La romancière Micheline Duff (photo Ninon Pednault, La Presse)
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Jean-Pascal Beaupré
Vivre de sa plume comme écrivain, on le sait, ce n’est pas évident au Québec. Le bassin de population est insuffisant ici. Et comme l’accès au marché français n’est pas une sinécure pour les auteurs québécois, rares sont ceux qui peuvent en faire leur gagne-pain.
Micheline Duff écrit des romans depuis une douzaine d’années. Dans un texte et une vidéo en ligne à lapresse.ca, l’auteure déplore que, dans les salons où elle fait la promotion de ses ouvrages, des férus de lecture se plaignent du coût exorbitant des livres.
Tellement cher? Mon premier roman a été édité en février 2000 et il coûtait 24,95 $. En cet automne 2012, je viens de publier mes quatorzième et quinzième livres, un roman et un recueil de contes de Noël qui se vendent toujours et encore 24,95 chacun!
La romancière souligne à juste titre que c’est payer bien peu pour le nombre d’heures de plaisir qu’un bouquin peut procurer.
Croyez-moi, il vaut certainement autant que le lunch que vous prendrez au resto, qui durera trois quarts d’heure et ne sera peut-être même pas bon!
Alors, d’après vous, combien vaut un bon bouquin ? Combien êtes-vous prêt à débourser pour satisfaire votre goût de lire ? 20, 30, 40, 50 $ ? Faites-vous une distinction entre le roman et un livre pratique sur la cuisine ou l’automobile ?
En fin de semaine, lorsque vous demanderez à un écrivain de dédicacer votre copie au Salon du livre de Montréal, pensez aux centaines, voire aux milliers d’heures de labeur qu’il ou elle a consacrées pour accoucher de son œuvre. C’est leur passion pour la création littéraire ou leur soif d’être lu qui anime nos auteurs, bien plus que l’appât du gain!

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Porsche.
16 novembre 2012
17h28
Perso, je rigole lorsque je vois ces gens se procurer des livres alors qu’avec mon IPAD je peux me les procurer version digital 4X moins cher.
Guillaume Vivaldi
obam
16 novembre 2012
17h50
$25 pour un livre de non fiction de plus de 600 pages. Par exemple: “The merger delusion: how swallowing the suburbs made an even bigger mess of Montreal” (McGill-Queens University Press; 671 pages), par Peter F. Trent. $25.04 sur amazon.com
$15 pour un livre de fiction de plus de 600 pages écrit en petits caractères. Par exemple “Solomon Gursky was here”, du grand auteur québécois Mordicai Richler.
Proportionnellement moins pour des livres plus minces ou qui “trichent” en contenant des paragraphes écrits en gros caractères et fortement espacés (presque toujours le cas en français).
Combien de pages ont les livres de Mme Duff et quel est le nombre de mots par page.
Mon expérience des livres en français est qu’ils contiennent typiquement 2 fois moins de pages qu’un livre équivalent en anglais et, pour ajouter insulte à injure, presque 2 fois moins de mots par page. Ces livres qui devraient donc logiquement se vendre de $4 à $6 mais se vendent cependant beaucoup plus cher, ce qui fait un ratio coût/ contenu tout à fait exhorbitant.
Serait-ce pour cela qu’au Québec 44 % des foyers anglophones possèdent plus de 100 livres mais seulement 24 % des foyers francophones en font autant? Mais les foyers francophones se croiront oh combien cultivés…
Olivier Bamville
obam
16 novembre 2012
17h52
2 sites web documentant une partie de ce que je viens d’écrire:
http://www.theprovince.com/life/High+math+scores+Quebec+Grade+students+2010+came+against/7527014/story.html?fb_action_ids=548613158497747&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582#axzz2CQZeCnJZ
http://www.montrealgazette.com/news/Trent+shows+classy+respect+most+foes/7536593/story.html
Olivier Bamville
ralbol
16 novembre 2012
18h03
Le problème actuel avec tout ce qui peut être numérisé, livres, musique, films, émissions télé, c’est que toute l’industrie qui vivait jadis de la fabrication, de la mise en marché et de la distribution de ces produits est aujourd’hui désuète, ce sont des dinosaures maintenus en vie artificiellement, mais qui continuent d’empocher pour des services maintenant inutiles.
Un auteur, au 21e siècle, vend lui-même ses livres sous forme de e-books, et empoche la presque totalité des sommes que cela rapporte.
Ceux qui continuent à dépendre des dinosaures pour leur viande, vont mourir de faim.
C’est triste, mais c’est comme ça.
D. Lefresne
maximilien
16 novembre 2012
18h48
Enlevez le mot “bon” de la question et je vais y répondre. Il n’y a pas de bons livres, il n’y a pas de mauvais livres, il n’y a que des livres.
Pour ne pas être bougon et bon joueur, je ne paye pas plus de $30 pour de la ‘littérature” (fiction ou non), et pas plus de $100 (C’est vraiment rare $100) pour des “beaux” livres (cuisine, art, … )
Et depuis quelques années, quelques cents en allant à la BANQ.
Maximilien Lincourt.
zippoqc66
16 novembre 2012
19h23
Un bon livre, ça n’a pas de prix. Surtout si on l’a acheté dans une librairie indépendante.
