NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Soupir de soulagement chez tous ceux qui ne souhaitent pas que soit rouvert le débat sur l’avortement : la motion Woodworth, du nom du député conservateur ontarien (photo) qui l’a soumise à la Chambre des communes, a été battue par une marge considérable, 203 contre 91 voix.
Cela répond à la sagesse d’une vieille maxime qu’ont les anglophones pour ce genre de situation (notre traduction) : « Si ce n’est pas brisé, ne le réparez pas… » Or, le Canada a appris à vivre avec la situation actuelle, où l’accessibilité à l’interruption de grossesse est passée dans les mœurs. Qu’il faille encore promouvoir la contraception afin de réduire le nombre de grossesses non voulues, et donc d’avortements, est un fait, mais cela relève d’un autre débat.
On sait que la motion ne portait pas directement sur l’avortement. Mais bien sur l’opportunité de revoir le Code criminel en ce qui concerne la définition qu’il donne du début de la vie humaine, c’est-à-dire à la naissance. Ce qui est évidemment cousu de fil blanc!
On note qu’aucun député québécois n’a voté en faveur de la motion –pas même chez les cinq conservateurs. Mais on note aussi que la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, l’a appuyée –ce qui est pour le moins étonnant.
Cela dit, on ne lui reconnaîtra pas ce mérite (parce qu’il est un méchant officiel sans possibilité de réhabilitation…), mais Stephen Harper a su tenir le couvercle sur la marmite en gardant en laisse ses radicaux! Au Canada anglais, on commence à dire qu’un jour, ça va lui coûter cher…
En attendant, nous venons de nous épargner un débat long et pénible. Ce qui ne veut pas dire qu’un jour, il ne faudra pas s’y livrer. Le flou juridique actuel ne pourra probablement pas durer indéfiniment, parce qu’il y a des zones vraiment… très floues -la limite de temps de grossesse jusqu’à laquelle on peut pratiquer un avortement, par exemple.
Et, alors, ce sera long et pénible, en effet.
Il me semble.

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guiguibob
27 septembre 2012
15h16
Je ne comprend pas en quoi il existe un flou juridique. Chaque citoyen canadien est libre de décider de son corps. Le gouvernement ne peut légiferer pour forcer un citoyen a faire un pret ou un don de l’entiereté ou d’une portion de son corps même si ce geste peut sauver un autre citoyen. Aucune loi ne peut forcer a donner du sang ou donner un rein ou le don d’organe.
Si la mère fait le choix de ne pas risquer une grossesse et choisi l’avortement, en quoi le gouvernement peut il décider de révoquer un principe qui s’applique a tout citoyen dans toute autre situation. Que la question soit grise ca reste la décision de la mère car c’est elle qui vivra avec les conséquences de la grossesse. Pour moi le moment ou un avortement n’est plus acceptable c’est le moment ou le fetus est capable de vivre sans la recours au corps de sa mère et peut être mis en adoption. Selon les lois canadienne telle que je les connais c’est ce qui devrait être le cas.
Le fin fond de cette histoire c’est la droite religieuse qui essaie de profiter d’un gouvernement de droite pour faire légiferer leur croyances religieuses. Si ils veulent s’interdire le recour a l’avortement entre eux grand bien leur fasse mais autant je ne veux pas que le gouvernement se mèle de religion, autant je ne veux pas que la religion se mèle de politique.
Guillaume Bérubé
gl000001
27 septembre 2012
15h26
Le “flou juridique actuel” sera remplacé par un autre flou juridique si jamais le débat est réouvert. La complexité juridique augmente/empire de plus en plus. Et la science médicale évolue. Parfois, on a de nouvelles définitions qui confirment ou infirment des connaissances établies.
Et la madame Ambrose aurait du s’abstenir de voter franchement. Elle représente toutes les femmes après tout même si leur chef leur avait laissé le choix de voter librement.
Alain Lajoie
albertk
27 septembre 2012
16h25
Ils espéraient arriver à quoi, franchement ? À définir VRAIMENT le moment où la vie humaine peut être considérée comme telle ?
