Gilles Vaillancourt (Photo Presse canadienne)
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Malgré les allégations, malgré les rumeurs persistantes, Gilles Vaillancourt a été reconduit maire de Laval élection après élection. Les partis d’opposition ne réussissant même plus à faire élire de candidats, il règne sans partage sur sa ville depuis des années.
Ne couvrant qu’épisodiquement les affaires municipales, j’avais été un peu surprise de le voir au dévoilement du rapport du Groupe de travail sur l’éthique dans le milieu municipal, allant au devant des journalistes et appuyant chaudement ces recommandations destinées à instiller un peu de sens commun aux élus municipaux.
Bon, ici, on le voit un peu irrité. Mais de façon générale, c’est plein d’aplomb et sans louvoyer qu’il répondait aux questions, avec l’assurance de celui que la boue n’atteint pas. Assurance qui nous faisait douter du mordant des dites recommandations, mais on ne pouvait pas écrire: si le maire de Laval est pour, ce n’est sûrement pas bien menaçant. Car malgré les allégations, malgré les rumeurs persistantes, Gilles Vaillancourt n’avait pas été trouvé coupable de quoi que ce soit. C’est toujours le cas, d’ailleurs, mais disons que ça commence à sentir drôlement le roussi.
Les trois quarts (75%) des Lavallois ne sont pas surpris des récentes allégations de corruption contre leur maire, et plus des deux tiers (68%) les croient fondées. Pourtant, à peine plus du tiers (37%) réclament son départ immédiat, montre un sondage récent.
Peut-être qu’il n’y a rien de mystérieux là-dedans. Peut-être que Gilles Vaillancourt s’est maintenu à la tête de Laval parce qu’il a fait ce qu’il fallait, développant sa ville sans relâche et s’assurant que les affaires allaient rondement. Bref, une gestion clé en main pour les citoyens qui n’ont pas envie d’être importunés par la chose municipale – ils sont quelques-uns au Québec, et pas qu’à Laval.

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trash
25 octobre 2012
12h41
Vous regardez la carte électoral(élus) de Laval, la grande majorité des comtés est libérale. Alors vous pensez qu’ayant un maire ouvertement libéral, dans des comtés libéraux…
Tous les habitants de Laval savent depuis longtemps comment fonctionne la politique, municipale, provinciale et fédérale… on connait tous la main mise des contracteurs, entrepreneurs… mais il ne faut pas le dire. Ni dans la Presse ou autres journaux, ce serait mal venu. Le découpage ethnique est pratiquement fait au couteau… ceux qui ne le comprennent ne comprendrons jamais. Cessez les grandes analyses, la vérité est toute simple… mais faut pas en parler. Alors on se tait…
louis lafontaine
seulement de souche et coupable de mauvaises pensées…
jonathangregoire
25 octobre 2012
12h49
Hein? Le blogue de l’édito s’est enfin décidé de parler de corruption, collusion touchant des libéraux notoire dont Vaillancourt?! Bon meme si c’est timide c’est déjà ça… il était temps!!
Est ce surprenant que seulement 37% des lavallois souhaite son départ malgrés les perquisitions a répétition (n’oublions pas que ça prend des mandat approuvés par un juge, donc preuve solide). Je dirais pas plus surprenant que La presse qui conseil a leur lecteurs de voter libéral a chaque élections meme la dernière!! C’est drôle la vitesse a laquelle ça avance depuis que les libéraux ne sont plus au pouvoir…
Jonathan Grégoire
radams
25 octobre 2012
13h00
Madame Krol, la situation à Laval aujourd’hui ressemble presque en tous points à celle qui existait à Montréal en 1986 à la fin de l’ère Drapeau. Lui aussi avait trempé dans des scandales et avait agi en despote : rappelez-vous le Vaisseau d’or, Corrid’art, l’élimination des boîtes à journaux des rues de Montréal, dans ces deux derniers cas tout simplement parce que “Son Honneur” trouvait ça laid.
