NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, était à Montréal jeudi pour adresser la parole aux membres du Cercle canadien. L’assistance était nombreuse, évidemment. M. Carney jouit d’une très grande crédibilité dans les milieux des affaires et de la finance. Une crédibilité d’autant plus forte qu’elle dépasse le Canada; M. Carney préside le Conseil de la stabilité financière, l’organisme mis sur pied en 2009 par les membres du G20 afin d’élaborer des mesures visant à éviter une nouvelle crise financière.
C’est sur ces efforts que M. Carney faisait le point jeudi. L’allocution n’avait rien d’un discours de Barack Obama. Et pour cause: le sujet est aride et complexe. Néanmoins, le gouverneur a su expliquer le travail colossal réalisé depuis trois ans pour empêcher que le système bancaire ne sombre, et à sa suite l’économie mondiale, à cause de l’imprudence des banquiers.
Le problème le plus délicat est sans doute celui des banques dites too big to fail (trop importantes pour faire faillite), c’est-à-dire les institutions dont la faillite créerait tellement de dégâts dans l’économie réelle que les États sont obligés de venir à leur rescousse. Les contribuables paient ainsi pour les erreurs des banquiers.
«Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney. En redonnant le capitalisme aux capitalistes, la discipline se durcira au sein du système et, avec le temps, les risques systémiques diminueront.»
Diverses mesures ont été négociées au sein du Conseil de la stabilité financière pour régler ce problème. De souligner M. Carney, il faut maintenant s’assurer que les gouvernements intégreront ces propositions dans leurs lois. Une fois cela fait, toutefois, il n’est pas certain que tout risque sera écarté. En effet, les investisseurs semblent continuer de croire que si une banque importante est au bord de la faillite, le gouvernement local interviendra. L’aléa moral demeure.
«Nous avons fait de solides progrès, mais nous ne savons pas encore si nous avons réussi à mettre fin au problème des banques jugées trop importantes pour faire faillite, a admis le gouverneur. Ainsi, les agences de notation continuent de hausser les notes des grandes banques dans une proportion qui tient compte d’un soutien implicite de l’État.»
Les banques elles-mêmes cherchent à limiter le plus possible les nouvelles exigences qui pourraient leur être imposées. Heureusement, Mark Carney n’est pas du genre à se laisser intimider. Il n’a de cesse de refuter l’argument de certains acteurs de la finance selon lequel la nouvelle réglementation nuira à la croissance: «Les mesures visant à renforcer la stabilité financière ont pour effet de soutenir l’expansion économique et la création d’emplois, plutôt que de les freiner, même à court terme.»
Il reste à savoir si les homologues de M. Carney, et surtout les gouvernements du G20, resteront déterminés à agir à mesure que s’éloignera le souvenir de la crise.

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ralbol
8 novembre 2012
17h15
Que c’est merveilleux de voir la crédibilité accordée à tous ces «bolés» de la finance, qui sont néammoins incapables de prédire le moindre «crash», qui n’ont jamais vu venir 2008, qui n’ont jamais vu arriver la situation européenne, et qui maintenant pontifient sur ce que nous devrions faire pour «éviter que ça ne se reproduise».
Évidemment, le prochain coup viendra de circonstances que tout ce beau monde n’aura jamais anticipées.
Par exemple… L’économie mondiale a déjà atteint son maximum possible de croissance, et est maintenant en mode ralentissement jusque vers les années 2030, où tel que calculé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1972 et confirmé 2 fois depuis, surviendra l’écrasement final du système.
Lisez bien, j’ai écrit VERS 2030, et non EN 2030, car pour des prédictions de ce genre, il est impossible de donner exactement le jour et l’heure. Par contre, on peut très bien donner un point de convergence et celui-ci se trouve aux environs de l’an 2030.
Évidemment, les habituelles autruches vivant dans le déni s’empressent toujours de dire que «prévoir le futur, personne ne peut faire ça», mais dans le cas de notre système économique, comme pour un système pyramidal ou un système de Ponzi, il est relativement facile de calculer l’atteinte du point de saturation.
Et comme le système économique/financier actuel n’est rien d’autre qu’un système pyramidal où les nouveaux arrivants sont ceux qui paient pour les anciens en créant de la «croissance», le MIT a pu calculer le point de saturation de notre économie.
Encore mieux, dans ses calculs, le MIT a tenu compte d’une foule d’autres facteurs comme la population, la pollution, les ressources non renouvelables, la disponibilité des capitaux, etc., et ce en calculant pour des disponibilités et des carences jusqu’à 4 fois plus petites ou plus grandes.
Le résultat reste à peu près toujours le même, vers 2030 notre système économique/financier mondial plantera solide et en résultera une forte et rapide diminution de la population de la planète.