Avec quelles connaissances, quels outils ?
Ils comptaient arriver à quoi ? Un truc du genre 47 jours, trois heures, 29 minutes ? Vraiment ? Pour tous les foetus, de toutes les ethnies, des deux sexes, chez toutes les mères, dans toutes les conditions ? Pour les quadruplés aussi ?
Voyons les conséquences d’une telle définition , maintenant :
Quid des foetus gravement handicapés ? Seraient-ils d’office protégés, au même titre que les enfants NÉS ? Pareil pour le résultat d’un viol ? D’une femme dont la vie est mise en danger par sa grossesse ?
On en viendrait à qualifier la valeur de la vie des “gens” : la “vie humaine” d’une femme adulte vaut-elle plus ou moins qu’une “vie humaine” intra-utérine ?
Albert Kahn
gillesmenard
27 septembre 2012
18h09
Ils nient les connaissances scientifique en ce qui à trait au changements climatiques,à l,évolution selon le Darwinisme ou la pollution produite par les sables bitumineux et là wops!ils veulent s’en remettre à la science pour démontrer ce qui est viable pour leurs foutues idéologie de trop à droite religieusement.
Gilles Ménard
gren
27 septembre 2012
18h18
Quand on réalise ce qui motive cette motion c’est encore le cancer de la religion.Quand vont-ils se faire leur règlement et obliger leur fidèles de ne pas e faire avorter,sans obliger toute la population a suivre leur dictat. CANCER DU PEUPLE.
n.y.grenier
chip
27 septembre 2012
18h31
“Si ce n’est pas brisé…” Ouf! Je pensais que vous alliez parler du lien de confiance entre Ma’me Marois et les électeurs. Bien content de m’être trompé quoi que… Bon, maintenant, en ce qui concerne le débat “avorté” (wow, l’allusion! Dur de rester modeste…) sur le statut du foetus. Personnellement, je pense qu’il faudra tôt ou tard relancer ce débat car il y a beaucoup de citoyens qui s’opposent à l’avortement. Alors, ne serait-ce que par souci de démocratie et d’équité, je pense que la question devrait être vidée une fois pour toutes.
chip
27 septembre 2012
18h45
Woupelaï… Chip = R. Ducharme.
gordonsawyer
27 septembre 2012
19h30
Oui, bon. Mais ça demeure un infanticide légitimé, peu importe les points et virgules utilisés pour tenter de le rendre collectivement acceptable (ce que l’Occident a, somme toute, réussi).
Rien d’étonnant là-d’dans, alors que pour le grand anthropologue Claude Levi-Strauss ( de son vivant), l’avortement demeurait un ”infanticide légitimé par le dogme”. Au même titre que d’autres civilisations qui optent pour le meurtre de l’enfant après sa naissance, et ce, selon le dogme qui leur est propre. Tout est par conséquent affaire d’idéologie et ainsi, d’environnement social.
On ne s’étonnera par conséquent nullement qu’il (l’avortement) ait décuplé, au cours des 50 dernières années, à l’intérieur de la société ultra-individualiste occidentale.
Idéologie oblige.
Gordon Sawyer
Montréal
lmisslucie
27 septembre 2012
19h42
Comme vous dites: “If its aint broken, don’t fix it”, alors il n’y a pas lieu d’ouvrir le débat, pas même besoin d’établir de limite de temps où pratiquer un avortement est “légal”. C’est une question de santé et donc de professionnels de la santé et des patientes concernées.
