NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Le suicide de Marjorie Raymond, 15 ans, survenu l’an dernier à St-Anne-des-Monts, a suscité une vive émotion dans la province. Des proches de la jeune femme, sa mère en particulier, ont attribué son désespoir à l’intimidation dont elle était victime à l’école.
L’affaire a soulevé l’indignation générale. On a blâmé une élève qui s’était battue avec Marjorie. On a accusé l’école, qui n’aurait rien fait pour l’aider. Les médias ont multiplié les reportages sur l’intimidation, devenu l’obsession de l’heure. Dans la foulée, l’Assemblée nationale a adopté une loi visant à combattre l’intimidation à l’école.
Or, le rapport du coroner, publié jeudi, révèle que l’intimidation était loin d’être le seul problème de l’adolescente et qu’elle n’explique pas, à elle seule, sa décision de s’enlever la vie. «Il y a eu plusieurs altercations au cours des dernières années entre Marjorie Raymond et d’autres étudiantes, mais ce point en est un parmi d’autres facteurs présents dans la vie de Marjorie Raymond», écrit le coroner Jean-François Dorval.
Selon l’enquête de M. Dorval, dès novembre 2008, soit trois ans avant le suicide, Marjorie avait fait part de problèmes familiaux et de pensées suicidaires à un intervenant. La DPJ était alors intervenue.
Marjorie a eu toutes sortes de difficultés d’intégration dans le milieu scolaire. Elle s’absentait souvent et rejetait l’autorité des professeurs. Elle voyait très régulièrement l’intervenant social de l’établissement. Mais lorsque la direction lui a proposé l’aide d’un psychologue, elle a refusé. Selon le coroner, l’école est loin d’être restée indifférente aux problèmes de la jeune femme.
Quelques mois avant sa mort, Marjorie a subi une pénible rupture amoureuse. Elle avait fait d’autres tentatives de suicide et, dans les jours précédant son geste ultime, a parlé de ses idées suicidaires à des amis.
Selon le coroner, l’adolescente manifestait les symptômes d’une dépression majeure mais la maladie n’a pu être décelée, faute d’un examen par un professionnel. M. Dorval cite un document de l’Organisation mondiale de la santé sur le suicide: «Un suicide n’est jamais causé par un seul facteur ou événement. Il est généralement provoqué par une interaction complexe de nombreux facteurs tels que maladie mentale ou physique, abus toxiques, perturbations familiales, conflits interpersonnels et stress vital.»
Les médias, les politiciens, tout le monde en fait, aiment avoir une explication simple aux tragédies qui nous bouleversent. Cela rassure: il y a UNE cause, un coupable. Malheureusement, le suicide est un phénomène complexe. On peut agir, prévenir; il s’est fait beaucoup de choses en ce sens au Québec au cours des dernières années. Mais il n’y a pas de solution magique. Et aucune loi ne pourra empêcher certains jeunes de s’enlever la vie…

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jutamat
6 juillet 2012
17h35
Tellement facile d’accuser mer et monde, mais combien difficile de
regarder dans son propre jardin!
C’est presque la totalite des problemes eprouves durant l’enfance et
l’adolescence qui ont comme origine le milieu familiale.
Bravo au coroner Duval!
P Allen
michelnotredame
6 juillet 2012
17h41
Hélas !
Oui, malheureusement, l’information dont nous disposons depuis peu, nous révèle, que la jeune Marjorie vivait un état mental et psychologique désasteux. Elle était définitivement suicidaire, elle portait sa mort en elle. Hélas nous connaissons la terrible conséquence.
Aucun encadrement, ne pourra jamais empêcher le suicide dans un tel cas.
Michel Notredame
chialeux48
6 juillet 2012
18h43
Comme vous le dites accuser à droite et à gauche peut sauver l’apparence.
Du moment que les médias se sont accaparé de cette nouvelle, la crédibilité des témoins et personnes de l’entourage de la victime étaient non-recevables. Mensonges et vengeance sont appareus dès les premières semaines.
Les vrais victimes sont celles qui sont vivantes et qui ont subis un lynchage public. Ceux et celles qui propagaient ces mensonges devraient être poursuivit.
Michel Gendron
pager
6 juillet 2012
18h54
Dans ce cas, il n’a pas été possible de blâmer Jean Charest et Stephen Harper…Alors, on s’en est pris à l’école et à l’intimidation!
Gilles Tremblay
jeanfrancoiscouture
6 juillet 2012
19h22
..Comme le dit si bien l’éminent coroner, citant l’OMS:«Un suicide n’est jamais causé par un seul facteur ou événement. Il est généralement provoqué par une interaction complexe de nombreux facteurs tels que maladie mentale ou physique, abus toxiques, perturbations familiales, conflits interpersonnels et stress vital.»
Bref, un peu comme l’effondrement de certains viaducs, même si le travail a été
«incroyablement mal fait», pas moyen d’identifier quelque responsable que ce soit.
Tout ça est arrivé à une enfant de quinze ans qui n’en avait que douze au début de son calvaire. Tout ça lui est tombé dessus sans que personne ne soit en cause!
J’espère que ceux et celles qui n’ont soit rien vu, soit rien fait, soit refusé de voir ou de faire vont s’endormir rassurés ce soir. Misère!!
