Le blogue de l'édito

Archive, septembre 2012

Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (32)

Mitt Romney peut-il encore renverser la vapeur?

REPUBLICAN_CAMPAIGN-ROMNEY_mNDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Jean-Pascal Beaupré

Depuis la tenue des conventions républicaine et démocrate il y a un mois, les choses vont de mal en pis pour Mitt Romney. Sa virulente critique à l’endroit des 47% d’Américains qui ne paient pas d’impôt sur le revenu l’a entraîné sur une pente savonneuse qui menace de faire dérailler sa campagne.

Les plus récents sondages sont dévastateurs pour l’ex-gouverneur du Massachusetts : des reculs qui frôlent maintenant les 10 points en Floride et en Ohio, les deux plus gros États clés, que le candidat républicain n’a pas le luxe de perdre.

On aura beau répéter que les Américains ne réélisent pas leur président quand l’économie va mal, il est fort possible que Barack Obama parvienne à faire mentir la tradition. Et la faiblesse relative de son adversaire en sera un des motifs principaux.

Mais soyons prudent, il reste quand même cinq semaines avant le scrutin du 6 novembre. D’ici là, les deux prétendants à la Maison-Blanche pourront en découdre dans trois débats. Le premier affrontement aura lieu mercredi prochain à Denver.

Mitt Romney ne peut se contenter de faire bonne figure lors des débats. Il doit absolument l’emporter de façon décisive pour stopper l’hémorragie… et espérer une remontée dans les intentions de vote. Faute de charisme, le richissime homme d’affaires doit convaincre une majorité d’électeurs américains qu’il pourrait faire mieux que le président Obama pour relancer l’économie du pays, sans quoi ses carottes sont cuites.

Mais parfois, une excellente prestation aux débats ne suffit pas. Parlez-en au sénateur John Kerry qui s’était incliné devant George W. Bush à la présidentielle de 2004 même s’il avait gagné les deux face à face. Bien souvent, les électeurs ont déjà forgé leur opinion avant les débats, qui ne font que confirmer leur penchant pour un candidat.

Malgré tout, croyez-vous que M. Romney peut encore renverser la vapeur ?

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Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h59 | Commenter Commentaires (33)

Si ce n’est pas brisé…

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

593704-stephen-woodworthMario Roy

Soupir de soulagement chez tous ceux qui ne souhaitent pas que soit rouvert le débat sur l’avortement : la motion Woodworth, du nom du député conservateur ontarien (photo) qui l’a soumise à la Chambre des communes, a été battue par une marge considérable, 203 contre 91 voix.

Cela répond à la sagesse d’une vieille maxime qu’ont les anglophones pour ce genre de situation (notre traduction) : « Si ce n’est pas brisé, ne le réparez pas… » Or, le Canada a appris à vivre avec la situation actuelle, où l’accessibilité à l’interruption de grossesse est passée dans les mœurs. Qu’il faille encore promouvoir la contraception afin de réduire le nombre de grossesses non voulues, et donc d’avortements, est un fait, mais cela relève d’un autre débat.

On sait que la motion ne portait pas directement sur l’avortement. Mais bien sur l’opportunité de revoir le Code criminel en ce qui concerne la définition qu’il donne du début de la vie humaine, c’est-à-dire à la naissance. Ce qui est évidemment cousu de fil blanc!

On note qu’aucun député québécois n’a voté en faveur de la motion –pas même chez les cinq conservateurs. Mais on note aussi que la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, l’a appuyée –ce qui est pour le moins étonnant.

Cela dit, on ne lui reconnaîtra pas ce mérite (parce qu’il est un méchant officiel sans possibilité de réhabilitation…), mais Stephen Harper a su tenir le couvercle sur la marmite en gardant en laisse ses radicaux! Au Canada anglais, on commence à dire qu’un jour, ça va lui coûter cher…

En attendant, nous venons de nous épargner un débat long et pénible. Ce qui ne veut pas dire qu’un jour, il ne faudra pas s’y livrer. Le flou juridique actuel ne pourra probablement pas durer indéfiniment, parce qu’il y a des zones vraiment… très floues -la limite de temps de grossesse jusqu’à laquelle on peut pratiquer un avortement, par exemple.

Et, alors, ce sera long et pénible, en effet.

Il me semble.

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Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (103)

Un «riche» qui n’en a pas pour son argent

Garderie-Enfance-63_mMalgré les impôts qu’il verse, Sébastien Guilbault déplore de ne pas avoir accès à une garderie à 7 $ pour son fils. (Photo La Presse)

NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Jean-Pascal Beaupré

Nous publions dans nos pages Débats de jeudi la lettre d’un lecteur qui fait partie des contribuables à hauts revenus, comme il le dit, qui «vont être frappés de plein fouet» par la hausse des impôts que le gouvernement Marois entend imposer pour compenser l’annulation de la taxe santé.

Ce qui irrite particulièrement Sébastien Guilbault, c’est qu’en échange de ce sacrifice, il ne bénéficiera pas de meilleurs services, alors qu’il estime déjà contribuer «de façon démesurée à l’assiette fiscale». Il relate deux expériences personnelles qui rendent «la pilule difficile à avaler».

Pas plus tard que mardi dernier, vers 21h30, je me suis rendu à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont pour une sévère infection cutanée à l’avant-bras qui semblait vouloir dégénérer. Après être passé au triage, on m’annonce le temps d’attente : 11 heures !  Je suis retourné me coucher à la maison. Le lendemain matin, j’ai pris rendez-vous dans une clinique privée et à14h, j’avais vu un médecin et commencé un traitement aux antibiotiques. Coût : 200 $.  Or, ce n’est pas débourser 200 $ qui me scandalise, ni même de donner une forte portion de mon salaire en impôts. Ce qui me scandalise, c’est de devoir faire les deux.

Et son autre exemple…

Il m’est impossible d’avoir accès aux garderies à 7 $ parce que quelqu’un au ministère juge que mon quartier n’en a pas besoin… même si des garderies non subventionnées y poussent comme des champignons. Modèle communiste, s’il en est un.  Je débourse donc 35 $ par jour pour faire garder mon plus jeune garçon. Un autre service grassement financé à même mes impôts auquel je n’aurai jamais accès.

Bref, M. Guilbault déplore de devoir payer en double. Et remet en question l’équité de la mesure qui touchera les revenus supérieurs à 130 000 $.

Croyez-vous, comme M. Guilbault, que le gouvernement Marois presse trop le citron en demandant une contribution supplémentaire aux mieux nantis, dont les impôts sont déjà les plus élevés du continent ?

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