RIEN, ne peut croître à l’infini, encore moins sur une planète aux dimensions limitées, aux ressources limitées, à la capacité limitée d’absorber nos déchets et à la croissance démographique hors de contrôle.
Alors, il ne nous reste qu’approximativement 18 ans du «party» de la société de consommation dans ce que les historiens appelleront «l’Âge des Vidanges».
Profitez en et gardez bien à l’esprit que les liasses de billets, les actions et les lingots d’or, ÇA SE MANGE PAS!
D. Lefresne
AntoninLP
8 novembre 2012
18h22
Merci pour ce résumé, très apprécié. J’aurais aimé y assister.
Mark Carney aurait définitivement été un leader crédible pour le PLC et un excellent Premier ministre du Canada.
A. Lafrance-Prudhomme
nadagami
8 novembre 2012
18h28
Bonjour,
« «Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney. En redonnant le capitalisme aux capitalistes, la discipline se durcira au sein du système et, avec le temps, les risques systémiques diminueront.» »
– — –
C’est à suivre.
Daniel Verret (Nadagami)
littlepatton
8 novembre 2012
18h49
«à cause de l’imprudence des banquiers.»
C`est pas l`imprudence des banquiers. C`est la faute aux politiciens carriéristes et socialistes et leurs organismes comme la SCHL, Freddie Mac, Fannie Mae que les politiciens contrôlent. Aucune banque ne passerait de l`argent à des insolvables si la SCHL(les payeurs de taxes) n`étaient pas en arrière pour garantir le prêt au banque. Pour s`acheter une maison de 300 milles, ça prend un “cash down” d`a peu près 80 milles sans la SCHL. Je peux tu vous dire que beaucoup de gens ont pas ça 80 milles cash. Et s`était encore pire aux US avec Freddie Mac et Fannie Mae que les politiciens contrôlent.
Et c`est aussi la faute aux politiciens carriéristes et socialistes que les pires crises arrivent. Des politiciens qui offrent la vie facile avec l`argent des autres et celles des générations futures.
La seule moyen de régler le problème, c`est beaucoup plus de responsabilités individuels. C`est toujours mieux qu`un individus ou une compagnie s`arrange avec ses problèmes que les gouvernements prennent tout en charge comme ils le font depuis des décennies avec l`argent des autres et l`argent des générations futures.
C`est avec des politiciens carriériste et socialistes que l`occident est endetté comme jamais.
Et si t`es assez capitaliste pour t`acheter une maison de 300 ou 500 milles. Bien que l`acheteur prenne le risque et la banque qui lui a prêter aussi sans les payeurs de taxes en arrière.
Ça vaut aussi pour les compagnies. Mais les chères gouvernement socialistes qui veulent s`acheter des votes les sauvent avec l`argent des payeurs de taxes et celles des générations futures.
George Larimé
chip
8 novembre 2012
19h09
«Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney. En redonnant le capitalisme aux capitalistes, la discipline se durcira au sein du système et, avec le temps, les risques systémiques diminueront.» De la part d’un ancien de chez Goldman Sachs, c’est dur à avaler…
@ Ralbol: Bravo! Excellent texte.
R. Ducharme
jeanfrancoiscouture
8 novembre 2012
19h31
..Mark Carney? Treize ans chez Goldman Sachs!!!
Une lecture du fort intéressant livre de Marc Roche intitulé: « BANQUE» et sous-titré «Comment Goldman Sachs dirige le monde» me porte à penser que le poulet doit s’inquiéter lorsque l’on a sécurité du poulailler au Colonel Sanders.
À moins que M. Carney ait oublié ou renié les principes appris chez GS, décevant ainsi ses anciens collègues d’où cette crédibilité que vous lui accordez. Remarquez qu’un ancien GS «repenti» cela peut donner d’excellents résultats car il est allé à bonne école.
J-F. Couture.
jeanfrancoiscouture
8 novembre 2012
19h34
..Oups: le titre du livre est, bien sûr, «La banque» et non «Banque» sans l’article.Et c’est publié chez Albin Michel. Désolé.
JFC
respectable
8 novembre 2012
20h14
Ça fait longtemps que les financiers nous disent que nous allons frapper un mur au québec. Personne n’écoute. Une chance que le canada est bien administré.
simon picotte
dr_strange
8 novembre 2012
20h45
Que les institutions bancaires canadiennes soient soigneusement réglementées par comparaison aux américaines devraient être une source de fierté.
Ceci dit, à la lecture du commentaire précédent je souhaiterais ajouter que l’idée d’une croissance infinie dans un système fini est une utopie digne d’être criminalisée.