J-F. Couture.
cybermarde
6 juillet 2012
19h24
D’abord, la responsabilité du gouvernement:
Les adolescents devraient être le point focal en santé mentale. Malheureusement, c’est la tranche d’âge la plus négligée. Serait-ce parce qu’ils ne sont pas en âge de voter? Bref.
Les intervenant des institutions ne peuvent pas être la solution. Il faut de nouvelles études, de nouvelles pratiques, du “outreach”, des plans d’action adaptés aux jeunes (on ne peut pas considérer qu’un psychologue dans une école est un plan d’action adapté aux jeunes).
Et surtout, il faut continuer la lutte aux préjugés entourant les problèmes de santé mentale, comme la dépression. Et ça, c’est notre responsabilité à tous.
P.Richard
secondaire
7 juillet 2012
01h19
Dans tout cela, c’est la jeune fille qui a été pointée du doigt comme responsable du suicide de Marjorie.
C’est cette jeune fille qui est la vrai victime du harcellement et qui aura à vivre toute sa vie avec les accusations sans preuves, seulement des suppositions, qui sont venues de toutes parts et dans tous les médias jour après jour.
J’espère qu’elle saura s’en sortir.
Diane Joli
jolico
7 juillet 2012
01h55
@cybermarde – Coudonc! Tout le monde chiâle que le gouvernement se mêle de trop de choses, puis quand quelque chose va mal, tout le monde chiâle que le gouvernement n’en fait pas assez.
Le gouvernement n’a aucune responsabilité dans ce triste cas. Dans le milieu scolaire, les tentatives d’aide n’ont clairement pas bien fonctionné et c’est la jeune fille qui a refusé de voir un(e) psychologue, ce qui aurait quand même peut-être pu l’aider. Personne ne peut obliger quelqu’un à voir un psychologue. La famille peut tenter de faire interner un de ses membres, mais c’est un incroyable chiard car s’il n’y a pas de crise qui dérange (en public, pour ainsi dire), ça prend tout un processus juridique pour faire interner quelqu’un contre son gré.
C’est probablement très difficile dans le milieu scolaire de départager les problèmes psychologiques, psychiatriques, de personnalité auprès des adolescents, car ceux-ci sont déjà assez compliqués merci!
Merci au coroner Dorval d’avoir vu aussi juste et de ne pas avoir tout attribué à l’intimidation.
J. Lincourt
claude_lafreniere
7 juillet 2012
05h35
Bonjour M. Pratte
Personne n’a de responsabilité là-dedans? Ah oui? Voyons voir…
Vous avez écrit:
«Selon l’enquête de M. Dorval, dès novembre 2008, soit trois ans avant le suicide, Marjorie avait fait part de problèmes familiaux et de pensées suicidaires à un intervenant. La DPJ était alors intervenue.»
et
«Elle avait fait d’autres tentatives de suicide et, dans les jours précédant son geste ultime, a parlé de ses idées suicidaires à des amis.»
et en conclusion
«Selon le coroner, l’adolescente manifestait les symptômes d’une dépression majeure mais la maladie n’a pu être décelée, faute d’un examen par un professionnel.»
Moi M. Pratte je suis informaticien, la médecine n’est pas ma profession et pourtant si un de mes enfants avait de tels symptômes, j’irais, toutes affaires cessantes et immédiatement avec le jeune chez le médecin. Lâchez-moi avec le professionnel absent! L’absence c’est UN parent responsable maudit #$!@*&?@!$!
Une mineure (15 ans) a tous les symptômes d’une dépression majeure connus depuis longtemps(TROIS ANS!). Le professionnel en question pourrait simplement être un médecin du CLSC (pas un idiot de psychologue: ils n’ont pas la compétence ni le droit de poser un diagnostic médical. Compris?!) alors pourquoi ses parents ne l’ont pas amenés chez le médecin? Hypothèse: parce qu’ils font partie du problème.
Plein d’indices juste en lisant votre texte: “problèmes familiaux” (lesquels et avec qui?), la “mère” qui pointe l’école (la faute des autres), la DPJ dans le portrait (i.e un géniteur, une génitrice mais pas de père, pas de mère: ça c’est la job des autres!), la fille de 15 ans cherche l’affection qu’elle n’a pas chez elle (avec l’inévitable “rupture amoureuse”: 15 ans!), etc. Vous n’avez pas remarqué ça vous?
Un autre exemple d’incompétence parentale et du silence hypocrite sur la responsabilité des parents: plein d’intervenants, aucun parent. V’là le Québec.
–
Claude LaFrenière
chip
7 juillet 2012
07h34
Je ne pense pas que les suicides résultent de causes “simples”. J’ai malheureusement connu plusieurs personnes, confrères et consoeurs d’école, collègues de travail et amis, qui se sont donné la mort. A posteriori, on contate que chacun d’eux traînait avec lui un immense mal de vivre et il a suffit d’un déclencheur pour motiver le passage à l’acte.
R. Ducharme
nininou
7 juillet 2012
07h42
Cette jeune fille avait peut-être de multipes problèmes, mais l’intimidation dont elle a fait l’objet a été la goutte d’eau qui a fait sans doute déborder un vase déjà fragile. Ses tentatives de suicide ratées étaient des appels à l’aide. Les a-t-on entendus? Il ne faut pas non plus écarter ou banaliser l’intimidaton qui a des effets ravageurs sur certains jeunes.