C’est un peu, beaucoup semblable à Laval. Gilles Vaillancourt est maire depuis 1989, et conseiller depuis 1973, soit depuis plus longtemps que la totalité des deux mandats de Jean Drapeau à Montréal. Les rumeurs à son sujet précèdent d’ailleurs son accession à la mairie. On parlait jadis de l’administration Paiement-Vaillancourt.
Tout ça pour dire que le réseau de Gilles Vaillancourt – pas celui de son parti, le SIEN – est tentaculaire. Il a réussi à politiser presque toutes les sphères de l’activité municipale en sa faveur : même les services de gestion des animaux errants sont sous sa férule.
Je vous renvoie au rapport du MAMROT publié en avril dernier à propos du fonds recherche et secrétariat. Vous vous souviendrez qu’AUCUNE des dépenses faites à Laval en lien avec ce fonds n’était justifiée. C’est facile de se monter un trésor de guerre de 1,5 million de dollars quand ce sont les contribuables qui paient. Le Mouvement lavallois, dont je suis candidat, disait alors qu’en 2009 il ne savait pas qu’il dépensait de l’argent à la fois our sa propre campagne, en tant que parti, et pour celle de l’Équipe Vaillancourt par la voie de ses impôts. La magouille à Laval fait en sorte que les partis d’opposition ne pouvaient pas jusqu’à maintenant lutter à armes égales avec un parti dont le coffre-fort est si plein qu’il ne ferme plus, dixit Jacques Duchesneau.
Dans un tel contexte, jumelé à un taux de participation famélique à une élection probablement clé en main pour le parti du maire, faut-il s’étonner qu’il n’y ait pas d’opposition digne de ce nom à Laval. Je puis vous affirmer que ce n’est pas parce qu’elle n’est pas active ou compétente. C’est que le terrain est miné en faveur du parti de Gilles Vaillancourt. Voyons ce que la relève au sein de ce parti pourra faire une fois les accusations tombées.
Raynald Adams, candidat du Mouvement lavallois dans Concorde-Bois-de-Boulogne
gasston
25 octobre 2012
13h10
C’est exactement ça: à Laval, les citoyens ont des taxes en légère baisse et une ville bien gérée. À Montréal, les taxes augmentent de 16% en quatre ans et c’est le bordel. Mais ce sont les maisons du maire de Laval qui sont perquisitionnées, alors que la somptueuse demeure du bon Gérald reste inviolable. Cherchez l’erreur!
G. Lalande
philgra
25 octobre 2012
13h12
Une gestion clé en main? Pas certains que les citoyens en serait si enchanté s’ils savaient qu’en retour le maire reçoit un salaire de plusieurs dizaines de millions de dollars.
Philippe Girard.
simon_c
25 octobre 2012
13h46
@gasston : le gros des hausses de taxes provient de la hausse de la valeur foncière…. mauvais argument, encore.
Simon Chartrand,
Montréal.
ecran
25 octobre 2012
13h56
L’ex maire de Laval avait plus d’un tour dans son sac pour se maintenir au pouvoir. Sur chaque bout de rue à Laval il y a au moins un membre de son parti. À Chaque printemps une virée à la cabane à sucre gratuite pour ses supporteurs, en été un autre party. Il donnait l’impression que seulement lui pouvait occupé le poste de maire. Finalement si il est démontré qu’il s’adonnait au détournement de fonds à son profit, il n’est pas le premier élu municipal de Laval a avoir fait ça. Déjà dans les années 70 certains élus lavallois avaient des trains de vie hors du commun et il n’avait pas des grosses carrières avant d’arriver en politique municipale.
Raymon Lafrance
mrzaza
25 octobre 2012
15h09
L’apathie de l’electeur fait en sorte qu’un Vaillancourt de ce monde dirige une mairie avec impunite pendant des annees. La corruption peut y reigner eternellement, l’electeur ferme les yeux.
