NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
C’est ce que je me demandais à notre sujet en prenant connaissance des résultats de ce sondage IRPP-Nanos Research. On a demandé à 1333 Canadiens quels sont les enjeux les plus importants à leurs yeux, et s’ils ont confiance en leurs gouvernements pour les régler. Résultat: dans bien des cas, le niveau de confiance ne correspond pas au défi.
«Les soins de santé sont l’enjeu prioritaire (…) par contre, la confiance en notre capacité de leur trouver des solutions est plus faible qu’ailleurs», note le président de la firme de sondage, Nik Nanos. Idem pour le vieillissement de la population, les programmes sociaux et le niveau de vie. Pour le développement des ressources naturelles, la protection des frontières, la recherche-développement et les affaires internationales, qui figurent plus bas dans les priorités, les citoyens font davantage confiance aux gouvernements. Le Globe en a fait un résumé visuel ici.
Une nouvelle preuve du cynisme des électeurs? C’est sans doute vrai pour une partie des répondants.
Mais j’y vois aussi un signe encourageant. Nous sommes entre gens intelligents ici. Soyons honnêtes: y en a-t-il un seul d’entre vous qui croit qu’il suffise d’envoyer le bon parti au pouvoir pour régler enfin les problèmes du système de santé?
Si les électeurs arrêtent de réclamer des miracles des candidats électoraux, peut-être ceux-ci arrêteront-ils d’en promettre. Ça ferait de la place à un discours politique plus intelligent.
Sur l’économie, par exemple. Un gouvernement peut créer des conditions favorables ou éviter de prendre des décisions qui empirent la situation, mais rien de ce qu’il fera ne changera la tendance de fond à court ou moyen terme. À mes yeux, la crédibilité d’un candidat qui, en pleine crise, promet de “remettre l’économie sur les rails” frôle le point de congélation. Même chose pour un élu qui s’attribue le mérite de la prospérité qui a régné durant son mandat.
Les quatre priorités qui ressortent du sondage (santé, création d’emploi, éducation, sécurité) sont liées à la vie de tous les jours, note pour sa part Nik Nanos. Les enjeux plus éloignés du quotidien, comme la qualité de vie des Premières Nations, le développement du Nord canadien ou les affaires internationales, se classent moins bien. «On peut supposer que les élus, faisant preuve d’opportunisme politique, privilégieront les problèmes que les Canadiens jugent plus faciles à résoudre et délaisseront les autres, difficiles à régler», avance le sondeur.
N’est-ce pas ce qu’ils font déjà?

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tonyverdechi
25 juillet 2012
12h39
Certains disent qu’on a les politiciens qu’on mérite. C’est vrai. On veut du changemin mais on en a une peur bleue. Alors on vote pour du pareil au même. Un bon exemple? Québec solidaire qui a deux chefs, pour donner autant la parole aux hommes qu’aux femmes. Ben c’est suffisant pour dérouter bien du monde. Faut qu’il en ait un seul qui décide pour tout. La monarchie électorale. Non, nous ne sommes pas si évolué…
En fait, moi, je vais plus loin. Je dis que les politiciens qu’on a sont à notre image. Beaucoup de gens que je côtoie ont souvent un sens moral assez élastique. Et je me tiens loin des criminels en tout genre. Je parle de monsieur et madame tout le monde. Les politiciens sont un échantillonnage de gens qu’on trouve dans la population. Si l’honnêteté des gens est en baisse, elle le sera pour les politiciens.
Tony Verdechi
lejeune14
25 juillet 2012
12h52
Si nos politiciens agissaient en hommes et femmes d’État sans penser à leurs intérêts personnels comme on voit de ce temps-ci; si le monde économique ne cessait de créer des bonshommes Sept Heures sur tout et sur rien (surtout de cesser de faire peur pour mieux arnaquer les consommateurs); probablement que les citoyens reprendraient confiance en eux. Malheureusement, avec toutes ces arnaques pour combler les ti-namis des partis, les prochaines années vont être de plus en plus cyniques.