Nicholas Ninousky
fperron
7 juillet 2012
07h46
Je sais que je me suis déjà exprimé sur ce sujet et que je me répète. Mais je trouve important d’en parler et qu’on ne cesse d’en parler. Je fus choqué Vendredi matin de lire le rapport du coroner. J’avais l’impression, qu’on banaliserait l’intimidation après un pareil rapport. Je trouve navrant de voir qu’un coroner mêle des facteurs et des conséquences. Marjorie Raymond était victime d’intimidation, c’est clair. Elle faisait usage de marijuana et a fait des tentatives de suicides auparavant; ce ne sont pas des facteurs mais des conséquences de la souffrance qu’elle vivait au quotidien. Se faire intimider chaque jour est émotivement dur, la drogue n’est qu’un échappatoire pour adoucir cette souffrance intérieure. Ce n’est pas tout de dire qu’elle refusait l’aide qu’on lui offrait; on se doit de voir comment on aurait pu l’aider autrement. Peut-être qu’elle ne se sentait pas en confiance avec la personne qui a tenté de l’aider; trouvons lui quelqu’un d’autre. Peut-être a-t-on baissé les bras trop vite sur son refus. Que de questions sans réponses. Arrêtons de chercher des réponses, cherchons plutôt des solutions pour que des drames comme ça ne se reproduisent plus.
Francis Perron, Jonquière
chialeux48
7 juillet 2012
07h51
@cybermerde
SPV arrêtez d’accuser le gouvernement et surtout de demander des études, qui coûtes chers et donnent absolument rien.
En tant que noyau social, la famille (espèce en voie de disparition) est la première source puis vient les amis (de – en – visible avec leurs trucs électro) et à la toute fin les spécialistes (qui ne sont que des automates payés pour faire semblant). Si vous commencez à l’envers vous bousillez le tout.
Le suicide a toujours était présent dans toutes les sociètés. Certaines plus que d’autres. Certaines par obligation d’autre par écoeurement. Certaines l’encourage d’autre s’en foutte.
Mais le geste a toujours été là et le seras pour toujours.
Michel Gendron
montrealaise
7 juillet 2012
08h14
L’école a le dos large.
C’est tellement facile de blâmer l’école. Cela enlève toute responsabilité aux personnes concernées de près, la suicidée la première.
Cela permet en plus de faire fonctionner la business du “Tous contre l’intimidation” dirigée par un incompétent qui fait croire au monde que… “Lui! Y connaît ça!”.
Tellement incompétent que dès qu’un élève quelque part au Québec se plaint à lui d’avoir été intimidé, il monte l’affaire en épingle, le fait passer à la télé et monte une partie de la population contre les soi-disant intimidateurs.
L’intimidation est un rouage complexe dans lequel on s’échange parfois les rôles.Monsieur Jasmin R., remettez les clés du bureau svp.
Le suicide est tout autant complexe, sinon plus parce que entouré de non-dits.
Y Labonté
MCLafontaine
7 juillet 2012
08h51
Ça fait aujourd’hui 1 an que notre fils de 23 ans s’est suicidé. J’aimerais pouvoir dire: “c’est ÇA la cause” mais rien n’est aussi simple. Comme parent il est intolérable de vivre “le rejet de la vie” de notre enfant. Bordel, à 23 ans si on tombe, on se relève et recommence non? Alors on se blâme, on blâme l’école, on blâme la copine qui l’a laissé, on blâme la drogue….. pour finalement se rendre compte que même lui ne savait probablement pas exactement pourquoi il voulait poser ce geste. Seulement que sa vie était trop lourde…..
MC Lafontaine
respectable
7 juillet 2012
09h04
L’état savait ou aurait dû savoir. Aussi, l’idée de construire des polyvalentes de plusieurs milliers d’élèves n’étaient pas l’idée du siècle. Pas plus de 500 élèves dans une école primaire ou secondaire avec compétition entre elles. Small is beautiful.
Simon picotte
chialeux48
7 juillet 2012
10h07
@ respectable
Ah non pas encore un autre qui rejète sur le dos du gouvernement.
Nous sommes en 2012 et le nombre d’élèves de 500 par école serait absolument désastreux et aurait des coûts à faire sauter n’importe quel budget.
Peu importe le nombre, peu importe la qualité du service, peu importe la famille et les amis, le suicide reste un geste incompréhensible au moment de l’acte. C’est toujours après que l’on se pose des questions, jamais avant.
SVP arrètez de tout demander au gouvernement et commencer par devenir des citoyens responsables au milieu de votre famille, cercle d’amis et collègues de travail. Ce mauduse de besoin de se déresponsabiliser et de tout mettre sur le dos des gouvernements.
Michel Gendron
loubia
7 juillet 2012
10h54
Qu’est-ce qui a vraiment tué Marjorie? Elle seule pourrait répondre à cette question. Le suicide est un moment de folie très passagère que je comparerais au rat acculé au pied du mur et qui perd la tête en fonçant toutes griffes dehors, ne voyant aucune autre issue.
Si Marjorie s’était ratée, il y a des chances qu’elle aurait fait comme bien d’autres qui se ratent et qui en sont heureux: elle aurait fini par voir que la vie, ce n’est pas ça et qu’il y a toujours du soleil après la pluie.
Tristement, les médias sont encore partis en campagne de peur: la jeune fille supposément responsable de tout ce beau gâchis s’est fait insulter et menacer sur Facebook. On a cherché des coupables, le bon peuple demandait des comptes, de l’action, vengeance, du sang!
