NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
C’est ce qu’on se demande au vu des chiffres que vient de publier l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Le nombre de médecins par rapport à la population n’a jamais été aussi important. On en compte désormais 209 par 100 000 habitants dans l’ensemble du pays. Le Québec en compte encore plus, 231 par 100 000 habitants. Seule Terre-Neuve-et-Labrador, où la population est nettement plus éparpillée, en a davantage (240). À l’autre extrémité du spectre, les habitants de la Saskatchewan doivent se débrouiller avec 181 médecins par 100 000 personnes.
Ces chiffres ne nous disent pas combien de ces médecins ne voient pas de patients (parce qu’ils font d’autres tâches comme de l’administration, des expertises, etc.), ne travaillent pas à temps plein, sont en congé sabbatique ou de maternité. C’est d’ailleurs au Québec où la profession compte la plus grande proportion de femmes, et de loin, soit plus de 42%. Les provinces suivantes, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, en comptent moins de 36%.
Reste que le nombre de médecins augmente beaucoup plus vite que la population. Dans l’ensemble du Canada, il y en avait l’an dernier presque 14% de plus qu’en 2007. La population a augmenté de moins de 5% durant cette période.
Au Québec, on a maintenant 15 médecins par 100 000 habitants de plus qu’il y a cinq ans. Il est évident qu’il y en a plusieurs là-dedans qui suivent ou opèrent des patients. Alors pourquoi ressent-on si peu d’amélioration?
Les grandes inégalités qui perdurent entre les régions, en particulier dans la disponibilité des médecins de famille, y sont sans doute pour quelque chose.
Si vous voulez savoir où vous installer, ou ne pas vous installer, pour vous trouver un médecin de famille, regardez le tableau de la page 34.
Mettons de côté le Nord-du Québec, la Baie-James et le Nunavik. C’est en Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine qu’on trouve le plus d’omnipraticiens (195) pour 100 000 habitants. Pas étonnant, vu la dispersion de la population. Ensuite? La région de la Capitale-Nationale, avec 157 médecins de famille par 100 000…
Montréal? En 7e place seulement, avec 122 médecins. Mais c’est dans les couronnes que ça se gâte vraiment. En Montérégie (95), dans les Laurentides (94), à Laval (90) et dans Lanaudière, qui ferme le bal (85).
Le nombre d’omnipraticiens a augmenté dans presque toute les régions. Mais à coups de deux (Laval, Montérégie), quatre (Lanaudière) ou même six (Laurentides), quand on est tellement en-deçà de la moyenne provinciale (114), ça ne s’améliore pas vite.

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gasston
15 novembre 2012
15h59
Il n’y aura jamais assez de médecins au Québec, peu importe le ratio. En effet:
1) Victimes de taxation abusive, les médecins préfèrent réduire leurs heures de travail plutôt que de se faire plumer – et je ne les blâme absolument pas pour ça. Particulièrement les spécialistes! Je ne connais aucun spécialiste qui travaille plus de trois jours/semaine. Alternativement, ils font un mois de travail suivi d’un mois de congé en Floride ou autre. C’est plus agréable que de travailler et donner 50% de ses revenus pour les solidaires.
2) Ceci est exacerbé par le haut pourcentage de femmes médecins, qui travaillent moins d’heures par choix, sans compter les congés de maternité. À quand une égalité de fait dans l’admission en faculté de médecine?
3) L’attraction des autres provinces et des USA est irrésistible, particulièrement pour les diplômés de McGill. Et ils ont parfaitement raison de vouloir travailler dans un environnement moins punitif.
4) … et si un de ces médecins voulait travailler plus au Québec, il se buterait aux quotas imposés par le gouvernement pour contrôler les coûts en bloquant l’accès au système.
G. Lalande
bellinger
15 novembre 2012
16h17
Il n’y aura jamais assez de médecins car le système actuel est inefficace à presque tous les niveaux.
1. Pourquoi passer par un omnipraticien pour voir un spécialiste ? Gros gaspillage de temps et d’argent !
2. Le suivi des problématiques médicales des patients dans plusieurs cliniques médicales est déficient, le médecin traitant servant de prescriveux de pilules plus qu’autre chose. Ceci créant des problèmes de médication et un retour à la clinique pour corriger un engrenage de nouveaux problèmes de santé.
3. Chaque nouveau médecin se crée une clientèle qu’il peut revoir à volonté s’il a des trous à boucher pour combler ses revenus maximum, ça créer une fausse demande et des listes d’attente dans les régions où les médecins sont moins nombreux.
Notre système est complètement dépassé et inefficace, bureaucratiser à l’extrême, plein d’obstacles à l’efficacité, traitant la quantité au lieu de la qualité des soins.
Après plusieurs années de tergiversations avec mon médecin de famille (mauvais diagnostic, anti-inflammatoires inutiles, refus d’aller explorer autre chose, etc.) j’ai décidé aujourd’hui même de m’abonner à une clinique de médecine privée. J’en suis rendu là à cause de l’incompétence de notre système public !
Et je ne suis pas un riche, très loin de là ! 950$ pour l’année avec examen de santé majeur complet, 3 rencontre dans l’année sans frais + suivi sans frais de 30 min. pour chacune des rencontre. 48 heures max pour un rendez-vous, infirmière disponible le soir et les fins de semaine pour toute question de santé (elle a accès à mon dossier), la clinique s’occupe de choisir les spécialiste que je dois rencontrer et prends les rendez-vous à notre place.
L’inefficacité de notre système m’a coûté bien plus cher en perte de travail et en soins innapropriés, je suis travailleur autonome, pas d’assurance chômage, pas de bs, pas d’assurances salaire, j’essaie ça comme solution ultime.
On est rendu là !