Daniel Lejeune
Montréal
gasston
25 juillet 2012
13h09
Le problème fondamental, c’est que beaucoup de gens croient que nos problèmes peuvent être résolus avec plus de gouvernement, alors que c’est exactement le contraire: nos problèmes sont en grande partie le résultat de 40 années avec trop de gouvernement, particulièrement au Québec. Le plus drôle, c’est qu’une forte proportion de la population, influencée par nos grands médias, La Presse et Radio-Canada en tête, pensent que le Québec a un gouvernement néo-libéral, alors que c’est exactement contraire à la réalité: le Québec est victime de 40 années de socialisme ininterrompu (et grandissant), avec comme conséquence: pauvreté, taxes et impôts, et 17 heures d’attente dans les “urgences”.
G. Lalande
maiwill
25 juillet 2012
13h22
Je suis pas mal en accord avec cet édito sauf pour un point:
“Si les électeurs arrêtent de réclamer des miracles des candidats électoraux, peut-être ceux-ci arrêteront-ils d’en promettre. Ça ferait de la place à un discours politique plus intelligent.”
Si on attend après les électeurs pour être plus sage que leur représentant, je crois que l’on va attendre longtemps. Les candidats devraient nous proposer des choses réalistes et non pas simpliste comme trop souvent. Bref, ça va dans les 2 sens.
Juste à entendre M. Charest, et je suis convaincu que le réalisme ne sera pas au centre de la prochaine campagne provinciale!
JF Sarrazin
jeanfrancoiscouture
25 juillet 2012
13h33
…«..les élus (….) privilégieront les problèmes que les Canadiens jugent plus faciles à résoudre et délaisseront les autres, difficiles à régler»
Mais qu’est-ce que c’est que cette psycho-pop à cinq cennes? Le sondeur n’avait rien à dire mais il lui fallait dire quelque chose?
Je ne crois pas que les citoyens pensent que la gestion de la santé soit un problème «facile à résoudre». Depuis le temps que ça traine, ça ne peut certainement pas être perçu comme facile.
La création d’emploi et l’éducation ne sont pas non plus des problèmes perçus comme «faciles à résoudre» même si on ne les place pas au même niveau que la santé. Reste la sécurité qui est probablement perçue comme plus facile à résoudre mais qu’on perçoit comme étant un peu à la traine pour des motifs de rectitude politique. C’est d’ailleurs une question qui fait généralement les délices de la droite toujours à l’affût de questions rentables électoralement.
Sur les enjeux plus éloignés du quotidien, le sondeur a sans doute raison. Le vieux principe voulant que «l’intérêt est la mesure de l’action» ou inversement, «l’action est la mesure de l’intérêt» demeure pertinent. On ne fait pas une élection sur l’ouverture de délégations générales du Québec en Asie du Sud-est.
J-F. Couture.
gl000001
25 juillet 2012
13h44
Pourquoi “ou” ? Nous sommes cyniquement réaliste ;-)
Par exemple, les problèmes en santé … peut-être que les fonctionnaires du ministère ont déjà commencé à plancher là-dessus. Et peut-être que le nouveau ministre du nouveau parti au pouvoir arrive comme un chien dans un jeu de quilles et foutes le bordel.
Comment la savoir ? On fait des suppositions. On se dit que dans le “vrai monde” il devrait bien y avoir un plan. Le cynisme vient du fait que la situation perdure et parce qu’on ne connait pas trop les raisons.
Alain Lajoie
ALain Lajoie
nike
25 juillet 2012
13h50
Sauf que bien des groupes de pressions vont proclamé haut et fort dans les médias que si le gouvernement répond à LEUR demande ceci règlera tout les problèmes en santé, en éducation, de logement, d’emploie etc…
Ces groupes de pression à une idée ont tendance à déformer la réalité et devant la popularité dans la population de certaine de ces sirène. Certain parti politique sont très tenté d’ahdéré à ces positions simpliste.