Aujourd’hui, une brochette de “pros” décide que finalement, si on lit bien entre les lignes, Marjorie était une petite “b*tch” asociale, une enfant à problèmes, une mésadaptée.
Et le bon peuple en remet une couche: parents absents, gouvernement qui devrait mettre son nez un peu plus profondément dans nos affaires, on cherche encore des coupables en blâmant les autres sans avoir le moindre fil d’information réelle concernant les FAITS.
1: Les MÉDIAS sont coupables de bien des gâchis et devraient revoir leur éthique, si pour autant, ils en ont déjà eu une!
2: La populace devrait se garder une petite gêne quand elle n’a absolument pas tous les faits en mains au lieu de partir en peur, l’écume à la bouche, le flambeau d’une main, la fourche de l’autre.
Si vous n’avez jamais été touchés personnellement et/ou de près avec l’un de vos proches par le suicide et la dépression, un peu de pudeur… on se tait!
D Lavoie
hermy
7 juillet 2012
10h55
On se demande ce qu’a fait la DPJ puisqu’elle a été directement impliquée au dossier de Marjorie. Toute cette partie sera, visiblement, tenue secrète en raison de la fameuse règle de ”confidentialité” qui s’applique. Il y a toute une partie de l’histoire qu’on ne connaîtra donc jamais…
Par exemple, pour citer un cas connu, celui de la famille Shafia, les intervenantes de la DPJ Batshaw (anglophone) avaient longuement témoigné de leurs interventions lors du procès des parents Shafia… Toutefois, on n’a jamais su ce que la DPJ de Montréal (francophone) avait fait, quant à elle, dans ce dossier, puisque bizarrement personne ne leur a demandé de témoigner de leurs DEUX interventions EN URGENCE dans cette même famille, quelques semaines avant les meurtres. Avait-on quelque chose à cacher ?
J’en conclue que les autorités dites ”officielles” dissimulent de toutes façons beaucoup d’éléments d’un dossier aux média et au public, probablement POUR SE PROTÉGER elle-mêmes, autant dans le cas de Marjorie que dans bien d’autres cas…
André Félix Delisle
hermy
7 juillet 2012
11h21
Monsieur Pratte,
Vous terminez votre article en disant ”… Mais il n’y a pas de solution magique. Et aucune loi ne pourra empêcher certains jeunes de s’enlever la vie… ”.
Or, quant à moi, j’ai toujours cru que la DPJ intervenait justement dans ces cas précis, pour éviter le pire, lorsqu’un jeune se mettait en danger physique, en faisant des tentatives de suicide, et qu’il refusait de recevoir les services psychologiques appropriés à son état. Habituellement, à ma connaissance, la DPJ a le pouvoir légal D’OBLIGER ces jeunes, par la voie de la Chambre de la jeunesse, à se faire évaluer et à recevoir des soins psychiatiques et, si nécessaire, de la médication.
L’article indiquant les motifs de protection pour ces jeunes ne se lit-il pas comme suit :
38 f) (La DPJ intervient) ”Lorsque l’enfant, de façon grave ou continue, se comporte de manière à porter atteinte à son intégrité physique ou psychologique ou à celle d’autrui et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation ou que l’enfant de 14 ans et plus s’y oppose.”
Je ne comprends pas que Marjorie, qui présentait autant de difficultés clairement identifiées au cours des années précédent son suicide, et qui avait même fait des tentatives de suicide, ait échappé au système de protection de l’enfance.
Je me demande même si une enquête publique ne serait pas nécessaire dans ce cas.
André Félix Delisle
chip
7 juillet 2012
11h27
@fperron: vous avez tellement raison!
R. Ducharme
fperron
7 juillet 2012
12h22
Il ne faut pas chercher de coupable, il faut trouver des solutions de prévention. Cessons de lyncher en publique les intimidateurs. Oui, l’intimidation est souvent la principale responsable de la détresse psychologique de nos jeunes mais pas l’intimidateur. Si oui, les spectateurs, qu’ils approuvent ou qu’ils ne font que regarder sont tout aussi coupable, même plus. Très souvent celui qui intimide est lui-même une victime; que ce soit à la maison ou à l’école. Il ne fait que répéter ce qu’il a apprit ou vécu. Cependant, il n’y a pas non plus de mauvais parents mais plutôt des parents mal-outillés ou ignorants de la portée de leur geste ou parole (des jokes racistes ou homophobes, violence verbale, …). Mais il n’y a pas que le noyau familial qui est en cause, la télévision ne donne pas de bons exemples à nos jeunes qui sont à l’âge de s’identifier à des idoles. Pensons à des émissions comme Jersey Shore ou tout autre télé-réalité qui encourage le bitchage et l’humiliation des autres. La prévention du suicide commence en chacun de nous; soyons vigilant et ne restons pas muet devant l’intimidation. Un adolescent qui intimide et qu’on laisse faire, ne saura jamais la portée de son geste si personne ne lui dit et surtout si les spectateurs l’encourage à continuer.
Ce n’est pas une affaire de gouvernement, d’école, de parents ou de média mais de toute la société. Soyons vigilant!