Un grand nombre de gens dorment au gaz de schiste , et c’est pour cela que nous avons des politiciens corrompus jusqu’a la moelle . La cupidite ,l’avidite, le FRIC …. c’est la NORME.
Plus qu’ils en ont…plus qu’ils en veulent … une vraie plaie d’Egypte….. voila ou nous en sommes, soyons pas surpris , le payeur de taxe a enrichi, toutes ces crapules……
Pour ma part les deux vieux partis ont ete temoin de cette maguouille pendant des annees, et ils fermaient les yeux……….. il y a-t-il un maire dans cette province qui a les mains propres ????????……c’est malheureux, mais j’en doute
YVES RICHER ( gatineau)
radams
25 octobre 2012
15h11
Chaque année, en octobre, la Ville de Laval envoie aux contribuables âgés une remise sur leur impôt foncier accompagnée d’une belle lettre de Gilles Vaillancourt. Celui-ci pourrait le faire à n’importe quel autre moment de l’année. Il pourrait même réduire le compte d’un montant équivalent. Mais non! Il y a une raison à cette façon de faire. Les années électorales, cette lettre arrive deux semaines à peine avant l’élection. Naturellement, ces électeurs – ceux qui se présentent le plus massivement aux bureaux de scrutin – ont l’impression que Gilles Vaillancourt leur fait un beau cadeau. Devinez alors pour qui ils votent! Ajoutez à ça la cabane à sucre à même les fonds publics, et vous venez de comprendre la recette du succès à la Vaillancourt.
Raynald Adams, candidat du Mouvement lavallois
astyanax
25 octobre 2012
15h17
L’indifférence des Lavallois aux scandales qui secouent leur ville n’a absolument rien d’étonnant: Laval, en effet, est probablement la capitale internationale du confort, de l’indifférence et de l’individualisme banlieusard. «J’ai mon cash, ma cabane, mon char, ma tivi, achalez-moi pas avec le reste»…
Lucien Jutras
gl000001
25 octobre 2012
15h41
@mrzaza
“L’apathie de l’electeur fait en sorte qu’un Vaillancourt de ce monde dirige une mairie avec impunite pendant des annees.”
Pas tout à fait. C’est parce que personne ne se présente contre lui.
Dans mon coin, j’ai voté deux fois en 17 ans (contre lui bien sur). Une fois sur deux il n’y a pas d’adversaires.
Alain Lajoie
teamstef
25 octobre 2012
16h11
Le maire de Laval est corrompu, il fait du favoritisme, il choisi qui peut travailler à Laval et il est très puissant. Il n’est pas le seul maire à fonctionner comme ça mais il est certainement le plus efficace. Par contre, malgré toutes ces odeurs de scandales, il a été un excellent maire pour sa ville. Il connait Laval mieux que quiconque. Il a développé Laval, les services y sont efficaces et les taxes ne bondissent pas. Donc un maire très efficace pour sa ville mais corrompu est difficile à chasser.
Sylvain Rivard
stridulation
25 octobre 2012
16h28
@astyanax
Pour avoir vécu une partie de mon enfance à Laval et à St-Eustache, je crois que ça décrit bien la mentalité des gens de banlieue. Le confort et l’indifférence… Touchez pas à mon compte de taxe et laissez-moi avoir ma piscine hors terre et mon BBQ, et je n’en ai rien à foutre de ce que vous faites.
Les Lavallois se disent sans doute que ce serait pareil avec un autre de toute façon, et que le maire Vaillancourt ne les achalent pas avec de grosses hausses de taxes, donc. Ça ne pense pas plus loin que ça ces gens-là.
Stéphane Thibodeau
gasston
25 octobre 2012
16h30
Il y en a qui s’imaginent que la valeur foncière n’augmente pas à Laval! LOL!