Bernard Théroux
Hochelaga
bloganon
25 juillet 2012
14h17
Comment faire confiance au gouvernement fédéral en matière d’économie, de recherche, de culture, de sécurité, de relations internationales, etc., quand ce gouvernement prend des mesures contraires aux données, ignore les données disponibles et fait tout pour affaiblir les institutions qui collectent des données?
J. Bouthillier
allonsvoyons
25 juillet 2012
15h41
Je ne compterais pas sur les politiciens pour changer. Aujourd’hui, Statistiques Canada a publié une analyse montrant que le crime continue à diminuer au Canada (depuis 1972). Et hop, Vic Toews a immédiatement affirmé que c’est un signe que les politiques des Conservateurs marchent! (l’omnibus est passé en décembre 2011, les données recueillies n’ont pas été affectées par l’approche “tough on crime” des Conservateurs). Opportunisme éclatant. http://news.nationalpost.com/2012/07/24/crime-rate-in-canada-at-lowest-level-since-1972-statistics-canada-says/
Laurent B. Collin
respectable
25 juillet 2012
16h29
s’Ils ont peur pour la santé, leurs programmes sociaux etc ils n’ont qu’à crier à leurs élus : DRILL BABY DRILL!
Le problème est que ces mêmes personnes qui ont peur ont aussi peur qu’on exploite nos ressources et sur ce point ils font confiance aux élus. Alors ils n’ont pas finit d’avoir peur. Ils vont devoir faire un choix.
Simon picotte
gren
25 juillet 2012
16h38
Les firmes de sondages devraient poser une question suivante:Quel est la principale raison qui vous a fait voter pour le candidat pour lequel vous avez voté.
Il deviendrait évident que la majorité des gens ont tous des raisons différentes pour voter pour un candidat. Nous savons très bien que les politiciens travaillent sur les problêmes qu’ils ont une chance de régler. Les autres problêmes sont mis dans les responsabilités de gens très habiles pour expliquer pourquoi ils ne peuvent les régler. Si vous etes un peu renseigné, vous savez très bien que la mondialisation avec ses bons et mauvais côtés ne permettent pas a nos politicens quelqu’il soit de régler certains problêmes. Les secteurs domestiques tels que la santé, l’éducation, les services sociaux sont les seuls ou presque que les politiciens peuvent s’occuper si ils ont suffisamment d’argent en impôts collectés. Dans beaucoup de secteurs nous sommes en compétition avec le reste du monde. Bienvenue aux bons négociateurs. Et dans tout ça on a les journalistes qui s’en donne a coeur joie pour détruire les décisions des politiciens surtout dans la distribution des impôts selon que l’on soit de droite (trop de gouvernement) ou de gauche (pas assez de gouvernement) .Et on vote pour l’un si on paye des impôts et pour l’autre si on en paye pas.
n.y.grenier
raoul914
25 juillet 2012
16h53
Pas trop crédible ce sondage: les Canadiens se soucient de de la qualité de vie des autochtones et du développement des ressources naturelles mais pas de l’environnement ? Je sais que le reste du Canada a changé mais quand même …
Robert Gauthier.
syl20_65
25 juillet 2012
17h10
”beaucoup de gens croient que nos problèmes peuvent être résolus avec plus de gouvernement, alors que c’est exactement le contraire: nos problèmes sont en grande partie le résultat de 40 années avec trop de gouvernement,”
Z’avez lu le billet de Mme Kroll jusqu’au bout ou vous vous suffisez de nous bourrer avec vos théorie folklorique de la drette profonde. Comme si les pays avec moins de gouvernements faisaient mieux. Encore la pensée magique du sauveur et du messie de la drette profonde. Allélullia.