À moins que l’humain ne décide de canaliser ses ambitions vers l’espace, l’humanité est condamnée à une décroissance aussi douloureuse que chaotique dans un contexte de bouleversement climatique et de crise démographique et énergétique.
Robert Simon Ponge
claude_lafreniere
8 novembre 2012
20h50
Bonsoir M. Pratte
Vous avez écrit:
«Le problème le plus délicat est sans doute celui des banques dites too big to fail (trop importantes pour faire faillite), c’est-à-dire les institutions dont la faillite créerait tellement de dégâts dans l’économie réelle que les États sont obligés de venir à leur rescousse. Les contribuables paient ainsi pour les erreurs des banquiers.
«Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney.»
Comme le faisait remarquer en exagérant [1] Alexandre Dumas fils, «Les affaires, c’est l’argent des autres» c’est bien le cas ici.
Une solution appropriée ne serait-elle pas que les États adoptent des lois analogues aux lois anti-trust? Les banques “trop grosses” mentionnées devant être scindées et ainsi de redonner le risque au capital de risque plutôt que le distribuer “généreusement”?
Je remarque une analogie avec la pratique budgétaire du gouvernement fédéral sous Paul Martin: balayer le déficit fédéral aux États de la fédération et piger dans la caisse de l’assurance chômage. Idem pour le gouverment du Québec qui refilait des factures aux municipalités [2], utilise encore les sociétés d’État comme vache à lait (une vache idéale: sans quota! [3]) et surtout balaye les déficits accumulés aux prochaines générations… Demain on rasera gratis et demain on paira nos dettes. Demain.
Nous continuons à consommer des biens que nous produisons de moins en moins et que nous payons avec de l’argent que nous n’avons pas. Désindustrialisation, endettement des ménages, endettement des États.
-
Note [1] les romantiques exagèrent. C’est leur style.
Note [2] Cela résultant en une apparition miraculeuse: la taxe de bienvenue Ryan. Bel exemple de catholicisme financier.
Note [3] Comme la SAAQ. Votre assureur utilise les fonds de votre assurance pour payer son épicerie. Dans le privé cela conduirait tout droit en tôle. Mais pas au gouvernement qui pratique légalement le détournement de fonds. Bel exemple pour les jeunes requins de la finance!
–
Claude LaFrenière
claude_lafreniere
8 novembre 2012
21h12
M. @ralbol nous annonce:
«L’économie mondiale a déjà atteint son maximum possible de croissance, et est maintenant en mode ralentissement jusque vers les années 2030, où tel que calculé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1972 …»
Calculé par le MIT? La référence est plutôt vague mais c’est me’veilleux! et inc’oyable!
Auriez-vous l’obligeance de nous donner l’hyperlien vers cette étude pour que nous puissions vérifier nous-même? ;-)
Donner comme preuve un exemple n’est pas suffisant pour généraliser et de plus, invoquer des faits inaccessibles comme preuve ne vaut rien…
Mon nom c’est “LaFrenière”, pas la “pipe” pour me faire bourrer. Référence précise s.v.p.
–
Claude LaFrenière
ericpierre
8 novembre 2012
21h23
La solution aux banques too big to fail qui font faillite est pourtant très simple: nationalisation sans compensations. Vous allez voir que tout d’un coup, les actionnaires vont prendre leurs responsabilités.
Éric-Pierre Dumoulin
gillesmenard
8 novembre 2012
21h32
Qi’on le frappe au plus cibole ce fameux mur car le capitalisme est entrain de détruire toutes formes de vie sur la seule planète viable.
C’est bien beau d’être riche monétairement mais lorsqu’il n’y aura plus d’eau,d’air,de poisson,d’arbres et autres espèces que l’humain bien gras obèse et cancéreux et que ça va être plaisant d’être riche la banque débordante.
Quelle merde,ce capitalisme débridé!
Gilles Ménard
legada
8 novembre 2012
22h57
Après la crise de 29, des règles ont été mise en place qui ont assuré une certaine stabilité économique. Mais pour faire plus de profits vite et facilement et suite à l’idéologie qu’il y a trop de règles, on les éliminé graduellement. Au Canada, M. Martin n’a pas écouté les banques, c’est ce qui a en parti sauvé le Canada.
Il faudrait faire preuve de mémoire, ça nous aiderait à ne pas refaire les mêmes erreurs à chaque génération.
Un peu plus de morale chez nos économistes et nos financiers aideraient à avoir un système économique plus stable.
J’ai des grands doutes sur la bonne administration de notre gouvernement fédéral. Ils ne sont que plus habile à cacher leurs erreurs et publiciser leurs bons coups.