Francis Perron
teddybear
7 juillet 2012
12h36
Faut se poser des questions, depuis 40 ans on a rejeter le seul rempart qu’on avait contre le désespoir, l’Église catholique, 5000 sectes sont nées depuis ce temps et on continue de cracher sur l’Église catholique, quelle institution est la pour dire aux Québécois, la vie est dure, mais lachez pas, vous n’existez pas en vain ? Y’en a pas, c’est pas le gouvernement du Québec, lui veut des revenus, alors il vous encourage a jouer a la loterie, pas l’école non plus,l’école a de la misère a t’enseigner ta langue maternelle, j’imagine pour le reste; pas les syndicats non plus, avec eux autres c’est cache-toé en arrière de ta convention collective pis fait des grimaces au boss; y’a juste rien au Québec pour contrer le désespoir.
Y. Béchard
respectable
7 juillet 2012
12h46
>>>Ah non pas encore un autre qui rejète sur le dos du gouvernement. -chialeux48
________________
Si vous étiez à ma braquette d’impôt vous exigeriez que l’État sache TOUT et prévienne TOUT. Zéro accident, zéro suicide etc.
simon picotte
alexandrine55
7 juillet 2012
12h49
J’appuie entièrement le commentaire de J-F Couture, le 6 juillet à 19h22… Le suicide est une solution définitive à un engorgement de problèmes temporaires…
Pour avoir enseigné pendant 35 ans, j’ai vu des jeunes aux prises avec le phénomène d’intimidation: c’est infernal, presque tous les jeunes se mettent de la partie pour détruire un jeune qui est différent des autres, les enseignants pour la plupart ferment les yeux et les directions accusent le jeune de causer des problèmes parce que c’est plus facile de faire céder un étudiant que de s’attaquer à la masse, et on change le jeune d’école…le bouche-à-oreille faisnt son travail, la situation se répète indéfiniment jusqu’à ce que le jeune quitte définitvement l’école ou se suicide.
Les parents de tous ces jeunes ont tous des reproches à endosser: autant les intimidateurs méchants que le jeune persécuté auquel on a oublié de l’endurcir et de l’outiller pour faire face à la société en général…
Un jeune de 15 ans a-t-il l’émotivité exaspérée par tous les problèmes auxquels il doit faire face?
A-t-il le jugement adéquat pour solutionner son problème?
La société au complet est responsable des problèmes d’intimidation, et ceux qui se refusent à accepter leur part de responsabilité jouent à la politique de l’autruche…
Je termine en citant une maxime que j’ai bien aimé et que j’applique:
”TOUT CE QUE TU FUIS TE POURSUIT ET TOUT CE QUE TU AFFRONTES DISPARAÎT…”
F. Vézina
marcelleduc
7 juillet 2012
13h24
Le Québec est un grand village où les hyènes attendent le OK des médias et des biens pensants pour se repaitre. Aucune réflexion, seulement de l’émotion.
Aujourd’hui l’actualité, les noyades. faisons un sondage, asséchons lacs et rivières pour les prévenir, probablement une majorité de Québécois serait pour.
M.Leduc
jutamat
7 juillet 2012
14h12
@marcelleduc
Oui monsieur, un peuple ou la victimisation, la deresponsabilisation
et l’emotion par procuration reignent sans limites!
P Allen
zazzie
7 juillet 2012
14h19
“Les médias, les politiciens, tout le monde en fait, aiment avoir une explication simple aux tragédies qui nous bouleversent.”
Vous me permettez de m’exclure de votre généralisation un tantinet méprisante?
Concernant “l’affaire Marjorie” en particulier, je ne saurais mieux dire que D. Lavoie:
“1: Les MÉDIAS sont coupables de bien des gâchis et devraient revoir leur éthique, si pour autant, ils en ont déjà eu une!
2: La populace devrait se garder une petite gêne quand elle n’a absolument pas tous les faits en mains au lieu de partir en peur, l’écume à la bouche, le flambeau d’une main, la fourche de l’autre.
Si vous n’avez jamais été touchés personnellement et/ou de près avec l’un de vos proches par le suicide et la dépression, un peu de pudeur… on se tait!”
I. Laporte
cybermarde
7 juillet 2012
14h27
@chialeux48
Je “n’accuse” pas le gouvernement, je souligne sa responsabilité dans le domaine de la santé mentale des jeunes. Si on suit votre raisonnement, l’État n’a rien à voir dans l’attente interminable aux urgences non plus? On n’a qu’à tous être plus patients, c’est ça? Je sais bien que le gouvernement n’est pas directement responsable pour la mort de cette jeune femme; par contre, nos dirigeants doivent apprendre de telles situations et ajuster le tir. La santé mentale des jeunes n’est pas assez prioritaire dans leurs dossiers, et selon moi c’est un grave problème.
Comme il apparaît évident dans vos commentaires que l’argent et le budget de l’État vous tient à coeur, permettez-moi de vous demander de réfléchir quelques minutes sur les coûts dépensés dans le système de santé pour des milliers de problèmes de santé mentale qui auraient pu être détectés et traités adéquatement entre l’âge de 15 et 25 ans, mais avec lesquels nous sommes pris pour 50 ans et + à cause de cette vieille façon de penser.
Vous me faites bien rire en disant que la recherche coûte cher et ne sert à rien! J’ai encore la larme à l’oeil de m’être tant marré.
Enfin. Je parle également de notre responsabilité collective en ce qui concerne la santé mentale des jeunes. Ceci inclut les préjugés, mais également la reconnaissance des symptômes par les parents et amis.
