Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 14 août 2012 | Mise en ligne à 14h48 | Commenter Commentaires (37)

    Cette insatiable soif de pouvoirs

    Photo Jean Goupil (Archives La Presse)

    Photo Jean Goupil (Archives La Presse)

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires

    André Pratte

    Le Parti québécois veut que le gouvernement fédéral cède l’assurance-emploi au gouvernement du Québec. La Coalition Avenir Québec rêve du jour où le Québec aura, seul, juridiction dans le domaine de l’environnement. Les trois principaux partis provinciaux exigent qu’Ottawa abandonne toute compétence dans le domaine de la culture pour laisser le champ libre (et l’argent) au gouvernement provincial.

    Depuis au moins 50 ans, les politiciens provinciaux du Québec ne cessent de réclamer plus de pouvoirs du gouvernement fédéral. Une grande partie des citoyens québécois les appuient, convaincus par des décennies de répétition que le gouvernement du Québec fait toujours mieux que celui du Canada et qu’un gouvernement vaut toujours mieux que deux (les fameux «dédoublements»). Or, ces conclusions sont fausses.

    Ce qui me fascine avant tout dans ces incessantes revendications, c’est la soif de nouveaux pouvoirs qui anime nos politiciens provinciaux alors qu’il y a tant à faire pour améliorer la qualité des services déjà offerts par le gouvernement du Québec, dans les secteurs où il a compétence pleine et entière. Avant de rapatrier l’assurance-emploi, l’environnement et la culture, pourquoi ne pas régler (pour vrai) les problèmes en santé et en éducation?

    Voyons les domaines dont il est question depuis le début de la campagne électorale. L’assurance-emploi: les péquistes (et des militants oeuvrant en faveur des chômeurs) estiment que si le gouvernement du Québec était responsable de ce programme, il serait en mesure de le «bonifier». On accuse le fédéral d’avoir rendu le programme moins généreux afin de limiter la croissance des coûts et de combler son déficit. Qu’est-ce qui dit que, dans la même situation, le gouvernement du Québec n’aurait pas fait de même? N’a-t-il pas resserré l’aide sociale afin de réduire ses dépenses?

    Où le gouvernement québécois trouverait-il l’argent pour bonifier l’assurance-emploi? En 2009, les travailleurs québécois ont retiré 800 millions de plus du régime d’assurance-emploi que ce qu’ils ont cotisé. En période de chômage élevé, par exemple en 1992, cet écart était de 1,6 milliard. Cet argent vient des cotisations versées par des travailleurs ailleurs au pays. Le rapatriement de l’assurance-emploi tarirait cette source de revenus.

    En matière d’environnement, les revendications du PQ et de la CAQ sont fondées sur le fait que le gouvernement Harper se préoccupe peu d’environnement. Il paraît donc assuré que le gouvernement provincial ferait un meilleur travail. Sauf qu’on ne modifie par le partage des compétences dans une fédération sur la base de la conjoncture politique. On peut penser qu’un jour, le parti au pouvoir à Québec sera moins écolo tandis que celui en poste à Ottawa le sera davantage. Un des grands avantages d’avoir deux gouvernements intervenant dans le même domaine, c’est que les citoyens ont deux portes auxquelles frapper. Ainsi, quand Bernard Landry, alors premier ministre, voulait lancer à toute vapeur l’exploration du pétrole dans le golfe du Saint-Laurent, c’est Environnement-Canada qui a exigé plus de temps pour étudier les conséquences sur la faune marine. Et quand les écologistes n’ont pu convaincre le gouvernement Charest d’examiner plus sérieusement les conséquences environnementales de la construction du pont de la 25, c’est à Ottawa qu’ils se sont adressés.

    Les pères de la fédération américaine l’avaient bien compris: il arrive que, pour le citoyen, deux gouvernements valent mieux qu’un seul.  «En privant chaque pallier de gouvernement de la compétence entière dans tous les domaines de la vie publique, le fédéralisme protège la liberté du citoyen contre le pouvoir arbitraire», a rappelé la Cour suprême des États-Unis dans son récent jugement sur la réforme du système de santé du président Obama.


    • Qui est assoiffé de pouvoir ? Le fédéral.
      Le fédéral n’a aucune pouvoir de taxation directe comme la Constitution le dit si bien. Le fédéral devrait redonner aux provinces ce droit qu’ils se sont voté “temporairement” lors de la dernière Guerre Mondiale. Comme ça le Pouvoir serait à la bonne place selon la loi !!!
      Revisez votre histoire un peu s.v.p. !!

