Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 4 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h23 | Commenter Commentaires (26)

    Bonne fête, voisins!

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    downloadedMario Roy

    Quatre juillet. La Fête nationale américaine. Des drapeaux, l’hymne, le concours de mangeurs de hot-dogs à Coney Island, folklore, patriotisme et compagnie… Voilà pour la cavalcade des clichés.

    Mais quelle est l’humeur réelle des Américains en ce 4 juillet 2012? Difficile à dire. Je risque une ou deux hypothèses.

    La première est qu’ils ne se sont pas remis d’une suite de malheurs qui les ont profondément atteints. Le 11 septembre 2001, cette attaque sur leur sol (nous, Canadiens, ne savons pas ce que c’est). Le règne de George Bush, peut-être le plus mauvais président de l’histoire américaine, qui a précipité son pays dans une guerre inutile, l’Irak, et une autre perdue à l’avance, l’Afghanistan; qui a miné la crédibilité de son pays et saboté les finances publiques pour des générations à venir.

    Ensuite, dommage collatéral du 11 septembre et d’un leadership dévoyé, le retour de la religion dans l’espace public, le regain de vie des chrétiens intégristes qui sont infiniment moins dangereux que les intégristes de l’islam, bien sûr, mais qui n’en pourrissent pas moins le discours public. « La religion empoisonne tout », a écrit le regretté Christopher Hitchens. Il était encore au-dessous de la vérité.

    Enfin, la crise financière, le capitalisme de spéculation qui est littéralement un crime, un dévoiement du capitalisme de production, une perversion qui entachera le système pour des années à venir.

    Pourtant, pourtant…

    Je continue de croire en cette grande nation. Les Américains se sont toujours relevés de tout. Et ont beaucoup relevé les autres aussi, s’en souvient-on?, sans y gagner beaucoup de gratitude…

    On ne peut en effet aborder ce sujet sans parler d’antiaméricanisme. En 1993, j’ai signé un petit bouquin là-dessus (Pour en finir avec l’antiaméricanisme, chez Boréal). Notamment, il décrivait cette doctrine comme la seule forme de racisme qui est aujourd’hui, non seulement acceptable, mais vivement encouragée autant par la classe intellectuelle dominante que par l’imagerie populaire. Depuis 20 ans, c’est juste devenu pire…

    Alors voici.

    Je connais très bien les erreurs, les faiblesses, les injustices de l’Amérique. Tout le monde les connaît, parce que les Américains eux-mêmes ne cessent de s’auto-dénoncer! Alors, s’il vous plaît, aujourd’hui, épargnons-nous ça. Épargnons-nous les insultes aussi, celles qu’on n’adresserait à aucun autre peuple au monde sous peine de se retrouver devant la Commission des droits. Qu’on n’adresserait peut-être même pas à son chien. Vous haïssez les États-Unis? Bravo, c’est bien, tout le monde va vous applaudir dans les salons branchouilles, à la Place Émilie-Gamelin et à l’université. Mais faites autre chose, s’il vous plaît, juste pour aujourd’hui…

    Bonne fête nationale à ce peuple, à nos voisins, à nos compagnons du continent, tout simplement.


    • Les américains sont vraiment un peuple de défis. Cette nation (car c’est vraiment une nation) a été bâtie à coup de défis, de guerres et de grands explorateurs. Ce peuple d’entrepreneurs qui ne reculent devant rien pour réussir a réussi en 1 siècle à conquérir la planète culturellement et économiquement, elle a imposée son modèle à tous et a su garder malgré tout une retenue que d’autres pays n’auraient pas été en mesure de faire malgré sa puissance. Qu’aurait fait l’URSS avec une telle puissance à l’époque sans une Amérique pour la contenir ? Beaucoup de dégâts.

      J’admire ce peuple, malgré ses défauts car aucune nation n’est parfaite. J je suis très fier de cohabiter avec une grande nation de la sorte à nos frontières. Nous vivons côte à côte dans la paix et la sécurité et nous commerçons comme aucun pays ailleurs dans le monde.