Pierre Pelletier
disto-bob
16 novembre 2012
19h33
Je suis malheureusement d’accord avec l’argument voulant que le coût des livres neufs est généralement assez élevé.C’est justement pourquoi je n’achète pratiquement que de l’usagé;un livre se vendant 25$ en librairie pourra se vendre moins de 10$ en bouquinerie;à cet égard le livre n’a pratiquement aucune valeur marchande,une fois expulsé des mains des libraires.Si on décide de le vendre,le mec en bouquinerie nous donnera trois piastres pour-s’il est de bonne humeur.
Pour les gros lecteurs,la facture pourra monter assez rapidement dans le neuf;25$ ça paraît bien,mais si vous lisez deux ou trois livres par semaine,là ça va moins bien.
Ce qui est également complètement ridicule dans le monde du livre,c’est que généralement plus un livre va se vendre en grande quantité,plus son prix sera bas,tandis que des auteurs inconnus faisant affaires avec d’obscures petites maisons d’édition vous vendront le bouquin pour une petite fortune!C’est le monde à l’envers,quoi.La loi de l’offre et de la demande,mais inversée.Cela me décourage souvent d’acheter,parce que là on parle de bouquin passé la barre des trente dollars.
Et pour conclure,il y a le concept de la bibliothèque qui vient tout bousiller le portrait.Le bouquin à quarante dollars qui se retrouve à la bibliothèque,pour gratuit,voyez ce que je veux dire!Surtout qu’un livre,on lit ça une fois et ensuite on le relit l’année suivante s’il était vraiment bon.Ensuite ça ramasse la poussière,on le prête à des amis,on le met dans notre bibliothèque trop pleine qui nous fait passer pour très intelligent et très cultivé.
Tout ça pour dire qu’à 15 dollars je suis preneur,mais plus haut que ça c’est une exception dans mon cas.
P.Guilbault
rodlemeg
16 novembre 2012
21h16
Je suis très content pour Porsche avec ses livres ipaddés !
C’est l’avenir, j’en conviens, mais on est pas pressé…
En effet, il sort 5000 livres francophones par année. Pas besoin de s’exciter…
le véritable coût du livre n’est pas la $ , mais le TEMPS pour le lire…
Réfléchissons un peu…Je viens d’acheter la trilogie Berlinoise version de poche usagé en excellent état: 7$ pour trois romans réputés totalisant 1100 pages !
Évidemment, je ne n’ai rien à cirer du IPAD, pas de batteries , de niaisage…le petit bouquin portatif et c’est tout…
Bien sûr à 1100 pages passionnantes , ça coûtera cher en temps , pas en $.
je n’aurai JAMAIS le temps de lire 10% de ce que je voudrais lire…
pourquoi se battre à toujours vouloir avoir le dernier bouquin à la mode ?
Je conviens cependant qu’il commence a y avoir beaucoup de classiques gratuits sur les liseuses « essstronique »
Ça s,en vient… Rodrigue Bigras
respectable
16 novembre 2012
22h28
Les meilleurs livres sont ceux qui coûtent le moins chers et que personne n’achète. Les gros livres imprimés en Arial 14 qu’ils nous placent en display en rentrant dans les librairies sont les plus plates. Enfin, La seule chose qui m’intéresse quand je vais chez les gens c’est leur bibliothèque. Le reste m’intéresse moins. Si la personne n’a pas de bibliothèque, ce qui arrive souvent, je ris. Faut lire un minimum de livres par année qui valent la peine sinon vous serez idiot à perpétuité. Déjà entendu souvent chez les québécois : « mes livres pis toutes mes autres traîneries »…ouf! Les anglais ont des bibliothèques immenses avec des salles de lecture. Les québécois des cinémas maison. À chacun sa culture.
Simon picotte
dcsavard
16 novembre 2012
23h15
Il y a beaucoup de simplification qui se fait ici.
Primo, le prix d’un livre dépend de la taille du marché. Ou bien une culture disparaît parce que les gens ne voient pas l’importance de faire vivre les auteurs propres à leur culture, ou bien elle survit parce que les gens comprennent l’importance d’assurer la transmission et la production originale de sa propre culture. Donc, comparer des livres d’édition anglaise qui s’adressent à un marché immensément plus grand est simplement ridicule et démontre une profonde incompréhension du milieu.
Secundo, sur le prix d’un livre, combien va à l’auteur? Combien à l’imprimeur? Combien à l’éditeur? Combien à la promotion? Combien au graphiste/dessinateur? Comme pour le disque, les gens seraient surpris de savoir la maigre part de l’auteur dans le prix d’un livre. Et il faut tenir compte que les auteurs écrivent leurs livres par ordinateur et qu’en conséquence, tout le travail de typographie s’en trouve simplifié. Ce qui peut expliquer pourquoi les prix stagnent. Certaines étapes de la production coûtent moins cher aujourd’hui qu’hier.