François Bélanger
respectable
15 novembre 2012
16h27
Pas tant que les visites seront gratuites. Comment sait – on? On enseigne en économie que tout ce qui est gratuit est abusé, surconsommé et violé. Dans le fond, le manque de médecins est la barrière à l’entrée au système au lieu d’y avoir un coût. Idéalement, il faudrait un système à 2 barrières, une barrière pour ceux qui veulent un coût$, et une autre pour ceux qui choisissent l’attente. Au choix. Les inactifs pourraient choisir l’attente les travailleurs l’autre. Ce n’est pas tout le monde qui peut attendre 12 heures quand tu travailles à 300 $ de l’heure. Ça fait cher de l’attente. Bref, plusieurs n’ont pas les moyens d’attendre.
Simon picotte
Jamon
15 novembre 2012
16h38
Je crois qu’il n’y aura jamais assez de médecin au Québec ainsi que dans les autres provinces, car dans un système de santé “gratuit et universel” la seule façon efficace de limiter ces dépenses imposantes est de limiter l’offre de (et/ou l’accès aux) services. Il n’y a aucun incitatif “volontaire” qui permettrait de limiter efficacement la demande, surtout avec une population vieillissante.
J. Montpetit
laurentkar
15 novembre 2012
16h49
Le Canada est 63e au monde pour le nombre de médecins par habitant et les É-U 53e. L’Allemagne, la France et l’Australie en ont environ 50% plus. Se comparer à eux pour déterminer si on a assez de médecins, c’est un très mauvais point de départ.
http://www.globalhealthfacts.org/data/topic/map.aspx?ind=74
L. Béland
loubia
15 novembre 2012
16h53
Non, pour les raisons déjà citées. Il en manque une: les médecins passent plus de temps à remplir des formulaires de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel qu’à soigner.
Comme un médecin me l’a déjà dit: la prévention n’est pas payante. D’où “l’inutilité” des médecins de famille. Quand votre état s’est dégradé par exemple, là, on vous ouvre tout grand les bras.
Avec les annonces de coupures que notre bon gouvernement actuel vient de nous lancer au visage, c’est clair qu’on veut se débarrasser de la RAMQ en poussant le plus de monde possible vers le privé.
Il y aurait tant de mesures simples à prendre, que plusieurs ont mentionné ici. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Only in Quebec…
loubia
15 novembre 2012
16h54
signature: Dominique Lavoie
gillesmenard
15 novembre 2012
17h06
On ne manque pas de médecins,il y a juste trop de monde malade de mal manger,mal vivre,mal consommer enfin de tout faire ce qu’il ne faut pas pour demeurer en santé.Marchez au lieu de polluer avec votre auto et mal respirer ensuite.Cessez d’aller au restaurant qui cuisine trop gras,trop sucré et trop dans l,assiette pour jeter au nom de faire virer une économie stupide qui vous stresse et vous rend dépressif puis fou.
Enfin de ralentir et décroître un peu ne nous ferait pas tort et nous aurions peut-être à ce moment trop de médecin trop payés.
Gilles Ménard
jolico
15 novembre 2012
17h19
Comme plusieurs le disent ici, il n’y aura jamais assez de médecins au Québec … tant et aussi longtemps qu’on ne décidera pas que des infirmières “machin” (ne me souviens plus du nom) pourraient donner certains traitements (panser une plaie, prescrire certains médicaments, poser un diagnostic pour des choses simples. Tant et aussi longtemps … qu’il ne se fait pas de l’éducation dès le primaire dans les écoles pour des choses simples comme nettoyer et panser une petite plaie, etc. On peut ajouter au secondaire, par exemple, un cours sur la RCR, comment jauger si un bébé a vraiment besoin d’aller à l’urgence (pour une fièvre bénigne et pas très élevée, pour un mal de dentition, etc.) et comment traiter à la maison et distinguer quand il est ABSOLUMENT nécessaire d’aller à l’urgence dans ces cas-là, mais aussi pour une cheville foulée, par exemple.
Juste ça, ça dégagerait les urgences.
J. Lincourt
punkulf
15 novembre 2012
17h25
Est-ce qu’on écoute les omnipraticiens?
Je travailles en CLSC avec une équipe de 6-7 médecins de famille. Pourquoi ils ont tous un discour contraire aux intervenants de ce blogue? Ils me disent tous qu’il y a amplement de médecins de famille au Québec, mais qu’ils ont besoin de soutien. On a récemment eu l’aide d’une “super-infirmière” et c’était le jour et la nuit. Depuis son arrivée, les patients sont servis encore plus rapidement, des dizaines de nouveaux clients ont étés pris et les médecins peuvent respirer un peu plus.
@gasston
Tu ne connais aucun spécialiste qui travaille plus de 3 jours semaine? Je contacte plus d’une dizaine de spécialistes par semaine et j’en connais aucun qui travailles en bas de 4 jours semaine. C’est quoi l’erreur, on est pas dans la même région peut-être? Femmes médecins qui travaillent moins d’heures par choix? Bien des gars font la même chose. Quotas? c’est quoi ces quotas là? Les médecins de mon CLSC ont leur horaire plein à craquer, 5 jours semaine. Tu veux quoi de plus?
@bellinger
Passer par un omni pour voir un spécialiste est un gaspillage de temps? On veut juste s’assurer que le spécialiste soit pas pogné à faire le suivi du patient, chose que l’omni peut très bien faire, c’est sa job! Je ne parlerai pas de tes autres plaintes parce que c’est clair que tu as eu une mauvaise expérience avec un doc et que tu condamne tout les autres qui sont au public. Tu sais, des incompétents, il y en a partout, peu importe la profession. Mais çela veut pas dire qu’ils le sont tous!
Limiter l’accès au services? C’est la job du médecin de limiter sa. Moi je suis travailleur social et si un client m’appèle sans relâche et viens à tout les jours, c’est à moi de le recadrer et de régler la problématique.