      Bonne fête amis américains ! Vous pouvez être fier de votre pays et vous saurez trouver les solutions pour encore améliorer le sort de vos citoyens et influencer les grandes décisions mondiales.

      François Bélanger

    • Peuple fonde sur des valeurs judeo-chretiennes, ou le sens de l’honneur, de l’entre-aide ( juste a voir ce qui c’est passe au Colorado durant les feux de forets, ) vous avez compris ….est la pierre angulaire de ce pays.

      Peuple qui a su se revolter contre une monarchie envahissante, et acquerir son independance, oui c’est un grand peuple, une chance qu’ils sont a une heure de nos frontieres, et que nous les avons commercants , car nous serions mal pris ….

      Cependant , nous francophones d’amerique se sont ralliers aux tuniques rouges pour les combattre il y a a peine 200 ans, a rien n’y comprendre …. Joyeuse fete chers amis

      yves richer

    • In God we Trust. Benjamin Franklin.

      Bonne Fête! Y. ROY, Mtl

    • M. Roy, vous écrivez « Le 11 septembre 2001, cette attaque sur leur sol (nous, Canadiens, ne savons pas ce que c’est). »
      Comment pouvez-vous dire ça !
      Z’oubliez la Guerre de 1812 ! mdr !

      Blague à part, question « antiaméricanisme », reconstruire l’identité canadienne sur la base de la « victoire » du canada (de l’Empire britannique) contre les « méchants » états-uniens, ça me laisse songeur.
      f.jean

    • La Révolution Américaine ça c’est une faite que toute l’humanité devrait fêter : La naissance de la plus importante démocratie moderne qui a ouvert la lumière pour tous.
      Simon pîcotte

    • Les étasuniens gagneront un peu de mon respect le jour où ils cesseront d’agresser le reste de la planète pour leur voler leurs ressources et le jour où ils cesseront de supporter aveuglément l’état voyou qu’est Israël.

      Michel Granger

    • Bonjour,

      « Quatre juillet. La Fête nationale américaine. »

      – — –

      Quatre juillet, fête nationale américaine???

      Quatre juillet, fête nationale de tous les Américains?

      Je vis au Québec, sur le continent américain. Je suis donc Américain. Comment se fait-il qu’aujourd’hui je travaille et n’est nullement la tête à la fête?

      Daniel Verret (nadagami)

    • Pendant que les USA tentent de se relever, le reste du monde paie pour leur excès.

      J. Bouthillier

    • Il n’y a pas un seul peuple au monde qui ne doit pas une dette de gratitude à l’endroit des États-Unis – y compris le peuple Irakien. Eh oui, même les Irakiens! Vous n’avez qu’à demander aux anciens membres de leur équipe de foot, qui recevaient une volée sur les ordres des fils de Saddam, lorsqu’ils avaient la mauvaise idée de perdre un gros match.

      Le crédo Américain, c’est le respect de la vie, de la liberté, et la poursuite du bonheur. Il n’y a rien de mieux dans le monde. Il n’y a pas un seul “isme” (marxisme, socialisme, et surtout pas islamisme) qui s’en approche.

      Merci amis Américains, et bonne fête!

      G. Lalande

    • @ carbone-14 ~

      Benjamin Franklin n’a jamais dit ou écrit cette devise!

      Ro. Giroux

    • Ne vous en faite pas je ne vais pas dénigrer les américains. Malgré tout ce que l’on peut vomir sur eux à s’en rendre malade, les États-Unis sont et demeurent une nation et un pays extraordinaire.

      Non, moi c’est de nous même que je ne chante pas sur tout les toits comment nous sommes si ‘’smatte” les québecois. C’est mon choix. C’est mon opinion, et je la respecte.

      Ma plus grand admiration pour les États-Unis c’est leur effort de guerre pendant la Deuxième Guerre mondiale pour combattre et battre l’empire nazi et l’empire japonais. Deux guerres sur deux fronts en même temps. Et avec courage, tenacité et un sacrifice que bien d’autres nations n’ont pas eu et n’auront jamais.