J’ai une amie qui s’est fait avorter tardivement. Elle ne mangeait pas depuis des mois, elle se vomissait les entrailles, elle ne pouvait rien avaler, juste de l’eau. D’après son médecin les pronostics étaient au mieux, la mère et l’enfant s’en tiraient avec de graves séquelles ou au pire les deux mourraient à plus ou moins brève échéance. Toutes les options entre les deux étaient envisageables. Dans ces conditions, est-ce qu’on doit criminaliser l’avortement ou obliger les femmes à des recours longs et fastidieux au risque de retarder une intervention. Il n’y a pas que je sache d’épidémie d’avortements tardifs. “If its aint…
L. Paquette
pager
27 septembre 2012
19h43
Les avortements:
Au nom du sacro-saint droit de la femme à disposer de son corps nous passons sous silence une foule de problèmes reliés à l’avortement. Nous pourrions citer:
1) Que faire avec les femmes qui utilisent l’avortement comme méthode contraceptive et qui en sont à 8 ou 10 avortements? Ne devrait-on pas mettre des limites?
2) Et les coûts reliés à tous ces avortements…Pourquoi ne pas mettre des balises?
3) À partir de quel moment de la grossesse peut on décider de tuer un fœtus? Seras-t-il permis de liquider un bébé qui en est à 5 jours de sa naissance? Je sais que le corps médical a mis des balises mais ….??
Et là, je ne parles pas des croyants pour qui la vie commence dès que le spermatozoïde entre dans l’ovule et qui ont parfaitement le droit de penser de cette manière!
Imaginez on lance des roches à Rona Ambrose juste parce qu’elle désire un débat sur le moment où on doit considérer le fœtus comme un être humain…Et il n’y a pas eu un seul Québécois qui a voté de son bord. Allez vous me faire accroire qu’aucun Québécois n’est mal alaise avec l’avortement à tout crin …Une gang de suiveux!
Gilles Tremblay
vlrglqqf
27 septembre 2012
19h59
Souvenons-nous de l’affaire Chantale Daigle vs Jean-Guy Tremblay à l’été 1989. Sa décision de se faire avorter fut jugée unanimement non coupable par les juges. Rendue à l’extrême limite, elle a filé aux USA parce que sa vie au Québec restait en suspens. Je suis pour le libre choix, cependant je respecte la décision de Chantale puisque c’était son choix à elle. Encore bravo Chantale, tu es une femme extraordinaire. Quoique que tu fasses en ce moment, je te souhaite bonne chance.
Yvon Turcotte
nadagami
27 septembre 2012
20h19
Bonjour,
C’est parce que je suis un francophone unilingue du Canada.
Et un francophone unilingue du Canada qui sait qu’on a voulu par le passé éradiquer sa langue, à peu près comme si on voulait que les mères porteuses franco-canadiennes avortent. Or, quand le gouvernement conservateur nomme un unilingue anglophone à un poste d’envergure dans la hiérarchie gouvernementale canadienne, puis-je alors me permettre de voir le tout comme un signal que le gouvernement en place à Ottawa est en faveur d’une forme d’avortement linguistique?
Autrement dit, on est contre l’avortement mais déjà il est entendu qu’il existerait des cas d’exception.
Daniel Verret (Nadagami)
littlepatton
27 septembre 2012
20h50
Pouquoi donne-t-on des congés préventif de travaille lors de grossesse si le foetus vaut rien et n`est pas humain ?
Les gauchistes sont plus préocupés par le sort des pauvres criminels que part le sort d`un foetus dont ont broie la tête et les os avant de le sortir à l`aide d`un vaccum et de le jeté dans les poubelles.
Rona Ambrose a bien fait de voter pour. Au moins elle prouve qu`elle a un coeur. Au diable à la fédération des femmes du Québec.
George Larimé
rogiroux
27 septembre 2012
21h25
2e tentative…
Chaque enfant (potentiel)doit être un enfant désiré.
Chaque (future) mère doit être une mère consentante.
Cela dit: De tous les temps et partout dans le monde, les femmes ont eu recours à l’avortement parce qu’on ne peut pas obliger une femme à poursuivre une grossesse non voulue et mettre au monde un enfant dont elle ne veut pas ou dont elle ne peut pas s’occuper!
Dans les pays où l’avortement n’est pas légal ou accessible sauf pour les bien nantis, les femmes n’hésitent pas à mettre leur liberté, leur santé ou même leur vie en péril pour l’obtenir.