L’Allemagne voit sa note de crédit abaissée alors que ce pays pratique le conservatisme depuis longtemps. L’angleterre qui a été gouverné plus souvent qu’autrement par les conservateurs ne se portent pas mieux que d’autres pays europeen. Les républicains amerlocs qui se vautrent dans cette même théorie à 5 cennes n’ont jamais fait rien de mieux que les démocrates. Ce sont même les répus qui sont responsable de la plus grande partie du déficit mirobolant des amerlocs. Les pays d’Afrique sont sans gouvernement et il y a pourtant des millions de leurs citoyens qui meurrent de faim. et qui n’ont pas de logis convenable. Je ne vois pas votre messie nul part.
De plus, plusieurs économistes commencent à déclarer du bout des lèvres que les gouvernements ne peuvent pas grand chose en matière d’emploi privé. On se fait avoir par les corporations qui distribuent les subventions aux actionnaires au lieu de créer de l’emploi puisque leur job est justement de couper des emplois et de les délocaliser et non d’en créer.
@allonsvoyons
Personne est surpris de l’hypocrisie des réformistes évangélistes orangistes de harper. Romney affirme que des r`gles plus sévères n’auraient rien changer au carnage d’Aurora et harper le tartuffe affirme qu’il doit durcir les lois davantage. On voit comment les réformistes sont pris dans leurs foutus préjugés crasseux de la drette profonde arriérées. Misère…
Sylvain Pelletier
gl000001
25 juillet 2012
22h37
@respectable
Pour une rare fois, je suis entièrement d’accord avec vous. La peur immobilise ou fait faire des niaiseries. On verra comme disent les autres.
Alain Lajoie
nadagami
26 juillet 2012
08h18
Bonjour,
« Si les électeurs arrêtent de réclamer des miracles des candidats électoraux, peut-être ceux-ci arrêteront-ils d’en promettre. Ça ferait de la place à un discours politique plus intelligent. »
– — –
Donc, le problème ce sont les électeurs… et absolution sans confession des élus. Parce que, hein, ce ne sont pas les politiciens qui promettent mais les électeurs qui exigent des miracles. Et la commission Charbonneau réclamée par la population et donc par les électeurs, j’imagine que c’est pour mettre en lumière la corruption et le trafic d’influence qui règnent au sein du groupe des électeurs? Et c’est trop en demander de la part du gouvernement de mettre de l’ordre dans sa façon d’attribuer des contrats gouvernementaux qui sont financés en bonne partie avec l’argent des contribuables, donc avec mon argent que je n’ai pas le choix de confier au gouvernement?
Madame, si le problème c’est moi puisque je fais partie du groupe des électeurs, O.K., pas de problème, dorénavant je ne voterai plus et ne m’intésserai plus à la politique.
Et là, comme vous le précisez, on aura droit à un discours intelligent. Et enfin merci de m’annoncer que je suis un imbécile.
Daniel Verret (Nadagami)
lawyer99
26 juillet 2012
09h18
La gouvernance, c’est une question de leadership. Trop souvent, les élus gouvernent en fonction des groupes d’intérêts. Toutes les associations veulent rencontrer les ministres responsables de leur secteur et elles tentent d’influencer les politiques selon LEURS intérêts (corporatif, associatif, etc). Les ministres perdent alors le contact avec les citoyens.
De plus, il y a le principe de devoir et de responsabilité qui nous échappe au Québec et au Canada. Notre système est basé sur un principe de droit, où chaque citoyen peut faire valoir ses droits. Malheureusement, l’état ne peut pas imposer des devoirs aux citoyens.
Ayant un gouvernement maternaliste, omniprésent dans la vie du citoyen, celui-ci va attendre que le gouvernement règle les problèmes de nos sytèmes (éducation, santé, environnement, économie) sur le seul principe qu’il paie des impôts et des taxes. Malheureusement, peu de citoyen contribue à améliorer nos politiques gouvernementales. L’engagement de masse des gens diminue grandement. La question qu’il faut se poser? Pourquoi avons-nous perdu ce sens civique?