G. Lalande
jolico
25 octobre 2012
17h52
Entéka, quelqu’un qui a besoin de 10 – 12 coffrets de sûreté a de quoi à cacher! Même le plus petit coffret peut contenir beaucoup d’argent comptant si c’est en grosses dénominations. Et des bijoux aussi, ça ne prend pas de place, mais ils n’ont pour valeur que celle du métal au poids.
@radams – J’aimerais connaître au moins UNE raison pour laquelle les gens qui ne sont pas âgés ne vont pas voter. Tout le monde a droit au temps requis pour se présenter à un bureau de vote, soit quatre heures, mais évidemment, il ne s’agit pas de quatre heures comme telles, mais si le bureau de scrutin ferme à 21h, la personne doit avoir de 17h à 21h pour aller voter.
J. Lincourt
respectable
25 octobre 2012
18h21
Augmentez le salaire des maires des grosses villes a 1M par année et vous allez voir arriver une cohorte de gens hypercompétents se battre pour avoir la job. Mais a 150K année environ y’a pas personne qui va gérer vos affaires sans s’en mettre un peu dans les poches. Commencez par payer vos élus comme du monde après vous aurez le droit de chialer. Vaillancourt vous en donne pour son salaire.
Simon picotte
guygadbois
25 octobre 2012
20h58
@gasston
Vous etes passé de 250 000 $ à 450 000 $ d’evaluation, je suis passé de 840 000 $ à 1 580 000 $, LOL right back at you!
La pire décision financière que mes parents ont pris, à vie, est d’acheter à Laval plutot qu’à Nouveau Bordeaux. 40 ans plus tard, il m’en parlent encore….
Go Vaillancourt, Go!
Guy Gadbois
lukos
25 octobre 2012
21h06
“Le mystère de Laval”. Certainement plus troublant et inquiétant que “le mystère de Québec” ou le mythe du Plateau. J.Corbeil
gl000001
25 octobre 2012
21h21
@stridulation
Pourquoi on aurait de grosses hausse de taxes ? Il faut le justifier. Il n’y a rien qui le justifie. Les gens qui achètent des maisons dans des nouveaux quartiers paient les infrastructures sur x années. Ca n’est pas réparti à tout le monde.
Comme Simon_c le dit, la valeur des maisons a beaucoup moins monté qu’à Montréal. Les proprios sont moins gourmands lorsque vient le temps de vendre leurs maisons. Et/ou il y a moins de spéculateurs. Ca va de pair d’habitude.
Pensez un peu plus loin vous aussi. Ca sera moins insultant pour nous. N’est-ce pas ?
Alain Lajoie
superlulu
25 octobre 2012
21h39
J’ai quitté Laval depuis au moins 35 ans.
Mais j’y étais du temps de l’Ile Jésus devenue Laval.
La famille vaillancourt y a régné depuis le maire Lucien Paiement.
Les meubles M.D. Vaillancourt étaient gros comme les meubles usagés chez Elvis, rue Papineau.
Ironique, ce sont les Vaillancourts qui ont avalé les paiements.
L. Trépanier
Montréal
beboy
25 octobre 2012
21h53
Il y a trois facteurs qui expliquent l’apathie et le larvisme intellectuel des Lavallois.
Premièrement, il faut comprendre la raison même qui pousse les gens à s’installer en banlieue: s’isoler. S’isoler de ses voisins, s’isoler de l’activité des grandes villes, s’isoler de l’effervescence, s’isoler intellectuellement. À s’isoler de tout stimulus socio-culturel, on devient des larves. Les larves ne réfléchissent pas, elles se contentent d’agir de la façon que la société l’exige. Point.
Deuxièmement, Laval n’est pas une ville, c’est une association pêle-mêle de quartiers divers et distants développés de façon anarchique, sans plan d’urbanisme réel. Les promotteurs immobiliers sont rois et libre de faire ce qu’ils veulent. Cela inclut la collusion, la corruption et l’achat de terrains pour des sommes dérisoires en échange de pot-de-vins. Diviser pour mieux régner, non seulement ses opposants, mais aussi ses citoyens. C’est ce qui est fait dans cette ville depuis plus de vingt ans.