Dans un monde idéal/parfait, l’avortement serait rarement nécessaire.
L’éducation sexuelle et la contraception seraient disponibles pour tous.
Chaque homme et chaque femme serait une personne informée et responsable.
Les méthodes de contraception seraient toujours efficaces à 100%.
Le viol et l’inceste seraient inconcevables. Il n’y aurait pas de pauvreté,
pas de femmes abandonnées, pas de violence conjugale, jamais de problèmes de santé mentale.
Aucune grossesse ne mettrait jamais la vie d’une femme en danger et tous les embryons seraient conçus sans malformations graves ou maladies génétiques.
En attendant ce *jour béni*…
On peut en discuter jusqu’à ce que les vaches reviennent à l’étable mais l’avortement doit rester une affaire personnelle, légale, sécuritaire et accessible entre une femme, sa conscience et son médecin.
Dans les faits, 90% des avortements se font avant la 16e semaine.
Les avortements thérapeutiques – après la 20e semaine -
représentent autour de 1.5% de tous les avortements
et sont pratiqués uniquement si le foetus présente une tare majeure
ou si la vie de la mère est en danger.
Aucune clinique d’avortement ne fait d’interruption volontaire
de grossesse (IVG) après le 5e mois.
Passée cette date, de façon implicite, les médecins ne pratiquent pas
d’avortement quand le fétus est viable.
Dans la religion Shinto, on croit que l’âme prend place dans le foetus
quatre mois (à la 20e semaine) avant la naissance de l’enfant.
Cela semble tout à fait *raisonnable* en plus d’être religieux!
Une autre chose:
Une étude du Collège royal des Obstétriciens et gynécologues de Grande-Bretagne dit que les foetus sont “sous-développés et comme sous une forme de sédation”.
Les connections cérébrales ne sont pas complètement formées et l’environnement de l’utérus crée un état de sommeil induit qui s’apparente à de l’inconscience…
Les connections nerveuses dans le cortex cérébral, l’endroit qui traite les réponses à la douleur, ne se forment pas proprement avant la 24e semaine et le cervelet n’atteint sa configuration finale qu’au 7ème mois
Si ça ne suffit pas ou si ce n’est pas assez clair,
voici l’avis du collège de leurs confrères américains:
“Nous ne connaissons aucune information scientifique sérieuse qui soutiendrait l’assertion selon laquelle le foetus perçoit la douleur au début d’une grossesse. Nous savons que le cervelet n’atteint sa configuration finale qu’au 7ème mois et que la myélinisation de la moelle épinière et du cerveau ne commence qu’entre la 20ème et la 40ème semaine de la grossesse. Ceux-ci de même que d’autres développements du système nerveux doivent exister pour que le foetus puisse percevoir la douleur.”
Pour récapituler:
À moins d’être planifié et/ou désiré par la femme qui devient enceinte,
un foetus n’est pas un “bébé non-né” (unborn child) avant le moment
où il est viable à l’extérieur du ventre de sa future mère(24e semaine)
Dans le sens qu’il est incapable de sensations, un foetus n’est pas conscient; il n’a aucune conception de lui-même ou identité propre. Il ne possède aucune pensée, aucune croyance, aucune idée, pas d’espoirs ni de rêves, aucun souvenir. Il ne connait aucune forme d’amour, de peine, de désir, de frustration.
Tout ce qui fait de nous des êtres humains est absent dans un foetus. Le foetus – avant la 24e semaine de gestation – est une existence biologique qui a le potentiel de devenir une vie humaine mais ça n’en fait pas un être humain pour autant.
Les gens qui sont contre l’avortement n’ont pas à s’en faire…
Personne ne les obligera jamais à y avoir recours s’ils ne le veulent pas!
Par contre, les femmes qui le désirent vont continuer à y recourir,
d’une manière ou d’une autre, que l’on aime cela ou non…
Ça ne fait pas votre affaire? Tant pis!
Ce n’est pas nos oignons de toute façon!