M. de Oliveira
ralbol
15 novembre 2012
18h06
- «Aura-t-on un jour assez de médecins?»
Sûrement.
Le jour où on aura compris et accepté que la mort, ce n’est pas une maladie à guérir, mais un processus naturel inévitable et légitime.
D’ici là, on continera de manquer de médecins car ceux-ci sont très occupés à «soigner» des êtres qui ne sont pas ou plus viables sans soins perpétuels; à soigner des êtres affligés de «maladies orphelines» qui engloutissent des ressources énormes pour un nombre infime de personnes; à faire d’énormes efforts pour que naissent des enfants prématurés ou affligés de problèmes graves qui nécessiteront des soins constants toute la vie; à prolonger inutilement la vie d’êtres qui sont usés et malades depuis déjà trop longtemps; bref à écouter sans réfléchir aux conséquences, des êtres qui ont peur du noir et qui refusent la vien en refusant la mort.
Et ce commentaire d’un être qui est mort une fois, qu’on a «réanimé» automatiquement, sans lui demander son avis, et auquel on a sans doute «volé la mort», parce que, selon les habituels clichés, «il faut lutter contre la mort»…
D. Lefresne
dcsavard
15 novembre 2012
18h14
Le problème est avec la rémunération des médecins. Alors que l’évolution technologique et clinique permet de réduire la durée d’un acte médical, la rémunération par acte médical a augmentée alors qu’elle devrait diminuer.
A quoi cela sert-il de financer la recherche si ce n’est pour en jour en tirer un avantage? Présentement, l’avantage financier de la recherche et des avancées technologiques va dans les poches des médecins parce qu’au lieu de réduire la rémunération à l’acte, nous l’augmentons. Réduire la rémunération à l’acte obligerait les médecins à accomplir plus d’actes médicaux pour maintenir une rémunération donnée, ce qui est l’objectif des avancées médicales, cliniques et technologiques: Permettre au médecin d’accomplir plus d’actes médicaux dans une année.
Tant que nous aurons des ministres de la Santé qui sont eux-mêmes des médecins, nous sommes condamnés à faire du surplace ou même à reculer à ce niveau.
D. Savard
guygadbois
15 novembre 2012
18h37
M. Picotte, chez nous ce sont les stagiaires qui facturent 300 $ l’heure. Nous ne devons pas etre dans le même domaine. Et j’ai entendu parler qu’il existe maintenant des petits bidules qui permettent de faire un bonne partie de son travail, meme a l’extérieur du bureau. C’est fou la technologie!
Pour répondre à la question, en proposant de les taxer à 55%, assurément non.
Guy Gadbois
therichrocco
15 novembre 2012
18h46
Ce n’est pas le fait qu’il manque de médecins, mais surtout le fait qu’ils travaillent moins d’heures qu’ailleurs!
Certains omnipraticiens se limitent beaucoup plus quant au nombre de patients qu’ils prennent et bien des médecins, comme les spécialistes et les chirurgiens, aimeraient bien pratiquer en dehors du 8 à 4, mais le gouvernement manque de fonds pour ouvrir les salles opératoires.
Laisser de la place au privé et louer les salles Op serait la solution, car non seulement cela libérerait des places sur les listes d’attente, mais ce serait un revenu supplémentaire au gouvernement pour financer le système public.
Mais non, on est pas assez intelligents pour faire ça!
Richard Thériault
obam
15 novembre 2012
18h49
“combien de ces médecins ne voient pas de patients (parce qu’ils font d’autres tâches comme de l’administration, des expertises, etc”
Je présume que par “etc” vous vouliez dire “parce qu’ils sont en vacances”: 1 mois l’été + 1 semaine en automne + 2 semaines à Noel + 1 semaine en mars + deux semaines au printemps pour bon nombre de médecins soucieux de leur “qualité de vie”… et produire beaucoup de gaz à effets de serre durant leurs nombreuses vacances.
Olivier Bamville
jpdem
15 novembre 2012
18h58
Plus de femmes médecin signifie aussi plus de médecins qui travaillent à temps partiel. Il faudrait donc ajuster les chiffres pour parler en terme d’équivalent à temps plein.
JP De Montigny
nadagami
15 novembre 2012
19h19
Bonjour,
« Montréal? En 7e place seulement, avec 122 médecins. Mais c’est dans les couronnes que ça se gâte vraiment. En Montérégie (95), dans les Laurentides (94), à Laval (90) et dans Lanaudière, qui ferme le bal (85). »
– — –
(S’cusez car il est possible que mon intervention soit considérée comme non pertinente à la question de départ.)
Donc : avantage Montréal par rapport aux couronnes (le nombre d’omnipatriciens par 100 000 habitants).
Décideurs de Montréal, tablez sur ce point : il est plus facile d’avoir un médecin de famille à Montréal que dans les couronnes.
Imaginons que Montréal finit par atteindre un rapport semblable (nombre d’omnipatriciens/100 000 habitants) à la capitale nationale, il est possible que cela mettrait un frein à l’exode auquel est confrontée Montréal. En tout cas, c’est un moyen de rétention qui pourrait être envisagé comme solution.
Rien ne vous empêche de faire un suivi auprès de M. Cardinal.
Daniel Verret (Nadagami)
gordonsawyer
15 novembre 2012
19h26
” Aurons-nous un jour – le courage politique – de couper dans cette gigantesque machine bureaucratique totalement insensée. ”
M’est avis que c’est LA question qui aurait dû être posée.
Gordon Sawyer
Montréal
respectable
15 novembre 2012
19h28
Mon père est médecin (Félicitation respectable) et quand je restais avec lui et je le voyais a la maison je lui disais : ‘En vancance? Lui de me rétorquer : ‘non! J’ai fait mon quota’ Alors manque de médécins mon œil. Tout le monde sait que les médecins les plus travaillants sont punis au québec.
