Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 12h44 | Commenter Commentaires (22)

    Minute ma poule…

    Poule_mPhoto David Boily, La Presse

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Davantage d’arbres fruitiers. Des ruches ? Peut-être. Des poules? Il faut voir. Fiou! Suis-je la seule à avoir poussé un soupir de soulagement en voyant les recommandation de de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur l’agriculture urbaine ?

    Le rapport, fondé sur une centaine de mémoires et quatre jours d’audiences, est très instructif.

    Malgré l’interdit en vigueur depuis 1966, plusieurs citoyens sont venus dire qu’ils possédent un poulailler. J’imagine que leurs voisins n’ont pas en s’en plaindre. Mais je doute qu’il en serait de même si on permettait à tout un chacun de faire de même demain matin. Pas à cause de craintes particulières, comme le bruit ou l’odeur, dont les pro-poules nous jurent qu’elles ne sont pas fondées. Bien davantage que les poules, c’est la nature humaine que je redoute.

    S’il y a autant de gens qui ne sont pas fichus d’empêcher leurs chiens de japper toute la nuit, au mépris des voisins qui n’ont pas le choix de dormir les fenêtres ouvertes, je ne vois pas qu’on puisse permettre à n’importe qui d’installer des pondeuses dans des quartiers densément peuplés sans quelques effets indésirables. Lesquels? Je n’en ai aucune idée. Mais je m’en passe très bien, merci.

    L’OPCM demande à la Ville de se prononcer sur l’élevage de petits animaux – deux participants aux audiences ont aussi dit vouloir s’installer des clapiers.

    Si Montréal souhaite aller dans cette direction, qu’elle le fasse dans un cadre précis, comme le poulailler éducatif de Rosemont-La Petite-Patrie. Ou, à la limite, dans des jardins communautaires, comme l’ont recommandé certains intervenants. Bref, de façon bien définie.

    C’est d’ailleurs ce que l’Office recommande de faire pour les abeilles, qui ne sont pas couvertes par la réglementation municipale. C’est le ministère de l’Agriculture qui dicte les distances entre les ruches, les résidences et la voie publique, ainsi que les obligations des apiculteurs. «La commission appuie le développement progressif de l’apiculture à Montréal, de manière encadrée», note le rapport, rappelant que des gens sont allergiques aux piqûres d’abeille.

    On recommande aussi à la Ville augmenter «le nombre et la variété d’arbres fruitiers plantés sur le domaine public». Voilà une belle idée, qui devrait être mise en oeuvre sans attendre. À condition de s’occuper de ces arbres ensuite, évidemment.


    • Pourquoi ne pas permettre l’élevage de poules en milieu urbain à condition d’avoir un permis obtenu en prouvant que nous avons les capacités et les installations nécessaires à cela? Cela permettrait de contrôler les abus.

      Bart NB

    • Si mon voisin installe une ruche sur son balcon et que je me fais envahir par ces insectes piqueurs, je vais trouver soudainement une utilité à cette bombe d’insecticide, il se réveillera le lendemain avec des abeilles mortes.

      B Plante

    • Ben oui, belle idée, un permis pour l’élevage des poules à un coût qui annulera l’économie d’avoir des poules et même plus, si j’en juge par la gourmandise galopante de l’appareil municipal. Ensuite, les inspections annuelles, la SPCA pour s’assurer que les poules sont bien traitées, etc.

      Un autre monstre bureaucratique en devenir.

      D. Savard

    • Lorsque des agences publiques commencent à avoir pareilles idées c’est parce que la faillite est proche. Les ressources sont rares. On devrait interdire aux fonctionnaires et aux élus d’avoir des idées sous peine d’amendes.
      Simon picotte

    • Madame Krol,

      Vous avez écrit: “dans des quartiers densément peuplés sans quelques effets indésirables. Lesquels? Je n’en ai aucune idée. Mais je m’en passe très bien, merci”.

      Vous avez une opinion sur quelque chose dont vous n’avez “aucune idée” ?!? Et vous publiez dans le “Blogue de l’édito” ?!?.

      Avez-vous au moins déjà vu une poule pondeuse de près ?

      Je dois supporter les tondeuses, les scies, et autres bébelles à moteur 2 temps de mes voisins… Ça pue le gaz ma brûlé et ça fait un bruit d’enfer (surtout à l’heure du souper)… et ça c’est acceptable ?

      Je dois accepter les chiens qui aboient et les chats qui se servent de mon potager comme litière… et je dois prendre pour acquis que c’est convenable ?

      Je dois accepter la dictature du gazon parfait (désert biologique) et de la haie coupée au micromètre près ?!?

      … Et je dois accepter l’avis de quelqu’un (le vôtre) qui ne connais pas son sujet ?!?