C’est leur problème… Pas le nôtre!!
Nos énergies seraient mieux employées à tenter de sauver
la vie d’un des dix million d’enfants de moins de 5 ans
qui meurent chaque année dans le monde
faute de soins d’hygiène et médicaux de base, d’eau potable
et, plus près de chez nous, on pourrait commencer par s’occuper sérieusement
de tous ces enfants qui sont négligés, battus et/ou abusés.
Et si les hommes pouvaient *tomber enceintes* et devoir porter un *bébé*,
la “liberté de choix” aurait été gravé en bonne place dans la pierre
au sommet du Mont Sinaï sur les tablettes des dix Commandements
et le droit de ne pas porter un enfant non-désiré aurait été inclus dans la Constitution américaine, tout de suite après – sinon avant! – l’amendement qui donne le droit de *porter une arme*!!
Robert Giroux
raoul914
27 septembre 2012
22h05
Si on enlève les 75 députés du Québec qui ont voté contre la motion, le vote est beaucoup plus chaud.
Si on enlève aussi les 48 femmes députées dans le reste du pays qui ont aussi voté contre, la majorité des hommes ont voté pour.
Pas mal épeurant
Robert Gauthier
jolico
27 septembre 2012
22h27
@Gilles Tremblay – S’il y avait une deuxième vie, je souhaiterais que vous la viviez en tant que femme. Que le débat n’ait pas lieu et que Rona Ambrose – aux grands yeux de vache amoureuse de son taureau gris – se retrouve avec un vote inutile est juste et bon.
Trouvez-en donc des femmes qui se sont fait avorter 8 – 10 fois! Et nommez-les. Parmi les plus pauvres, même si on chargeait 300$ pour un avortement, il y en a qui trouveraient cet argent au lieu d’avoir au moins 18 ans à élever un enfant non désiré.
Les balises actuelles sont amplement suffisantes. Ce Woodworth voulait justement faire basculer le tout.
Retournez dans votre caverne, avec votre gros maillet pour battre votre bonne femme, pieds nus, enceinte, en train de cuisiner pour vous.
J. Lincourt
respectable
28 septembre 2012
01h43
Au québec on peut se faire avorter la veille de son accouchement et il y a plus d’avortements par année que d’immigrants qui rentrent. Parlez-moi d’un peuple qui veut survivre avec les valeurs à la bonne place. Il ne faut surtout rouvrir le débat si on souhaite la disparation de la culture canadienne française en Amérique!
Simon picotte
legada
28 septembre 2012
06h58
Dans notre société, a part quelques exceptions qui par définition ne sont pas nombreuses, l’avortement est un moyen exceptionnel qui en général laisse des traces durant toute leur vie à celles qui ont avortées.
Ce sont les femmes qui portent les enfants et qui ont les problèmes associées aux grossesses. Elles ont le droit de disposer de leur corps.
Des gens ont le droit d’être opposé à l’avortement mais ce droit doit être limité à eux même et non imposé aux autres.
Ceux qui s’attaquent aux médecins et infirmières qui pratiquent des avortements sont identiques à ceux qui tuent des gens parce qu’il y a eu blasphème contre leur religion. Notre société doit le dire haut et fort et punir ces gens.
Ceux qui s’opposent à l’avortement devraient mettre leur énergie à promouvoir la contraception et à mettre en place du soutien pour les femmes qui voudraient avoir leur enfant et le donner en adoption puissent le faire dans la discrétion et la dignité.
Je ne suis pas pour l’avortement mais je suis contre ceux qui veulent ouvrir de nouveau ce débat parce qu’effectivement “Ce n’est brisé!”. Donc il faut consacrer ses énergies à réparer ce qui est vraiment cassé ailleurs.
L’avortement est un choix individuel et doit le rester
Daniel Legault
gl000001
28 septembre 2012
07h17
@littlepatton
Lisez le commentaire de Jolico 22:27. Il s’adresse à vous également. Touvez-vous de l’empathie. Ca presse.
@Respectable
Idem que pour Littlepatton.
