Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 27 juin 2012 | Mise en ligne à 11h36 | Commenter Commentaires (49)

    Sommes-nous heureux? Passablement…

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    474475Mario Roy

    « Sans le bonheur, on n’est pas heureux », disait Yvon Deschamps… ce qui se relève de la même logique irréfutable que le fameux  « Les pauvres, y’ont pas d’argent », du barde Plume Latraverse!

    Ainsi donc, dans le Globe & Mail de ce matin, Jeffrey Simpson remarque avec perspicacité que, « heureusement, la plupart des gens n’ « achètent » pas les soucis des médias et n’écoutent pas les leaders politiques ». Pourquoi heureusement? Parce que cela les empêcherait d’être heureux!

    Personnellement, j’ajouterais qu’il ne faut pas non plus prêter une trop grande attention aux geignards professionnels, formés et payés pour décrire à temps plein comme un enfer le milieu de vie qui est le nôtre. (Inscrivez ici __________ les premiers noms qui vous viennent à l’esprit!)

    Alors, juste pour contrarier l’humeur ambiante, faisons une petite crise d’optimisme et de contentement, voulez-vous? Dans le style « plus meilleur pays au monde » qui nous a tant fait rigoler…

    Pour ce faire, vous trouverez une bonne dose de Prozac virtuel dans les chiffres que l’OCDE aligne ici et qui ont rapport avec ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’indice du bonheur. .

    Je vous livre en vrac quelques-uns de ces chiffres.

    Le Canadien moyen a des revenus de 27 138 $US, presque 5000 dollars de plus que la moyenne des pays développés, même s’il travaille moins (1702 contre 1749 heures/année).

    Son espérance de vie est de 81 ans, un an de plus que dans l’ensemble des pays développés. Plus qu’ailleurs, il se dit en bonne santé (88 contre 70%), ce qui n’est sans doute pas étranger au fait que la qualité de l’air et de l’eau est supérieure ici, comme le sont les dépenses dans le secteur de la santé.

    Le même Canadien est satisfait de sa maison ou de son logement (90%), où il dispose, à peu près pour le même déboursé, de plus d’espace qu’il n’en aurait ailleurs. Il se sent en sécurité, l’occurrence de la violence physique rapportée étant trois fois moindre qu’ailleurs, 1,3% contre 4%, et le taux d’homicide inférieur aussi.

    Résultat des courses?

    Les Canadiens sont plus satisfaits de leur vie que les citoyens des autres pays développés (7.4 contre 6.7 sur une échelle de 10). Et, en se levant le matin, ils sont 80% (contre 72% ailleurs) à croire que la journée leur apportera plus d’expériences satisfaisantes que de malheureuses.

    Vous reconnaissez-vous dans ce portrait?


    • M. Roy, ne montrez pas ces chiffres à un “indigné” de gauche, ces gens sont réfractaires aux bonnes nouvelles et à la réalité. J’espère pour eux qu’un jour, on inventera une pilule pour les guérir!
      G. Lalande

    • Plein de beaus chiffres tout ca, mais en lisant les details, je ne suis
      pas surpris de voir qu’on se classe loin de la moyenne en terme de
      confiance en nos elus!

      Je serais tres curieux de voir des chiffres specifiques pour le Quebec,
      il me semble qu’on ait un degre de chialitude assez eleve.
      P Allen

    • Je serai heureux le jour où le Québec sera souverain et socialiste.Ça fait quarante ans que j’y travaille et je suis certain que nous vaincrons.En attendant je résiste et me rebelle.
      Gilles Ménard

    • Les indices de bonheur me laissent plutôt froide.

      Martin trouve son bonheur en décapsulant une bière froide au bord de la piscine ou en visionnant un match de foot. Il n’aime pas le trouble. Célibataire il passe beaucoup de temps avec son chum d’enfance. Il est en bonne santé et peu scolarisé.

      Mamadou trouve son bonheur en partageant le rituel du thé avec ses amis d’un quartier de Dakar. Son bonheur est décuplé quand ils discutent de longues heures entre eux de la situation dans le monde. Il travaille comme vendeur ambulant. Il est père de 5 enfants et a deux femmes. Il est hautement scolarisé et en mauvaise santé.

      Arlette travaille depuis 2 ans à la tête d’une petite équipe d’infirmières. Elle aime son travail et l’endroit où elle vit. Elle aimerait être en couple mais ne trouve pas l’âme soeur. Elle est loin de sa famille. Elle est moyennement scolarisée et en santé.