      Alain Lajoie.

    • « Il arrive que, pour le citoyen, deux gouvernements valent mieux qu’un seul. »

      Possible. Mais avec le gouvernement fédéral qui règne actuellement, ni l’environnement ni l’assurance-chômage ne sont entre bonnes mains. Ni bien d’autres choses d’ailleurs.

      J. Bouthillier

    • Vous avez bien raison M. Pratte, si chacun respectait les limites de sa juridiction les choses seraient plus simples, mais comme vous le savez aussi sans doute, ces choses sont humaines…

      “Il y a d’autres questions plus litigieuses encore, comme l’impôt sur le revenu, domaine provincial selon la constitution, mais que le fédéral occupe en août 1917 pour soutenir l’effort de guerre du pays. Ottawa va même plus loin et impose un veto sur les emprunts des provinces et des municipalités. Mais, sur ce dernier point, le gouvernement central doit retraiter en décembre 1918. Le Québec voit ces empiétements comme une violation de ses droits constitutionnels. Les libéraux fédéraux, dirigés par le vénérable Wilfrid Laurier, sont maintenant relégués dans une opposition qui s’appuie surtout sur le Québec. Ces libéraux, naguère favorables à un pouvoir central puissant, se font à présent les défenseurs de l’autonomie des provinces, et en particulier du Québec, contre les tories et les libéraux unionistes qui forment alors la majorité.”

      http://www.assnat.qc.ca/archives/Debats-reconstitues/rd14l3se/intro.html

      Denis Blouin

    • Bien d’accord avec vos propos. Quand on regarde ce qui ne marche pas au Québec, on se rend bien compte que c’est dans les domaines où le gouvernement a pleine autorité. Charest ne demande pas plus de pouvoirs, au moins : il voit bien qu’on en a déjà plein les bras.

      Je n’ose pas imaginer ce qu’un gouvernement péquiste ferait avec plus de pouvoirs. J’ai l’impression qu’ils sont tous assis autour d’une table, fumant leur pipe, “voyons, voyons… qu’est-ce qu’on pourrait jeter à terre aujourd’hui? Ah je sais! On va créer un nouveau service public : tout le monde paye, mais on fait tirer les gagnants à la loterie”.

      Quant à la proposition de la CAQ de rapatrier l’environnement, bien que j’appuie ce parti, je vois bien que ce n’est que du vent. C’est un paquet de trouble dont Legault ne veut pas, il essaie simplement de séduire sa (faible) base écologiste. Il faut bien parler d’environnement dans une élection, un peu. La vérité c’est que l’environnement se porte bien au Québec (par rapport au reste du Canada). Je ne vois pas ce que nous ferions avec plus de pouvoirs en la matière.

      B. Boyer

    • Mais quel politicien canadien(inclus le québécois) défend aujourd’hui avec vigueur et conviction les bienfaits du système fédéral. Je n’en vois aucun. Conclusion: “troubles” à venir! Un pays comme le Canada est toujours à défendre et à construire! La veille est toujours impérativenment requise.

      Michel Lebel

    • J’ai assez hate qu’un parti federal, quel qu’il soit, inclue dans son
      programme la tenue d’un referendum pan-canadien sur l’exclusion
      de la province de Quebec du Canada!
      Maudit qu’on (ROC) serait bien advenant un oui!
      P Allen

    • Raisonnement bancal, comme si tous les pays unitaires étaient moins fonctionnels, efficaces ou plus oppressifs que les gouvernements fédéraux… n’importe quoi.

      Mathieu Lafleur

    • La question serait de savoir s’il faut plus d’État ou moins de subventions. Prétendre à moins d’État et plus de subventions relève de la quadrature du cercle, et les déficits réels plutôt que les crédits d’impôts virtuels pour créditistes bien éclairés pourront seuls en décider ultimement.

      Y. ROY, Mtl

    • Prenons deux exemples dont vous dites que nous avons compétences pleines et entières.

      Santé:

      Le gouvernement fédéral récolte une bonne part de l’argent pour la santé, qu’il transfère ensuite aux provinces selon sa volonté. Il se retrouve en déficit? Pas de problème, il coupe le transfert. Les provinces s’arrangeront avec la facture. Votre PM a justement annoncé une coupure du transfert en santé. Puisque les revenus du gouvernement progressent plus rapidement que la hausse du transfert, le fédéral va se retrouver avec de beaux surplus tandis que les provinces vont faire des beaux déficits.