Daniel Legault
superlulu
8 novembre 2012
23h05
Carney me fait penser à Fidel Casto.
Paraissant travailler pour les épargnats, il mange son gros steak tout les soirs.
Prenez seulement les banques. Elles annononces individuellement à chaque trimestre un meilleur rendement que le précédent depuis 10-15-20 ans?
Et ce en milliards trimestriellement.
On ne parle pas ici des autres entreprises qui ne paient pas d’impôts.
Bientôt il y aura un mur infrachissable. Et ce mur est pour bientôt.
Il y a tant d’argent à imprimer.
L. Trépanier
Montréal
respectable
8 novembre 2012
23h30
Les financiers et les hommes d’affaires ont plus la cote que les philosophes. Les pseudos artistes ont plus la cote que les philosophes. Les gens qui font des conneries ont plus la cote que les philosophes. Et les gens n’ont jamais été aussi seul malheureux. 51% des mariages se terminent en divorce le reste s’endurent. Acculturez-vous je vous dis! Lisez le philosophe honorable.
Simon picotte
jeanfrancoiscouture
8 novembre 2012
23h48
@ Modérateur: Le premier post était tout croche. Mal relu. Je reprends.
Mark Carney? Treize ans chez Goldman Sachs!!!
Une lecture du fort intéressant livre de Marc Roche intitulé: « LA BANQUE» et sous-titré «Comment Goldman Sachs dirige le monde» me porte à penser que le poulet doit s’inquiéter lorsque l’on confie la sécurité du poulailler au Colonel Sanders.
À moins que M. Carney ait oublié ou renié les principes appris chez GS, décevant ainsi ses anciens collègues, d’où cette crédibilité que vous lui accordez. Remarquez qu’un ancien GS «repenti» et désormais préoccupé du bien de la collectivité, cela peut donner d’excellents résultats car il est allé à bonne école. Il connait de l’intérieur les coups tordus qu’il aura pour mandat de contrer.
J-F. Couture.
10barres
9 novembre 2012
02h51
Est-ce que Carney a mentionné s’il se lancerait ou non dans la course au leadership du PLC? Ils y avaient certaines rumeurs…
Jonathan Laberge
littlepatton
9 novembre 2012
04h05
La gauche qui veut la fin du capitalisme ou qui dit que la croissance économique infini est une utopie est contradictoire. Car la gauche veut toujours augmenter la grosseur du gouvernement et des services sociaux. Le capitalisme doit tourner à plein régime pour fournir toutes les richesses nécessaires au gouvernements via les taxes et impôts. Et encore là, c`est jamais assez. Les politiciens carriéristes et socialistes trouvent le moyen d`endetter les générations futures.
Et la gauche nie constamment la nature humaine. Un travailleur ou un entrepreneur travaille pour lui et sa famille en premier lieu. Et non pour le gouvernement. Plus le gouvernement va augmenter les taxes et les impôts, moins le travailleur ou l`entrepreneur aura le goût de travailler. Et ceci n`est pas une science molle. C`est comme la loi de la gravité. C`est clair, net et précis.
George Larimé
stridulation
9 novembre 2012
06h04
@jeanfrancoiscouture
En effet, M. Carney est un ancien de chez Goldman Sachs, comme l’actuel directeur de la banque centrale européenne d’ailleurs.
Comment pouvons-nous accorder de la crédibilité aux pyromanes pour éteindre le feu ? Voilà où nous en sommes. Notre économie est entre les mains des pyromanes maintenant, et des gens qui ont travaillé pour eux – et qui retravailleront probablement pour eux, comme on le voit souvent – le phénomène des portes tournantes.
Stéphane Thibodeau
pbrasseur
9 novembre 2012
07h36
«Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney. En redonnant le capitalisme aux capitalistes, la discipline se durcira au sein du système et, avec le temps, les risques systémiques diminueront.» M Carney
Carney est-il en campagne électorale?
Parce que cette déclaration est d’une hypocrisie consommée quand on sait que sous sa gouverne le Canada imprime de l’argent à la pelle pour surchauffer le marché hypothécaire dont les risques sont assumés en grande partie par la SCHL, donc le contribuable.
Peut-être que monsieur cherche un poste à l’international avant que cette magouille finisse par mettre à terre l’économie du pays, ce qui avec un taux d’endettement des ménages de 163% (plus haut que les américains avant leur débâcle…) ne saurait tarder…
P Brasseur
pierre_lemay
9 novembre 2012
08h15
@littlepatton,
Avec tout mon respect monsieur Larimé, tant que vous ne ferez pas l’effort de sortir de l’endoctrinement de la pensée qu’on doit agir en société pour l’argent et non le contraire, que l’argent doit être au service de la société, vous prendrez les arguments plus à gauche tel que votre mot l’explique ( 4h05, 9 novembre ).