“il y a plus d’avortements par année que d’immigrants qui rentrent. ”
Des preuves ? Comme je sais que vous ne les montrerez pas. Les voici. 29000 contre 53000. Trouvez d’ou les chiffres viennent maintenant. Et de toute façon, votre raisonnement (!) est faux. Ca prend plus de naissance que d’immigration pour la culture survive. Le chiffre ? 88,000.
Alain Lajoie
guiguibob
28 septembre 2012
09h03
@rogiroux
Ca, ca ca et ca, excellent et tres articulé. Merci.
Personne ne répond pourquoi la grossesse est le seul moment ou le gouvernement devrait interrompre l’autonomie de l’individu a décider de son propre sort. Pourquoi pas le don de sang obligatoire? Pourquoi pas le don de rein obligatoire? La vasectomie obligatoire apres 3 enfants? Le gouvernement n’a pas d’affaire dans ce genre de décision.
Guillaume Bérubé
rogiroux
28 septembre 2012
09h50
L’argument démographique pour s’opposer à l’avortement est particulièrement infâme.
Il évacue justement toute la dimension humaine au fait de donner la vie et mettre au monde un être humain désiré et voulu par sa mère; il réduit la femme à un rôle de vulgaire machine à enfanter et les bébés naissants à des numéros dont le but de l’existence est d’augmenter le nombre de la population *indigène*…
“l’avortement est un moyen exceptionnel qui en général laisse des traces durant toute leur vie à celles qui ont avortées.” (legada)
Je suppose que les traces dont on parle ici sont de nature psychologiques…
Voyons voir ce qu’il en est réellement:
La très grande majorité des femmes qui ont recours à l’avortement expriment surtout un sentiment de soulagement et même celles qui disent que la décision a été difficile à prendre affirment tout de même que c’était la bonne chose à faire (the right thing to do).
Il est vrai que plusieurs femmes ont des sentiments de tristesse et de regret et que certaines d’entre elles peuvent se sentir coupables d’avoir choisi de terminer leur grossesse mais les études sérieuses sur le sujet confirment que le facteur majeur pour prédire un risque de problème de santé mentale suite à un avortement en est un qui existait déjà AVANT la grossesse et qui serait la plupart du temps causé par des abus sexuels et la violence, la pauvreté et le manque d’éducation. Les campagnes médiatiques très agressives comparant l’avortement à un meurtre n’aident certainement pas non plus!!
La décision de se faire avorter est certainement une source de stress importante, plus encore dans un contexte de pauvreté, de solitude, d’abandonnement, de santé précaire physique et/ou mentale… Il reste que la seule alternative à l’avortement est… de porter et de mettre au monde un enfant! Une proposition bien plus stressante encore. Beaucoup de femmes développent des problèmes de santé mentale après un accouchement et personne ne parle d’interdire les grossesses!
L’Association américaine de psychologie affirme d’ailleurs ceci:
“L’évidence scientifique publiée à date indique que pour les femmes adultes qui font face à une grossesse non-planifiée, le risque de problèmes de santé mentale n’est pas plus grand si elles ont recours à un avortement au cours du premier trimestre que si elles mènent cette grossesse à terme.”
Et si on pense qu’une IVG peut entraîner des séquelles psychologiques importantes chez une femme, comment croyez-vous qu’elle va se sentir après avoir été obligée de porter et mettre au monde un bébé dont elle ne voulait pas??
Une grossesse non-voulue et mettre au monde un enfant dont on ne veut pas ou dont on ne peut pas s’occuper n’aidera en rien la santé mentale ou physique d’une femme. C’est une évidence qu’on ne devrait même pas être obligé de souligner!
Autre déclaration de l’Association américaine des psychologues:
“L’évidence de fait est que l’interruption légale d’une grossesse non désirée ne comporte aucun risque psychique pour la plupart des femmes, surtout quand elle est effectuée pendant le premier trimestre. Au contraire, les études scientifiques arrivent à leur grande majorité à la conclusion que le libre choix et la décision autonome de la femme dans des situations critiques de sa vie favorisent sa santé psychique.”