      Éducation:

      Encore une fois, le gouvernement fédéral empiète allègrement dans cette compétence provinciale. Par exemple, les fonds de recherche transférés aux universités doivent être égalés par le gouvernement de la province sans que celle-ci n’ait un mot à dire sur le type de recherche qui est financé. Le gouvernement fédéral veut mettre l’emphase sur le financement des projets en lien avec les sables bitumineux plutôt que sur les énergies vertes? Le gouvernement québécois devra suivre au risque de perdre ce financement, qui provient de l’impôt payé par les québécois eux-mêmes.

      Alors, le gouvernement fédéral pourrait se retirer complètement des domaines qui ne sont pas les siens, question que l’on puisse vraiment juger de la performance des provinces. En attendant, vaut mieux ne pas parler pas d’un quelconque avantage lié à la présence de deux gouvernements.

      S. Bouchard

    • Il faut en avoir fumé du bon pour croire que Québec peut administrer un programme fédéral de façon plus efficace… surtout si ce programme, l’assurance chômage, est un programme pour lequel le Québec profite des contributions du ROC… $800 million de dollars!

      Si j’étais Harper, j’accéderais immédiatement à la demande de Mme Marois, et je sauverais aux contribuables du ROC $800 million par année. Je ferais de même pour tout programme pour lequel le ROC est déficitaire envers le Québec.

      Évidemment, la pensée magique québécoise a le pouvoir de faire “apparaître” ce $800 million… pas de problème! L’argent pousse dans les arbres, et à défaut d’arbres, eh bien, le Québec a un pouvoir d’emprunt infini, sans compter que le citron des “riches” de la classe moyenne peut, lui aussi, être pressé à l’infini.

      G. Lalande

    • M.Pratte,
      Parlez-nous de la soif de pouvoir de la «décapitale» nationale avec vos amis Trudeau et Chrétien…
      Ce cher Chrétien qui déclarait que : «la fin (le pouvoir) justifie les moyens» !!
      Et c’est pour atteindre cette fin qu’on a eu droit (sic) au scandale des commandites…à des sous-marins qui flottaient comme des fers à repasser, à des hélicos qui tombaient, à un registre des armes à feu qui a coûté deux milliards…qu’Ottawa ne veut pas nous rendre et que votre ami Charest ne brasse pas trop par les temps qui courent, stratégie électorale oblige…
      M.Pratte, parlez-nous SURTOUT de la Caisse de l’assurance emploi du Canada, à laquelle contribuent les travailleurs et les employeurs, qui a été vidée de 50 milliards et plus. Et par qui? Par leurs gouvernements libéral et conservateur qui se sont succédés à Ottawa dans les vingt dernières années.
      Je présume qu’à vos yeux, tous ceux qui, dans le Devoir et dans Le Soleil d’aujourd’hui vous contredisent quant aux bienfaits du «rapatriement» de la Caisse sont une bande d’incompétents ?
      Décidément, ça va mal dans la «shop libérale» pour que messires Pratte et Dubuc rédigent autant de contorsions épistolaires par les temps qui courent…et ça n’ira sûrement pas en s’améliorant au fur et à mesure que votre parti va s’enliser dans les prochaines semaines…
      Franchement M.Pratte, ce n’est plus une certaine gêne qu’il faut vous garder, c’est une gêne certaine !
      Robert Alarie
      P.S. En espérant ne pas être censuré, j’invite les blogueurs à visiter la section «Libre Opinion» dans Le Soleil de Québec et le Devoir, pour prendre connaissance de la requête présentée par des gens de grande valeur concernant la Caisse d’Ass. Emploi !

