Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Dimanche 26 août 2012 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (20)

    Le «juvénocentrisme»

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    VieuxMario Roy

    C’est le temps de bricoler un nouveau mot.

    Que diriez-vous de « juvénocentrisme », qui est tout de même plus hop-la-vie que « gérontophobie », lequel existe déjà?… Je ne sais pas si ce nouveau terme gagnera en faveur. Mais il décrit quelque chose de bien réel.

    Qu’on peut aussi appeler l’âgisme.

    Pour se limiter au domaine de l’emploi, la discrimination exercée contre les travailleurs plus âgés est, d’abord, immorale. Ensuite, inquiétante parce que, d’ici à 2030, le Canada manquera de deux à trois millions de travailleurs pour combler les emplois disponibles.

    Or, un sondage (Ipsos Reid/Postmedia, dans The Gazette) réalisé il y a un mois indique que les 25-34 ans sont les préférés lorsque vient le temps de parler d’embauche (37%), loin devant les 55-64 ans (9%) et plus loin encore devant les plus de 65 ans (3%).

    Curieusement, les très jeunes, les 18-24 ans, se retrouvent dans la même catégorie que les 55-64 ans.

    Quoi qu’il en soit, dans la vraie vie, il y a des deux côtés de très pratiques pour et contre lorsqu’un employeur a le choix entre quelqu’un dans la vingtaine ou dans la cinquantaine. Le travail physique intense existe bel et bien et joue contre les plus vieux. Les postes où l’expérience est un facteur critique ne favorisent pas les plus jeunes. Tout ça est évident.

    Cependant, le même sondage indique que même les jeunes font partie des 74% de répondants estimant que les plus vieux sont discriminés. C’est-à-dire écartés pour des motifs non rationnels.

    Qu’est-ce que vous constatez autour de vous à ce sujet? Ou par expérience personnelle?


    • Je suis en contact avec les administrateurs de compagnies, étant informaticien de gestion. Trop souvent les plus jeunes fonctionnent en fonction de leur carrière ou d’idées très à la mode plus que des besoin de la compagnie, poussent pour implanter des méthodes qui tiennent compte des dernières modes mais pas du milieu dans lequel ils travaillent.
      Par contre plusieurs parmi les plus âgés certains sont réfractaires aux méthodes plus pointues, mais ceux-là, qui sont rares, ont en général plus de 20 ans de service dans le même département où leur expérience compense pour leur…. appelons ça leur “culture corporative”.
      Les plus jeunes ont une tendance vers les décision drastiques, les plus âgés, à être trop patients.
      En général je préfère discuter avec les plus âgés quant aux développements futurs : ils sont plus attentifs et plus curieux, probablement par prudence. Souvent ils se savent ignorants de mon domaine et ça les pousse à poser plus de questions, ce qui me permet de mieux comprendre le fonctionnement ponctuel de chaque département. Par contre les plus jeunes, mias pas tous et de loin, auront tendance à me laisser carte blanche avec les résultats très approximatifs qui peuvent en découler.

      Il y a aussi parmi les plus âgés de ceux qui craignent de montrer leur ignorance et se taisent, ce qui est pire encore.

      Ce sont des jugements très généraux que je porte, dans les faits on trouve de tout dans toutes les tranches d’âge. Toute compagnie a un fonctionnement organique parallèle à sa structure officielle et, si mon produit final, le logiciel, doit réfléter la structure, mes analyses seraient bien faibles sans un bonne compréhension du fonctionnement organique qui comble les vides, utilise au mieux les forces et pallie aux faiblesses structurelles ou personnelles inévitables. D’où la nécessité de bien saisir la façon de penser de chacun.

      Si j’avais à passer des entrevues d’embauche, après avoir passé en revue les compétences inhérentes au poste et leur assimilation réelle je chercherais chez le candidat la culture générale et la capacité à négocier sans être cassant tout en restant solidaire de son propre groupe de travail pour protéger les besoins de travail de tous. Je suppose que par préjugé ça me mènerait à privilégier les gens les plus expérimentés, partant plus âgés.

      Dois-dire mon âge ? En effet… :)

      Jean-François Trottier

    • J’ai parfois eu l’occasion d’entendre des commentaires déplorables de la part d’individus plus jeunes à l’endroit de travailleurs âgés, dans diverses organisations. Ces commentaires me semblent irrationnels puisque chaque jeune travailleur vieillira immanquablement, et chaque mesure ou décision qui affecterait négativement les travailleurs âgés sera subie par ces “jeunes” tôt ou tard (alors que l’inverse n’est pas vrai, pour peu que le temps ne s’écoule dans une seule direction!). Il est dans l’intérêt des jeunes d’améliorer le sort des plus âgés; prêcher le contraire équivaut à se nuire à soi-même.