Simon picotte
stephanie2009
15 novembre 2012
19h32
@ralbol
“D’ici là, on continera de manquer de médecins car ceux-ci sont très occupés à «soigner» des êtres qui ne sont pas ou plus viables sans soins perpétuels; à soigner des êtres affligés de «maladies orphelines» qui engloutissent des ressources énormes pour un nombre infime de personnes”.
Les maladies orphelines sont appelées ainsi parce qu’elles sont rares et qu’elles ne bénéficient justement pas des mêmes budgets pour la recherches puisque jugées insuffisamment “rentables”, c’est d’ailleurs pourquoi il y a peu d’espoir de les guérir un jour. Et vous voudriez qu’on laisse crever les gens qui en sont atteints ou qu’on ne cherche pas à soulager leurs symptômes parce qu’ils ont des maladies rares dont la recherche est mal financées?
Même si elles mobilisaient une plus grosse part du financement de la recherche, est-ce que la valeur d’une vie humaine se mesure à l’argent qu’elle permet de sauver au gouvernement?
stephanie2009
15 novembre 2012
19h32
Stéphanie LeBlanc
ampoi
15 novembre 2012
20h03
Tant que on est des pacients et pas des clients vous voulez que ca marché???En plus d’avoir 102 000 fonctionares pour 106 000 professionals de la santé.
Et oui,des medicins il y en a assez.
Tony Wright
gasston
15 novembre 2012
20h09
Je me doutais bien que quelqu’un était pour me sortir une exception. Oui, je le sais qu’il y a des exceptions. L’exception confirme la règle.
En ce qui concerne les quotas, ils s’appliquent aux médecins spécialistes qui sont limités à deux opérations par semaine alors qu’ils pourraient facilement en faire douze.
G. Lalande
lucky13
15 novembre 2012
20h12
Oui, un jour nous allons avoir assez de médecins.
Mais c’est pas pour demain.
Voici les facteurs clés qu’il reste à déterminer:
Vous l’avez déjà mentionné, mais ça prend un vrai nombre de médecin par habitants et ce, en fonction des heures qu’ils voient les patients.
Quel est l’âge moyen des médecins/omnipraticiens/médecins de famille?
C’est bien beau avoir plus de médecins, mais si 50% d’entre eux prennent leur retraites dans les 10 prochaines années… alors là!
Quel est le facteur inter-provincial de personnes âgées par rapport au nombre de médecins.
On le répète à toutes les semaines, la population vieillie plus vite au Québec que dans l’ensemble de Canada. C’est un fait que les vieux nécessitent plus de soins que les 15-64 ans. À l’aide de ces chiffres ET en tenant compte du départ à la retraite des médecins dans les années à suivre, nous pourront alors voir si nous avons assez de médecins.
Vos chiffres sont intéressants mais ne permettent pas d’avoir un portrait réel de la situation maintenant et dans le futur. C’est avec des chiffres incomplets que le gouvernement peut affirmer avoir atteint une cible sans le faire réellement.
Enfin, quoiqu’il y aura toujours de l’attente aux urgences/opération/médecin de famille, ça diminuera une fois le chiffre optimal atteint et pas avant.
Marc Millaire
respectable
15 novembre 2012
20h29
@guygadbois: La seule ligne qui m’intéresse c’est la dernière i.e le bénéfice net. Nombreux sont les gens qui facturent des M$ par année et qui leur reste rien a la fin. J’ai plus de respect pour un dentiste qui a un chiffre d’affaire de 500K avec un BN de 200k qu’un entrepreneur qui facture des M et qui fait des pertes. Ce qui est courant. Les postes de revenus ça dit les ventes rien de plus pour moi.
simon picotte
dcsavard
15 novembre 2012
20h43
De toute façon comparer le ratio de médecins per capita ne veut strictement rien dire. Comparez le nombre d’actes médicaux per capita et le nombre d’actes médicaux par médecin, par spécialité, etc.
J’ai peine à croire que ça ne fait pas partie des métriques du ministère de la Santé d’ailleurs. On y gouverne à l’aveugle?
D. Savard
boom25
15 novembre 2012
20h44
Tant que les médecins ne donneront pas du leste dans leur sacré définition de tâche, nous serons coincé avec des listes d’attentes à ne plus finir. Les supers infirmières au Québec se battent depuis des années pour pouvoir exercer et faire des actes simples et superflus qui pourraient soulager le travail des médecins mais ceux-ci ont toujours refusés pour garder le contrôle. Au Canada, les supers infirmières ont toutes leurs places et ont fait augmenter de façon exponentielle l’accès aux médecins.
Il serait temps que les médecins du Québec arrêtent de se regarder dans le miroir pour s’auto-contempler et laissent un peu de leurs actes aux autres corps médicaux. malheureusement, leur orgueil fait payer tout le Québec.
Pierre-Luc Tremblay
emilefl
15 novembre 2012
21h20
On a beaucoup de médecins au Québec? Mais nos droitistes n’arrêtait pas de dire qu’ils étaient en train de se sauver!
Émile Foy-Legault
pager
15 novembre 2012
23h15
Lors de la dernière campagne électorale, François Legault a très bien expliqué les causes de notre soi-disant manque de médecins au Québec. Les femmes sont majoritaires en médecine et beaucoup d’entre elles travaillent moins de 30 heures par semaine. Évidemment il ne l’a pas dit, mais, c’est ce qu’il voulait dire. Il faudrait forcer les médecins à travailler un minimum d’heures comme cela se fait partout (à moins de congés de maladie, maternité ou autres…). Il y a aussi des secteurs où il y en a trop. Par exemple, à Fermont, il y a 7 médecins à temps plein pour une population de 2 500. Bref, toujours le même problème…L’éternelle mauvaise gestion des gouvernements!