Pour finir, votre bijou: “Le suicide a toujours était présent dans toutes les sociètés. Certaines plus que d’autres. Certaines par obligation d’autre par écoeurement. Certaines l’encourage d’autre s’en foutte. “(sic)
Ne vous en déplaise, le Québec n’est pas un société qui “se fout” du suicide (j’aimerais bien d’ailleurs que vous approfondissiez davantage votre déclaration sociologique citée plus haut). Ça nous affecte, ça nous fait se questionner et envisager des solutions.
P. Richard
antonia
7 juillet 2012
15h57
Ce qui semble tragique dans cet événement c’est l’absence totale des parents.
J’ai deux grands enfants, adultes maintenant, et si je constatais autant d’appels à l’aide (tentatives de suicides, drogues, idées et messages suicidaires) en si peu de temps, je prendrais le temps de laisser mes petites occupations de côté et je les accompagnerais dans un CLSC, une urgence psychiatrique ou tous autres services qui pourraient apporter de l’aide. Le simple fait de refuser un service psychosocial ne suffit pas à s’en laver les mains et à détourner le regard.
Symptôme d’une société de lâches qui préfèrent réagir et jeter la pierre quand le mal est fait.
Honte à plusieurs acteurs dans ce drame … les parents, l’école et son professionnel qui semblent incapables de réagir, les médias qui sans tout savoir ont monté d’une façon sensationnelle cette histoire en épingle, Jasmin Roy et sa comparse Chantal Longpré, toujours prêts à sauter sur tout ce qui bouge pour chercher l’événement qui permettra la première page et un financement approprié à Monsieur LA victime par excellence. Le MELS et sa loi débile qui encore une fois reposera sur la dénonciation et la délation répressive (le spectre de Pierre Hugues Boisvenu ne semble pas loin) …
J’espère que tout ce monde aura la décence de s’excuser auprès de l’élève montrée du doigt durant toute cette période d’ébullition où le message était de chercher, de montrer et de punir LA coupable … J’ai une bonne pensée pour elle, j’espère qu’elle se sent plus légère aujourd’hui, que le rejet dont elle a été victime, l’ostracisation qu’elle a dû endurer lui ont permis de réfléchir aux gestes posés, mais aussi sur les conséquences de vivre dans une société de tarés. Et dire que selon les dires de sa mère, elle souhaite retourner dans cette polyvalente …
Réalité triste …
Antonia H Garcia
captrjd
7 juillet 2012
17h06
Fperron 7 juillet: Non, ce n’est pas une banalisation:on remet les pendules à l’heure. Les appels au calme n’ont pas été entendus. Pis encore, les agences qui auraient dû lancer ces appels ont embarqué dans le sillon de l’hystérie collective, propulsant un évènement très malheureux, mais somme-toute banal, vers des débordements sans précédent.
Je dis banal en pesant mes mots, car le suicide est un mal courant dans notre société. Par exemple, le taux de suicide chez les membres des premières nations est extrèmement élevé mais peu de gens accorde à ce fléau beaucoup d’attention. N’eut été que la petite Marjorie laissa un message utilisant l’excuse de l’intimidation à l’école, on aurait très peu entendu parler de son cas.. En majorité, les raisons données pour se suicider sont plutôt des excuses expliquant les sympômes, pas la cause du suicide. C’est plutôt le mal de vivre qui force les personnes vers le suicide. Dans ce cas l’intimidation peut avoir été considéré comme la goutte qui fait déborder le vase; mais c’est n’était pas la seule raison.
Ceci ne veut pas dire de cesser la guerre à l’intimidation. Mais il faut regarder en perspective.
Finalement, n’importe quel professionnel de la santé mentale vous dira qu’il est pratiquement impossible de stopper un individu qui veut vraiment se suicider. On ne peut, dans notre société, hospitaliser quelqu’un contre son gré sans raisons et on ne peut forcer quelqu’un à se faire soigner. La même force qui supporte notre société nous empêches de faire ainsi.
Désolé pour la longueur de texte.
R Deschambault
nadagami
7 juillet 2012
17h11
Bonjour,
« Le suicide de Marjorie Raymond, 15 ans, survenu l’an dernier à St-Anne-des-Monts, a suscité une vive émotion dans la province. »
– — –
Oui mais pourquoi le suicide de Marjorie Raymond a-t-il suscité une si vive émotion dans la province comme si c’était la première fois qu’au Québec une personne se suicidait?
Parce que, quoi, tout à coup, comme ça, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, le suicide d’une Québécoise, d’une jeune Québécoise, est devenue politiquement rentable?
Et, toujours tout à coup, l’Assemblée nationale de s’énerver en adoptant une loi qui vise à mettre un terme à l’intimidation en milieu scolaire.
Oui mais, Pierre Duchesne, ce journaliste qui a pris la décision de faire le saut en politique n’est-il pas lui-même, depuis l’annonce publique de sa décision, victime d’intimidation de la part de ce même gouvernement qui se dit contre l’intimidation en milieu scolaire?
Donc, à l’école, finie l’intimidation. Tout cela est bien beau, noble, débordant de bonnes intentions sauf que si un jour tu décides de faire le saut en politique, attends-toi à faire face à l’intimidation.
Coudonc, l’école, elle sert à quoi : à nous habituer à un monde idéal qui en réalité n’existe pas?