    • @jutamat 14 août 2012-15h31
      Madame ou monsieur Allen, comme vous le savez probablement, il y a un récent sondage qui confirme que 50% du ROC serait bien content que le Québec se sépare…
      Malheureusement pour vous ET pour nous, même si 60% du ROC souhaitait nous ficher à la porte, Ottawa va nous forcer à rester dans votre Canada…pourquoi ?
      Parce que le départ du Québec signifie probablement la dissolution de votre Canada en trois «nouveaux» pays au nord des USA : les Maritimes (qui pensent déjà à se regrouper), le Québec et l’Ouest du Québec…
      Nous, au Québec, on veut bien partir, mais Ottawa, avec l’aide de l’establishment Québécois, font toute sorte d’entourloupettes pour nous forcer à rester…
      Pensez à Stépahane Dion avec «sa» question référendaire.. ou encore à Chrétien avec son 50% + !…
      Vous terminez en écrivant : « Maudit qu’on (ROC) serait bien advenant un oui!»
      Ah que je NOUS le souhaite !
      Vive le Québec libéré du Canada et vive le Canada libéré du Québec !
      Amicalement et sincèrement, d’un fier Québécois à un fier Canadien !
      Robert Alarie

    • M.Pratte, je voulais justement vous écrire à propos de votre édito matinal au sujet de l’autre gaffe. Vous y faites allègrement référence au rapport Parent, lorsque ça avantage vos arguments. Mais ce même rapport prônait la gratuite scolaire… Tiens tiens.
      Sans rancune.

      C.Constantin

    • Ce qu’il faut comprendre de tout ceci, c’est que M. Pratte cherche par tous les moyens de détourner l’attention sur des hypothétiques bibittes du côté du PQ, car son chouchou le PLQ est en danger et risque de perdre les élections, ce qu’il mérite amplement.

      M. Pratte dénonce une petite crotte de lapin ici et là dans la cour du PQ ou de la CAQ, mais ne voit pas ou ne veut pas voir la montagne de fumier sous laquelle la chaumière du PLQ est ensevelie, la montagne de corruption dont on parle sans cesse depuis 2-3 ans.

      Un parti qui refuse pendant deux ans et demi de déclencher une commission d’enquête sur la corruption alors que tout le monde la réclame, qui déclenche des élections en plein été pendant les vacances en espérant se faufiler avant que la commission ne déterre un sujet trop chaud, au grand et royal mépris des électeurs, un tel parti, donc, doit être chassé du pouvoir et mis au rancart, POINT FINAL, n’en déplaise à M. Pratte et Dubuc.

      M Landry

    • oui,ça serait un exercice intéressant de remettre les impots collectés par Ottawa au gouvernement du Québec pour 5 ans et couper aussi la péréquation par la même occasion. Les rêveurs tomberaient des nues. Le regroupement des forces,est toujours un atout.
      ESSAIS DE 5 ANS.

      N.Y.GRENIER

    • monsieur Pratte,

      L’idée est belle de soulever le débat. Je ne suis pas d’accord avec l’essence de votre propos et de vous explications, mais c’est tout en votre honneur d’amener ce genre de débat loin d’être insignifiant et qu’on occulte bien trop souvent…

      @gaston,

      Bonjour monsieur,

      Je vous ai lu et une question toute simple m’a traversé l’esprit.
      Quand vous dites “si j’étais Harper, j’accepterais tout de suite”, pourquoi donc n’acceptera-t-il pas alors?
      Pourquoi aucune PM du Canada n’accepterait ça?

      Pourtant, vous êtes tout à fait certain qu’il devrait accepter?

      Quand vous aurez répondu à la question “pourquoi il n’accepterait pas”, vous serez fort possiblement tout près de bien comprendre que c’est infiniment plus complexe que la surface tout ça.

      À moins que vous ne soyiez également convaincus qu’il n’accepterait jamais pour notre propre bien?
      Si c’est le cas, je n’y peux rien.

      Bien à vous et en toute simplicité,

      Pierre Lemay

    • M. Constantin,

      Permettez-moi de citer le passage du rapport (Vol. 5) auquel vous faites référence:

      «Dans l’hypothèse de ressources publiques illimitées, on devrait sans doute établir immédiatement la gratuité scolaire. Dans la réalité que constituent les limites budgétaires, on doit chercher à voir où placer les priorités.

      (…)

      Nous pensons que la gratuité est un objectif souhaitable à long terme, mais qu’il ne serait pas sage de l’appliquer immédiatement. Et de soi, elle ne réglerait pas le cas des étudiants nécessiteux et de ceux qui ne pourraient pas faire des études si on n’assurait pas leur subsistance durant cette période de leur vie.»

      Comme, aujourd’hui encore plus qu’à l’époque, les ressources budgétaire du gouvernement du Québec ne sont pas illimitées, je ne vois pas comment nous pourrions donner priorité à la gratuité au niveau universitaire.