Gilles Tremblay
dcsavard
15 novembre 2012
23h15
Il faudrait aussi pouvoir comparer les accidents et incidents dans la prestation de soins de santé. Ces accidents touchant principalement les personnes âgées sont à l’origine d’une augmentation des besoins en santé qui pourrait facilement être évitée. Est-ce que nous avons des taux plus élevés qui conduisent artificiellement à un plus grand besoin de médecins?
D. Savard
jolico
15 novembre 2012
23h57
Faudrait-il compter autrement le nombre de médecins omnipraticiens? Les compter selon le nombre d’heures de disponibilité? La véritable disponibilité serait peut-être mise au jour, c’est-à-dire avec les nombreux médecins qui sont en train de vieillir comme tout le monde, ou les jeunes médecins mamans, qui réduisent les heures de clinique et donc on s’apercevrait peut-être que selon les heures travaillées, il y a bien moins de disponibilité qu’on le croit. Souvenons-nous aussi que nos médecins doivent passer énormément à gérer de la paperasse émise par tous les sous-fifres du système.
@ralbol – Vos commentaires sont très intéressants. C’est vrai que les gens ont une telle peur bleue de la mort – pourtant inévitable – qu’il se donne parfois trop de soins aux mauvais endroits.
Petite histoire familiale: tante âgée de près de 90 ans se fracture une hanche. Elle défie déjà les statistiques car elle s’en est fracturé une avant. Elle est à l’hôpital pour de longs mois car elle ne pourra réintégrer la résidence où elle habitait car on tentait de s’en départir depuis un bout de temps car elle n’était plus “semi-autonome” déjà (où elle était allée suite à un AVC(. Un jour, j’arrive pour la visiter et une infirmière me dit: “Elle nous a fait une peur cette nuit”. Je n’ai aucune idée exactement ce qui est arrivé, mais j’espère qu’on ne l’a pas réanimée, ce qui est pourtant très possible. Déjà aphasique en plus du reste, la voilà maintenant à 93 ans, incapable de bouger, qui mange du mou et qui doit boire de l’épaissi… Quelle triste vie! Mais ayant volé la mort une fois, on dirait que la mort n’en veut plus. Pourtant ça faisait très longtemps qu’elle voulait que “le p’tit Jésus” vienne la chercher. Il l’a maintenant oubliée, trop occupé ailleurs. Évidemment, elle reçoit le vaccin anti-grippe à tous les ans… faudrait pas qu’elle ait une grippe qui risquerait de l’emporter!
J. Lincourt
gillesmenard
16 novembre 2012
00h22
Il y en a qui cherchent encore les causes du déficit??????
Tien de plus simple = Nous sur consommons.
En voulez vous plus,encore et encore,toujours plus.
Les maladies modernes sont directement reliées à nos
habitudes contrairement à autrefois où nous étions vulnérables
à tant de problèmes que la science à régler depuis.
Relaxons,calmons nous le ponpon et des médecins nous en aurons assez.
À force de croître si ça n’arrête pas ça va péter.
Relax,même notre langage est de plus en plus construit sur des
excessivement,extrêmement,absolument,totalement etc…
plus capable de juste dire oui ou non…simplement.
Gilles Ménard
legada
16 novembre 2012
03h54
Il n’y a pas un gros trou dans le système de santé qu’on n’a pas trouvé et qui est la cause des problèmes du système de santé.
Améliorer le système de santé demande une volonté de vouloir le faire de tous les intervenants.
Il faut:
- réduire le temps consacré aux tâches administratives;
- créer un dossier informatique;
- rendre les dossiers des divers hôpitaux compatibles;
- éviter la reprise des examens parce qu’on évalue que les résultats selon leur provenance n’ont pas la même valeur, si c’est vrai il faut modifier la situation;
- modifier les définitions de tâches pour obtenir de meilleurs soins et plus d’efficacité;
- etc.
Chacun insiste sur sa solution mais il n’y a pas qu’une solution mais des solutions qui demande de l’huile de bras, de l’imagination et de la collaboration.
Daniel Legault
respectable
16 novembre 2012
04h55
De toute manière, les maladies modernes sont des maux de l’âme. Qu’on mette du Xanax et du Prozac dans l’eau. Vous allez le désengorger votre système, faire baisser le taux de criminalité, dépomper les gens sur le web 2.0 etc Monde idéal quoi. La vie n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui au québec de toute l’histoire de l’Humanité et homme n’a jamais été aussi malade qu’aujourd’hui. Y’a 15M d’Ordonnances d’antidépresseurs par année au québec divisez ça par 12 mois, ça vous donne une bonne aperçu de la quantité de gens sur les peanuts. Ils ont moins besoin d’un médecin que de s’acculturer et de changer leurs mauvaises habitudes de vie i.e cesser de s’empiffrer, de boire, de se mettre en colère pour rien, d’envier son prochain, de médire etc
Simon picotte, MBA, LL.M
bellinger
16 novembre 2012
06h36
On n’en aura pas assez pour une autre raison : la plupart des médecins refusent de traiter plus d’un problème de santé à la fois.
Pourquoi quand tu vas voir ton doc pour (par exemple) un mal de cou chronique et un problème de douleur à l’épaule qu’il te réponds : j’ai pas le temps de traiter 2 problèmes, c’est l’épaule ou le cou ? Se peut-il que les 2 soient reliés? Se peut-il qu’on sauverait temps et argent en passant des examens pour les deux en même temps? Se peut-il que si le médecin ne s’attarderait pas tant à son 10 à 15 minutes par patient qu’on aurait de meilleurs résultats et moins de retour en clinique et à l’hôpital ?
Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est des exceptions, ce comportement des médecins à ne pas traiter plus d’un problème de santé à la fois semble quasi généralisé et oblige le patient à reprendre rendez-vous pour ses autres problèmes de santé, retardant de même son état général ou même le détériorant.