Tertio, compte tenu de secundo, l’avenir des auteurs est peut-être dans le numérique. Vu qu’ils produisent déjà dans un format numérique, il restera le travail typographique, le graphisme pour la couverture, le budget pour la promotion et les frais de distribution numérique qui sont pratiquement nuls. Un auteur peut probablement doubler facilement ses revenus par copie vendue tout en diminuant le coût de son oeuvre pour le lecteur en passant au numérique. Mais, dans cette chaîne, il y aura beaucoup de mécontents qui ne feront pas leur petite part de profit. Et juste pour vous dire, en prenant un exemple qui n’est pas directement relié à l’édition commerciale grand public, il y a des universités qui continuent de vendre les notes de cours imprimées au lieu de distribuer des fichiers numériques aux étudiants. Il faut bien continuer de faire vivre les presses et les libraires du campus.
Finalement, oui, il faudrait que nos auteurs soient foutuement mieux rémunérés qu’aujourd’hui pour leurs oeuvres, mais non, nous ne pouvons pas continuer à égorger le lecteur. Il y a déjà suffisamment de problèmes à intéresser les lecteurs aux auteurs d’ici, ce n’est certainement pas en augmentant le prix des livres que le marché prendra de l’expansion. Il faut donc couper dans les intermédiaires qui n’ont rien à voir avec la création et la culture à proprement parler.
D. Savard
asavaria
16 novembre 2012
23h24
0$ (saud pour les retards)
vive les bibliotheques
@respectable
beau commentaire de matérialiste
Ales Savaria
asavaria
16 novembre 2012
23h33
@obam sur “Serait-ce pour cela qu’au Québec 44 % des foyers anglophones possèdent plus de 100 livres mais seulement 24 % des foyers francophones en font autant? Mais les foyers francophones se croiront oh combien cultivés”
2 choses pour toi:
1) La culture c’est comme de la confiture, moins on en a, plus que tu l’etale!!!!
2) 92% des statistiques sont inventées sur le coup
Alex Savaria
jolico
17 novembre 2012
01h53
Lire devrait être essentiel pour tous. Lire, c’est se dégager de son corps pour n’être plus qu’une imagination nourrie par les mots. Lire, c’est un des meilleurs remèdes à la déprime : je ne dirait pas à la dépression, mais même là, ça aide sûrement. C’est triste de voir que des gens qui auraient probablement lu si les technologies n’étaient pas devenues si avancées ne le font presque plus.
Ayant plus souvent qu’autrement acheté des livres usagés, je n’ai jamais payé bien cher les livres, sauf un dictionnaire par-ci, un livre qui ne pouvait rester sur la tablette par-là. C’est bien drôle de voir les gens avec leurs livres électroniques et j’en comprends le plaisir, mais ce n’est pas pour moi. J’aime l’odeur des bouquins qui se sont promenés … dans un avion, un bus, dans une chambre d’hôpital au chevet d’une personne aimée. J’y ai trouvé des choses amusantes comme une carte d’affaire d’un resto depuis longtemps disparu, une carte d’un diamantaire, un petit mot personnel oublié.
Mais ce ne sont que mes moyens financiers qui m’ont empêchée de payer le gros prix pour des livres flambant neufs.
Aller au lit sans avoir lu serait pire qu’une journée sans avoir bu une gorgée d’eau.
Josette Lincourt
bellinger
17 novembre 2012
06h07
Si les auteurs veulent de meilleurs revenus, L’avenir passe par les bidules style iPad. L’impression, la commission au distributeur, au libraire, les taxes, les coûts de transport dans le cas des commandes par internet ou téléphonique, toutes ces contraintes font en sorte que les livres ont un coût prohibitif pour beaucoup de lecteurs.
La vente de livres en format électronique devrait être favoriser et les coûts abaissés encore plus pour permettre à plus de gens s’intéresser à cet outil culturel qu’est le livre. Je ne suis pas un lecteur de romans, mais j’aimes les livres techniques, d’histoires, scientifiques et autres et le format électronique me va parfaitement. Ok, on ne tourne pas les pages et l’odeur du papier frais imprimé est disparu, mais l’important n’est-il pas le contenu du livre ?
Depuis que j’ai mon iPad, je consomme beaucoup plus de livres et revues qu’auparavant, par exemple, je me suis abonné au magasine , environ 100$ pour 12 numéros d’une centaine de pages + 4 numéros hors série + 1 numéro spécial et en plus, j’ai accès à tous les numéros numériques des mois et années précédentes sans frais. Le tout sans frais de transport, sans les taxes européennes et j’ai des dizaines de revues et livres en consultation en 1 clic, peut importé où je suis.
Le format livre papier est très beau, mais si on veut en consommer davantage et donner des revenus raisonnables à ses auteurs, il faudra changer notre mode de consommation.
François Bélanger
pjeanguy
17 novembre 2012
06h48
Un bon livre est inestimable! J’ai reçu, en cadeau de ma conjointe, une lectrice Kobo. Comme je lui dis souvent, c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu. J’ai acheté des livres électroniques au travers d’une librairie indépendante. J’y achète aussi des livres en format papier, à l’occasion. Mon programme de la journée : visite jouissive au Salon du Livre. Ma conjointe a un Ipad, et elle y lit des livres assez régulièrement. Je me qualifie de “rat de bibliothèque”. Je lis de 2 à 4 heures quotidiennement. En fin de soirée, c’est mon somnifère.