Le troisième point, et le plus important, les gens ne s’intéressent généralement à la chose politique que lorsque leur portefeuille et leurs libertés individuelles sont en cause. Money talks. Dans tout ce dossier concernant la collusion et la corruption, on parle peu de l’argent que les citoyens gaspillent INDIVIDUELLEMENT dans tout ce système pourri, autant en taxes municipales qu’en impôt. Allez dire aux gens que des centaines de dollars d’impôt et de taxes payées avec de l’argent qu’ils ont gagnés à la sueur de leur front vont directement dans les poches de gens mafieux et corrompus, et qu’on leur demande de payer plus, de payer leur “juste part”, et peut-être qu’ils vont finir par comprendre. J’aimerais que des économistes viennent expliquer aux gens: “Voilà, cette année vous avez gaspillé 750$ en corruption pour la mafia et pour des maires corrompus, à cause de leur imcompétence et de leur inaction conciliante. C’est une semaine de salaire, deux? Too bad!” Peut-être que si les Lavallois prenaient le temps de faire cette réflexion (ce qui est difficile en raison du premier point de mon argumentation), ils seraient plus de 37% à réclamer le départ de leur maire.
Voilà pour l’apathie des gens de Laval et de la population en général.
Benjamin Boyer
Laval
chip
25 octobre 2012
22h26
J’ai eu un jour le douteux privilège d’être présenté au maire Vaillancourt après que le groupe d’investisseurs que je représentais eut annoncé la construction d’une édifice industriel. Il m’avait invité à venir le saluer, ce que j’ai fait. Il a daigné me recevoir sans même se donner la peine de se lever pour m’accueillir, comme un roi depuis son trône. Il m’a tendu une main molle et moite qui m’a laissé une très mauvaise impression et la rencontre s’est limitée à un vague remerciement. J’ai dès lors détesté sans réserve ce personnage, roitelet d’opérette imbu de sa personne et franchement, je ne suis pas triste de ce qu’il lui arrive. Peut-être apprendrons-nous bientôt qu’il a bel et bien trahi la confiance des citoyens qui l’ont élu et réélu, élection après élection? Le cas échéant, je comprendrais la colère des Lavalois.
R. Ducharme
frank_herbert
25 octobre 2012
23h17
Il y moins un mystère de Laval qu’un mystère des médias.
Soudainement, avec la Commission Charbonneau, la population et les médias “découvrent” que le système municipal est gangrené. Et qu’il l’est depuis longtemps. Par conséquent, le monde municipal devient visible et important dans les médias.
Mais avant cette crise… La Presse, journal le plus lu, a un journaliste attitré à la politique montréalaise. Ses articles font rarement plus qu’un entrefilet. Sans compter que c’est un poste vu comme “junior” d’où les journalistes partent dès qu’ils se font remarquer. Aucun journaliste attitré à la politique des villes de banlieues.
À chaque élection, plutôt qu’une revue en profondeur, les médias cherchent un “sauveur” pour Montréal et accordent une place démesurée à des personnes connues, certes, mais même pas toujours intéressées à se présenter. On nous ressort la liste habituelle des Rozon, Coderre, Fortier, etc. plutôt que d’analyser les véritables acteurs en présence, leur programme, leur passé, etc.
Sans compter la page éditoriale. En 2009, la page éditoriale de La Presse suggérait de voter pour Gérald Tremblay. Pourtant, de nombreux scandales étaient DÉJÀ connus, tels : Zampino sur le yacht d’accurso (2009), démission de Stéphane Harbour suite à des fausses facturations(2007), pots de vin à Irvin Grundman (2004), Faubourg Contrecoeur, compteurs d’eau, etc.