Ce comportement est aussi source d’engorgement et d’innefficacité à traiter adéquatement nos malades. Bonyeux ! Ils sont médecins, ils doivent bien savoir qu’une santé ça se soigne globalement. Nous petit peuple sans bac en médecine le savons tous.
Le système ne fonctionne pas, on en connais beaucoup sur les sources et l’état refuse de réformer le système en profondeur par aplatventrisme envers les médecins et le système syndical. Ça ne changera jamais tant qu’on ne règlera pas ces problèmes de base déjà identifiés et facile à gérer.
François Bélanger
stridulation
16 novembre 2012
07h46
Bon, j’aimerais, cette fois-ci, que vous ne bloquiez pas mon message alors que l’on laisse certains venir faire leur agaçante propagande habituelle. C’est quand même un monde ça !
Le problème principal de notre système de santé est la trop grande importance qu’il donne à la médecine de deuxième ligne. Souvent, il serait possible de recourir à la première ligne pour prodiguer des soins, et même à des infirmières et des pharmaciens, mais on préfère envoyer les patients voir des spécialistes surpayés et débordés, même pour des petits bobos. J’en ai fait moi-même l’expérience pour une banale fracture d’un doigt.
Pourquoi ne pas mettre ne place des services de soins mobiles, comme en France ? Des gens capables d’intervenir sur le terrain ou de soigner les gens à domicile, ce qui empêcherait qu’ils viennent engorger les urgences, où ils vont coûter plus cher au système.
Tous les systèmes de santé qui mettent l’accent sur la 2e ligne ont des problèmes. C’est une approche stupide et manquant de bon sens. Les médecins spécialistes font la pluie et le beau temps au Québec, et il est grandement temps que ça cesse. Déjà qu’ils ont arraché une augmentation de salaire assez faramineuse merci – nous leurs devons la nouvelle taxe santé.
Par ailleurs, pourquoi continuer à rémunérer à l’acte ? Aussi bien donner une carte de crédit à chaque médecin et leur dire qu’ils peuvent s’en servir à volonté, nous épongerons la facture… Trop de médecins multiplient les rendez-vous et les examens inutiles, juste pour faire aller la carte soleil et empocher, ce qui limite le nombre de patients qu’ils peuvent traiter. Pour mon petit doigt cassé, j’ai eu droit à trois rendez-vous, dont un avec un spécialiste, et j’en aurais eu un autre si j’y étais allé, alors que j’aurais pu être soigné dès le deuxième rendez-vous… Pourquoi tolère-t-on de tels abus ?
Il faut rémunérer les médecins comme tout le monde : à l’heure. Comme ça, on évitera que certains s’en mettent plein les poches en multipliant les rendez-vous inutiles – ce qui limite le nombre de patients qu’ils peuvent traiter par ailleurs.
Stéphane Thibodeau
pbrasseur
16 novembre 2012
08h22
Faudrait faire un plan quinquennal!
C’est ce qu’ils faisaient en Union-Soviétique et ça fonctionnait super bien :(
P Brasseur
lmisslucie
16 novembre 2012
08h24
C’est plus que des médecins que ça prendrait. C’est aussi une nouvelle philosophie.
Premièrement, changer le découpage administratif du Québec. Considéré la banlieue comme une partie de la ville. Un habitant de Blaiville a plus en commun avec un montréalais qu’avec un mont-laurois (?).
Deuxièmement, considérer les villes de Montréal, Québec, sherbrooke comme des centres ressources et y concentrer davantage les spécialistes, surtout les spécialistes rares et considérer ces centres comme devant desservir la population entière du Québec. Donc, enlever une partie des médecins du décompte régional.
Troisièment, faire appel davantage aux sages-femmes, infirmières cliniciennes. Dans certains domaines elles ont plus de compétences qu’un médecin généraliste.
Quatrièment, cesser de former les médecins comme s’ils étaient des dieux. Leur apprendre à travailler en équipe avec les autres intervenant de la santé, nutritionnistes, physiothérapeutes, etc.
Le plus important, favoriser la prise en charge rapide des cas sérieux. Un patient qui attend pendant des mois pour voir son médecin, puis pour des examens, puis qui attend encore pour son traitement, ne peut que voir son état s’aggraver et nécessiter plus de soins.
En fin de compte, au lieu de nous faire économiser, rationner l’offre de service nous coûte plus cher.
L. Paquette
re3e
16 novembre 2012
08h56
le jour ou on aura plus 17 gestionaire par personne soignante …peut etre , je jour ou l’organigrame de service entre le ministre et l’infirmiere a la reception des urgences fit sur un pan de mur (qui se rapelle de cette demo de mongrain ? ) ca se pourrais , mais en attendant ce jour nos gouvernements pourraient bien nous mettre en faillite (ce sur quoi je parirais bien avant que de parier 5 cent que nos leaders maxima fasse leur job au lieu de se regarder le nombril et abuser des ressources etatiques pour leurs propres interest , le premier enemis de l’etat ce sont nos representants , deuxiemes : les syndicats de la fonction public , en attendant je dit MEUH !! a tout ce beau petit ramassis de crosseurs
tom bombal mtl
ralbol
16 novembre 2012
09h54
stephanie2009
- «Même si elles mobilisaient une plus grosse part du financement de la recherche, est-ce que la valeur d’une vie humaine se mesure à l’argent qu’elle permet de sauver au gouvernement?»
Si vous lisez bien, dans mon commentaire, je n’ai jamais parlé d’argent.
Je ne parle que d’êtres qui seuls, sans soins perpétuels, sans continuelle prise de médicaments, ne sont pas viables.