      Selon les indices du bonheur, Martin, Mamadou et Arlette se situent au même échelon sauf que Martin est dépressif, Mamadou est prêt à tout pour vivre ailleurs et Arlette trouve sa vie vide de sens.

      Le bonheur-O-mètre est à géométrie variable.

      Y Labonté

    • Bof !

      Benoît Duhamel.

    • Vous citez des statistiques sur l’emploi, le revenu, l’espérance de vie…Mais dans le fond à la question de satisfaction de la vie, 7.4 sur 10, il me semble que ce n’est pas beaucoup.

      Nos vies manquent de poésie, de communauté, de vivre ensemble, d’authenticité. Tous en routes vers le Dix30 !

      JF Provost

    • Juger du bonheur sur la base de moyennes et de salaires me semble être un pari très risqué. Bien sûr qu’il fait bon vivre au Canada malgré les scandales politiques et les inégalités sociales qui se creusent, mais il ne faut pas oublier, si on prend le Québec par exemple, le taux de suicide anormal, ce qui n’est pas le cas dans les pays plus pauvres. Je crois qu’il faut rester méfiants lorsqu’on considère notre bonheur sur la base de la conscience de nos acquis et de notre chance. Il y a des conditions sociales au-delà de l’immédiatement visible.

      Je pense, notamment, que nous vivons dans une société qui diffuse et partage massivement le rêve, la magie, un idéal d’imprévisibilité et de réalisation, et ce dès l’enfance, mais qui se confronte à une société très prescriptive, bureaucratique et réglée au quart de tour (même en ce qui concerne l’initiative personnelle) où il est facile d’être désillusionné et en conflit avec soi-même.

      Ça peut sembler pessimiste, mais la rupture, quand on s’y attarde, est assez importante.
      Daniel Urbain

    • c’est sans doute pour ça que nous assistons à une véritable épidémie de dépression dans les pays développés…

      « Dans les sociétés industrialisées, la prévalence de la dépression ne cesse d’augmenter. Parmi les quatre premières causes de consultation chez le médecin, entre l’hypertension, le diabète et les examens de routine, la dépression est devenue l’un des principaux motifs de congés de maladie, un véritable cauchemar pour les assureurs. Car ce syndrome frappe à tout âge sans épargner les forces vives du marché du travail. Certains l’ont même qualifié de «cancer du XXIe siècle»! »

      http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=1064

      Stéphane Thibodeau

    • @gasston : “M. Roy, ne montrez pas ces chiffres à un “indigné” de gauche, ces gens sont réfractaires aux bonnes nouvelles et à la réalité. J’espère pour eux qu’un jour, on inventera une pilule pour les guérir!”

      Ça serait très paradoxal de faire le constat qu’on vit dans une société trop à gauche (selon les gens plus à droite) et de constater que ce système semble contribuer à un bon “score” au niveau du bonheur… ;)

      Bertrand Toupin

    • Bof, au Québec, ce qui me fait rager, sont tous les paresseux qui profitent de mes impôts. Ça me rends malheureux de voir tous les syndiqués, carrés rouges et autres profiteurs qui veulent tout mais ne travaille pas beaucoup…

      Mais le mur approche, les autruches sont contentes, la tête dans le sable. Le choc sera brutal.

      T Rightman.

    • L’enfer est dans les détails dit-on et, je suis bien d’accord. Malheureusement, trop de personnes s’y complaisent jour après jour. Quand ce n’est pas le conflit étudiant c’est le gouvernement ou encore le Canadien (qui parvient quand même à créer de la joie autour de lui en optimisant les opportunités nées de sa dernière saison pourrie) ou le beau-frère, ou encore les humoristes sexistes, machistes, racistes et homophobes. Fait trop chaud, pas assez de pluie, le boss ne comprend rien etc. Puis il y a ceux dont la vie est compliquée (santé, vie affective, finances, drames personnels ou collectifs – par exemple Eliott Lake). On y passe tous et pourtant, à un moment donné on se rend compte que la vie est simple même si certains épisodes sont parfois rock & roll. Encore faut-il lui accorder un brin d’attention à la vie. Une fois qu’on se situe dans la moyenne des statistiques énoncées plus haut, pourquoi ne pas simplement profiter du temps qu’il fait, des rencontres faites au hasard d’une promenade ou d’une ballade en métro? Encore faudrait-il se détacher de nos chaînes numériques que sont le iPod, le iPhone et tous les autres gadgets du même genre. Non pas qu’ils soient inutiles mais ils deviennent nuisibles lorsqu’ils nous ramènent seulement à notre petite personne et nous privent de la vie qui grouille, simple et multiple, tout autour de nous.