Finalement… la journée où on donnera des droits au foetus, il faudra aussi penser à créer une *police des ovaires* qui devra mener une enquête judiciaire pour chaque femme victime d’une fausse couche afin de déterminer sa responsabilité – criminelle ou pas! – dans la perte de l’embryon.
Au nom des droits du foetus, une femme victime de viol et/ou d’inceste qui devient enceinte ne pourra pas se faire avorter. Pas plus qu’elle ne pourra terminer la gestation d’un foetus affligé d’une malformation physique importante ou d’une tare génétique grave.
Le foetus a des droits ou il n’en a pas!! L’état ne peut nous obliger à
Dans les faits, donner des droits au foetus reviendrait à interdire et recriminaliser purement et simplement la pratique de l’avortement, peu importe les circonstances. Les femmes qui voudraient passer outre devraient probablement être enfermées dans un camp de *grossesse forcée* pour s’assurer qu’elles n’iraient pas se faire avorter illégalement et clandestinement.
Au El Salvador, la sentence pour un avortement illégal – ils le sont tous peu importe les circonstances! – est une peine de trente ans de prison!
Rien que ça!!
Robert Giroux
pager
28 septembre 2012
10h22
@jolico
27 septembre 2012
22h27
Vous tombez facilement dans l’émotif et vous démontrez que vous n’avez pas vu grand chôse. Allez donc voir dans les milieux de la prostitution et des danseuses et vous allez découvrir que des avortements multiples, il y en a beaucoup!
Qu’y a-t-il de répréhensible à ce qu’une personne (députée) veuille avoir un débat sur le moment où la loi considère qu’un fœtus est un être humain…Pour être plus direct: Accepteriez vous que l’on plante une broche à tricoter dans le crane d’un enfant qui est à 3 jours de sa naissance? Qu’y a-t-il de mal à vouloir mettre des balises…présentement c’est le corps médical qui le fait, est-ce correct?
Gilles Tremblay
pager
28 septembre 2012
10h33
@raoul914
27 septembre 2012
22h05
Vous avez écrit:
“Si on enlève les 75 députés du Québec qui ont voté contre la motion, le vote est beaucoup plus chaud et ….”
…Le problème du Québec, c’est sa maudite pensée unique colportée par une caste totalement déconnectée de la majorité silencieuse.
Mais ne vous en faites pas, il arrive que cette majorité silencieuse, contre vent et marée, fait sentir sa présence…On l’a bien vu lors de l’élection du 4 Septembre!
Allez donc lire cette chronique de Richard Martineau…Celui-ci précise très bien ma pensée!
http://blogues.journaldemontreal.com/martineau/franc-parler/pauline-marois-na-pas-livre/
Gilles Tremblay
pager
28 septembre 2012
10h43
@gillesmenard
27 septembre 2012
18h09
Voici deux points:
1) Il n’y a aucune preuve scientifique que 30 ppm de CO2 (comme essaient de nous faire croire nos bons ayatolas de l’environnement) peuvent avoir un tel effet sur la température et tous les bouleversements climatiques qui sont et ont toujours été des phénomènes courants!
2) Que savez vous de la pollution des sables bitumineux et des progrès réalisés lots de leur extraction?
Ce sont ces sables qui contribuent à nous donner une partie de nos couteux programmes sociaux!
Gilles Tremblay
gl000001
28 septembre 2012
11h30
@pager
“c’est sa maudite pensée unique ”
Ouais. C’est bien dommage que le Québec ne pense pas comme le ROC. Ca donne juste des munitions aux séparatistes ;-) Vous même l’admettez. C’est encore plus dommage.
Alain Lajoie
alice_pagevanier
28 septembre 2012
12h03
Personnellement, le fait que l’on remettre en question le droit de la femme de se faire avorter, au Canada, en 2012, me fait peur. Mais qu’en plus, la ministre de la condition féminine ne s’y oppose pas, et même, l’encourage, c’est décourageant!