      Merci de votre commentaire,

      André Pratte

    • un nouveau ministère amène aussi quelques centaines voir milliers de nouveaux emplois de fonctionnaires bien rémunérés que l on peut redistribuer aux plus méritants

      albert bela

    • J’ai toujours cru que deux paliers de gouvernement sont préférables à un seul. L’un est un peu la police de l’autre. Il n’y a qu’à voir les différences de traitement entre l’agence québécoise du revenu et l’agence du revenu du Canada. Le premier considère le contribuable coupable a priori mais pas le second. Dans le premier cas, on est coupable jusqu’à preuve du contraire, ladite preuve étant à la charge du “coupable” ce qui fait que le citoyen oprdinaire qui n’a généralement pas les moyens de se payer un avocat fiscaliste se retrouve victime d’iniquité. J’ai beau être déterminé à voter Marois le 4 septembre, je ne voterai jamais oui à un prochain référendum sur l’indépendance. D’ailleurs, bien que comme Québécois je ne me reconnaisse pas du tout dans le Canada de Stephen Harper, je prends mon mal en patience en me disant que les Conservateurs débarrasseront le plancher tôt ou tard. À tout événement Monsieur Pratte, vos propos sont “bang-on”!
      R. Ducharme

    • 100% avec gasston (16h23).
      Excellent article, M. Pratte.
      D’accord avec chip (20h02) sur son opinion sur l’agence québécoise du revenu. J’ajoute que ce sont des fiers-à-bras qui ont des accès de violence incontrôlée.
      J. Lincourt

    • C’est connut que plusieurs artistes, producteurs et autres gens qu milieu artistiques, mais ils s’en vanteront pas, ne voudraient pas voir le gouvernement provincial avoir la main-mise sur Radio Canada par exemple ou l’Office nationale du film, ils préfèrent de loin la gestion du fédéral. Et avec raison, juste a voir l’enseignement de l’Histoire dans les écoles québécoises, ça donne pas envie de donner plus de pouvoirs au gouvernement du Québec la-dessus .

      Y. Béchard

    • “Depuis au moins 50 ans, les politiciens provinciaux du Québec ne cessent de réclamer plus de pouvoirs du gouvernement fédéral. Une grande partie des citoyens québécois les appuient, convaincus par des décennies de répétition que le gouvernement du Québec fait toujours mieux que celui du Canada et qu’un gouvernement vaut toujours mieux que deux (les fameux «dédoublements»). ”

      Ben oui, on a vu ça avec la formation de la main d’œuvre, Ottawa leurs a donner l’argent et les pouvoirs, z’ont faite quoi avec ? Ils ont dépenser l’argent ailleurs, se sont tournés vers les entreprises, les ont taxer de 1% sur la masse salariale pour former de la main d’œuvre, et le gouvernement du Québec forme rien pantoute.

      La déconfessionnalisation des commissions scolaires, Ottawa a dit OK, il a fait quoi le gouvernement du Québec ? Il a fait TOUT, mais TOUT pour annihiler notre mémoire collective, on change le nom des écoles trop catholiques, on change le nom des commissions scolaires trop catholiques aussi, et vous voulez que je vote pour ces gens-la moi ? Des gens qui imposent sur nos plaques d’immatriculations Je me souviens, mais qui font tout pour que j’oublie ? Oubliez ça.

      Y. Béchard

    • @souverain
      Entierement d’accord avec vous, et malheureusement aucun chef
      de parti federaliste souhaite passer a l’histoire comme etant le responsable
      de l’eclatement de “notre si beau pays” ou la realite laisse trop souvent
      la place a l’utopie!
      Salutations
      P Allen

    • La plupart des Québécois veulent gérer leur province comme s’ils géraient déjà leur propre pays… mais sans avoir le courage (et la lucidité) de voter Oui au référendum. C’est dans ce contexte qu’il faut voir cette incessante quête de pouvoirs supplémentaires. Ces nouveaux pouvoirs seraient utiles, oui, mais quelques temps plus tard surviendrait un autre cas où on se dirait que là aussi, ce serait bien de pouvoir gérer nos propres affaires… et ainsi de suite. Il faut savoir regarder la réalité en face: ils ont beau hésiter face à l’indépendance, les Québécois voudront toujours plus de pouvoirs d’Ottawa. Et les politiciens, fédéralistes comme souverainistes, l’ont bien compris.
      M. Thomas

    • @ pierre_lemay, Harper ne peut pas accorder le transfert de l’assurance-chômage pour des raisons politiques uniquement. Il doit défendre les pouvoirs de juridiction fédérale. S’il cède au Québec, (1) il perd des plumes dans le ROC, et (2) il ouvre la porte à d’autres demandes du Québec et aussi des autres provinces.

