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André Pratte
Parmi les différentes mesures visant à rétablir l’équilibre budgétaire, les hausses des taxes sur le tabac et l’alcool sont sans doute celles qui feront le plus parler. Toutefois, l’impact de ces augmentations sur le budget des consommateurs sera petit.
La taxe sur le tabac, longtemps une vache lait du gouvernement, augmente pour la première fois depuis 9 ans. La hausse est substantielle : 50 cents par paquet. Selon le budget, la mesure rapportera 130 millions par an et incitera 50 000 Québécois à cesser de fumer. Serez-vous de ceux-là ? Il faudra voir, toutefois, si cette augmentation encouragera la contrebande.
La taxe sur les boissons alcooliques bondit elle aussi : de 82 cents pour une caisse de 24 bouteilles de bière, de 17 cents pour une bouteille de vin. À noter que cette taxe s’applique au litre, non à la valeur du produit. La hausse sera donc la même qu’une bouteille coûte 20$ ou 50$. Le produit de cette augmentation sera versé au Fonds des générations.
Pour ma part, de telles hausses ne me choquent pas. La consommation de tabac et d’alcool est un choix. C’est à nous qu’il revient d’ajuster nos habitudes de vie si nous jugeons qu’elles nous coûtent trop cher. Et puis, tant qu’à boire un verre de vin, aussi bien contribuer à la diminution de notre dette collective, non ?
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