Peut-être que si les médias s’intéressaient de manière plus sérieuse au monde municipal, et ne tombaient pas dans la facilité sur les “personnalités” à chaque élection, il y aurait des candidats plus relevés, et surtout moins de laisser aller dans la gestion. C’est sur que les nouvelles “people” à court terme, ça vend.
Mais moins de chroniqueurs mondains et plus de journalistes et chroniqueurs sérieux, c,est ça qui façonne une société.
-François Hébert
petitvampire
26 octobre 2012
06h07
Premièrement la politique municipale n’ est pas très populaire chez l’ ensemble des citoyens de la grande région métropolitaine et parmis les gens qui se dérangent pour allez voter beaucoup sont des partisans des élus en place , corrompus ou pas .
Ensuite , Laval est majoritairement libéral et les gens qui votent pour les libéraux sont pour la plupart des gens qui ressemblent aux libéraux alors ils votent pour leurs semblables . Ils préfèrent la corruption et la mahonnêteté plutôt que de risquer de mettre au pouvoir des ” méchants nationalistes ” qui veulent détruire leur beau pays !
Y’a pas de moral et d’ éthique quand le pays est en jeu n’ est-ce pas ! John Chrétien l’a déjà mentionné d’ ailleurs avant en se poussant avant la tenue de la Commission Gomery !
Libéral un jour libéral toujours !
Réjean Asselin
sceptique
26 octobre 2012
07h23
Pourtant, les Lavallois devraient d’intéresser à la chose. Quelle part de leurs taxes, parmi les plus élevées au Québec, est dans les poches de criminels?
Pour ce qui est du 63% qui ne réclament pas son départ, il faut se rappeler que Charest réussit malgré n’importe quoi à aller chercher 30%. En regardant sa base électorale, sans tomber dans le racisme, n’en demeure que certaines nationalités s’en font moins avec la corruption.
M. Duquette
gl000001
26 octobre 2012
08h00
@frank_herbert (joli nom)
La Presse a fait grand étalage de l’affaire Ménard et de quelques autres députés, approchés avec enveloppe brune par le Maire. Elle a souvent parlé de compagnies lavalloises qui avaient des contrats sans appel d’offres. D’entrepreneurs qui batissaient avant même d’avoir les permis. Par exemple, l’affreuse tour des Résidences Soleil a été débuté avant d’avoir eu l’approbation pour construire aussi haut. Ils savaient bien qu’ils ne pourraient pas c’est bien plus haut que ce que le règlement d’urbanisme de Laval permet (Oui Beboy, on a un plan d’urbanisme à Laval).
La Presse en a parlé en première page ou pas loin.
@beboy
Que d’insultes gratuites. Et votre maire Tremblay ? Il est encore là.
Faites un sondage dans les quartiers très PLQ et Tremblay aura probablement une bonne cote.
Alain Lajoie (qui votait contre Vaillancourt quand il le pouvait)
nininou
26 octobre 2012
09h02
@Gassston.
“…la somptueuse demeure du bon Gérald reste inviolable.” ???
On a pas la même définition du mot somptueux… Ma maison vaut pas mal plus cher que la sienne. Le condo de Vaillancourt (fourni par un entrepreneur véreux) l’est!
Mais je vous le donne en mille, allez fouiller sa maison, ses comptes bancaires et je suis pas mal certain qu’on n’y trouvera rien, contrairement à Vaillancourt! Je ne crois pas que Tremblay soit un homme malhonnête, mais il aurait dû savoir… Maintenant, si son organisation s’est arrangé pour lui cacher, c’est une autre histoire. Avec la Commission, il reconnaît qu’il y a de la corruption et de la collusion à Mtl. C’est déjà ça. Je suis certain qu’il est sous le choc des révélations de Zambito et de TPS. Et qu’il attend impatiemment la nouvelle loi de Maltais.
Vaillancourt, malgré des allégations sérieuses, a toujours nié!