J’aime votre argumentation, mais elle est “que surface”.
@ralbol,
Très clair votre mot. J’ajouterais que la limite aurait déjà été atteinte si ce n’avait été des deux Grandes Guerres qui ont gonflé artificiellement notre économie.
La suite, la course à l’armement, a poursuivi dans ce sens en créant emplois et richesses artificielle.
Aujourd’hui, faire une Guerre n’est plus une solution puisque ce domaine est maintenant tout à fait “multinational”.
Pierre Lemay
corn88
9 novembre 2012
08h55
« Redonner le capitalisme aux capitalistes »
Un slogan creux, prêt-à-gober, qui rappelle les slogans des politiciens, et qui ne résiste pourtant pas au test de la réalité.
Je simplifie : on peut distinguer au moins deux types de capitalisme : entrepreneurial et spéculatif. Le premier a été incarné par les Henry Ford (auto), John Rockefeller (pétrole), Andrew Carnegie (acier). On parle alors de création de richesse. Wall Street existe à l’époque pour permettre au capitalisme entrepreneurial de lever des fonds. Les compagnies peuvent embaucher, construire, générer des biens, croître. À la fin de la deuxième guerre mondiale, l’industrie américaine domine les exportations mondiales. Le second, le capitalisme spéculatif, ne crée aucune richesse mais va plutôt focaliser sur sa captation, voire sa prédation. Il est incarné par le Wall Street des deux dernières décennies : acheter, licencier, tirer les salaires vers le bas, attaquer les syndicats, attaquer les travailleurs, délocaliser en Chine, revendre avec profit. Avec la déréglementation initiée par Thatcher et Reagan, complètement débridée sous Clinton (avec la mort du Glass-Steagall Act et les instructions à Fannie Mae et Freddie Mac de réduire leurs standards), la spéculation passe à la vitesse supérieure : les grandes banques, les fonds mutuels, les fonds spéculatifs (hedge funds) florissent. À une moindre échelle, Mitt Romney et sa société Bain Capital en sont de bons exemples. Aujourd’hui, le capitalisme entrepreneurial se meurt aux États-Unis, et partout ailleurs en Occident.
Outre le capitalisme spéculatif, on assiste également maintenant au capitalisme quémandeur : réductions massives d’impôt pour les sociétés, subventions aux entreprises, crédit d’impôt sans fins, abris fiscaux en tous genres, paradis fiscaux. Aux États-Unis, de grandes sociétés, Boeing, General Dynamics, IBM reçoivent du contribuable américain des milliards en subvention via le Pentagone. Vous savez que Bombardier, l’un des fleurons du génie québécois, est l’un des plus grands bénéficiaire de « l’aide sociale » au Québec ? Vous savez que les emplois dans la cité du multi-média ont été subventionnés par Bernard Landry à hauteur de $100,000 chacun ?
Bref, lorsque M Carney parle de « redonner le capitalisme aux capitalistes », de quel « capitalisme » et de quel « capitalistes » parle-t-il ?
Jean-Charles Côté
loulal
9 novembre 2012
09h40
Sortie du placard pour M. Carney? Je le crois sincère.
Wall Street, la Citée de Londres et les grandes banques comme Goldman Sachs attendent juste que les nouvelles règles soient définitivement en place pour continuer à flouer la planète avec l’aide de leur avocats, fiscalistes et ingénieurs financiers.
Plus ils font de l’argent, plus ils peuvent se permettre d’engager les meilleurs alors que nos agences de règlementation doivent se contenter des restants. C’est David contre Goliath.
L. Lallier
ralbol
9 novembre 2012
10h37
claude_lafreniere
Voici le lien vers la dernière confirmation de l’étude du MIT:
http://www.smithsonianmag.com/science-nature/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html
Pour ce qui est de l’analyse originale parue en 1972, elle est disponible en librairie sous forme d’un livre «The Limits to Growth».
Il est peut-être disponible sous forme de e-book, je ne sais pas.
J’ai toujours ma copie jaunie achetée en 1972, et je dois être un des rares à l’avoir acheté, personne n’y ayant fait écho sauf pour maladroitement le dénigrer…
Comme pour la théorie de la relativité restreinte, publiée en 1905…
D. Lefresne
g.duquette
9 novembre 2012
11h14
…«Nous devons nous attaquer une fois pour toutes à l’injustice engendrée par un système qui privatise les gains et socialise les pertes, a déclaré M. Carney. …
Entièrement en accord avec le commentaire de M. Carney.