      Daniel Richard

    • @gillesmenard

      27 juin 2012
      12h10

      Commencez donc par aller travailler au lieu de vous contenter de 14 000$ par année (Comme vous l’avez vous-même avoué dans un blogue précédent). Vous êtes un rêveur de la pire espèce comme les fameux bolchéviques qui rêvaient d’une société égalitaire…Leur crédo était: Tout le monde pauvre pour être certain qu’il n’y aura aucune initiative individuelle.

      Regardez autour de vous, vous avez surement : Un Réfrigérateur, un micro-onde, une télévision…). Je vous défie de me nommer un seul appareil qui a été inventé par un gouvernement quelconque, qu’il fusse socialiste ou capitaliste?

      Pour finir: Le Canada est formidable et c’est ce pays qui vous permet de vivre adéquatement avec aussi peu que 14000$ par an!

      Gilles Tremblay

    • Bof bof…

      S.Larousse

    • @montréalaise
      Si Martin est dépressif, il ne faut pas dire qu’il est en santé.

      Ces indices sont des moyennes. La méthode et la moyenne sur-évalue la mesure du bonheur probablement. Mais ou moins on a ça. Ca devrait faire taire les éternels défaitistes et Quebec-bashers. Mais comme certains dépensent des quantités considérables d’énergie pour se convaincre du contraire …

      Alain Lajoie

    • «Sommes-nous heureux…? J’en «fais» une affaire personnelle au départ et j’y réponds, d’emblée: «Oui, je suis heureux et Y remercie TOUT ce qui me l’a permis et permet. Et, j’ai tellement de raisons pour m’exprimer de la sorte. Un furtif et rapide regard par-dessus une de mes épaules m’est amplement suffisant pour revêtir cet habit qu’est celui d’ÊTRE heureux» Et ce bonheur se vouloir être autre qu’une série de chiffres. Un jour, j’ai eu le privilège de m’exprimer sur les ondes de «notre Radio-Canadienne» et à la question du jour, j’y répondais. «Je suis pauvre et heureux, heureux et pauvre mais pas nécessairement heureux d’être pauvre».
      Important ici de partager que je NE suis détenteur de LA vérité. J’ai déjà pensé le contraire…Ouache! Pour les autres et pour moi.
      Mercis Monsieur Roy pour cette nourrissante invitation à regarder, contempler «le» bonheur.
      Mes respects,
      Gaston Bourdages
      Simple citoyen – écrivain publié «en devenir»
      Saint-Valérien de Rimouski
      http://www.unpublic.gastonbourdages.com

      P.S. Je pense à celles et ceux mentionnés dans le «Résultat des courses» et je m’unis à leurs ponctuels bonheurs. Pour celles et ceux qui s’y excluent….je trouve dommage et «ma» compassion vous est acquise.

    • Le bonheur, c’est comme n’importe quoi, y faut y travailler, y faut l’payer, y l’amadouer et y faut accepter son absence.

      Michel Gendron

    • @chialeux48

      Je dirais plutôt: ”Le bonheur est comme n’importe quoi, y faut y travailler, l’amadouer et surtout il faut accepter sa présence…”
      Je ne crois pas que les gens nagent dans le bonheur 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 12 mois par année. En fait je ne crois pas au bonheur exalté. Mais qui dans sa journée n’a pas son petit bonheur? Un bon café, un sourire sincère, $20.00 trouvé dans le fond d’une poche de manteau, une bonne blague, un enfant collé à nous à écouter la télé ou lire un livre, notre équipe sportive préférée qui gagne, un bon repas entre amis ou en famille, une bonne discussion…
      Des fois à trop chercher on ne trouve pas…
      D. Guilbeault

    • Le Canada risque de chuter dans ce classement au cours des prochaines années.
      - L’environnement est de moins en moins protégé et la santé de la population s’en ressentira.
      - Les pauvres s’appauvrissent et seront donc de moins en moins en santé.
      - Les logements locatifs sont en voie de disparition.
      - Les jeunes contrevenants deviendront des récidivistes et la sécurité s’en ressentira.
      Bravo Harper,
      J. Bouthillier

    • @ gasston

      “ne montrez pas ces chiffres à un “indigné” de gauche”