      Mais si moi j’étais en charge, je le ferais quand même. Il y a un mouvement d’opinion dans le ROC en faveur de l’expulsion du Québec, voir La Presse d’hier. J’expliquerais à mes électeurs du ROC que je donne tout simplement de la corde au Québec pour que ce dernier se pende comme il faut. L’expulsion n’en sera que plus facile.

      Ça va venir. J’espère seulement qu’ils attendent que j’aie déménagé!

      G. Lalande

    • À faire le focus sur les pouvoirs, on oublie souvent que derrière, il y a des motivations concrètes et souvent, la fibre “nationaliste” ne sert que de “cover-up” à l’intention véritable.
      Pensons donc un instant à l’Assurance emploi. La population vieillit, le nombre de travailleur diminue, les besoins augmentent… On peut raisonnablement croire que le taux de chômage va chuter au cours des prochaines années. C’est même suffisamment automatique pour que Jean Charest décide d’en faire une promesse électorale, question de s’en attribuer le mérite, ça dit tout!
      Dans un cas comme celui-là, une “assurance” qui ne sera vraisemblablement pas réclamée peut se révéler une véritable mine d’or. Combien de temps reste-t-on chômeur dans un marché de plein emploi? On paie pour rien et ce régime devient une taxe déguisée qui engendre des surplus.
      Rappelons-nous maintenant le gouvernement Chrétien. Quand il a voulu combattre la dette, il a pigé dans les surplus d’assurance-emploi, tout en imposant des restrictions sévères sur ceux qui pouvaient en bénéficier. Bien sûr, les groupes de chômeurs ont poussé les hauts-cris mais qui s’attire la sympathie quand il veut être payé sans travailler (Même si souvent, il a contribué toute sa vie à ça?)
      Vu sous cet angle, l’enjeu de rapatrier l’assurance-chômage au Québec n’est pas nationaliste, mais économique. Tant qu’à avoir une taxe déguisée, j’aime mieux qu,elle aille à Québec qu’à Ottawa, les services que ce pallier de gouvernement doit offrir y sont beaucoup plus importants et sa dette l’est aussi.

      JF Trottier

    • “En privant chaque pallier de gouvernement de la compétence entière dans tous les domaines publiques, le fédéralisme protège la liberté du citoyen contre le pouvoir arbitraire”

      Et si c’était le fédéralisme qui était ce pouvoir arbitraire ? C’est peut-être pourquoi ces partis provinciaux veulent plus de pouvoir afin de se protéger. Nous voulons ce pouvoir arbitraire afin d’être un pays, comme le Canada l’est parce qu’il détient ce pouvoir. La recette du fédéralisme canadien s’appliquerait de la même façon dans un Québec indépendant qui chapeauterait chaque région du Québec comme le Canada chapeaute chaque province. Ça se ferait seulement à plus petite échelle, donc plus facilement et naturellement.

      Stéphane Desrochers

    • Et vive les dédoublements ! Deux valent mieux qu’un, c’est la cour suprême des États-Unis qui l’a dit !

      Pauvre Pratte ! D’abord, toute suprême qu’elle soit, la cour suprême des États-Unis n’a pas juridiction sur le territoire du Canada. Ensuite, on est ici dans le politique, pas dans le juridique. Enfin, si le Québec ne fait pas toujours mieux qu’Ottawa, le contraire est aussi vrai.

      La question n’est donc pas de savoir qui fait mieux – après tout ce sont les mêmes hommes, les mêmes femmes, que nous élisons ; ils ne travaillent pas dans la même assemblée, c’est tout. Il s’agit seulement d’avoir les deux mains sur le volant… Je suis certain que vous me donnerez raison là-dessus.

      Jean TURGEON

    • «Avant de rapatrier l’assurance-emploi, l’environnement et la culture, pourquoi ne pas régler (pour vrai) les problèmes en santé et en éducation?» Si le Québec veut ces pouvoirs, c’est que la plupart du temps cela relève de la juridiction du provincial. Les «Canadians» qui font constamment la leçon au Québécois, nous agitent sous le nez la constitution. Or, c’est bel et bien inscrit que les pouvoirs en santé, en éducation en culture, notamment, relève du provicnial.
      En somme, les gouvernements québécois (autres que libéral) constatent que le Canada ne respoecte pas ses institutions. Il est là le débat! Le dédoublement des pouvoirs qui fait que le contribuable (payeur de taxes) paie en double pour les questions de santé, culture, éducation, affaires autochtones, environnement, etc.
      GTremblay
      Montréal

    • @gaston,

      Merci pour votre réponse. Il faut prendre la peine de le faire ce merci toujours à mon sens parce que parfois, sur n’importe quel blogue de ce monde virtuel, quand il y a désaccord,ça tourne au vinaigre au lieu d’échanger des idées…

      Donc, si je vous lis bien:

      Harper devrait le faire
      Harper peut pas le faire parce qu’il nele faut pas.

      On est pas en train de parler des limites de la Fédération là?

      Désolé monsieur, ça m’en prend beaucoup plus que ça pour pouvoir poursuivre. La limite arrive à l’ “auto-convainquage”.
      Bon déménagement et soyez heureux là où vous serez. L’un n’empêche pas l’autre évidemment:)

      Pierre Lemay

    • Le fédéralisme, c’est devoir régler 100% des problèmes avec seulement 50% des outils.

      S. Bouchard

    • Un jour le Gouvernement du Québec a voulu administrer sa partie reliée au Régime des Pensions du Canada en fondant le Régime des Rentes du Québec. Évidemment il se disait plus fin que les autres du fédéral et promettait de mieux administrer nos argents. Aujourd’hui, quel est le résultat obtenu à la RRQ en le comparant au RPC? La réponse, c’est qu’on a perdu beaucoup, mais on est capable de trouver toutes sortes de raisons impossibles et inimaginables pour blâmer les autres et se disculper.
      Le pouvoir c’est une chose, mais en pensant au Canada et son immensité territoriale, il faut faire des choix judicieux, parce que bien évidemment, quand il y a des dépenses, nous ne sommes qu’une trentaine de millions d’individus seulement pour payer les factures. Nous sommes un grand pays, mais très largement handicapé par une toute petite population vivant sur un territoire, ne l’oublions pas, soumis à 5 fuseaux horaires.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @gasston – 14 août 2012 – 16h23
      Un peu cynique votre post: vous m’avez bien fait rire! Encore la pensée magique du PQ, le ROC subventionne les chômeurs du Québec, pas grave, on rapatrie tout et les 800 millions vont apparaître par magie … misère … Le Québec est endetté jusqu’au cou, pas de problème, gel des frais de scolarité, des frais de garderie, etc. J’aimerais bien que ces gens reviennent sur Terre un de ces jours.

      André St-Gelais.

    • En passant, bien d’accord avec votre billet M. Pratte, moi aussi j’aime mieux la protection de deux gouvernements plutôt qu’un seul. De la manière dont certains problèmes sont traités au Québec, vraiment pas certain que nous serions mieux servi par plus de pouvoir. On va commencer par régler nos problèmes et ensuite, on pensera à en créer d’autres.

      André St-Gelais.

    • @mlebel

      14 août 2012
      15h21

      Ceux qui sont Canadiens et fier de l’être, n’ont pas à défendre le pays qu’ils aiment…Avec tous ses défauts et qualités!

      C’est ce que la majorité des séparatistes comme vous oublient. Moi je n’ai rien à justifier mais, par contre, vous, avez définitivement le fardeau de la preuve!(*)

      (*) Ce que vous ne faites jamais.

      Gilles Tremblay

    • Faut faire attention, l’environnement est de la compétence des provinces sauf pour ce qui est des questions inter-provinciales et des eaux navigables. C’est évident que tant que le Québec fait partie de la fédération canadienne, les questions environnementales inter-provinciales (comme les pipelines, les lignes de transport d’électricité etc.) demeureront de la compétence du fédéral. Les politiciens font souvent flèche de tout bois et ici, c’est de la plus pure stratégie politique pour des votes mais qui de toutes façons ne mène à rien.

      P. Rousseau.

    • Le Québec est déjà un état sans constitution depuis 1968 depuis l’abolition de l’Assemblée Législative, du Conseil législative et abolition des pouvoirs ainsi que de l’autorité du Lieutenant gouverneur du Québec de nommer les membres du Conseil législative en supprimant l’existence du Conseil législatif par la dévolution au Premier ministre du Québec des pouvoirs et de l’autorité du Lieutenant gouverneur du Québec.

      J Tremblay

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