      La liberté qu’ils chérissent peut aussi être une occassion pour les pires excès aussi dans tout les domaines. Et c’est pour cela qu’on entend souvent des histoires d’horreurs et des magouilles monstrueuses dans ce pays.

      La liberté a un prix. Les américains disent que c’est celui du sang. De donner sa vie pour son pays.

      Mais pendant que l’on est vivant, c’est aussi la cupidité et la lutte de tout les jours pour avoir une vie décente qui briment beaucoup de conditions de vie d’une grande majorité. Cash city. Et la criminalité et les injustices que cette liberté engendre. Mais cela on peut le vivre aussi ici. Un jour l’État providence du Québec pourrait réduire et coupe les vivres et se pourrait se ramasser rapidement au chacun pour soi. No money, no candy.

      Moi j’ai toujours haï entendre mon bon p’tit beau-père de québecois détester à s’en confesser les zamaricains et les maudire pour tout ce qu’ils sont ou ont été. Toujours négatif envers eux. Sans réaliser qu’il faisait la vie à l’américaine comme la plupart des québecois et des canadians du ROC.

      Comme si le Québec était exempt de bien des maux, de magouilles et de parti-pris. Pourtant il me parlait de l’époque de Duplessis. (Cela c’était longtemps avant Charest les zamis.)

      Ben, ce même beau-père passe plusieurs mois de sa retraite en Floride maintenant depuis plusieurs années. Il a même profité de la baisse des propriétés là-bas pour s’acheter sa p’tite maison. Et oui, aux États-Unis. Chez les zamaricains.

      Le beau paradoxe québecois. On pige dans le buffet pour prendre ce qui nous plait. Pis le reste au vidange. Pis on se plaint que c’était pas bon.

      Avant de donner des leçons, que l’on fasse le ménage dans notre cour.

      Quelque part il y a plus de fierté de se dire américain que québecois. Et à plusieurs égards. Surtout d’une nation, d’un peuple qui sait s’affirmer et exister. Tant pis pour nous.

      bonne fête les voisins (américains)

      Roger Léger (qui ne prend rien à la légère)

    • Quel beau pays.

      T. Rightman

    • J’aime bien les U.S. of A.

      Un pays qui nous a donné des Frank Zappa, Bob Dylan, George Gershwin, Ernest Hemingway, John Steinbeck, Frank Loyd Wright pour ne nommer que ceux-là, ne peut avoir complètement raté son coup… ((rires))

      Faudra pourtant finir par en revenir un jour de cette lubie qu’est le concept de l’exceptionalisme américain…

      S’il voyait ce que sont devenus aujourd’hui les U.S.of A., le pauvre Alexis de Tocqueville ferait certainement plein de spins dans sa tombe!!

      Les premiers anglais qui ont débarqué sur le nouveau continent fuyaient la persécution des pouvoirs politiques et ceux qui les ont suivi tout de suite après fuyaient la persécution des pouvoirs religieux. Ils ont trouvé une terre vierge, débordante de richesses naturelles, jouissant d’un climat clément et peuplée d’indigènes pas trop hostiles à leur arrivée. Ils avaient tout pour eux et bénéficiaient de conditions idéales pour fonder une nation qui aurait pu, idéalement, devenir vraiment exceptionnelle.

      Au lieu de cela, on a eu droit à ceci :

      Ces nouveaux arrivants ont remercié les « indigènes » en les massacrant pour prendre le contrôle des terres et en confinant ceux qui restaient dans des réserves. Ils se sont empressés de faire venir des esclaves noirs pour développer leur économie (4 million d’esclaves en 1860) et il a fallu une guerre civile absolument meurtrière pour faire cesser cette pratique inhumaine. Confrontés à leur première crise politique interne, ils ont eu recours, comme toutes les autres nations de l’époque, à la violence pour régler leurs conflits. Suite à l’abolition de l’esclavage, ils ont ouvert le pays à l’immigration pour obtenir le cheap labor nécessaire à l’expansion industrielle du pays en prenant bien soin de réprimer, dans le sang si besoin était, la plupart des tentatives de syndicalisation du mouvement ouvrier.