      Allons bon. N’importe qui qui lit ces blogues sait très bien que les malheureux sont les ti-dretteux: ce sont eux qui vomissent systématiquement sur le Québec, ce sont eux qui n’acceptent pas les changements de la société, surtout, ce sont eux qui trahissent leur profond malheur puisqu’ils se sentent obligés de balancer des âneries juste pour avoir de l’attention.
      D’ailleurs, ca n’a pas traîné: moins de deux heures après ton message, on peut lire “Bof, au Québec, ce qui me fait rager, sont tous les paresseux qui profitent de mes impôts”. Bien sûr, il aurait pu dire “je me réjouis de ce que les injustices sont moins révoltantes au Canada qu’ailleurs dans le monde”. Mais non, monsieur est malheureux parce que quelqu’un, quelque part, abuse -croit-il- du système. Et, le dernier clou dans le cercueil de son malheur: “Ça me rends malheureux de voir tous les syndiqués, carrés rouges et autres profiteurs qui veulent tout mais ne travaille pas beaucoup”. Voilà, tout est dit. Les ti-dretteux sévissent en grand nombre sur tous les blogues de la planète -malheureusement, c’est un problème universel- parce qu’ils sont fondamentalement malheureux, frustrés et jaloux.
      Alors, gasston: on laisse tomber les commentaires sur la gauche qui est très contente de son sort et on procède à son examen de conscience, OK?

      JP Vachon

    • @ bertrandtoupin: justement, tout ce qui fait notre bonheur aujourd’hui est le fruit de l’ingéniosité de l’homme, et ce n’est pas un hazard que ce fruit a eu l’opportunité de mûrir dans les sociétés capitalistes du XXe siècle particulièrement. D’ailleurs, les méchants Américains ont mis la “recherche du bonheur” en tête d’un de leurs documents fondateurs, ce n’est pas une coincidence.

      Les socialistes, communistes, anarchistes et autres “istes” font de leur mieux, évidemment, pour saboter le système qui a permis à l’homme d’atteindre un niveau de confort et de bonheur inégalé dans l’histoire de l’humanité… mais ça leur prend du temps. Ne vous attendez donc pas à ce que l’indice du bonheur chute abruptement parce que Québec Solidaire a fait élire un député. Si jamais ils devaient former le gouvernement, par contre, alors là, attention!

      G. Lalande

    • @gasston “toutce qui.(…) l’ingeniosite de l’homme,”

      Oups, on ne vit pas sur la meme planete. Rien ne me rends plus heureux
      que de me retrouver en pleine nature, loin de tout ce que l’homme a fait.
      SVP parlez donc en votre nom.
      P Allen

    • @ gl000001
      «Si Martin est dépressif, il ne faut pas dire qu’il est en santé.»
      _________________________

      C’est ben trop vrai :) J’inventais les cas à mesure entre 2 brassées de linge.

      Tiens! J’y pense tout d’un coup. Faire la lessive est un moment qui m’apporte beaucoup de joie. Étendre sur la corde à linge aussi. Que dire quand je vais retirer les vêtements de la corde en humant chacun d’eux.

      J’espère que dans les critères du Bonheur-O-Mètre ils ont fait une place à laver, étendre et ramasser le linge. Je monterais illico de 3 coches dans le pur bonheur!!!

      Lavez, lavez ! Savez-vous savonner ?
      Lavez, lavez ! Les carreaux, les pavés !
      Lavez, lavez ! Faut pas lever le pied.
      Lavez, lavez ! Tout ce que vous avez.

      Martine St-Clair: http://www.youtube.com/watch?v=SoMjFQ3Va_s

      Y Labonté

    • @pager

      Votre admiration pour le secteur privé est toujours un peu surprenante.

      1) Le refrigérateur

      Le principe du réfrigérateur tel que nous connaissons aujourd’hui a été inventé en 1876 par Carl von Linde

      En 1868, Karl von Linde a entendu parler de l’ouverture d’une nouvelle université à Munich, la Technische Hochschule, et a immédiatement postulé pour un emploi en tant que conférencier, où il a été accepté à seulement 26 ans. Il est devenu professeur de génie mécanique en 1872, et a mis en place un laboratoire d’ingénierie où les étudiants, tels que Rudolf Diesel, étudient l’ingénierie.

      > L’université … ah bon!