La question qu’il faut se poser, c’est jusqu’où faut-il aller pour faire vivre des êtres qui «normalement», sans le soutien incessant de la médecine, ne seraient pas ou plus vivants?
Si on en devient capable, devrait-on ressuciter les morts…?
En quelque part, il faudra bien accepter un jour que TOUS, quelle que soit le degré de «viabilité», ne peuvent vivre, et qu’il est même préférable qu’ils ne vivent pas, évitant ainsi une vie misérable et douloureuse.
D. Lefresne
trash
16 novembre 2012
10h10
Imaginons que les vidangeurs soient payés à l’acte, soit 1$ l’item. En faisant ses calculs un vidangeur fait la constatation qu’il n’a pas la même rémunération, selon qu’il considère l’impôt qu’il a à payer.
Disons qu’après 300 items sa journée est faite… tant pis pour les vidanges, il s’arrête à la moitié du trajet, il n’aura qu’à continuer le lendemain là ou il était rendu. De toute façon il y aura toujours des vidanges… et que dire du printemps, des feuilles d’automne, de noël…
Je me rappelle de grève des vidangeurs, à l’été… amoncellement incroyable, risque pour la santé…
louis lafontaine
nous sommes tous qu’humain malgré tout
trash
16 novembre 2012
10h52
ralbol
En quelque part, il faudra bien accepter un jour que TOUS, quelle que soit le degré de «viabilité»,…
Avant c’était la job de Dieu… semble bien qu’il n’était pas assez cher payé… il s’en occupe moins maintenant.
Y a-t-il quelqu’un qui veut prendre la relève.
louis lafontaine
médicamenté… comme les autres
stephanie2009
16 novembre 2012
12h55
ralbol
“Je ne parle que d’êtres qui seuls, sans soins perpétuels, sans continuelle prise de médicaments, ne sont pas viables”.
Je comprends que certains malades chroniques n’ont aucun qualité de vie et que certains enfants qui en sont atteints ne vont vivre que quelques années mais plusieurs maladies chroniques permettent de mener une vie relativement normale avec une prise quotidienne de médicaments. Quant aux maladies orphelines, elles ne sont pas nécessairement toutes invalidantes et ne se manifestent pas toutes dès la naissance, (la sclérodermie par exemple. Cette maladie est d’ailleurs tellement rare que mon correcteur d’orthographe la considère comme une faute…)
Stéphanie LeBlanc
dcsavard
16 novembre 2012
14h28
Il faudrait faire attention de ne pas penser que le manque de médecins est dû aux aînés. Les soins dans les CHSLD, ce ne sont pas les médecins qui les dispensent. Le gros de la facture d’un CHSLD n’est pas dû au médecin.
D. Savard
dcsavard
16 novembre 2012
15h31
@stephanie2009 et ralbol,
la décision si une vie vaut la peine d’être vécu appartient strictement au patient. Il n’appartient pas à la société de déterminer si la qualité de vie (notion pour le moins floue) d’une personne autorise son euthanasie ou la cessation des soins. Et quand ralbol ouvre la porte à ce que la société devrait décider d’euthanasier des gens parce que quelqu’un dans une tour d’ivoire décide que cette vie-là ne vaut plus la peine d’être vécue, nous ouvrons la porte à un monstre. Qui veut que quelqu’un d’autre s’empare de son droit de vivre?
Quelqu’un peut vivre dans des conditions exécrables et néanmoins juger que la vie vaut encore la peine d’être vécue. Ce n’est pas à un médecin ou un fonctionnaire de décider ça.
D. Savard
ralbol
16 novembre 2012
16h59
@dcsavard
- «Quelqu’un peut vivre dans des conditions exécrables et néanmoins juger que la vie vaut encore la peine d’être vécue. Ce n’est pas à un médecin ou un fonctionnaire de décider ça.»
Donc, si ce n’est pas à un fonctionnaire de décider ça, comment se fait-il que quand une personne décède, AUTOMATIQUEMENT ON FAIT TOUT POUR LA RANIMER?
Qui décide de ça si ce n’est un pompier, un ambulancier, un médecin, donc un fonctionnaire?
Qui a le droit de décider que la personne morte doit vivre?
C’est celà qu’il faut comprendre, et c’est sur celà qu’il faut s’interroger. L’euthanasie est une chose, mais forcer les gens à la vie, ce n’est guère mieux, parce que VOUS NE DÉCIDEZ PAS.
D. Lefresne
ralbol
16 novembre 2012
17h09
Une autre réalité qu’il faudra bien considérer, c’est que la médecine moderne fait en sorte que notre espèce, d’années en années, s’affaiblit car les êtres les plus faibles qui autrefois mouraient, maintenant restent vivants et en se reproduisant, transmettent les défauts génétiques dont ils sont porteurs.
N’oublions pas que les principes de sélection naturelle découverts par Darwin, s’appliquent aussi à l’homme qui n’est qu’un animal comme les autres.
Je ne sais pas combien d’années notre espèce pourra supporter l’augmentation des cas d’autisme, d’asthme, de diabète, d’allergies diverses, et du tas d’autres conditions passées aux enfants par des parents qui n’auraient jamais survécu il y a 100 ans.
Ce sont des questions difficiles auxquelles il faudra bientôt donner des réponses, sans se laisser influencer par l’industrie des médicaments pour qui plus on est malades, plus les profits augmentent…
D. Lefresne
dcsavard
16 novembre 2012
23h17
@ralbol,
c’est très simple. Le désir d’une personne d’être réanimée ou non est inscrit au dossier. Et si la personne a été réanimée, c’est qu’elle ne désirait. Et la règle c’est qu’en l’absence d’instructions spécifiques contraires, le personne doit réanimer. Et donc, non, ce n’est pas à un foutu fonctionnaire de disposer de la vie des gens, pas plus qu’à un médecin qui a une conception bien différente de la qualité de vie des gens normaux, vue la sienne.