      Je pense que la clé est l’adaptation des travailleurs plus âgés à l’évolution des outils de travail. La tendance actuelle impose le remplacement du travail manuel de masse par des technologies plus efficientes, qui requièrent peu d’employés, et ces changements s’effectuent à un rythme parfois effréné. Ainsi, un jeune diplômé qui a été formé avec les plus récentes technologies informatiques se voit probablement avantagé face à un travailleur expérimenté, mais moins familier avec ces technologies. Pour empêcher cette disparité, les travailleurs d’expérience doivent à mon avis s’impliquer dans les changements technologiques (et non pas s’opposer à ces changements salutaires pour notre économie), et ainsi combiner leur expérience avec une connaissance des développements récents.

      Je crains pour ma part le jour où les générations plus âgées nous quitteront. Car l’insouciance des nouvelles générations et leur égarement face aux valeurs traditionnelles fondamentales (comme l’importance de la famille et du mariage) sont gages d’une société qui se dirige vers le chaos – à commencer par l’appui disproportionné des jeunes pour le PQ dans la prochaine élection, et le comportement puéril de plusieurs lors du conflit étudiant.

      Il ne faut pas sombrer dans le mépris des jeunes non plus (je suis “jeune” moi-même), mais c’est en proportion que les positions politiques des jeunes me semblent parfois manquer de sagesse.

      J’espère que nos aînés, travailleurs ou retraités, iront voter massivement aux prochaines élections.

      Antonin Lafrance-Prudhomme

    • Les jeunes coûtent moins cher, les plus âgés ont plus d’expérience. Il faut un bon mélange des deux et d’entre les deux afin de favoriser le dynamisme, l’acquisition de ce que les nouveaux savoirs ont de bon et le jugement pour discerner ce qui vaut la peine d’être changé. Il faut aussi donner de corde aux jeunes, les faire travailler fort pour qu’ils apprennent, pour qu’ils fassent le test de la réalité, et ménager des horaires flexibles pour les plus âgés pour qu’ils aient le temps de se reposer et de se ressourcer.

      Dosage difficile à faire, mais logique et nécessaire.

      J. Bouthillier

      J. Bouthillier

    • Je travaille avec des jeunes (j’ai 54 ans) et c’est un plaisir quotidien et je crois bien que c’est réciproque. Ils acceptent mon expérience avec grand plaisir et j’adore me faire challenger par leurs nouvelles idées. Le mon parfait? Non, mais nous nous respectons tous et c’est sans doute la clée du succès, peu importe l’âge des employés.

      Cependant, dans mon milieu, les tempes grises de ces messieurs sont un atout auprès de la clientèle et des employeurs. Madame doit continuer à se teindre les cheveux, sinon ça ne passe pas. Trouvez l’erreur. Les cheveux gris de monsieur lui donne de la crédibilité, mais pas celles de madame…encore en 2012. On a encore un ti bout de chemin à faire!

    • Dans certains secteurs ex. L’informatique on prévilégie la jeunesse. Dans d’autres secteurs d’activité on prévilégie l’expérience. Dans la construction on tente d’avoir des gens avec beaucoup d’expérience. Chaque secteur de l’activité économique a ses préférences. Ne vous inquiétez pas les seuls qui pensent en fonction de la main d’oeuvre est le secteur privé. Les politiciens avec un avenir de4 ans s’en foutent carrément.
      n.y.grenier

    • Pour les travailleurs plus âgés dont je fais parti, il faut faire la différence entre ceux qui ont 15 x 2 ans d’expérience et ceux qui ont 30 ans d’expérience.

      Aux jeunes informaticiens, les gens de 40 à 60 ans ont vu l’informatique se répandre dans la société et dans le monde du travail. Ils ont vécus beaucoup de changement et de promesses non tenus. Actuellement, l’informatique remplis les promesses des annonces faites il y a 20 ans et beaucoup de gros systèmes ne sont toujours pas conviviaux.

      Il y a toujours beaucoup de pressions sur les travailleurs plus âgés pour qu’il ait le volume de travail des plus jeunes tout en ayant un travail de meilleure qualité suite à leur expérience.