      Pour votre information, une poule, ça ne fait pas de bruit, et ça doit être entretenu… comme un chat ou un chien. La seule différence est que ça engraisse mon jardin et que ça me donne un oeuf délicieux par jour… mais ça vous ne comprendrez pas car vous n’avez probablement aucune idée du goût d’un oeuf encore chaud pondu le matin même… Surtout, ne prenez pas de chance, vous pourriez attraper la grippe aviaire… MDR !!!

      Et pour votre information, ce sont les coqs qui chantent à 5 AM. Et les coqs, ce sont les mâles… et un mâle ne pond pas d’oeuf !!! et les poules n’ont pas besoins de mâles pour pondre…

      Les gens ont tellement peur de la nature… faut de l’asphalte, des chars, du gazon (pas trop), des fleurs (en pots) et des bâtisses… Un enfer de chaleur et d’artificiel…

      La nature, faut prendre son char et aller en campagne pour la voir… le reste du temps, elle est cachée pendant qu’on fait des choses sérieuses”…

      Misère…

      cmoibenlepro,

      Les abeilles sont des insectes piqueurs ?!? Ne vous en faites pas, on est en train de les achever… les abeilles, ça ne sert à rien !

      Pour votre info, j’ai un gros potager avec pleins de fleurs, et je n’ai vu qu’une seule abeille dans tout mon été… une seule… quand j’étais petit, il y en avait partout !!! Bahhh pas grâve… ils piquent !!!

      Tout d’un coup que les poules se metteraient à piquer !?!

      Re-misère…

      Richard Dufour

    • C’est à croire que le Québécois a vraiment perdu la raison.

      Une sauce B-B-Q, avec ça ?

      Gordon Sawyer
      Montréal

    • On devrait aussi interdire les nids-de-poule tant qu’à faire. Y. ROY, Mtl

    • Qu’est-ce qu’elle a, ma poule ?

      J’aime bien les lapins. Même s’ils ne pondent qu’à Pâques.
      Les cochons d’Inde, les Péruviens en disent grand bien. Surtout braisés.
      Des Belges se délectent de pigeons.
      Les Français, de grenouilles et d’escargots.
      La viande de rat est hors de prix en Thaïlande.
      En Chine, on raffole des chats et des chiens.
      À Moscou, du caviar de la Caspienne.

      Mais ça ne vaut pas du bon bœuf de l’Alberta.
      Ni un bon lait de soya Monsanto.

      Jacques Lambert

    • @cqfd – D’accord avec vous à bien des points de vue, surtout le bruit urbain. Ce magnifique jeudi après-midi, probablement le dernier autour de 20C avec plein de soleil, j’étais dans mon paradis préféré, l’Île-de-la-Visitation. Avec mon appareil photo, je peux faire des vidéos et les sujets ne manquaient pas: plein d’oies et de canards, juste les feuilles colorées qui bruissent dans le vent. IMPOSSIBLE d’avoir des moments sans le bruit de grosse machinerie dans le coin, d’un genre de tondeuse, d’avions, etc. etc. etc.
      Je préférerais entendre quelques poules caqueter près de chez moi que mes deux voisines un peu fêlées qui s’engueulent constamment. Même l’odeur serait préférable à celle du fuel brûlé par les avions qui passent sur nos têtes dans mon arrondissement, ou à l’odeur des foyers au bois trop souvent “vert” qui empestent dès les premiers jours d’un peu de froid et d’humidité jusqu’au printemps, tellement que, parfois, je sors pour voir s’il n’y a pas le feu quelque part (avec deux entrées d’air dans l’appart, on sent tout!).

      Les villes et le soin des arbres… Je comprends bien qu’il n’est plus nécessaire de goudronner le “trognon” d’une branche qui a été émondée, mais par contre il me semble avoir lu ou vu quelque part qu’il faut par contre que l’émondeur s’assure que l’angle de coupure soit tel que les intempéries n’endommagent pas l’arbre. On semble complètement se foutre de ça.

      Dans un documentaire vu il y a quelques mois, il est clair que quand le centre de départ, l’embranchement (il y a sûrement un nom pour ça mais je l’ignore) de plusieurs branches d’un arbre est endommagé (une branche est tombée à cause d’une tempête, un début de pourriture, etc.), il faudrait faire quelque chose qui ressemble à un plombage pour les humains, boucher le trou. Pourtant, il est clair que ça ne se fait pas. On préfère laisser les arbres bien matures être endommagés et même perdre des branches en tempête sur des maisons avoisinantes, planter des petits fouets tout malingres sur les rebords de trottoirs passants où les gens jettent des ordures qui étouffent ces pauvres petits arbres et les tuent.