Jean-Guy Poupart
Kallinelle
17 novembre 2012
07h35
« En fin de semaine, lorsque vous demanderez à un écrivain de dédicacer votre copie au Salon du livre de Montréal, pensez aux centaines, voire aux milliers d’heures de labeur qu’il ou elle a consacrées pour accoucher de son œuvre. C’est leur passion pour la création littéraire ou leur soif d’être lu qui anime nos auteurs, bien plus que l’appât du gain! »
On pourrait croire, après la lecture de votre texte et le titre de celui-ci, que le prix du livre est relié, en quelque sorte, au temps mis par l’auteur pour l’écrire. Qu’il serait malvenu d’en critiquer le prix, considérant le labeur et les milliers d’heures investies pour accoucher d’une œuvre…
Malheureusement, la réalité du monde de l’édition est tout autre. Dans la majorité des cas, la portion versée à l’auteur n’est que de 10% de la valeur marchande du livre. Pour un livre à 24,95 (votre exemple) l’auteur ne touche donc que 2,50$ à quelques centièmes de cent près!
Dans cette perspective, on comprend mieux la difficulté de vivre de sa plume au Québec. Ainsi, un auteur devra vendre 10 000 livres (et c’est déjà beaucoup!) sur une période d’un an pour espérer obtenir la mirobolante somme de 25 000$ en revenus…imposables! Comme on sait, par exemple, qu’un best seller aux Herbes Rouges (principalement poésie) c’est autour de 1000 copies vendues, on constate tout de suite que l’écriture relève beaucoup plus de la vocation que du business…du moins pour l’écrivain!
N’y aurait-il pas moyen de faire en sorte d’augmenter la part qui est accordée à l’auteur afin de lui permettre de mieux en vivre? De faire écho, du moins comme vous le dites, à l’immense labeur qu’est, en général, la création d’une œuvre littéraire?
Il est effectivement un peu honteux, comme le soulève certains, de constater le prix du livre francophone au Québec. Vous soulignez, avec raison, que le livre n’est pas plus cher qu’un repas au resto…qui pourrait (lui aussi!) ne pas être très bon. Bien sûr. Ne prêchons pas pour les convertis.
Cependant, Monsieur Beaupré, force est de constater que de très nombreuses personnes au Québec ne se payent pas de resto et ont un budget mensuel qui ne leur permette pas d’envisager acheter un livre neuf à 24,95$. Un prix moins élevé serait un incitatif pour beaucoup. Surtout, au augmentant le bassin de lectorat, il serait inévitable que les auteurs deviendraient plus « visibles » et en tireraient profit d’une façon ou d’une autre.
J’entends certains dire qu’il y a toujours les bibliothèques publiques pour toutes ces personnes qui ne peuvent se payer du livre neuf. Vrai! Mais vous êtes-vous déjà mis sur la liste d’attente pour un livre primé ou un best seller? Parfois, celle-ci dépasse six mois entre la demande de prêt et le début de la lecture. De quoi largement décourager ceux et celles qui, déjà, n’ont pas le réflexe de prendre un livre pour changer d’air et voyager ailleurs au cœur des mots.
Camille Desserres
respectable
17 novembre 2012
07h48
J’ai lu mon premier vrai livre au collégial. Pourquoi? Parce qu’on m’a fait lire autre chose que de la littérature québécoise que je trouvais dont plate. On m’a fait lire du Yourcenar. À chaque cours le prof expliquait le chapitre qu’on venait de lire. Ce prof m’a frappé comme si j’avais reçu un coup de poing. C’est là que j’ai réalisé que le plus beau cadeau que dieu pouvait nous faire était d’envoyer sur la Terre des gens très très très intelligent pour nous élever un peu. J’ai lu ce premier livre à peu près 7 fois (L’œuvre au noir) et tous les autres livres de Yourcenar puis tous mes classiques. C’est là que j’ai réalisé que les meilleurs livres ne sont jamais ceux en évidence, ils sont toujours dans le fin fond de la libraire et ce sont les moins chers 9.99. J’en revenais pas. Je me disais quel monde de con que celui de la littérature. Y’a beaucoup de scrap là-dedans. C’est un monde où on fabrique de bons auteurs alors qu’Ils ne le sont pas. Alors paradoxalement c’est la littérature québécoise qu’on m’Obligeait à lire qui m’a fait détester les livres et sans ce prof du collégial qui m’a fait lire Yourcenar je n’aurais probablement jamais lu. C’est dire comment la rencontre de certaines personnes peut changer la vie pour le mieux.
Simon picotte
trash
17 novembre 2012
08h02
Un livre, ça a plusieurs vies, on le prête, parfois il revient. Mais c’est aussi un morceau de soi. Un endroit qu’on a visité…
Ferons=nous tous nos prochains voyages sur i-pad… nos tableaux, nos films… finalement vivons sur i-pad et enfermons-nous.
louis lafontaine
calpomag
17 novembre 2012
08h23
On se demande pourquoi tant de gens éprouvent le besoin d’écrire “mon iPad”… Jorge Fonticella
bellinger
17 novembre 2012
08h30
Avec de la débrouillardise, utiliser Internet et les réseaux sociaux de manière efficace, un auteur peut avec l’aide d’un infographiste et d’un créateur de site web se créer une bonne base promotionnelle et faire la distribution électroniquement de ses œuvres. Les différents formats de lecture sur tablette ePub et pdf peuvent être utilisés de manière à diminuer les possibilités de piratage et les intermédiaires sont presque tous éliminés.