Ce qui me rassure un peu dans cette histoire, c’est qu’aucun député québécois n’a suivi cette idée qui fait littéralement un énorme bond en arrière par rapport à la liberté de la femme de décider si elle veut/peut ou non élever un enfant dans ses conditions actuelles. En voyant parfois ce que nos dirigeants décident ou proposent pour notre province, je suis soulagée de voir qu’il arrive parfois que nos représentants me représente vraiment.
Bref, je suis fière que débat ne soit pas réouvert et que ce soit en partie grâce à nos québécois.
Alice Pagé Vanier
respectable
28 septembre 2012
12h37
Lorsqu’une femme tombe enceinte il se produit des changements bio-chimiques dans son cerveau. Le cerveau prépare la mère à faire sa job. Chez certaines femmes ce nouvel équilibre n’est pas assez fort. Elles n’ont pas la détermination neurologique pour être mère. C’est comme la dépression. Y’a du monde toujours en dépression même sous les antidépresseurs. Y’a rien à faire avec ces gens là. On peut donc dire que dans une majorité de cas, l’avortement est plutôt un manque d’options du cerveau que choix réel libre et éclairé. Si elles ne sont pas faites pour être mère biologiquement parlant peut-on leur en vouloir? Qui voudrait être le petit d’une mère incapable?
Simon picotte
jaypee2
28 septembre 2012
12h43
@ respectable
“Au québec on peut se faire avorter la veille de son accouchement”
Faux. “Au Québec, quelques établissements pratiquent des avortements après 13 semaines, mais pas au-delà de 23.” (http://www.ledevoir.com/societe/sante/262080/vingt-ans-apres-la-victoire-de-chantal-daigle-le-combat-pour-le-droit-a-l-avortement-se-poursuit )
“et il y a plus d’avortements par année que d’immigrants qui rentrent”
Faux. Compare: http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/415.htm avec la page 3 de http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/planification/planification-20122015.pdf
JP Vachon
gl000001
28 septembre 2012
15h12
@respectable
Personne ne choisit sa mère. Votre question est donc inutile.
Et pour le physico-chimique, on peut dire la même chose pour toutes les décisions. Le jeune Honda à calotte qui course à 130 km/h dans une rue à 50 km/h, c’est à cause du trop plein de testostérone ? Peut-on lui en vouloir ? Vous ouvrez la porte à tout excuser parce qu’il n’avait pas le choix avec ce raisonnement (ou absence de).
Tout dans le cerveau est physico-chimique. Les neuro-transmetteurs, vous connaissez ?
Alain Lajoie
pager
28 septembre 2012
15h22
gl000001
28 septembre 2012
Vous n’avez rien compris. La pensée unique provient de notre bonne presse constituée de suiveux qui n’osent pas se contredire…Mais pourtant, les élections du 4 Septembre ont démontrés qu’il existe une majorité silencieuse au Québec qui n’a pas suivi la sacro-sainte rhétorique de la go-gauche écologique. Faites un sondage pour savoir si les Québécois sont pour ou contre l’avortement en toutes circonstances…Vous pourriez avoir des surprises!
Gilles Tremblay
respectable
28 septembre 2012
15h53
Une chose est certaine, les réponses aux questions de l’avortement ne viendront pas des départements de sciences molles. Elles vont venir des départements de sciences pures et santés au cours de ce siècle. En fait, beaucoup de réponses à nos questions vont débouler tous en même temps en plusieurs matières. Pour l’Instant, laissons la neurologie et la biochimie médicale faire leur job.
Simon picotte
gl000001
28 septembre 2012
20h03
@respectable
Exactement. La politique est une science très molle. Qu’ils se mêlent de leurs affaires.
@pager
Une autre formulation inutile: “en toutes circonstances”. Personne n’est pour ça. Juste vous, pour avoir raison.
Alain Lajoie
albertk
29 septembre 2012
01h49
@ Robert Giroux : Merci.
Albert Kahn.