      Quand nous risquons de perdre 5 000 arbres (les frêness, grâce à une saudite bibitte asiatique, l’agrile du frêne) à Montréal en-dedans de quelques années, ne serait-il pas temps de donner des soins aux arbres? Ce sont les “poumons” de notre ville sale, polluée, aux îlots de chaleur presque trop nombreux pour être comptés. Apparemment, les frênes composent 20% de nos arbres à Montréal!

      Josette Lincourt

    • @cqfd,

      les maux que vous soulignez sont ceux de la banlieue, pas ceux des quartiers peuplés de Montréal. Les pelouses sont petites et les haies presqu’inexistantes. Une paire de ciseaux et un coup ongles font l’affaire pour l’entretien paysager. Bon nombre de mes voisins utilisent une tondeuse mécanique et les autres font entretenir leur terrain par des paysagers, ce qui a l’avantage de se faire en semaine à l’heure ou presque tout le monde est au boulot.

      Et effectivement, dans ces quartiers, les problèmes peuvent rapidement devenir très dérangeants pour de nombreuses personnes à la fois.

      D. Savard

    • @cqfd … Bonjour cher ami. J’ai dégusté votre exposé de 17h38 comme du petit lait. Renversant de constater à quel point les gens sont devenus ignorants et bornés face à tout ce qui semble se rapprocher un tant soit peu à l’auto-suffisance alimentaire ou tout simplement vis à vis des faits et gestes qui il y a 40 ans à peine étaient déjà compris et assimilés par des enfants de 4 ans.

      Les poules un danger sanitaire??? La boucane qui sort des véhicules, pas un danger sanitaire ça? Les poisons chimiques qui se retrouvent dans nos assiettes c’est autrement plus dommageable pour notre santé Madame Krol que des poules en ville.

      Renversant lire ceux qui sont à fabriquer l’opinion des autres. Chanceux que mes parents m’aient enseigner à apprendre à penser par moi-même sinon je serais de cette espèce en voie de prolifération; les ignorants à diplôme.

      Salutations cqfd , ça fait un bail que je ne vous avais pas croisé.

      Pierre Gravel

    • Les villes densément peuplée ne devraient tout simplement pas accueillir de poulaillers !

      Tout le monde sait que les poules font du bruit, et qu’elles attirent les charognards.

      Vous vous voyez, appeler la police, à 4 heures du matin, pour faire taire les poules du voisin ???

      Nous ne sommes plus au Moyen-âge.

      Michel Notredame

    • cqfd

      18 octobre 2012
      17h38

      Entièrement d’accord avec vous sur le fond. Vous énoncez plusieurs des raisons pour lesquelles j’ai choisi de vivre à la campagne (profonde) à l’heure de ma retraite. Adieu béton et pollution.

      Madame Kroll parle ici de l’irresponsabilité de certains et sur ce point elle n’a pas tort. Des imbéciles on en trouve également dans nos campagnes.

      La disparition des abeilles est catastrophique. J’ai une voisine qui a des ruches et je ne me suis jamais fait piqué. Même de près.

      Robert Duquette
      Saint-Luc-de-Bellechasse

    • racer69,

      Je suis heureux de vous relire à nouveau… ça fait une mèche, depuis le temps du blogue de mon homonyme ;-) On ne change pas… :-)

      jolico et michelnotredame

      Si on était en l’an 1500 et qu’on nous proposait le Montréal d’aujourd’hui, avec sa boucanne, ses chars, ses moteurs, son asphalte, ses trottoirs, etc… je pense qu’on partirait à rire (ou à pleurer) !!! Nos ormes sont morts, nos frênes sont condamnés… bah… ça laisse tomber ses feuilles ces temps-ci et ça fait des saletés partout !!! Pis j’ai pas parlé des abeilles qui piquent !!!

      À tous ceux qui ont peur des poules: En avez-vous au moins déjà vu une de près ?

      Madame Marie-Claude Lortie, Journaliste à La Presse, a fouillé son dossier, elle eu la rigueur de se procurer une poule, et ENSUITE, elle a écrit sur le sujet.
      http://blogues.lapresse.ca/lortie/2012/10/17/oui-aux-poules-non/

      De plus, j’ai eu deux poules (il y a 2 ans) durant un été. Au moins, je parle en connaîssance de cause…

      Les urbains ont tellement peur de ce qu’ils ne connaîssent pas… et ils ne connaîssent que le béton, la boucanne, les moteurs, l’asphalte, etc… Ça doit être bon puisqu’ils connaissent ça et qu’ils font des choses sérieuses… ?!?