Nicholas Ninousky
teamstef
26 octobre 2012
09h05
@beboy, stridulation et astyanax
Vos généralisation et votre mépris envers la moitié (j’arrondis) de la population de la région de Montréal, qui vit en banlieue, fait en sorte d’enlever toute crédibilité à l’ensemble de vos propos. C’est un peu comme si je disais que les Montréal étaient toute une bande de pauvres sur l’assistance sociale qui n’ont aucune compréhension de la valeur du travail mais qui ont beaucoup de temps pour chiâler et revendiquer puisqu’ils ne travaillent pas. Ceci représente une partie de la population de Montréal mais je ne ferais pas cette généralisation stupide. Ce petit discours anti-banlieusards démontre soit un niveau de réflexion très limité ou bien le souhait de créer une polémique. J’espère que c’est la seconde option qui s’applique à vous mais j’ai certains doutes. La population de Laval n’est pas homogène, tout comme celle de Montréal. Si vous suiviez un peu les mouvements démographiques de la région de Montréal, vous sauriez que le mouvement vers la banlieue est principalement un mouvement des familles à l’extérieur de la métropole et toutes ces familles ne le font pas par individualisme, par manque de culture ou par souhait d’isolement. Je connais autant de larves (pour reprendre un terme de beboy) à Montréal qu’à Laval.
Bien sûr, puisqu’il y a moins de chômage chez les résidents de la banlieue qu’à Montréal et que, lorsqu’on travaille, on se soucie de nos dépenses, les banlieusards vont accorder une importance au compte de taxes et aux services obtenus en retour. Est-ce qu’on peut blâmer les travailleurs de se soucier de leurs comptes de taxes?
En passant, je n’ai jamais habité Laval et je trouve cette ville assez môche mais je devais répondre à vos généralisations insignifiantes.
Sylvain Rivard
radams
26 octobre 2012
09h12
En réponse à Jolico :
Partout au Québec, les élections municipales ont lieu le dimanche. Ça ne libère pas d’heures de travail pour aller voter.
En règle générale, les gens sont satisfaits de leur administration municipale si : 1) les déchets sont ramassés; 2) les rues sont déneigées, et 3) ils ont de l’eau courante. Il y a rarement de grands enjeux mobilisateurs qui vont attirer les gens vers les bureaux de vote. Par conséquent, le taux de participation aux élections municipales est habituellement très bas, et seules les élections scolaires et aux conseils des agences de santé attirent moins de voteurs.
À titre indicatif, le taux de participation aux élections muncipales de 2009 à Laval était d’à peu près 35 %. Le parti de Gilles Vaillancourt a obtenu 61% des votes de ces 35% d’électeurs. Il est facile de croire que les gens votent avec leurs pieds, en ne se donnant même pas la peine de se rendre aux bureaux de vote. Il devient facile d’organiser une élection clés en mains si tout ce qu’il faut faire est de sortir 2 000 électeurs par district. On envoie une quarantaine d’autobus vers les résidences pour personnes âgées, et le tour est joué. Il y en a même une qui appartient à Gilles Vaillancourt!
Raynald Adams
Ju_Du
26 octobre 2012
10h01
Absolument d’accord avec monsieur Picotte. Le jour où, à compétences égales, les salaires au public seront équivalents à ceux du privé, nous pourrons attirer des gens de qualité aux postes de hauts fonctionnaires et d’élus.
Quand un ingénieur peut gagner $200k au privé et $80k à la ville, le choix pour les personnes compétentes est facile, non?
De la même manière, si j’avais le choix entre le poste de PDG de la Banque de Montréal à $7 millions par an ou ministre des finances à quelques centaines de milliers de dollars, je n’ai pas besoin d’y réfléchir trop longtemps. Et ce, sans compter qu’en tant que ministre, je vais avoir les médias sur le dos en permanence! Et ciao bye ma vie privée!