      2) Le micro-ondes

      Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’ingénieur américain Percy Spencer travaille pour l’armée sur la mise au point de radars. En 1945, après avoir testé un nouvel appareil, il remarque qu’une barre de chocolat a quasiment fondu dans sa poche. Il fait rapidement la relation avec le radar et réitère l’expérience avec du pop-corn, puis un œuf. Il met plus de deux ans à concrétiser son idée d’un four fonctionnant aux micro-ondes

      > L’armée … tiens tiens

      3) Le téléviseur

      1892 : invention du tube cathodique par Karl Ferdinand Braun.

      Professeur à l’université de Strasbourg (il eut Jonathan Zenneck comme élève), il s’intéressa aux phénomènes électriques rapides et pour pouvoir les étudier, il développa en 1897 un tube cathodique

      > L’université … allons donc!

      - Robert Lemieux

    • Heureuse seulement en dehors du Québec, très heureuse même. Encore quelques années à travailler et régler tout ça et adieu Québec pour toujours. J’ai passé six ans en France et jamais je n’ai été si heureuse. Vivement y retourner et oublier à tout jamais cette province qui détestait tant l’éducation, la culture et la vie douce.

      Isabelle Paquette

    • Oui on est bien au Québec^^

      C’est pourquoi il ne faut pas laisser Harper et Charest détruire notre coin pays.

      Ce n’est malheureusement pas la mentalité de beaucoup. On est bien! Alors faut souffrir plus ! C’est “pro économie” qui savent même pas compter vont tout détruire malheureusement….
      Nous sommes malheureusement destinés à descendre drastiquement dans ce classement dans les prochaines années à cause d’eux.

      S. Bouchard

    • @gasston
      Justement le but philosophique du système capitaliste est l’atteinte du bonheur pour tous par l’enrichissement de tous. Mais le capitalisme pur est mort depuis longtemps. On vit du “consumerism” ou “capitalisme sauvage”, l’atteinte du bonheur de certains par leur enrichissement au détriment des autres (les pauvres et le tiers-monde).

      Ca fait que votre “niveau de confort et de bonheur inégalé dans l’histoire de l’humanité” est à peine mieux que celui des romains. Sauf que nos esclaves sont loin de nous dans d’autres pays pour ménager notre sensibilité et nous donner une fausse impression d’être des gens bien.

      Alain Lajoie

    • Le bonheur, c’est tellement personnel! Je dirais même que le bonheur a quelque chose d’atavique. Ainsi, on voit des familles dont l’aptitude manifeste au bonheur est généralisée et transmise aux descendants. La réciproque est vraie… malheureusement. Quant à moi, j’aime ma vie même si elle n’est pas parfaite car elle est perfectible et pas qu’un peu. Je suis retraité mais j’ai des défis et des objectifs qui ne sont pas toujours évident. L’un d’eux consiste à remettre ma famille salement amochée depuis plusieurs mois à cause d’un événement d’une infinie tristesse (un deuil) sur la bonne track. Une maison que j’aime + une blonde que j’aime + deux filles et un petit-fils dont je suis amoureux fou + un chien qui m’aime et que j’aime aussi, un revenu correct, de rares mais sympathiques voisins (j’habite dans le fond du rang) + quelques bons chums + deux premiers ministres que j’adore haïr. Que vouloir de plus? Rien.
      R. Ducharme

    • Suite et fin: l’aptitude au bonheur ne m’est pas venue en venant au monde mais elle s’est fait une place dans ma vie au fur et à mesure que je parvenais à surmonter des défis à priori insurmontables. En fait, je trouverais le moyen d’être heureux n’importe où, Dieu merci. Et pour les malheureux chroniques, je n’ai qu’un conseil: cessez de compter sur les autres pour être heureux. Ça ne marche pas! Et cessez de vous laisser manipuler par les événements. Vous valez mieux que cela!
      R. Ducharme

    • Besoin et desirs …

      Quand on vit en fonction de ses besoins, je crois qu’on est plus porte a etre heureux.
      Quand on vit en fonctions de ses desirs, je crois qu’on est plus porte a etre decu …

      Quand j’etais etudiant et sans le sous, je revais d’avoir une Ferrari, je revait d’un beau condo, je voulais ceci et cela … j’ai commence a travailler, donc a m’endetter (!) pour acquerir ce dont je desirais. Un jour j’ai decide de payer mes dettes. Boom, tout d’un coup. Je e suis senti libre, libere. Maintenant que j’ai les moyens, des economies plutoit que des dettes, je n’ai meme plus le desir d’acheter ceci ou cela. Ce que j’aime, mon cafe au lait du w-e dans ma bonne vieille Bialetti, faire une bonne bouffe pour ma blonde (bon, ma femme …), lire un bon livre, une bonne bouteille de vin.

      Voila. Depuis que j’ecoute mes besoins au lieu de mes desirs, que je fais de la simplicite volontaire, alors je suis bien heureux ..

      @ gl000001
      Le capitalisme ne veut pas dire “consumerisme”. C’est a vous de tomber dans le consumerisme ou non, a vous de choisir. Le systeme capitaliste vous permet de faire des choix. Si le choix vous engage a trop consommer, c’est dommage, mais votre seule et unique probleme …

      D Cormier

    • Ah, ce que j’aimerais ça avoir une machine à remonter dans le temps, pour pouvoir y envoyer tous ceux qui croient que notre époque est la pire de toute l’histoire de l’humanité!

      L’empire romain?!? Les « esclaves » d’aujourd’hui vivent une vie de pacha en comparaison des esclaves qui ont eu la mauvaise fortune de naître dans l’empire romain!

      Mais j’ai déjà lu encore pire : un apôtre de la simplicité volontaire, qui prétendait que nos ancêtres des cavernes vivaient mieux que nous, sous prétexte qu’ils ne travaillaient que 25 heures par semaine. Évidemment, on ne parlait pas du fait qu’ils n’avaient plus de dents à quinze ans, et qu’ils étaient morts à 25. Entre autres indignités.

      La meilleure preuve que notre époque est infiniment heureuse comparé à n’importe quelle autre époque antérieure, c’est que nous pouvons nous « payer » des parasites de 35 ans qui « étudient » (cinq crédits par session) les « sciences » politiques à l’UQAM en accumulant les bourses d’étude, tout en déambulant dans les rues dans leurs vêtements dernier cri et le dernier IPhone en poche en tapant sur des casseroles.

      G. Lalande

    • Et pourquoi pas … de Felix Leclerc :

      C’est un petit bonheur que j’avais ramassé
      Il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé
      Quand il m’a vu passer il s’est mis à crier
      “Monsieur, ramassez-moi, chez vous emmenez-moi
      Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade
      Si vous ne me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade
      Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
      Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture”

      J’ai pris le petit bonheur, l’ai mis sous mes haillons
      J’ai dit: “Faut pas qu’il meurt, viens-t’en dans ma maison”
      Alors le petit bonheur a fait sa guérison
      Sur le bord de mon coeur, y’avait une chanson
      Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
      Ma vie de désoeuvré, j’avais le dégoût de la recommencer
      Quand il pleuvait dehors ou que mes amis me faisaient des peines
      Je prenais mon petit bonheur et je lui disais: “C’est toi ma reine”

      Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons
      C’était le paradis, ça se voyait sur mon front
      Or un matin joli que je sifflais ce refrain
      Mon bonheur est parti sans me donner la main
      J’eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
      Lui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du coeur
      Il s’en allait toujours la tête haute, sans joie, sans haine
      Comme s’il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

      J’ai bien penser de mourir de chagrin et d’ennui
      J’avais cessé de rire, c’était toujours la nuit
      Il me restait l’oubli, il me restait le mépris
      Enfin que je me suis dit, il me reste la vie
      J’ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
      Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
      Aujourd’hui quand je vois une fontaine ou une fille
      Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
      Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux

      Signe: D Cormier … pour F Leclerc :)

    • Dan Gilbert sur le bonheur et son dynamisme à travers le temps. Comment une personne paraplégique évalue son bonheur équivalent qu’à une personne ayant gagné le jackpot à la loto un an après les événements.

      Chercheur très influent dans le domaine de la psychologie du bonheur.

      À voir

      http://www.youtube.com/watch?v=4q1dgn_C0AU

      E Vachon

    • Monsieur Roy,

      Êtes-vous en train de nous dire, sous le couvert de statistiques, que Charest et Harper font une belle job et que les citoyens et citoyennes n’ont aucune raison de descendre dans la rue pour se plaindre ?
      Belle publicité que vous faites à Charest, sûrement moins dispendieuse que sa première…

      Stéphane Desrochers

    • Oui je suis heureux et je crois qu’on est “pas si pire que ça”
      comme société.

      Au delà des statistiques cependant, le bonheur est souvent
      une question de choix personnel (et des efforts qui vont avec
      ces choix).

      “Le fait d’être bien adapté à une société profondément malade
      n’est nullement un signe de bonne santé” Jiddu Krishnamurti

      Est dans la même lignée que:

      “Celui qui a amassé le plus de bébelles avant de mourir….GAGNE!”

      Comme beaucoup d’autres commentaires cependant, je trouve
      malheureux qu’on ne se rende pas compte de ce que notre
      train de vie a comme implications sur notre planète et ses autres
      habitants.

      C. Rivard

    • @pager

      Et si votre réfrigérateur ou votre micro-ondes ou votre télé sont connectés à internet …, ce que je n’espère pas, vous seriez alors êtes un sapré partisan de l’État … !

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet

      Paul Béliard

    • @supercorm
      Si je consomme moins (j’essaie) ça n’empèche pas que l’écart entre les riches et les pauvres augmente. C’est la résultante la plus évidente du capitalisme mort et enterré. Disparu. Pfuit!! Il a été remplacé par le “consumerism”. A long terme, il est peut-être possible de le ramener à ce qu’il devrait être. En fait il faudrait le ramener à autre chose. Lire Small is Beautiful.

      @gasston
      “notre époque est la pire de toute l’histoire de l’humanité!” Ou ai-je dit ça ?

      Ce sont des esclaves pareil. Ils sont loin donc c’est pas grave. Belle mentalité. Et je crois que les esclaves romains étaient mieux traités que les gens qui (sur-)vivent dans les favelas à Rio ou les “slum” à New Delhi.

      Alain Lajoie

    • @ Madame «La Montréalaise»( Y. Labonté) et Monsieur «Chip»(R.Ducharme) mille mercis pour ces éloquents et nourrissants tableaux de vie…de la vie…simple. J’ai, à l’occasion, le plaisir de humer les parfumées odeurs du linge fraîchement séché sur la corde et de me promener, dans le très «parlant» silence de la Nature, dans un des rangs entourant le village.
      Je me considère privilégié de pouvoir goûter aux effluves du bonheur et j’ai TANT de mercis à y adresser. Ce bonheur qui se veut fait et construit des «autres», du «Monde» et de moi.
      Gaston Bourdages
      Simple citoyen – écrivain publié «en devenir»
      Saint-Valérien de Rimouski
      http://www.unpublic.gastonbourdages.com

    • “Etre heureux, c’est savoir se contenter de peu.”
      (Épicure)

      “Le bonheur c’est le plaisir sans remords.”
      (Socrate)

      Ro. Giroux

    • @loustic
      D’une autre coté, ça veut peut-être dire que malgré qu’on soit dirigé par des imbéciles, on s’adapte et on trouve une façon d’être heureux.
      C’est la Belgique qui a survécu pendant un an sans gouvernement élu ?

      Alain Lajoie

    • @gasston: “La meilleure preuve que notre époque est infiniment heureuse comparé à n’importe quelle autre époque antérieure, c’est que nous pouvons nous « payer » des parasites de 35 ans qui « étudient » (cinq crédits par session) les « sciences » politiques à l’UQAM en accumulant les bourses d’étude, tout en déambulant dans les rues dans leurs vêtements dernier cri et le dernier IPhone en poche en tapant sur des casseroles.”

      Je connais bien le système de bourses et laisser moi vous dire que vous n’avez pas droit aux bourses en ayant seulement 5 crédits dans votre session.

      En ce qui concerne les esclaves modernes, je vous suggère de lire “Destruction massive: Géopolitique de la faim” de Jean Ziegler. Ensuite essayer de comparer leur niveau de vie avec celui des esclaves romains. Pour résumer, les esclaves romains avaient plus de droits (status reconnu et prix d’acquisition assez élevé pour inciter les propriétaires à les traiter “pas si mal”, question de rentabiliser leur achat) que nos esclaves actuels (qui ne sont que des individus que l’on remplace à faible prix).

      Par contre, je suis d’accord qu’on vit très bien en occident à notre époque. Le prix à payer est simplement caché ailleurs, sous le tapis de votre conscience.

      Bertrand Toupin

    • @gasston: J’ajouterais que votre fameux étudiant de 35 ans a peut-être un iPhone dernier cri, mais c’est à peu près tout ce qu’il a, aucun actif digne de ce nom. Comparer son avoir avec l’avoir typique d’une personne de 35 ans en 1975. Vous aurez une bonne idée du pouvoir d’achat famélique de la génération montante (tellement riche qu’elle possède un iPhone!).

      Bertrand Toupin

    • Un petit bonheur…
      Une belle nuit sombre et étoilée (donc loin de la ville) à observer les merveilles du ciel profond. (Les jumelles ou téléscopes aident beaucoup, mais même sans, c’est super beau. “ça beau faire” 48 ans que je lève le nez vers le ciel, j’y trouve toujours un émerveillement).

      Et comme certains ont déjà cité, le merveilleux silence dans la nature, là où tout semble simple. Bernard Hébert, Ste-Thérèse

    • Pas sur que les Québécois sont si heureux. Ceux qui payent sont malheureux de trop payer et ceux qui reçoivent sont aussi malheureux car ils ne reçoivent pas suffisamment. C’est l’impasse.
      Pour le bonheur on repassera.
      n.y.grenier

    • @ gastonbourdages

      Ah l’odeur du sous-bois, l’odeur de la terre au printemps, le pépiement des oiseaux.

      On vient encore de monter de 3 coches dans le Bonheur-O-Mètre ;-) C’est pas possible comme on peut être heureux des fois! Ça coûte pas cher en plus.

      Bonne journée, je vous laisse à vos petits bonheurs :)

      Y Labonté

    • À lire toute cette haine l’un envers l’autre….tout ce fiel politique verbal, sur les blogues de Cyberpresse,je dirais qu’il n’y a vraiment pas grand monde d’heureux…..
      Cpierre

    • OK les geignards professionnels, vous m’avez convaincu! On vit dans une époque de m@rde!! L’empire romain était bien mieux!!! Mais le summum, c’était vraiment le temps des cavernes!!!! Ça c’était la belle vie!!!!! Ah, si on pouvait y retourner!!!!!!

      Allez-y. Moi, je choisis l’année 2012. Mon seul “move” sera géographique – vers une région moins socialo/casserolo/geignarde que le Québec. J’ai hâte. L’anticipation ajoute à mon bonheur.

      G. Lalande

    • Message à entre2joints: Votre texte n’a pas été mis en ligne, car il n’était signé que de votre prénom. Merci.

    • ..Une certaine conception du bonheur sortie d’un vieux livre nous apprend que le bonheur, c’est deux «tout nus» vivant dans un parc sans rien d’autre à faire que de profiter de la vie parce qu’un «vieux barbu» a tout prévu pour eux. Or, il y a un problème: Ayant désobéi au «barbu», ils se sont fait virer du parc, de même que toute leur descendance.

      Le problème est aggravé du fait de cette sentence du «vieux» qui, en guise de punition supplémentaire, a condamné les deux «tout nus» à travailler, transformant le travail en un pensum dont on souhaite à tout prix se débarrasser.

      Cela expliquerait-il cette quête du bonheur sous forme de billets de loterie, de visites au casino, de magouilles, d’enveloppes brunes, d’abus de programmes sociaux et autres entourloupes ayant pour but de fuir le travail/punition et retrouver ce fameux parc pour y couler des jours heureux?

      J-F. Couture.

    • @gasston

      “Les socialistes, communistes, anarchistes et autres “istes” font de leur mieux, évidemment, pour saboter le système qui a permis à l’homme d’atteindre un niveau de confort et de bonheur inégalé dans l’histoire de l’humanité… ”

      Curieusement, les pays qui ont la meilleure qualité de vie sont justement des pays que tu qualifierais de “socialistes”, comme la Suède, la Norvège, la Finlande, la Hollande, le Danemark, l’Autriche et même l’Allemagne. En revanche, ton paradis capitaliste est en train de s’éfouairer sous les inégalités sociales et la pauvreté. Tu sais, le confort, ce n’est pas seulement un SUV dans son entrée ou deux grosses télés et le home cinema…

      “c’est que nous pouvons nous « payer » des parasites de 35 ans qui « étudient » (cinq crédits par session) les « sciences » politiques à l’UQAM en accumulant les bourses d’étude, tout en déambulant dans les rues dans leurs vêtements dernier cri et le dernier IPhone en poche en tapant sur des casseroles.”

      Ah, les bonnes vieilles généralisations. On s’invente des belles histoires, ensuite on y croit, puis on finit par accuser ses adversaires à partir de ses propres inventions. Tu sais, tu n’es pas le premier à le faire sur ces blogues. Tous les ti-dretteux, les américanophile, respectable, pbrasseur, teddybear, jackwood font systématiquement la même chose. Ca ne doit pas être drôle d’être un ti-dretteux et de devoir se soumettre au dogme du troll dretteux constamment, tu ne penses pas? