord bravo pour la chronique sur le “Mal français”. Vous n’écrivez pas souvent mais ça vaut la peine. Je l’ai conservé dans “Ma Presse”. (Excellente idée pour conserver nos articles préférés)
Pour ce qui est du “capitalisme” et contrairement à l’idée fausse que s’en faisait (mon ami) Karl Marx, ce n’est pas un “système” qui devrait être remplacé par quelque chose de mieux: le “capitalisme” c’est le nom qu’on donne à l’économie quand elle marche bien.
Les maux et les injustices que l’on dénonce souvent à propos du “capitalisme” n’ont rien à voir avec celui-ci mais sont des travers bien humains et changer le “système” ne fait que mettre cela en évidence. Les expériences meurtrières du communisme depuis 1917 ne semblent toutefois pas avoir été prises en compte par plusieurs. Assez étonnant et décevant. Les humains sont de bien curieuses bibites…
Bonne soirée.
–
Claude LaFrenière
Québec, Qc, Canada
gadur
21 novembre 2012
22h33
@claude_lafrenière
ah oui le “Mal Français”. The Economist, une publication britannique, nous en entretient avec, bien entendu, beaucoup d’objectivité. Je sais pas pour vous, mais quand je souhaite m’informer de la France, j’évite habituellement les journaux britanniques. Un peu biaisé, un peu teinté de cette vieille rivalité et, diable, il existe des tas de publications de par le monde pour lire sur la France.
Alors deux questions pour vous aider à comprendre mon propos:
est-ce que la France est en récession ?
est-ce que le Royaumes-Unis est en récession ?
Gabriel Durany
claude_lafreniere
21 novembre 2012
23h43
Re-bonsoir
La dette publique du Québec” compteur en temps réel:
http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise
:-O !
–
C. LaFrenière
re3e
22 novembre 2012
09h16
@respectable
LOL ….. a terre de rire ….jaune , et tout ces beaux $$ une fois dans le trou noir de la fonction politique / publique on continue de se faire augmenter taxes et impots tout en ayant moins de service ?
tom bombal mtl
carbone-14
22 novembre 2012
09h44
Tous les syndicats pratiquent le capitalisme d’État hambourgeoisé. Ils créent de la richesse en volant le pauvre monde tout comme la FEUCQ. Et le Populo appalaudit de plaisir en tapant sur ses chaudrons pour exiger du Gouvernemint de se faire voler encore plus par les syndicats qui voleront encore plus le Gouvernemint, qui volera encore plus le Populo pour se refaire les poches tout comme la mafia.
Et ainsi va la Cul-tûre de l’Argent, qui aura toujours besoin d’encore plus de films, d’encore plus de Sports, d’encore plus de Jeux et d’encore plus de Poésie au latex pour faire plaisir au Populo; qui n’aura plus besoin que d’une toute petite touche de vaseline de plus pour être heureux sans médailles ni petits chiens errants. Donnez! Donnez, c’est pour la Guignolée des Mafias du Gouvernemint. (GMG) Y. ROY, Mtl
gren
22 novembre 2012
10h18
Vous avez raison Monsieur Roy. Quand on est pauvre et dans le besoin,on veut se distinguer et faire de l’argent pour améliorer notre sort.
Aussitôt que le bien etre est atteint, on veut le socialisme pour faire partager a tous les biens acquis.
Le plus grand problême de l’être humain est son manque de mémoire.
n.y.grenier
gl000001
22 novembre 2012
10h40
Et à Cuba, une femme enceinte est vue par un médecin à chaque semaine de sa grossesse. Ils ont le plus bas taux de mortalité infantile en Amérique ex-aequo avec le Canada. Les USA sont plus loin.
@respectable
Le tourisme médical ne peut fonctionner que si les soins ne sont pas chers. Ce n’est pas le cas ici.
Alain Lajoie
mh188888
22 novembre 2012
13h06
Pour relever l’economie, je crois que l’on devrait travailler sur nos forces techoses durables passees, presentes et futures.
J’ai pense pour le passe et le present, a Bobino et bobinette, le film, la corruption municipale, les voyages en Floride, la biere et la separation du Quebec. Pour le future, les vieux, les pillules et le viagra.
Sam Deran
mecasiatique
22 novembre 2012
15h55
Les Chinois croient aux capitalisme parce qu’ils sont d’excellents marchands dans l’âme. Regardez bien dans tout l’Asie entière, là où il y a une communauté chinoise, ils brassent des fortunes. Regardons les fortunes de l’Asie et on comprendra. En Chine, le monde ne connaissait que la misère noire sous le régime Communiste jusqu’à il y a 20 ans. Maintenant, c’est du capitalisme rouge, dirigé par le parti Communiste dont les dirigeants sont de grands capitalistes. Voyez ce beau monde du bureau central qui accumule des fortunes colossales.
Puis, ils ne sont pas encore pris un débâcle financier par un système capitaliste à l’américaine.
À travers la crise financière, nous avons vu les systèmes financiers américains et britaniques dont les dirigeants des plus grandes banques ont tenté de passer des pilules mortelles aux simples épargnants. Quelques institutions ont été sauvées par une dette publique grandissantes, le monde ordinaire planté dans les champs, ayant tout perdu. Les dirigeants de ces institutions sont la plupart libres, aucun remord, rien. “Catch me if you can”. Le capitalisme du genre, le profit est individuel mais la dette est publique est tellement répandu dans nos sociétés.
Parcontre, avec les revenus d’état qui fondent comme neige au soleil, il faut se rendre à l’évidence que nous n’échaperons pas à un service de santé à deux vitesses.
Sauve-qui-peut.
Thomas Dinh
gillesmenard
22 novembre 2012
17h58
La richesse est verte et française dans un Québec libéré du pétrole et de la mainmise fédéraliste.
Vive le Québec riche libre,vert,français et socialiste.
Gilles Ménard