À moins d’être un auteur de renommée mondiale et de viser l’international et le public de masse, il est sûrement bien plus payant de se tourner vers la solution proposée plus haut. La majorité des auteurs ayant un public restreint justement à cause de leur manque de visibilité.
Il faut penser à l’avenir proche, les enfants, depuis plusieurs années déjà sont tournés vers les médias électroniques, les livres, ils,voient ça chez leurs grands parents. Il faut s’adapter à la clientèle qui pousse. François Bélanger
obam
17 novembre 2012
09h01
@savaria, qui fait dans du politiquement correct déconnecté: dans 20 % des foyers québécois, il y a 10 livre ou moins. Ce score déplorable ne se trouve que dans 7 % des foyers ontariens (voir source de 17h52).
Votre dialogue intérieur selon lequel tout les groupes humains ont les mêmes qualités, les mêmes défauts et le même nombre de livres à la maison est enfantin.
Olivier Bamville
trash
17 novembre 2012
09h06
Depuis que j’ai mon iPad, je consomme beaucoup plus de livres et revues (bellinger)
Nous allons donc vers la féminisation du mot livre. Comme chez le boucher, la viande étant vraiment un produit de consommation, on ira chez Métro, dans la section produits cultivés, et on aura qu’à demander une livre de mots frais, svp.
Peut-être mélangeons-nous lecture et littérature… quel est vraiment le poids des mots.
Pourquoi pas une application, qui nous permettrait de copier-coller des phrases toutes faites, au hasard, et de les assembler. Un peu comme on peu faire jouer sa musique en fonction aléatoire…
Le libraire n’est pas seulement un vendeur de livre.
Mais peut-être est-il ici inutile d’expliquer…
louis lafontaine
qui achète des livres pour mes enfants, mes parents, mes amis…quel plaisir de dire à quelqu’un j’ai trouvé un livre qui devrait t’intéresser, puisqu’un livre ne peut convenir à tous… alors il faut savoir, sentir… bof je parle encore pour rien…
kiroulbien
17 novembre 2012
09h07
Un bon livre nous fait vite oublier son prix.
Jean-Luc Nobleaux, l’auteur de Radars, Le Grand Mensonge, nous dépeint à la manière de Michael Moore, que le discours de la sécurité routière en France ne correspond pas aux gestes du gouvernement. Le premier objectif des radars-photo, c’est l’argent.
Il nous fait aussi réaliser que le président de la Table de concertation sur la sécurité routière au Québec, Jean-Marie De Koninck, a repris le rôle de l’infirmière Nayirah al-Sabah. Pour nous faire avaler la pilule du retour des pompes-à-fric au Québec, monsieur de Koninck avait déclaré qu’au cours des trois premières années de service, la mortalité routière avait baissé de 40% à partir de 2001. Impossible d’attribuer ce succès fracassant aux photomatons car le premier a été mis-en-service le jour de l’Halloween 2003, avec seulement 61 jours à écouler dans la période de trois ans!!!!
Où était La Presse pour ne pas avoir relevé cette reprise du coup fumant de l’agence de relations publiques Hill and Knowlton, la même qu’a utilisé le Président Bill Clinton pour polir son image médiatique?
Jean Livernois
nickoleterrible
17 novembre 2012
09h48
J’ai arrêté d’acheter la série de Louise Tremblay-D’Essiambre, j’ai bien aimé pourtant, mais j’ai trouvé que le prix était trop élevé: gros caractères à double interligne, après une dizaine de ses livres j’ai quand même mis plus de 300 $ pour des livres qui se lisent beaucoup trop rapidement.
Et j’ai découvert Jean-Pierre Charland qui est un bijou d’écrivain historique. Chacun de ses livres doit faire 3 sinon 4 livres de Mme Tremblay-D’Essiambre. Pour le lire je paierais plus que le prix demandé.
J’aime plus le format de poche qui est moins cher. Ça m’arrive souvent de bouquiner en diagonale quelques pages en librairie et d’acheter en pensant aimer, puis lorsque je commence à lire je me rends compte que je n’aime pas. À peu près 1 livre sur 3 que j’achète je ne le lis pas au complet, donc pour moi une vingtaine de dollars me semble acceptable comme perte.
L’an dernier j’ai dépensé peut-être 1000 $ en lecture (mensuels inclus), pas un seul dollar en livre de cuisine ou style “la philo pour les nuls”. Ça ne vaut pas la peine de dépenser pour ça alors que c’est non seulement gratuit mais tellement mieux fait sur internet.