L’opposition de M. Carney à ce principe qui a corrompu un système (le système capitaliste) en oblitérant les effets négatifs d’une mauvaise gestion et déresponsabilisant les dirigeants des to bigs to fail
Sans la voie d’un un système qui privatise les gains et socialise les pertes, le capitalisme ne serait pas devenu ce qu’il est devenu soit un système qui amplifie les écarts entre les riches et les pauvre en amplifiant la redistribution de la richesse vers le haut. À la base le capitalisme responsable est un système économique sain et viable.
Pour revenir à la prise de position de M. Carney, Le seul point négatif est que la haute finance aurait du l’entendre et surtout le dire et accepter que cette voie est corrompue. Car le principe (ou voie) de privatisation des pertes et socialisation des gains été dénoncé maintes et maintes fois sur différents forums depuis au moins 10 ans sinon plus.
Mais bon, mieux vaut tard que jamais.
G.Duquette
re_re...
9 novembre 2012
11h24
corn88
9 novembre 2012
08h55
Je me range du côté de cette observation car je n’ai pas les connaissances nécessaires pour élaborer sur ce thème mais mon intuition me dit que le statu quo est comme un OK pour foncer directement dans le mur!
De plus le concept du cycle remplacé par un développement linéaire qui ne peut faire que croitre, est tout à fait irréaliste. C’est contre nature si je peux dire.
Eric Cire
jeffside
9 novembre 2012
12h56
@ JC Côté et D Lefresne: Messieurs, j’ai 32 ans et j’ai dû me recycler complètement en finances, ap`rs la débâcle de mon secteur d’activité en sciences de la vie. Afin de m’accoutumer à ma nouvelle réalité, je lis infatigablement tout cequi me passe sous les yeux qui soit en relation avec la finance et la macroéconomie. Ap`res 2 ans, je constate exactement la même chose que vous, tant dans vos explications que dans vos prédictions concernant l’avenir de l’économie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Je suis ahuri de constater à quel point on ne fait que voir les choses à très très court terme, quand mon prof de gestion nous indique que la planification à plus long terme que l’on peut projeter n’est que de 3 ans, et encore. Le mur de la décroissance se dresse devant nous (juste à y réfléchir qu’en fonction de la démographie) et au lieu de se questionne sur comment le surmonter, on baisse la tête et on fonce droit devant!! Il faudra revenir à l’esprit de communauté pour survire. Peut-être que le modèle de Desjardins survivra à celui de Goldman Sachs? Jean-François Côté
anonymous99
9 novembre 2012
12h58
Tout a été planifié par les élites (1%) pour asservir les nations souveraines avec les armes de destruction massive que sont devenues les produits toxiques dérivés (risques d’impayés CDS)qui sont cachés hors bilan par les grosses banques du monde comme J P Morgan Bank, Goldman Sucks, Citigroup … la globalisation appauvrissante de même que le pouvoir de créer l’argent monopoly scriptural monopolisé par les banksters internationaux nous mènera tout droit à une implosion de ce système financier infernal et dangereux !
C Tremblay
jeanfrancoiscouture
9 novembre 2012
16h20
..@ralbol,9 novembre 2012,10h37: «The Limits to Growth».
Il a aussi été publié en français sous le titre «Halte à la croisssance?». Ma «copie jaunie» à moi est en version française. Ça doit bien se trouver dans des bibliothèques.
Il y aussi eu «Limites à la compétitivité» par le Club de Lisbonne sous la gouverne de Ricardo Petrella, paru en 1995.
Tout au long de ces années, face aux donneurs d’alarme, il y a eu des critiques pour crier au «catastrophisme» et affirmer que l’humain est capable d’adaptation et la spirale a poursuivi sa course.
Tout cela me rappelle un dicton que j’utilise à l’occasion: «Les précurseurs passent pour des fous tant que la masse ne les a pas ratrappés.»
Aujourd’hui, sommes-nous vraiment tout près du mur ou encore du précipice, c’est au choix? Les précurseurs finiront-ils par avoir raison mais trop tard?
J-F. Couture.
ralbol
9 novembre 2012
16h53
@ jeanfrancoiscouture
- «Les précurseurs finiront-ils par avoir raison mais trop tard?»
À la lumière du travail du physicien Graham Turner confirmant les résultats du rapport initial du MIT, je crois bien que la réponse et oui.
Turner a collé les chiffres réels de 1970 à 2000 sur les prévisions faites par le MIT en 1972.
La déplétion des ressources non-renouvelables, la disponibilité de nourriture per capita, l’accès aux services per capita, l’augmentation de la population, la production industrielle per capita et finalement, la pollution globale, tout concorde presque parfaitement.
Jusqu’à l’an 2000, la réalité et les prédictions du MIT concorde presqu’à la perfection.