Je ne prétend pas que c’est parce qu’ils sont sous-payés que ces gens deviennent corrompus, mais bien qu’avec de meilleurs salaires, nous allons attirer les meilleurs éléments et ce, pour les bonnes raisons. Et c’est meilleurs éléments ne s’en laisseront pas imposés par leurs pairs du privé.
Pensez-y bien! Un jeune ingénieur de 25 ans, peu expérimenté, arrive à Transport Québec et doit collaborer avec un senior de 50 ans provenant d’une firme privée mandatée par le ministère. Comment voulez-vous que ce jeune impose ses règles? Difficile… Et si jamais notre bleu se révèle avoir le talent et le caractère nécessaire pour faire face, il sera rapidement recruté par le privé et alléché par les possibilités d’avancement offertes par la firme privée. Si on inverse la dynamique et que la carrière au sein du gouvernement devenait la plus intéressante, il y a des chances d’améliorer les choses.
Ma réflexion se transpose de la même manière aux élus.
Tout ça dit sans oublier que partout où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie (François Rabelais)
Julie Duchesne
gasston
26 octobre 2012
10h03
Ce qu’il faut comprendre, c’est que la corruption en politique existera toujours. Et que plus il y a d’argent en jeu, plus c’est corrompu (il y a des exceptions évidemment).
Je ne dis pas ça pour excuser la corruption, mais pour expliquer la réalité.
Évidemment, le Québec a atteint des niveaux de corruption ridicules ces dernières années, et il faut baisser ça. Mais dites-vous bien qu’on ne mettra jamais ça à zéro.
Alors, mettons que le niveau de corruption redevient « raisonnable »… qui voulez-vous comme maire? Un maire compétent qui donne des bons services à ses citoyens, ou un niais aveugle et incompétent qui fout le bordel?
Vous voyez que les électeurs de Laval sont bien plus intelligents que ceux de Montréal, qui ont réélu le bon Gérald en toute connaissance de cause!
PS Je n’habite pas Laval, mais j’aimerais ça.
G. Lalande
gasston
26 octobre 2012
10h10
À la défense des électeurs montréalais, quelles étaient leurs options à la dernière élection? Harel (la bureaucratie syndicalo-péquiste), ou Bergeron (bombe à retardement). Ça prend une option à Montréal!
Ça pourrait être encore pire à Laval, car comme plusieurs l’ont dit, il n’y avait pas d’option dans cette ville, et il n’y en a toujours pas. J’ai hâte de voir ce qui va leur arriver…
G. Lalande
gren
26 octobre 2012
12h40
Quand je lis des gens faire de l’association entre le parti libéral et la corruption. Soyez juste heureux et chanceux que le parti Québécois et le parti solidaire n’ait pas été au pouvoir assez longtemps. Tout est question de pouvoir. Les croches n’ont pas de préférences, en ce qui regarde les partis. Quand vous etes en position de pouvoir on tentera de trouver dans les gens en position de pouvoir qui ont des faiblesses soit de drogue,jeu,d’argent,pour les corrompre. Tout est une question d’intégrité des individus. Et croyez moi ces gens en quête de corruption sont très brillant et les personnes en pouvoir doivent etre surveillés en tout temps.
n.y.grenier
beboy
26 octobre 2012
14h18
@teamstaf
Vous avez raison. Mon premier point est purement un jugements de valeurs et la frustration de voir seulement un faible 37% de mes concitoyens réclamer la démission d’un maire clairement corrompu est la seule justification à ce point. Dommage, parce que, comme vous dites, cela enlève touve la valeur à la suite de mon argumentation.
Dommage aussi, parce que je considère mon deuxième et troisième point tout à fait justifié pour expliquer pourquoi les gens sont apathiques face à toutes les allégations de corruption et collusion qui s’étalent dans les médias. le deuxième point est particulièrement valable pour expliquer le cas Laval versus une ville comme Mascouche ou Montréal.
Benjamin Boyer
Laval