      La Révolution américaine ne s’est pas faite au nom de la LIBERTÉ/ÉGALITÉ/FRATERNITÉ mais aux cris de NO TAXATIONS WITHOUT REPRESENTATION. Pas pour des questions de justice sociale mais pour des motifs d’indépendance économique et commerciale et se débarrasser de la monarchie anglaise. Les pères de la Constitution américaine partaient de bons sentiments mais il est clair que We The People faisait référence uniquement aux WASPs et excluait d’office les noirs, les autochtones et les latinos et tous ceux qui ne faisaient pas partie de la classe conservatrice politique sociale et religieuse. L’ordre établi, lui, devait rester le même! La société américaine s’est bâtie sur le Capitalisme, les droits individuels (ceux des plus forts), la libre-entreprise sans réglementation et le matérialisme. Les Américains ne vivent pas vraiment ensemble pour former une communauté (social-démocratie). Ils vivent seulement côte à côte chacun pour soi et malheur au voisin qui se trouve sur le chemin de la poursuite du bonheur… à travers le profit matériel à tout prix et la consommation à bas prix!! Pour les Américains supposément friands de liberté, le mot libéral est rapidement devenu un mot sale!

      Leur exceptionalisme ne les a pas empêché de sombrer dans la Grande dépression qui a suivi le crash boursier de 1929 mais il les a empêché de noyer légalement(!) leur peine dans l’alcool après que le pays eut voté la Prohibition neuf ans plutôt. Et la NRA faisait déjà du lobbying à l’époque pour protéger le droit des gens qui avaient tout perdu de se flinguer avec une arme de poing. Les USA ne se sont sortis du marasme économique que grâce au début de la 2e guerre mondiale

      Bien sur les États-Unis peuvent remercier et ont aussi beaucoup bénéficié de la stupidité et de l’avidité quasi congénitale des états européens qui se battaient entre eux trois ou quatre fois par siècle et dépensaient leurs énergies et la vie de leur population pour s’approprier et consolider leurs empires coloniaux respectifs. Comme il n’y avait pas de nations rivales sur le continent capables de freiner/tempérer la volonté d’expansion territoriale des colons américains et dont les mexicains surtout ont fait les frais, l’Amérique latine est vite devenue la chasse gardée des États-Unis.

      L’isolationisme américain les a bien servi et leur a permis d’attendre quatre longues années avant d’intervenir dans la guerre de 14-18 et ils étaient bien parti pour refaire le même coup et s’enrichir encore plus lors de la 2e guerre mondiale si les Japonais ne les avaient pas attaqués d’abord et précipité leur entrée en guerre. On peut difficilement les blâmer d’être restés sur les lignes de coté le plus longtemps possible pendant que les Européens s’entre-tuaient à qui mieux mieux au profit des aristocrates et des grands banquiers/industriels mais ils ne sont pas les uniques sauveurs de la liberté et de la démocratie mondiale comme ils aimeraient bien s’en convaincre et le faire croire. BTW, la Grande-Bretagne n’a fini de payer ses dettes de guerre aux États-Unis (et au Canada!) qu’en 2006.

      On pourrait aussi longtemps parler de l’appui/soutien inconditionnel trop souvent accordé par les administrations américaines à des dictatures quand elles protégeaient leurs intérêts économiques à l’étranger, le renversement de gouvernements démocratiquement élus pour les mêmes raisons mais à l’inverse, la sur-utilisation et le gaspillage de ressources naturelles planétaires. Et malheur à ceux qui osent questionner cette manière de vivre… On les accuse aussitôt d’être … anti-américains!

      Les américains travaillent forts certes mais les chinois aussi Le reste du monde aussi!