      Quand j’étais jeune, je me souviens d’un vieux mécanicien qui lorsqu’il réparait un équipement, l’inspectait et ensuite apportait tout ce qu’il avait besoin. Il ne travaillait pas vite mais il ne recommençait jamais rien 2 fois. D’autres passaient leur temps à se promener entre l’atelier et l’équipement à réparer.

      Daniel Legault

    • J’ai eu la chance de travailler avec des jeunes et des moins jeunes, et vraiment, vive la différence! au moins deux de mes collègues ont continué à travailler après 65 ans, et je me compte chanceux, ce sont des travaileurs fiables, très productifs et qui aiment les défis. J’ai aussi travaillé avec des jeunes dans la vingtaine, et là les connaissances récentes, les nouvelles idées et la maîtrise de la technologie ont été des atouts considérables.

      Il faut de tout pour faire un monde — tous et chacunes ont quelque chose à apporter. Et il y a juste les gens sans envergure quik placent les autres dans de petites boïtes avec des étiquettes.

      M. P.A. Paquin

    • Je suis un heureux retraité de la fonction publique québécoise. Plus de 35 personnes sont parties à la retraite dans mon petit département en deux ans. C’est énorme ! Il va sans dire que le recrutement allait bon train. Les deux dernières années vécues au sein de cette fonction publique ont été les plus agréables de ma fin de carrière.

      Les jeunes qui étaient nouvellement embauchés apportaient un enthousiasme qui faisaient réellement plaisir à “vivre”. Ils étaient pressés de connaître tous les “rouages” de leur fonction, posaient des questions très pertinentes, n’hésitaient pas à transmettre leurs idées aux patrons et même de “bousculer” un peu les vieux dogmes tout en étant respectueux de l’expérience des tempes grises. Rafraichissant !

      Ils ont le bagage intellectuel et académique bien supérieur à celui que nous avions il y a 35 ans. Nous devrions leur faire confiance.

      Robert Duquette

    • Qu’on réforme d’abord l’aide sociale, avec des jeunes de 20 ans sur le BS apte au travail, comment ca se fait qu’on est obliger de faire venir des Mexicains pour cueillir nos fruits et légumes ?

      Y. Béchard

    • Les X mettent beaucoup d’effort pour tasser voire évincer les Boomers. Pour eux qui occupent de plus en plus les postes de direction, il n’y a pas de salut hors du X et même les Y ne trouvent pas grâce à leurs yeux. Comme consultant, je l’ai amplement constaté et c’est désolant. Mais bon, ils ont une telle estime d’eux-mêmes que rien n’y fait alors vaut mieux les laisser à leurs fausses certitudes. Entre les vieux Boomers et les Y, les Boomers sont quand même moins à plaindre que les Y, ne serait-ce que parce qu’ils ont eu leur chance. Quant aux Y, je leur souhaite de tout coeur d’avoir leur tour au plus vite. Ils ont du coeur au ventre et de l’imagination, et le boulot ne les effraie pas. Mais bon, faut faire confiance au temps qui passe et qui fait tourner la roue.
      R. Ducharme

    • Il y a des nuances a apporter.

      Le problème sont les vieux qui n’ont pas gardé leurs connaissances a jour. Souvent, même apres 10, 20, 30 and de carrière, ils sont au bas de l’échelle. Ils coutent cher, et sont peu productifs. Ensuite, quand viens le temps de faire le ménage, c’est beubye le vieux, et c’est aussi la bonne décision a prendre. Ensuite, bonne chance pour se retrouver un emploi, quand on est encore pris dans les années 80.

      Mais, ensuite, il y a ceux qui restent a jour, qui progressent dans leur carrières. Quand on est au dessus de nos affaires, l’age ne compte plus. C’est faux de dire qu’un jeune est moins cher, qu’un vieux est obsolete, bla bla bla. Quand on a un talent pour lequel il y a un marché, on se fait payer le prix du marché.

      T. Rightman, fin vingtaine.

    • Le «juvénocentrisme»

      C’est le temps de bricoler un nouveau mot.

      Une autre mot a 50 piastres inventé par les fumeux de pipes de QS et du Plateau .

      Ils ne se comprenent même pas entre eux autres quand ils se parlent …alors imaginez

      les p’tits vieux au moins on sais ce que ça veut dire en français .

      Avec leur cadnas de la rectitude politique …pis leur mots empeser a 50 piasses pour flasher …il y as plus personne qui les comprend quand ils se parlent entre eux ces fumeux de pipes du plateau .

      Je ne sais pas s’il parle comme ça a leur réparateur de bécycle a pédale mais ils devraient se décoincer la langue quand il veulent se faire comprendre par le monde ordinaire.