Notons qu malgré tous ces avertissements des scientifiques, RIEN, mais alors là ABSOLUMENT RIEN n’est fait pour éviter la catastrophe.
On se contente de coller des noms écolos aux moteurs à explosion, on donne une couche de peinture verte aux mêmes bébelles qu’on nous vendait la veille, et on nous fait croire que mettre nos petits contenants de plastique dans les bacs à recyclage va aider à sauver la planète pendant que l’industrie rejette des milliards de tonnes de poisons dans l’eau l’air et la terre.
On fonce à la fois vers un mur et un précipice, «full speed» et tête baissée, au son des caisses enregistreuses et des chantres du capitalisme.
18 ans.
Il ne nous reste qu’approximativement 18 ans sul’party de la société de consommation.
Je ne sais pas comment font nos licheux d’cash et nos chantres du capitalisme triomphant pour regarder leurs enfants dans les yeux…
D. Lefresne
littlepatton
10 novembre 2012
07h08
Limiter ou diminuer la croissance. Oubliez ça. La gauche ne voudra jamais qu`on réduise les programmes sociaux et le paquet d`organismes qui dépendent du gouvernement. D`ailleurs ils sont toujours dans la rue avec les syndicats et autres organismes pour réclamer encore plus de gratuité ou des augmentations de salaires pour leurs membres. N`oubliez pas, il n`y a rien de gratuit dans la vie. Et même les politiciens le disent, ça prend de la croissance économique pour payer tout ça. Et même encore là, c`est pas assez, il faut emprunter.
Ceux qui veulent limiter la croissance ou même une décroissance économique devrait demander au gouvernement de réduire ses dépenses drastiquement. Mais c`est pas ça que je vois.
George Larimé
littlepatton
10 novembre 2012
07h16
«Je ne sais pas comment font nos licheux d’cash et nos chantres du capitalisme triomphant pour regarder leurs enfants dans les yeux…»
Parlez vous des méchants banquiers et méchants entrepreneurs ?
Moi je dirais plus que les licheux d`cash comme vous dites sont les gouvernements et les syndicats.
George Larimé
littlepatton
10 novembre 2012
07h30
Ceux qui veulent une décroissance économique devrait tous souhaiter que les U.S tombe dans le précipice budgétaire car leur taux de croissance économique sera réduit de 4 % et les retournera en récession.
George Larimé
gren
10 novembre 2012
10h22
N’oubliez pas qu’au cours de 40 milliards d’années,il y a eu les dinosaures et ils ont controlés la terre par leur forces et pourtant il n’en reste plus. Puis le genre humain est venu.Comme les dinosaures ils disparaiteront mais il reste encore plusieurs milliers d’années. Donc les prophètes de malheurs peuvent aller se r’habiller. Vous ne verrez meme pas le résultat de vos prédictions de malheur. Plusieurs générations suivront et peut etre que l’être humain dans sa stupidité permettra peut etre de vivre encore plusieurs siècles qui sait??
n.y.grenier
ralbol
10 novembre 2012
11h30
@ littlepatton
- «Limiter ou diminuer la croissance. Oubliez ça. La gauche ne voudra jamais qu`on réduise les programmes sociaux et le paquet d`organismes qui dépendent du gouvernement.»
Évidemment, le problème ne pourrait JAMAIS être les centaines de milliards siphonnés vers les paradis fiscaux, par les corporations et les industries, pour ne pas ou peu payer d’impôts.
Le problème ne pourrait JAMAIS être les milliards en subventions à de riches corporations, le taux ridicule de taxation des riches et l’évasion fiscale massive des bien nantis.
D. Lefresne
littlepatton
10 novembre 2012
21h46
Un coup que vous aurez dépensé les supposés milliards de trillards des paradis fiscaux dans les programmes sociaux, organismes gouvernementaux, augmentations de salaires que demande les syndicats, tous ceci ne s`arrêtera pas lorsque l`argent de vos supposés paradis fiscaux sera tout dépensé. Que ferez vous après ? Que ferez vous pour créer d`autres richesses sans croissance ?
C`est vrai que pour la gauche l`argent pousse dans les arbres.
George Larimé
pierre_lemay
11 novembre 2012
08h36
monsieur Larimé,
Que diriez-vous de partir la réflexion sur la prémice suivante:
-La Dette des États occidentaux est impossible à être payer. Au contraire, quoiqu’on fasse, elle ne peut que grossir. C’est juste “mathématique”.
Ce n’est pas possible d’être en désaccord avec ça puisque c’est une simple mathématique.
Maintenant, quoiqu’on fasse, on refile assurément cette Dette-là aux prochaines Générations.