      Ils ont profité de circonstances particulièrement favorables pour devenir et rester durant longtemps la première super-puissance mondiale mais ils ont réussi cet accomplissement au détriment du développement d’une conscience humaine et sociale collective grâce à laquelle ils auraient pu/du comprendre les raisons de leur ascension, les mêmes raisons qui sont en train de causer leur perte!!

      Happy Birthday USA!!

      Ro. Giroux

    • @entre2joints

      Je vous comprends. je ne supporte plus les gens diffuser du négatif sur les USA, comme si les USA étaient crées par le mal pour faire du mal. Aucun pays ne détient la vertu exclusivement. Tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir.
      Malgré des défauts et des fautes, il y a des côtés que l’on admire chez eux. Ils ont surmonter des épreuves plus difficiles comme la guerre de secession et la grand dépression de 1929.

      @maddog
      Allez dire cela aux chinois qui commencent à prendre des grosses richesses en Afrique et qui soutiennent des pays fascistes comme la Syrie et la Corée du nord. Pareil pour la Russie. Tous les pays ont été battis par la force. Vous êtes un champion de l’indignation et de la révolte sélectives.

      Pour terminer, je souhaite un bon 4th july. George Best

    • “Vous haïssez les États-Unis? Bravo, c’est bien, tout le monde va vous applaudir dans les salons branchouilles, à la Place Émilie-Gamelin et à l’université.”

      Ces deux phrases provocatrices étaient-elles nécessaires? Qu’il s’agisse du 4 juillet, de la Syrie ou des usages de la poudre de perlinpinpin, vous et votre ami Pratte semblez être incapables de vous abstenir d’afficher votre mépris à l’égard de vos adversaires idéologiques sur la scène québécoise. Dans le cas présent, c’est bien dommage car avant de lire le dernier paragraphe je trouvais intéressante la réflexion sous-jacente à ce billet ainsi que les questions qui y sont soulevées.

      Sur ce, profitez donc de l’accalmie estivale pour décrocher du conflit étudiant, des méchants casseroleux anarcho-communistes et du soi-disant “terrorisme de la rue”. Ça va vous faire du bien.

      Dominique Desrosiers
      Gatineau

    • Les Américains ont accompli de grandes choses.

      Ils en ont détruit tout autant sinon plus.

      À travers l’histoire, toutes les grandes nations ont eu leur déclin.

      Dès 1850, seulement 70 ans après l’Indépendance, les États-Unis rattrapaient les puissances qu’étaient l’Allemagne et l’Angleterre (qui était sur son déclin). À partir de la Deuxième Guerre, les Américains dominaient le monde comme jamais une nation l’a jamais fait.

      Mais comme la France au XVIe siècle et l’Angleterre au XIXe siècle, l’Amérique est sur son déclin. Un déclin qui sera destructeur parce que les Américains, imbus d’eux-même, n’ont pas réussi à contenir leur puissance financière et militaire. Eisenhower avait mis le peuple américain en garde il y a cela 50 ans, mais les Américains voyaient trop gros et ont cru qu’avec la chute de l’URSS que tout leur appartenait.

      Un intervenant a souligné que la Terre entière devrait fêter «la naissance de la plus importante démocratie moderne qui a ouvert la lumière pour tous.» (Respectable 04/07, 12:38)

      Premièrement, un peu de respect pour tous les peuples opprimés de la Terre qui sont exploités par les USA et leurs alliés.

      Deuxièmement, les États-Unis n’a jamais été une démocratie. Les Américains ont laissé les grandes entreprises capitalistes prendre le contrôle des partis politiques. Les Américains ont depuis 400 ans alternés entre deux partis politiques corrompus par les mêmes grands capitalistes. Cette corruption légalisée a amené la Terre entière au bord du gouffre.

      Comme je disais, les Américains ont fait de grandes choses, mais au prix de combien de vie, de guerre, de dictature, de propagande et de génocides?

      K. Char

    • Je dois dire que de parler de l’antiaméricanisme comme du seul racisme accepté me fait presque rire. Peut-on dire une telle chose sérieusement? Ça me fait penser à Alain Finkielkraut, qui dénonçait avec vigueur le mépris affiché à l’endroit de Sarkozy, en osant presque dire qu’il s’agissait, en France, de la victime absolue (au fond c’est probablement une traduction de son propos, tellement il allait loin). Peut-on regarder un peu la réalité et aller au-delà des représentations? Sarkozy, président d’une République. Les États-Unis, superpuissance hégémonique. Comme victime, il y a pire, dans le concret.

      Ça ne signifie pas que des faussetés ne sont pas véhiculées, et au sein notamment de certains courants idéologiques, au sujet des États-Unis, mais c’est alors cela que l’on devrait dénoncer, les erreurs, le manque de rigueur intellectuelle, etc., pas ces propos-là, qui, en fait, qu’on le veuille ou non, dépendent de certains faits et de certains évènements, et de certains excès et de certaines erreurs des États-Unis. Doit-on blâmer les Irakiens, qui détestent les États-Unis parce qu’ils ont laminé leur pays et notamment leur système de santé, avec les sanctions économiques et la guerre du Golfe? Bien sûr, on devrait aller au-delà de ces ressentis, mais il y a des réalités de faits, en l’occurrence, qui devraient nous faire réfléchir, et qui mettent en question cette « grande » Amérique. Et ce même si je prônerais que l’on cesse de seulement voir des rapports entre États comme des rapports entre personnes et à la lueur de la morale quotidienne, qui n’est d’aucune utilité ici (mais on ne veut pas lâcher son « épée », bien souvent).

      Raymond Boudon et sa pensée peuvent à ce sujet servir d’exemples : ce n’est pas par simple hasard que des images et des idées s’imposent chez certains individus ou certains groupes. Je dirais cela dit, que la vision de la gloire américaine, de la merveille américaine, elle-aussi, est le plus souvent fausse et trompeuse. La caricature grossière se souligne aussi à leur sujet chez leurs admirateurs, locaux ou extérieurs, à parler notamment pour ces Pères fondateurs qu’on n’a habituellement pas lu. Pourquoi ne parler et ne fustiger que des gens d’un camp ou d’un autre?

      S. Vallée

    • Avant que se terminent les feux d’artifice du 4 juillet partout aux US of A, BONNE FÊTE!
      J. Lincourt

    • Je croyais que vous vous adressiez aux résidents des provinces canadiennes !

      Question de perception…vite l’Indépendance du Québec.

      M. Notredame

    • J’aime bien les USA.

      Je passe une bonne partie de mon temps en Nouvelle-Angleterre, le berceau de cette nation.

      Force m’est cependant de constater qu’il y a deux Amériques.

      L’Amérique de Barack Obama, plus tolérante, plus généreuse et compatissante, prête au partage.

      Mais il y a celle (d’une bonne partie) du GOP; une Amérique agrippée aux vieilles valeurs, une Amérique mesquine (grindy) qui refuse le partage, le Health Care, l’égalité des chances.

      Cette Amérique du chacun pour soi, du «si tu es malade, ce n’est pas à moi de payer», «si tu es au chômage, ne compte pas sur les autres», je ne l’aime pas

      La première Amérique possède des valeurs près des nôtres, l’autre, non.

      Je suis actuellement aux USA.

      Hier, jour de l’Indépendance, sauf pour les discours officiels, c’était business as usual.

      Les commerces sont ouverts pour la plupart.

      C’est le règne du dollar.

      Je n’ai vu personne se souhaiter une bonne fête nationale, un Happy Independance Day.

      «In God we trust, others, pay cash.»

      Çà fait bizarre pour moi qui suis habitué le 23 ou le 24 juin de dire et de me faire dire par presque tous, connus et inconnus; «Bonne Saint-Jean !».

      Il y a là un temps d’arrêt de quelques jours où nous nous reconnaissons malgré nos différences, où nous sentons que nous sommes fabriqués de la même fibre.

      Mais l’Amérique, c’est aussi une nation de paradoxes; autant on peut être chiche quant aux politiques sociales, autant on peut-être généreux individuellement.

      Les «charities» recoivent des dons pharamineux, contrairement à chez-nous.

      C’est un peuple de défis.

      Une nation qui a fait 1776 ne peut être mauvaise.

      En terminant, pour venir aux USA, je traverse souvent la Beauce, cette Beauce qui a accueilli fraternellement les troupes américaines en 1812, qui a hébergé les soldats, leur offrant le gîte et le couvert, parfois plus.

      On y retouve encore cette tradition orale pro-américaine qui a fait que la Beauce s’est ouverte sur les USA bien avant les autres.

      Et Saint-Georges-deBeauce qui honore ce personnage honni de Stephen Harper: Benedict Arnold.

      L’un des deux établissements hôteliers de Saint-Georges porte son nom (l’autre étant le Goergesville).

      Maxime Bernier devrait peut-être dire ces choses-là à son chef, mais pour la crédibilité qui lui reste, çà ne vaut pas la peine.

      A.Gilles

    • Malgré tout ce qu’on peut leur reprocher, il faut admirer les américains.

      Ils nous ont donné Edison, Frank Zappa et Hemingway.

      Et plus important encore, ils l’ont fait leur indépendance, eux.

      Happy 4th of July my friends

      Napoléon N Lajoie

    • @rogiroux

      4 juillet 2012
      17h50

      Votre texte est très intéressant et, oui, l’histoire américaine est rempli d’injustice et de violence. Et oui, comme plusieurs autres nations à travers l’histoire. Comme l’histoire de l’église catholique et de ses papes. C’est tu beau le Vatican. J’y étais il y a 3 semaines. Beaucoup de larmes, de peines, de violence, de cruauté et d’esclavage, de l’esprit surtout, ont suivi à partir de décisiosn prises à cet endroit.

      Mon père qui était fasciné par les américains, leur pays, leur sports surtout, restait quand même critique et lucide envers eux. Comme il disait: “Sont partout” (ce qui voulait dire que les américains ont le nez fourré dans tout les coins possible de cette planète).

      Je peux penser résumer votre texte avec son expression favorite quand il n’était pas d’accord avec eux. Il disait ceci: “american bullshit”.

      Roger Léger (mais qui ne prend rien à la légère)

    • @rogiroux

      Merci beaucoup pour cette analyse. En prime, monsieur l’édito, pourra apprendre que l’histoire des États-Unis ne débute pas avec la guerre contre l’Irak !

      M. Taillon

    • L’intelligentsia canadienne-française qui se croit supérieur aux États-Unis d’Amérique m’a toujours fait arborer un large sourire. Quel peuple présomptueux pareil que les québécois! 90% de nos ventes prennent la direction des USA. Si les USA connaissaient le penchant anti-américain et antisémite canadien-français catholique, il y aurait, avec raison, quelques restrictions à l’accord du libre-échange.
      Simon picotte

    • Les USA: modèle de liberté et de démocratie? Je n’en crois rien. La liberté et la justice dans ce pays n’existent que pour les riches. Dans ce pays, il n’y a qu’une valeur absolue: l’argent devant lesquel s’effacent les grands principes de liberté, de justice et d’égalité. Je m’en suis rendu compte à mon retour d’études la bas à la fin des années 60.

      Sur un autre plan, ce fut une bénédiction que nous ayions gagné la guerre de 1812. Autrement nous serions devenus les Cajuns du nord.

      G. Michaud

    • L’économie Américaine est agonisante ( la chute du dollar est imminente) , la désindustrialisation est sur la vitesse grand V, 45 millions d’américains ont besoin des food stamps ou ils crèvent de faim
      la violence et les armes sont omniprésents, la population carcérale grimpe à vue d’oeil ( en passant les prisons sont une business la bas), la paxa américana doit laisse place à autre chose.Ce qui croient encore au rêve américain sont 20 ans en retard .

      Biebsa Morandi

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