D. Savard
dcsavard
17 novembre 2012
10h02
Désolé pour les fautes:
… Et si la personne a été réanimée, c’est qu’elle LE désirait.
…en labsence d’instructions spécifiques contraires, le PERSONNEL doit réanimer.
La première chose que le médecin de ma mère lui a demandé avant même de lui dire bonjour quand elle est entrée au CHSLD c’était si elle voulait être ranimée. Alors, ne vous inquiétez pas, les médecins s’assurent de poser la question et sont bien loin de s’acharner comme vous semblez le croire. Bien au contraire.
D. Savard
ralbol
17 novembre 2012
11h02
@ dcsavard
- «La première chose que le médecin de ma mère lui a demandé avant même de lui dire bonjour quand elle est entrée au CHSLD c’était si elle voulait être ranimée.»
Je parlais des victimes d’accidents, d’infarctus, de morts subites, bref de gens qui n’ont pas le loisir de faire connaître leur désir de vivre ou de mourir.
Là, c’est un fonctionnaire qui décide, et toujours dans le même sens…
D’ailleurs la loi les y oblige.
Faudra bien un jour réaliser que la vie humaine, ça n’a d’importance que pour les humains.
Cette vie, dans l’absolu, n’a pas plus d’importance que celle d’un animal quelconque, et comme toute commodité, plus y’en a moins ça vaut. En Chine, une vie humaine n’a pas du tout la même valeur qu’ici. Voir la vidéo de cet enfant frappé par une automobile, où le conducteur ne s’arrête même pas et où les passants continuent de vaquer comme si de rien n’était.
Dans nos sociétés, je trouve notre attachement à la vie humaine quelque peu «maladif», «Disneyien», hors de proportion, et des questions fondamentales sont occultées, encore sur des bases religieuses et morales d’un autre âge.
On se répète des clichés du genre «La vie humaine c’est sacré», ou «Une vie perdue, c’est une de trop», sans réfléchir aux conséquences: les interdictions de l’avortement, l’acharnement thérapeutique, la croissance incontrôlée de la population mondiale, l’affaiblissement génétique de l’espèce, etc.
On se trouve tellement «fins», tellement importants, tellement le «cadeau de Dieu à l’Univers», que nous sommes incapables de mettre en perspective nos propres vies. Pourtant, un petit hoquet de notre soleil, et huit minutes plus tard, l’humanité disparaît à tout jamais, vaporisée, et pour l’Univers, c’est comme si nous n’avions jamais existé…
D. Lefresne
ralbol
17 novembre 2012
12h14
D’ailleurs, un bel exemple que l’humanité se croit le nombril de l’Univers, c’est cette croyance répendue à la vie éternelle.
L’homme ne meurt pas, sa vie n’est qu’un passage vers la vie éternelle, après la mort qui, bien sûr, n’en est pas une.
Un jour, quelqu’un pourra m’expliquer, sans rire, pourquoi l’Univers voudrait bien garder pour l’éternité, la conscience d’un petit être dont la penséee la plus profonde tout au long de sa vie, n’a été que de savoir quel modèle de «char» il allait s’acheter.
Faut vraiment se croire d’une importance démesurée pour croire que notre esprit et nos petites pensées méritent d’être gardées pour l’éternité.
D. Lefresne
dcsavard
17 novembre 2012
14h38
@ralbol,
parce que décider de laisser mourir n’est pas le rôle des services d’urgences. Imaginez tout l’arbitraire qui se cache derrière ça. Ça relève de l’inconscience de croire qu’il faut les laisser décider. Ils sont là pour assister et sauver, c’est leur rôle et qu’ils l’accomplissent. D’ailleurs, comme personne ne peut prédire l’avenir, il serait bien difficile pour eux de savoir si oui ou non la personne s’en sortira. Combien de gens sont sortis d’un coma et seraient morts autrement?
Ceci étant dit, croyez-vous vraiment que cela représente la large part du besoin de médecins dans la province?
D. Savard
gren
17 novembre 2012
15h51
JAMAIS CHAQUE MÉDECIN NOUS COÛTE UN FONCTIONNAIRE A QUELQUE PART ET UNE ADJOINTE AUSSI. C’EST TROP CHER ON EN AURA JAMAIS LES MOYENS.
N.Y.GRENIER
ralbol
18 novembre 2012
10h52
dcsavard
- «…parce que décider de laisser mourir n’est pas le rôle des services d’urgences. Imaginez tout l’arbitraire qui se cache derrière ça.»
Par contre décider de sauver la vie, y’a pas d’arbitraire là..?
- «Ceci étant dit, croyez-vous vraiment que cela représente la large part du besoin de médecins dans la province?»
Non, ça ne fait qu’ajouter au problème.
Il y a ensuite les nombreuses personnes qui sans suivi médical et constante prise de médicaments, ne sont pas viables; il y a tous ces gens en CHSLD ou ailleurs qui attendent que «le petit Jésus viennent les chercher»; il y a tous ces bébés nés prématurément que la médecine moderne s’acharne à sauver; il y a tous ces comateux et végétatifs maintenus en vie par des familles refusant d’accepter la mort; ces enfants nés difformes auxquels on doit apporter des correctifs; etc.
Ce que j’essaie d’expliquer, c’est qu’à mon sens, notre attitude envers la vie et la mort a besoin d’une profonde remise en question hors des phrases creuses, des clichés et des superstitions religieuses.
Tiens, une idée comme ça: au lieu de bourrer le crâne de nos enfants de superstitions religieuses dès l’enfance, pourquoi ne commencerions-nous pas leur éducation médicale de façon à ce que chaque finissant du secondaire soit un infirmier/infirmière?
Imaginez les économies en visites inutiles au médecin, l’énorme poids enlevé sur le système de santé…
D. Lefresne