Stéphane Lacasse
jean-francois_trottier
26 juillet 2012
09h45
@ M. Pelletier : Merci pour votre mot simple et réaliste. Je commence à désespérer, non de l’intelligence mais du sérieux de la pensée économique un peu partout et voilà, parfois je lis quelque chose qui me rassure un peu. C’est le cas ici.
On peut ajouter à votre mot que dans les faits, dans la pratique la plus journalière, on voit bien que le néolibéralisme est l’ennemi et l’antithèse du capitalisme. La disparition des capitaux loin du contrôle des gouvernements a pour résultat qu’aucune région du monde ne peut penser à l’auto-suffisance, encore moins à l’autarchie. La boule au complet est l’otage de quelques fous qui jouent à pile ou face. Youppi.
Les Chinois l’ont bien compris et en sont les champions, eux qui ont déstabilisé l’Europe via opérations boursières il y a 18 mois pour l’obliger à lâcher du lest sur les mines d’Afrique. L’échiquier a changé, les règles aussi.
Seuls les pays qui pratiquent le capitalisme d’État s’en sortent presque à tout coup. Pourquoi ? Parce que via une participation forte et silencieuse dans leurs propres corporations privées ils ont gardé suffisamment de leviers pour influer sur leur pays, ce qui n’est plus le cas ici.
J’ajoute encore ceci à l’intention de gasston : les fonctionnaires de la plupart des compagnies multinationales sont les pires exemples d’inefficacité totale. Le meilleur endroit pour pratiquer son putting est dans leurs couloirs. Par comparaison les gouvernements sont des modèles d’efficience, très loin derrière les PME. Je le sais, ce sont tous mes clients ! Changez de discours, il est temps.
Pour en venir au sujet général, il et de plus en plus clair que le mode de scrutin ainsi que la représentativité des élus sont remis en question à travers ce sondage, image du climat général qui règne ici et partout en Amérique du Nord.
Entre autres, la forme du discours de Léo Bureau-Blouin depuis quelques jours est très éloquente: la sacro-sainte ligne de parti dans laquelle il s’est faufilé immédiatement est le produit d’une constitution dépassée et inadaptée.
La nécessité de séparer les pouvoirs législatif et exécutif n’a jamais été aussi criante. L’adoption d’un mode de scrutin à deux tours m’apparaît une solution praticable s’il s’agit d’élire un exécutif. Par contre il me semble que le vote proportionnel peut s’appliquer à une représentation législative enfin débarassée de la ligne de parti, avec dans les deux cas beaucoup de nuances.
Force est de constater que l’électorat ne croit plus aux institutions actuelles. Ceci dit j’espère que Josie-Crystal gagnera à Occupation Double. Voilà voilà.
Jean-François Trottier
jsbaribeau
26 juillet 2012
11h51
Depuis très longtemps, je trouve que le mot CYNISME n’est pas le terme idoine pour bien saisir ce qui se passe. Ma formation/déformation sociologique m’amène à préférer sémantiquement et sociologiquement le mot DÉSENCHANTEMENT.
Je présente ici, en toute modestie, un texte que j’ai régulièrement modifié et réécrit:
*****«Depuis plusieurs années le mot « cynisme » est devenu au Québec un mot passe-partout, un mot-cliché, un mot tout usage, un mot aux multiples sens, chacun étant libre de l’interpréter à sa façon.
Depuis des années, on entend dire que les électeurs québécois et canadiens sont de plus en plus cyniques vis-à-vis des politiciens et du pouvoir. Si on vérifie la signification du mot dans Le Robert ou dans le Larousse, on constatera qu’on appelle « cynisme » ce qui est plutôt un profond désenchantement vis-à-vis de la «res publica», vis-à-vis de ceux qui gouvernent et prennent les décisions essentielles.
J’ai été étonné lorsque, le mercredi 11 juillet 2012, j’ai entendu Pauline Marois qui commentait le fait que Jean Charest va peut-être déclencher des élections estivales. Elle disait que tout cela, c’est du cynisme, ce qui ne veut rien dire. Elle aurait pu, dans la vieille tradition politicienne, parler d’opportunisme, de manoeuvre électoraliste, de calcul partisan.