@respectable
Si vous entriez chez moi vous ne verriez qu’une toute petite bibliothèque où je garde mes livres en attente d’être lus et les quelques exceptions que je relis aux 3-4 ans, tous les autres je les donne. Je crois qu’il y a beaucoup de gros lecteurs comme moi qui font pareil, question que la maison ne devienne pas une bibliothèque.
nick guerin
ppp4960
17 novembre 2012
10h03
La réalité c’est qu’à moins d’être un-e écrivain-e vedette, vaut mieux se trouver un emploi pour payer ses factures. Mais c’est la même chose aux États-Unis et partout. Alors ça sera pire dans un petit marché comme le Québec. Le prix du livre est un facteur ? Bien sûr. Juste en fiction, Il y a annuellement des centaines parutions anglaises et françaises qui cherchent des dollars preneurs. Et en plus on dit que les gens lisent moins. Sérieux, Mme Duff peut se compter très chanceuse que ses contes de Noel se vendent à 24,95$. Bien dommage pour elle mais c’est comme ça et c’est aussi très bien ainsi.
Pierre Poulin
jeanfrancoiscouture
17 novembre 2012
13h30
…Hier,(vendredi) j’ai passé la majeure partie de la journée au Salon du livre. J’y ai fait quelques rencontres tout à fait imprévues et d’autres qui étaient planifiées. J’ai aussi fait quelques achats, comme il se doit. Une bien belle journée.
Bien entendu, le prix est toujours une variable importante. Il est essentiel d’avoir les moyens de ses goûts. Mais de toute façon, le temps n’étant pas élastique, je ne pourrais jamais lire tout ce qui m’intéresse. Je dois donc faire des choix parfois frustrants mais c’est la vie.
S’agissant des livres dits «électroniques» pour lesquels je n’ai pas trop de sympathie, comment les auteurs pourront-ils les dédicacer? Voilà une bonne raison pour tous les Apple de ce monde de développer des écrans sur lesquels on pourra grifonner avec une sorte de stylet, électronique lui aussi, bien entendu. À moins que cela ne soit déjà non seulement existant mais dépassé par autre chose de plus «performant».
Bonne lecture tout le monde.
J-F. Couture.
ralbol
17 novembre 2012
13h35
Faudrait d’ailleurs se secouer et travailler à défaire l’emprise des cupides sur les livres numériques.
Peu de gens savent que les livres numériques qu’ils croient acheter ne leur appartiennent pas… ils ne sont que «loués».
Ces livres, vous n’avez pas le droit de les prêter, pas le droit de les laisser en héritage, et si la compagnie qui vous les a vendus disparaît, vos livres, gracieuseté du DRM (Digital Rights Management), vont disparaître avec le vendeur.
Cette aberration résultant de la cupidité des vendeux de livres cherchant à préserver et/ou augmenter la marge de profits sur cette nouvelle façon de consommer du livre.
Dire que nos gouvernants sont complices de ces magouilles…
D. Lefresne
snooze
17 novembre 2012
14h02
Je suis moi-même un bon lecteur qui en arrive au point où j’hésiterais à déménager.
Combien vaut un bon roman ? Beaucoup plus que le prix que les gens sont prêt à le payer.
Pourtant, une bière au Centre Bell se vend 10$.
Les écrivains souffrent du même mal qui touche toute l’industrie du divertissement et de l’information ; Une connection internet mensuelle vous donne accès à tout ou presque.
Mais là n’est pas le drame. Le drame c’est que ce à quoi vous n’avez pas accès gratuitement sur internet, vous allez le remplacer par autre chose d’accessible. Googlez “Contes de Noel” juste pour essayer. Les siens seront également accessibles gratuitement dans quelques années quelque part. En attendant, vous avez des dizaines de milliers de contes à portée de clic dans toutes les langues et de tous les pays.
“Ecrivain” sera t-il encore un métier ou simplement une passion ? Ca reste à voir. Plusieurs des romans les plus mémorables que j’ai lu ont été écrit par des écrivains “side line” qui avait des emplois rémunérés totalement autres et qui n’ont connu le succès que plus tardivement. La littérature ne disparaîtra pas ne soyez pas inquiets.
Je crois également, comme certains l’ont dit plus haut, que l’internet offre infiniment plus d’opportunités que de problèmes. Certains auteurs qui se distribueront eux-mêmes ou en groupes (cercles) d’auteurs ayant des affinités entre eux pourraient très bien s’en sortir. Il y a beaucoup de compétition, beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est la réalité. Et c’est aussi un choix. Les infirmières n’ont pas ce problème.
A. Dourbel
gren
17 novembre 2012
15h52
Ça vaut le prix qu’un bon Québécois qui sait lire est pret a payer pour.
n.y.grenier
pbusque
17 novembre 2012
16h05
Le prix d’un bon livre? 15$ en reliure papier, 20$ avec reliure rigide. 10$ dans le numérique.
Et sur ce dernier point, je regardais Archambault pour déterminer quelle tablette acheter en cadeau à ma mère et j’ai été énormément déçu de voir qu’une édition numérique d’un livre Québécois coutait autant voir plus cher qu’un livre en papier.
Quoi que personnellement, le livre en papier va toujours avoir une valeur ajouté au livre numérique: sa robustesse et sa polyvalence. Apporter un iPad à la plage, à la pêche, et risquer d’endommager un bidule à 500$ vs un bloc de papier à 20$, la question ne se pose même pas. Surtout si la recharge du dit bidule est impossible.
P Busque
respectable
17 novembre 2012
16h44
@nicko : L’important n’est pas grandeur de la biblio mais ce que vous avez dedans. Si une personne a 2 livres et c’est : Mon combat et le protocole des sages de sion c’est assez révélateur. Je vais me poser des questions.