      Misère…

      Richard Dufour

      PS: gordonsawyer… vous avez raison, les poules, ça vient des St-Hubert, et avec des frites et de la sauce… re-misère…

    • @respectable
      15h43
      Vous dites:
      “On devrait interdire aux fonctionnaires et aux élus d’avoir des idées…”

      Quelle belle société que vous nous proposez. Ce qu’on devrais justement souhaiter de nos élus c’est qu’ils en aient des idées. Des gens qui, par conviction, s’impliquent dans le processus démocratique pour faire de notre société un lieu de vie humain. C’est vrai que, pour les tenants de la droite, un monde régie par la loi et l’ordre, brun et drâbe, veston cravate ou on peut conserver le nettoyage à sec sur le fini cirée de sa bagnoles est synonyme du paradis de l’arriviste retraité.
      Hors de Pleasentville point de salut.
      F. Coupal

    • @cqfd

      De la connerie !

      En l’an 1500, Montréal n’existait pas. C’était une île totalement boisée, occupé par quelques amérindiens.

      Votre propos est totalement à côté de la plaque.

      Si vous souhaitez élever des poules, des oies, des veaux, des cochons…allez à la campagne !

      Michel Notredame

    • Pourquoi pas une basse-cour d’élevage visant à nourrir la famille, à remplir les édredons, fournir de l’engrais… Les animaux seraient nourris en partie à partir des déchets de la maison et participent ainsi à l’entretien de la cour, et du potager. Les animaux non volants (« désailage ») y sont en liberté ou semi-liberté le jour dans des cages extérieures et sont enfermés la nuit à l’abri des vols.
      Chaque logement de Montréal pourrait y gagner en sécurité alimentaire.

      HÉ HÉ HÉ …

      M. Couillon

    • Des poules en ville? Non. Pas plus que des canards, des vaches ou des moutons. Il y a bien assez des chevaux du Vieux qui subissent de mauvais traitements sans y ajouter des animaux dont la place est sur une ferme. Alors, pour leur protection, qu’ils y restent!
      R. Ducharme

    • @cqfd – Il faut vraiment s’étonner du genre de personne qui détruit un parterre quel qu’il soit pour mettre des belles briques. C’est drôle que bien des gens veulent une pelouse qui a l’air d’un tapis quand ils s’empressent d’enlever les tapis dans les maisons. Le trèfle fait un tellement joli remplacement à l’herbe, herbe qui a tant d’attrait pour les vers blancs! Et il y a d’autres sortes de verdures bien plus intéressantes que l’herbe.

      Pour revenir aux poules – et autres animaux – il n’y a qu’à voir le projet de Montréal pour un centre animalier de 23 millions $ pour 2014. Encore à chercher un site adéquat, payer des ingénieurs et des contracteurs au lieu de mettre l’argent au bon endroit, soit à la SPCA et autres, en ayant des programmes de stérilisation des animaux qui vagabondent, etc. Mais ici, on aime donner des contrats pour des édifices. Pourquoi Montréal et ses environs ne font-ils pas plutôt pression sur les gouvernements pour des lois qui entraveraient les usines à chiots et autres bêtes?
      J. Lincourt

    • Lorsque j’étais petite, dans les années 1940, l’un de nos voisins avait 11 enfants et un poulailler. On comprend que cet élevage l’aidait à nourrir sa trâlée. Sauf que les rats aiment beaucoup les œufs et qu’ils venaient gentiment nous visiter. Que pensez-vous d’une morsure de rat sur le bras potelé de votre merveilleux poupon? La Ville de Montréal demanda au voisin de se débarrasser de ses pondeuses pour des raisons de salubrité.

      L’humoriste Alphonse Allais a écrit qu’on devrait déménager les villes à la campagne, et les campagnes à la ville. N’est-ce pas ça qui nous arrive? On sacrifie de bonnes terres agricoles en Montérégie par exemple au développement de quartiers urbains. C’est le monde à l’envers. Je ne suis pas contre la culture urbaine, car j’ai déjà entretenu des jardins; mais pour ce qui est de l’élevage des animaux, des poules peut-être en particulier, j’ai des réserves.

      Revenons à nos sympathiques pondeuses. Leurs amis exigent qu’elles soient laissées en liberté dans le champ plutôt que parquées dans un poulailler. Voyez-vous d’ici de joyeuses Plymouth Rocks lâchées lousses dans nos cours, traversant la rue Sainte-Catherine à l’heure de pointe? Mein Gott!

      M. Barrière

    • Pourquoi ne pas interdire complètement les animaux en ville? Ça ferait moins de m….

      Astide Jyeinçal

    • Astide Jyeinçal

      Vous avez au moins le mérite d’être drôle. Vous m’avez fait bien rire ce matin.

      Robert Duquette

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