Si on “nettoie” la bureautie et les services qui coûtent “au maximum”, la Dette sera tout de même impossible à payer pour les prochaines Générations.
Le problème “essentiel” est donc ailleurs que la bureaucratie-services de gauche ou bien la vision plus à droite de créer de la richesse.
Il est ailleurs: La Dette des États continuera de grossir. Vous comprenez?
Je tends à penser que de tenir politiquement une roue, aller à gauche et à droite parfois, est un plus pour notre société. Parfois une gauche au pouvoir exagère. On a besoin de la droite. D’autres fois, un bon retour à gauche est très bien également.
Faire un ménage de cette social-démocratie? Un peu comme le proposait la CAQ?
Bien sûr.
Régler le problème de la perte énorme d’argent en corruption?
Ben oui.
Changer la culture de consommation et que le citoyen aprenne à vivre selon ses moyens?
Alors là oui.
Mais, tout ça ne changerait rien au fait que la Dette qui aura tout de même grossit pour les prochaines Générations….
Il est où le problème alors?
Le capitalisme de création de richesse que vous décrivez et que vous désirez n’est plsu tout à fait là….pusiqu’on créé alors de la richesse en très très large partie pour les “intérêts-argent virtuel” des banques privés et pour les multinationales qui s’évade fiscalement un peu partout.
Un peu plus clairement:
-On ne peut pas payer la Dette, quoiqu’on fasse. Trop grosse, trop d’intérêt…
-Une multinationale qui créé supposément une richesse fait fermer les PME et emploie à rabais les employés…
Perte de pouvoir d’achat chez le citoyen, 99pct….et profit encore plus gros pour le 1pct.
Vous comprenez donc que le capitalisme de création de richesse est un excellent système économique. Qui plus est, si on ajoute un ménage pour la peine et d’apprendre à vivre selon nos moyens, ça devient très bon! En plus, un petit retour à gauche parfois n’est pas à jeter.
Mais, on a manqué quelque part et nous vivons dans un dérivé de ce capitalisme que vous pensez qu’il existe encore…
Il y a des correctifs majeurs à apporter.
Ces correctifs concernent 1pct. Des gens puissants qui profitent.
On peut continuer à rêver et faire “comme si rien n’était” pensant que c’est une légende urbaine, mais mathématiquement, c’est ça qui est ça.
Sans ajustement, les gens fuieront vers les extrêmes politiques…
C’est déjà bien entamé. La Grèce a donné quoi? 8pct des voix au Parti Nazi?
À plus faible échelle, ici, nos extrêmes-moins extrêmes pas de doute grugent des voix élections après élections…
Normal, on ne s’ajuste pas…au contraire, on continue de jeter le blâme sur le 99pct, le citoyen ordinaire, du médecin à l’éboueur en passant par le prof et le travailleur chez Wall Mart.
Pendant ce temps, les paradis fiscaux explosent….le profit anticitpé non-atteint est considéré comme une perte et les banques privés sont en plein contrôle de profits juste avec l’intérêt des Dettes…
Ou avons-nous manqué? Je sais pas. Mais chose sûre: On est là…
Pierre Lemay
pierre_lemay
11 novembre 2012
08h41
J’ajoute:
Si on mise sur la création de la richesse comme vous le décrivez, cette richesse créé ira en très très très large partie au 1pct, banques privés et multinationales.
On sera au même point.
Au mieux, on ralentit que légèrement le mur dans lequel on se dirige.
À ce prix-là, autant ne pas se casser la tête. On ira “anyway” dans le mur…Pierre Lemay
ralbol
11 novembre 2012
16h38
À part toujours mettre tous les problèmes de la planète sur le dos de la gauche, des gouvernements et des syndicats, vous ne semblez avoir aucune idée des enjeux réels, des problèmes sérieux de notre système économique, et des défis auxquels les prochaines générations seront confrontées.
Dans votre peti monde simpliste, c’est «toutte la fôte» aux syndicats, aux gouvernements et à la gauche, point.
La cupidité crasse du monde de la finance, son ignorance maladive des besoins de la classe moyenne, le «pompage» incessant des industriels magouilleurs qui sont sans cesse à inventer de nouvelles astuces pour nous faire encore et encore payer (produits inutiles, produits à l’obsolescence planifiée, produits irréparables, cartouches et câbles munis de puces pour empêcher la concurrence, etc., etc., etc.,) tout cela semble beau et bien à vos yeux.
Je ne peux que souhaiter, un jour, votre réveil aux réalités du monde dans lequel vous vivez.
Peut-être cesserez-vous alors de toujours repasser le même disque rayé «gouvernements, syndicats, gauche», à notre grand soulagement.
D. Lefresne