Simon picotte
zazzie
17 novembre 2012
16h46
@obam
C’est quand même un comble de se faire traiter d’inculte par quelqu’un qui estime la valeur d’un livre par le nombre de mots qu’il contient.
Par ailleurs, vous soulignez (avec raison) la différence de prix entre les livres en français et ceux en anglais. D’après vous, si les livres en anglais étaient aussi chers que ceux en français, les anglophones en achèteraient-ils autant? Je pense qu’il est permis d’en douter. Vos super statistiques rendent-elles compte du nombre de livre lus par foyer ou seulement ceux qu’un foyer possède? Il faudrait tenir compte des emprunts, pour nombre de lecteurs, c’est la première ou unique source de lecture.
Enfin, avant de voir un hymne à l’ignorance ou un complot des éditeurs dans le fait que les livres en français sont chers, jetez un oeil sur le commentaire de dcsavard (16 novembre 2012 23h15), plus particulièrement sur le lien entre la taille du marché et le prix des biens. Ça me semble assez élémentaire. J’aimerais aussi rappeler que les livres français provenant de l’Hexagone (un marché immense) qu’on peut acheter au Québec sont des importations, ce qui en augmente le prix.
I. Laporte
lgiguere
18 novembre 2012
09h47
Je viens d’acheter une réédition de Faust de Goethe. 24.95$
Quand j’ai enlevé l’étiquette, le prix européen est apparu 8 EUR, soit 10-11$. (je rappelle que ceci est le prix de détail suggérer, et non le prix de gros payer entre le libraire et l’éditeur).
C’est si cher que ça faire traverser un livre ? C’était la dernière fois que je me faisait **** dans un libraire québécois.
Next time, Amazon car le même Faust y est à 8.99$US
Et dans ce cas-ci, on peut pas dire que le prix plus élevé au Québec est pour compenser l’auteur ou encore encourager la culture francophone locale.
Nos libraires sont des bébés gâtés protégés de la concurrence par notre Gouvernemaman. S’il y avait saine concurrence, j’aurais payé ce Faust 11.99$ tout au plus.
Luc Giguère
re_re...
18 novembre 2012
09h52
Dans un monde dominé par l’économie, c’est normal qu’on parle de la valeur d’un livre avec des arguments quantitatifs comme le nombre de mots versus le prix.
L’impact des mots, est ici secondaire!
On parle surtout du prix du divertissement!
Signes des temps?
Certains livres valent bien quelques milliers de morts!
(La bible, le coran, Mein Kampf…)
Dans une plus petite échelle, les mots tuent des ados sur le web!
D’autres ont changé la société pour le mieux.
Les quelques mots du ”Refus global” ont été le détonateur pour faire exploser les anciennes valeurs et construire la société québécoise d’aujourd’hui.
”L’origine des espèces” de Darwin, a révolutionné la pensée et son impact est encore présent en 2012.
Quand la valeur d’un livre se résume principalement à celle d’une marchandise, il ne faut pas s’étonner d’en payer le prix tôt ou tard!
Le prix en argent, bien entendu!
Pour pas trop m’éloigner du sujet, mon coup de coeur va à Amélie Nothomb pour son économie de mots justement! C’est la diversité des échos possibles avec les symboles qu’elle utilise qui a de la valeur pour moi.
Eric Cire
claudius58
18 novembre 2012
11h45
Personnellement je n’apprécie pas les auteurs de livres québécois en général, et je lis environ 40 livres par année, J’apprécie plus les auteurs américains et anglais et comme la version francaise est généralement beaucoup plus onéreuse, j’achète la version anglaise.
Mes seules lectures québécoises sont des revues économiques.
Claude Poirier
ludovico
18 novembre 2012
12h33
Un bon bouquin, ça n’a pas de prix. Un mauvais, c’est toujours trop cher. J’ai acheté des romans $25.00 sans taxe, je ne l’ai jamais regretté, alors que j’ai amèrement regretté un navet de Stephen Leather qui ne m’avait pas coûté dix dollars (ou l’équivalent en lvires sterling, vivant en Angleterre). Je n’hésite jamais à acheter un bouquin que je veux lire. C’est un choix de consommation qui en vaut bien d’autres et tant qu’à faire rouler l’économie, je préfère faire rouler la culture en même temps.
ludovico
18 novembre 2012
12h33
Et je signe:
Guillaume Bergeron
teddybear
18 novembre 2012
13h46
Chose certaine, c’est pas avec la politique pékisse de prix plancher pour le livre qu’ils proposent, pour protéger les librairies indépendants des grandes surfaces, qu’on va démocratiser la culture. Juste les fortunés qui vont pouvoir se procurer des livres.
Y. Béchard
rg8487
18 novembre 2012
15h36
Je suis prête à payer le prix de vente pour plusieurs livres, surtout les livres pour enfants qui seront lu et relu et relu. Pour moi-même, je préfère la biliothèque car à la quantité de livres que je lis, je ne serais plus où les mettre….. J’achète quand même, bon an, mal an, une bonne dizaine de livres neufs pour moi-même et pratiquement le double pour ma fille de 2 ans.