Mais que faire? Le mot CYNISME s’est implanté comme étant le mot parfait pour expliquer une pléthore de comportements des citoyens ou des méchants politiciens.
Je sais qu’il y aura de nombreux opposants à ma modeste suggestion, mais je propose quand même, avec un petit sourire cynique, l’abandon temporaire du mot « cynisme » pour utiliser des mots plus idoines, plus appropriés.
Dans ce monde marqué au sceau d’un profond désenchantement (que Jack Layton avait su combattre avec brio et intelligence), je vais proposer une citation de Stanley Baldwin : « J’aimerais mieux être un opportuniste et flotter que couler à pic, mes principes autour du cou.» Cela peut assurément faire penser à quelques rares politiciens, n’est-ce pas, chers politicailleurs cyniques.
En terminant, je note aussi que Georges Clemenceau (cynique ou désenchanté ?) a déjà « commis » cette affirmation : « En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. »
Le désenchantement a malheureusement des assises solides. Mais rappelons-nous, sans démagogie, qu’un certain Jack Layton a su ré-enchanter, dans une certaine mesure, le tristounet univers politique et électoral.
Cyniquement et jouissivement !»*****
Jean-Serge Baribeau, désenchanté et peu cynique
chapala1
26 juillet 2012
13h51
Cynique ou réaliste? la question est posé. Les politiciens sont perçu comme cynique, les citoyens sont plus réaliste.
Je suis surpris que l’économie n’est pas dans les 4 priorités énuméré. Pour moi c’est la première occupation et je pense que les retraités sont en accord avec ça. En regardant Jean Charest de distribuer des millions pendant on prêche au citoyens de faire économie pour effacer le déficit ça c’est cynique.
L’accès aux services de la santé est une préoccupation réaliste, mais quand on voit comment l’argent est dépensé dans ce secteur, là ça devient cynique. Trop de gras dans l’administration et dans les contrats syndicales, avons-nous vraiement les moyens de nous payer tous ça? Étant réaliste je dis non, parcontre je suis ouvert à un système de santé à deux vitesse, c’est le seul moyen d’offrir des services rapides et efficaces à tous le monde.
La création d’emploi tous le monde en parle, mais les conditions au Québec avec tous ces contraintes sociaux n’est pas propice pour en créer. Si on veut être réaliste il faut changer cette situation le plus vite le mieux.
L’éducation c’est importante, mais étant réaliste on ne peu pas offrir la gratuité une fois le secondaire comblé. Par contre on peu offrir des prêts à bas intérêt pour les hautes études à ceux qui n’ont pas les moyens, à condition qu’ils peuvent prouver leurs capacités de continuer des études supérieur. Ces prêts doivent être remboursé sans exception, et en cas de faillite personnel ne feront pas partie de la faillite, ça c’est être réaliste.
La sécurité est importante, mais le gouvernement Harper a prouvé d’être cynique en abolissant le registre des armes. Des caméras à chaque coin de rue est une autre façon d’être cynique de la part des gouvernements, le résultat sera un état policière avec une démocratie à deux vitesses.
Pour terminer, je propose de réduire les frais des gouvernements en faisant plus avec moins, ça c’est réaliste. Il y a beaucoup de moyens de réduire les frais à tous les niveaux de tous les administrations publiques. Demandons à ceux qui veulent nous représenter ou ils vont faire des économies si élu, ça sera réaliste, en demander plus de services ça sera cynique.
Werner Zuercher
anonymous99
26 juillet 2012
15h01
La santé et l’éducation sont la priorité et doivent être payées par la banque du Canada partout au pays, c’est son rôle afin d’exister pour le peuple avant les élites (1%) ! Un simple clic de souris et le transfert d’argent scriptural est dans la colonne créditrice ! Tant que cet argent est créé à partir du vent alors tout est possible non ?
J Tremblay