Bin là, je crois qu’on pave la route pour une augmentation du nombre de suicides au Québec.
Daniel Verret (nadagami)
fperron
7 juillet 2012
18h28
captrjd 7 juillet 2012 17h06: J’aime bien votre argumentation, cependant, j’aimerais que l’on regarde plus loin que le suicide de Marjorie, il y a aussi beaucoup d’autres exemples qui malheureusement n’ont pas autant défrayé les manchettes (même si je trouve personnellement que les médias devraient aborder les sujets autrement). Je travaille auprès des jeunes depuis plusieurs années et je peux vous dire que oui, l’intimidation est un mal qui mène souvent aux idées suicidaires. Je n’oublie pas les autochtones, qui ont un taux de suicide élevé et dont personne ne parle. Qu’elle soit psychologique ou physique, la violence laisse des marques qui sont souvent difficiles à faire disparaître, même quelquefois impossible à guérir. La où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est qu’il y a toujours un espoir, oui une personne qui pense au suicide fonce avec son idée et chez les ados c’est très rapide le passage à l’acte; mais il y a tellement de signe et c’est sur qu’on ne peut obliger quelqu’un à se faire soigner mais on peut trouver la façon la plus approprier de l’aider. Cependant, cette aide ne doit pas venir de la famille car l’aidant est lié émotionnellement à la personne et ne pourra garder la tête froide. C’est un travail ardu de tenter de raccrocher quelqu’un qui veut se suicider mais je vous jure que c’est possible.
Je dis aussi que les écoles manquent de personnel qualifiés en la matière; pas assez d’intervenant et même que souvent ils couvrent plus d’une école, donc pas disponible quand la personne en a vraiment besoin. Oui, ce montage en épingle est peut-être trop politisé mais si ça peut faire réaliser qu’on doit investir dans la prévention encore plus, tant mieux. Et je suis d’accord aussi de ne pas oublier les réserves amérindiennes. C’est notre devoir de citoyen de veiller à ce que les gouvernements investissent dans le bien-être et la santé de nos jeunes, peut importe sa race, culture, orientation sexuelle, son sexe…
Francis Perron
gastonbourdages
7 juillet 2012
20h30
Bonjours!
Le suicide, geste ultime d’une rare violence. D’abord contre la personne qui se le donne puis contre la vie. Le suicide, troublant sujet qui invite à de la très grande délicatesse. Par respects, d’abord, pour l’auteur(e), pour «ses» proches, son cercle d’amis(es). Le suicide: réalité de la vie qu’il est souhaitable voire essentielle d’aborder avec énormément de circonspection. Porteur d’expériences tragiques de la mort et d’études universitaires post-carcérales, j’ai «reculé» devant cette «horde» de jugements faits suite à la mort de Marjorie. Nombre de ces opinions étaient tout-à-fait gratuits. Plusieurs de vos commentaires le mentionnent avec justesse. Ma vision du suicide: «Mal de vivre, mal vivre, mal au coeur et de coeur, mal à l’esprit et de l’esprit et mal à l’âme ou «de l’âme». Dans moult cas, le corps s’y veut tout aussi hypothéqué. Et que dire du sentiment de REJET!? Il existe toute une dynamique autour et dans le sentiment de rejet. Lorsqu’un mal de l’âme, celui-ci doublé par ceux du coeur et de l’esprit, a touché un BAS-FONDS, genre «descente aux enfers», il y a si peu à y faire. Rendus à un tel bas niveau, la demande d’aide demeure impensable pour la personne aux prises avec ces inqualifiables difficultés. La voie du suicide est aussi celle du libre-choix.Choix obscurci?
Je soupçonne que Marjorie a voulu faire PARLER la mort, sa mort. Mort qui, semble-t-il, logeait au coeur même de certains recoins de sa personne. Un ménage de fond en comble( coeur, esprit, corps et âme) était souhaité, souhaitable et plus encore. Il n’a pas été fait et la mort s’est invitée à ce rendez-vous. Ouache!
Je pense à Marjorie, à ces gens que je connais qui sont passés «à l’acte». Si peu, sinon rien à y dire.
Mes respects,
Gaston Bourdages
Simple citoyen – écrivain publié «en devenir»
Saint-Valérien de Rimouski.
http://www.unpublic.gastonbourdages.com
captrjd
7 juillet 2012
21h19
fperron: Merçi de votre très bonne réponse, qui apporte beaucoup à la discussion.
En fait nous sommes plus en accord que vous le croyez. Je travailles dans le domaine de la santé et je vois plusieurs patients avec idées suicidaires. Il y a toujours un espoir et c’est dans l’éducation et une intervention rapide et proactive des intervenants professionels que l’on pourra sauver l’individu. Ceci étant dit, nous en perdons toujours malgré les efforts pour ramener le patient à un psyché plus positif.
Et vous avez raison: c’est bien notre devoir de citoyen de s’assurer que le gouvernement investisse dans la santé physique et mentale des jeunes (et moins jeunes). Endiguer l’intimidation à l’école (mais ailleurs aussi) commence par une bonne éducation, non seulement des élèves, mais aussi des intervenants (profs, principaux , travailleurs sociaux, etc). J’ai toujours été en faveur de programmes d’entrainement qui visent à prévenir plutôt que guérir.