Quant au Ipad ou aux lecteurs numériques, ça ne m’intéresse pas. Avec le 800$ que coûte le Ipad, je peux m’en acheter des livres! De toute façon, je préfère nettement mieux les formats papiers.
R. Guillet
jaypee2
18 novembre 2012
15h41
@ lgiguère
“Je viens d’acheter une réédition de Faust de Goethe. 24.95$”
Bizarre. Sur le site d’Archambault, je viens de voir que tu peux avoir Faust 1 et 2 chez Garnier Flammarion pour 16,95, pour le premier Faust, 9,95 chez le Livre de Poche et 5,75 chez Folio, 11,95 chez la Bibliothèque Gallimard.
Donc, je ne sais pas de quoi tu parles…
“Nos libraires sont des bébés gâtés protégés de la concurrence par notre Gouvernemaman”
En passant, c’est ce gouvernement qui s’assure que toi et ta famille ne serez pas endettés jusqu’à la huitième génération pour tes problèmes de santé, que tu ne dois pas prendre une hypothèque pour que tes enfants aient une éducation de qualité… J’imagine que c’est également inacceptable?
Cela dit, je compatis: je fais toujours le saut quand je vais au Québec et que je vois le prix des livres auquel je dois également ajouter la taxe de vente en arrivant à la caisse. Mais je n’ai rien vu de l’ampleur que tu décris. OK pour dénoncer mais honnêtement!
JP Vachon
gillesmenard
18 novembre 2012
16h11
Comme pour la santé physique la croissance du mental n’a pas de prix.
Je n’en reviens jamais de voir ici certains québécois se détester autant eux-même.
Allez donc demander à un états-unien ,un espagnol,anglais ou autre ce qu’ils pensent de leurs nations.
Une chance qu’ils ne sont pas une majorité sauf sur ce forum,car nous passerions(Québec) pour des sados masos!!!
Gilles ménard
nadagami
18 novembre 2012
16h20
Bonjour,
Depuis quelques mois, je me tape du cyberpresse qui m’offre pour pas cher une véritable gastronomie livresque qui me fait passer, à une vitesse toujours descendante, d’une lecture hot dog à une lecture coq au porc entre deux lectures de type nouilles au Cheez Whiz.
Je préfère les mots du peuple à ceux de l’élite romancière; certains sont difficiles à lire, d’autres, plus agréables.
Le peuple vit un quotidien parfois lourd mais toujours vrai; les romanciers, un quotidien sans doute vrai mais qui sonne tellement faux tant il est égotiste.
Pour un dictionnaire par contre, le prix n’est jamais exorbitant.
Daniel Verret (Nadagami)
pbusque
18 novembre 2012
17h00
@Claude Poirier
Je ne peut plus qu’approuver. Je lis principalement des auteurs anglophones, principalement parce que l’on retrouve plus d’auteurs anglophones que francophone écrivant les thèmes que j’aime lire (fantastique et science-fiction).
Malheureusement, depuis que je suis tombé sur la traduction ‘avion cartésien’ comme traduction de ‘cartesian plane’, j’ai abandonné toute traduction pour me concentré sur les œuvres originaux. Plus de choix, moins de délais, 100% ce que l’auteur voulais nous passer et pas de paresse intellectuelle.
P. Busque
nemo
18 novembre 2012
18h39
Ça dépend du type de livre et de sa qualité d’impression. Un roman? Un beau-livre? Une BD? un livre de cuisine?
Pour un beau-livre avec une bonne qualité d’impression, je suis prête à payer assez cher… $100-150.00, surtout s’il est autographié. J’en ai une 20aine dans mon salon que nous consultons assez régulièrement. En fait, j’en laisse trainer 2-3 sur une table et moi, mon chum, mes gars ou les amis les feuilletons assez souvent. Et puis je fais la rotation de 2-3 autres de ma bibliothèque environ chaque mois.
Pour les romans, ça dépend de l’auteur. Quand j’aime un auteur ( je préfère les auteurs français ou québécois au américains), j’achète souvent compulsivement au fil des mois tous leurs livres en couverture rigide et je peux payer assez cher là aussi. Je peux les garder dans ma bibliothèque assez longtemps, quelquefois les relire et j’ai l’impression que c’est un investissement.
Pour les BD (nous en avons une bibliothèque entièrement consacrée dans le sous-sol) là aussi je peux payer $25-30.00 car nous les lirons plusieurs fois.
Pour les romans best-sellers, je suis plutôt radine. Ces romans sont souvent oubliés aussitôt lus. En plus se sont des romans que j’achète pour les voyages et ils sont souvent brisés dans l’avion ou à la plage. De plus, ce ne sont pas des romans que je garde, avec un groupe d’amis nous nous les prêtons selon nos goûts.
Je suis surprise. Un beau livre dure des années et les gens sont prêts à ne à payer que $25.00. Par contre, ils n’éhsitent pas à acheter une revue de mode $5.95, revue qui prend 30 minutes à lire et qui se retrouve à la poubelle…
D. Guilbeault
fauconcanadien
18 novembre 2012
22h36
Je n’ai pas acheté un livre depuis que j’ai quitté l’université. Je préfère lire les revues telles que The Economist.
Je n’ai rien à cirer des romans, ou des conneries semblables.
Nelson Guillemette