      Le juvénocentriste pourriez vous réparer mon char

      Y.Stevens

    • Une entrevue est une entreprise de séduction.
      La jeunesse est plus séduisante. Elle ne doute de rien parce qu’elle est sans expérience et les gens qui ne doutent pas séduisent.

      Quant au manque de main d’œuvre, la Caq va importer des tonnes de chinois.

      F.Labelle

    • Dans plusieurs domaines, l’expulsion des travailleurs plus âgés est causée plutôt par l’évolution technologique que par une action concertée de travailleurs plus jeunes.

      L’automatisation grandissante des tâches par des “machines” virtuelles ou réelles favorise ceux qui sont en mesure d’entretenir ces machines et d’en créer de nouvelles.

      Par contre dans les entreprises, il existe une tendance à considérer que le désir le plus ardent des travailleurs plus âgés est de prendre leur retraite le plus rapidement possible. Cela fait en sorte que l’éducation et l’entraînement sur les nouvelles technologies sont réservés aux travailleurs plus jeunes qui sont alors mieux en mesure de combler les postes.

      S. Nadeau

    • Je parle un français plutôt standard avec mon mécanicien de vélo (et non pas de “bécicle à pédales”), mélange indigeste d’anglicisme et de tautologie, en pensant d’avoir à l’esprit les noms précis des pièces et descriptions de toute anomalie. Je suis dans la cinquantaine et fière de mon petit vélo, économique, écologique et favorable à la sante.

      Quant au boulot, il y a tout de même beaucoup de discrimination. Et c’est très dur dans des domaines où il n’y a plus d’emplois stables, où nous travaillons tous et toutes à la pige. Je pense que les éluEs devront agir pour faire en sorte que les travailleuses et travailleurs plus âgées puissent travailler au moins jusqu’à 65 ans si nous le voulons, et ne pas sombrer dans la misère.

      M. Soriano

    • Moi dans ce que je fais (responsable des usines d’eau potable et usées) si j’ai le choix entre ququn de 55 ans (qui a travaillé 20-30 dans ce domaine) et ququn de 25 ans je choisirais la personne de 55 ans. Mais vous me posez la même question sur la même personne à 60 ans et c’est plus la même chose. Un tour de reins et le monsieur va en avoir pour 6 mois à s’en remettre.

      Je crois qu’en général les gens de 55-64 ans qui veulent travailler gardent leur travail parce que souvent c’est les plus anciens. Et ceux qui se retrouvent sur le marché du travail doivent la plupart du temps faire une ré-orientation professionnelle. Auquel cas leur expérience de travail ne sert plus à grand chose.
      nick guerin

    • Aujourd’hui, il faut pas que tu dise “Bin” à propos d’une femme ou d’un homosexuel…Mais, tu applique pour une job et tu te fait refuser sous prétexte que tu as 50 ans…Et personne ne parle. Maudite société d’hypocrites!

      Gilles Tremblay

    • ”Je pense que les éluEs devront agir pour faire en sorte que les travailleuses et travailleurs plus âgées puissent travailler au moins jusqu’à 65 ans si nous le voulons”

      C’est parce qu’ils ont déjà le droit de travailler jusqu’à 65 ans. Les réformistes-évangélsites-orangistes ont même repoussé l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans avec le projet de les obliger jusqu’à 70 ans. Bientôt, on recrutera dans les CHSLD pour le ”cheap labor”.

      Sylvain Pelletier

    • L’employeur regarde la personne de 70 ans et se dit qu’elle court un gros risque de refaire le processus d’embauche dans 3-4 ans, alors qu’avec la personne de 25-30 ans, elle se dit qu’elle court la chance de la voir gravir les echelons de son entreprise. Sur lequel investisseriez-vous?

      C’est triste a dire, mais le cout d’embauche reste fixe, qu’on embauche une personne de 25 ou 70 ans. Mais le ROI est a un monde de difference: une personne a une capacite de 50 ans de travaille, l’autre de 5 ans. L’experience on s’en fou: le jeune va l’acquerir a court terme et devenir optimal a moyen terme et excessivement rentable a long terme.

      Toutefois, si j’y allais avec un contractuel pour une tache specifique, je ferais le choix inverse: je ne veux pas avoir a supporter le fardeau de l’acquisition de l’experience.

      M. Brassard

    • Sylvain, les Conservateurs coupent les retraites – ils ne font strictement rien pour aider les travailleurs et travailleuses fin cinquantième-début soixantième. Beaucoup de gens de cet âge tombent dans la pauvreté.

      M. Soriano

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