Je voudrais qu’on le fasse cependant de façon intelligente et posée, au lieu d’être charrié aux quatre vents par des préjugés obsolètes, des médias par trop sensationnalistes, des groupe d’intérêts qui prendront toutes opportunités pour mousser leurs agendas au lieu de penser au bien de la majorité, et d’un gouvernement (ainsi que l’opposition) beaucoup trop orienté vers l’opportunisme et peu enclin à vraiment attaquer la source du problème. Mais je sais que j’en demande trop…..:-)
R Deschambault
R Deschambault
jacques.mcbrearty
8 juillet 2012
01h42
M. Pratte,
J’aimerais souligner le caractère surprennant pour moi du commentaire que je fais ce soir mais je suis parfaitement d’accord avec votre conclusion. Je vous félicite pour la clairvoyance dont vous faites preuve dans votre raisonnement concernant cette tragédie.
Vrai qu’il est tellement plus simple (voir humain on doit se l’avouer) de chercher une cause unique à un effet observé. Une personne meurt c’est à cause de la raison X. Le plus gros problème est dès qu’il est question de nos congénères la raison X n’est jamais la seule. On peut, si on n’y ajoute pas tout l’alphabet, en mettre une bonne partie du moins.
Ce que je veux dire. C’est que la complexité des rapports sociaux sont telles qu’il est à peu de chose près impossible de prévoir toutes les avenues possible.
En revanche, nous ne le répèterons jamais assez, si vous, ou un de vos proches, ressentez quelque forme de détresse que ce soit, consultez cette liste: http://www.aqps.info/besoin-aide-urgente/liste-centres-prevention-suicide.html
Il peut s’agir d’un effort considérable (je parle en connaissance de cause) mais qui va changer le cours de votre vie et vous faire quitter l’enfer. Jacques McBrearty
slyd
8 juillet 2012
09h10
Si un fruit n’est pas bon, car attaqué par une bestiole, qui est le responsable? La bestiole ou le système immunitaire du fruit qui est sans défense contre cette bestiole? Est-ce que c’est la pollution qui a affaibli le système du fruit qui était immunisé originalement? Est-ce que la bestiole a développé son système pour contourner la défense du fruit. Une chose est certaine, on peut imaginer toutes les possibilités. Même si l’arbre n’est pas directement responsable du fait que les bestioles attaquent ses fruits, le fruit vient toujours bien de l’arbre et c’est toujours bien l’arbre qui fournit le bagage permettant au fruit de se défendre.
S Doucet
madalton
8 juillet 2012
23h03
Il ne faut pas oublier qu’elle n’était pas native de cette région (Granby je crois) et qu’elle ne s’est probablement jamais vraiment adaptée à son nouvel environnement. Des fois comme parent, il faut faire des choix difficiles pour nos enfants, soit laisser notre travail, notre nouveau conjoint pour retourner dans un milieu plus convivial pour notre enfant.
C. Têtu
dibern
9 juillet 2012
10h07
@claude_lafreniere
Ce n’est pas si simple. Mon fils était en crise à 16 ans. J’ai frappé à toutes les portes: CLSC, hôpitaux, DPJ, Auberge du Coeur, police. Rien à faire si le jeune ne veut pas s’aider. À 14 ans, un jeune peut décider lui-même d’un traitement médical et garder son dossier confidentiel et refuser que ses parents en aient accès. C’est facile de critiquer. Mon fils est passé au travers à force d’amour, de tolérance, mais cela a duré des années. La DPJ oubliez ça, les ados ne sont pas une clientèle prioritaire pour eux. Si le jeune met sa vie en danger par lui-même ils ne font rien. Pour que la DPJ intervienne il faut que le jeune soit victime d’abus, et encore là… Toutefois, je dois dire que le seul réconfort est venu d’une Auberge du Coeur, mon fils y a résidé un mois, malheureusement il n’a pas voulu y résider plus longtemps. En plus, durant sa crise qui a duré des années, son meilleur ami s’est suicidé, cela n’a pas aidé, mais la crise avait commencé avant, donc cela a peut-être amplifié les choses.
D. Ber
logicien
9 juillet 2012
15h39
Bonjour,
après avoir lu le dernier message, je me suis rendu compte à quel point une discussion collective sur un sujet d’importance majeur peut être bénifique, même si toutes les idées et opinions émises ne le sont pas, incluant les miennes.
Beaucoup essaient de trouver les causes du suicide en départageant l’importance entre la famille, la société et l’état. Comme la semence et le fruit, il est difficile de savoir qui est venu en premier.
Je pense qu’ultimement, la société est responsable. C’est elle qui se doit comme organisation la plus large de prendre le plus de responsabilité. Si elle ne le fait pas, les familles et individus doivent se responsabiliser. La responsabilité sociale est donnée par l’ensemble des groupes et individus.
Le suicide peut être aussi exprimé comme le meurtre de soi-même. La légitime défense est plus facile à concevoir dans ce cas que pour le meurtre d’autrui. Mais, légitime défense par rapport à quoi? Le vide collectif du sens de la vie peut-être.
On peut tuer et mourir pour des causes insignifiantes. Le suicide et le meurtre se rejoignent par de pôles opposés. Ils sont le résultat des systèmes de valeurs incapables de se maintenir debout par eux-mêmes.
L’autonomie est le rampart contre les aléas des extrêmes. Il aide à s’immuniser dans un environnement malsain. C’est un bon état d’esprit qui aide à voir une lueur d’espoir.
Paul Lalonde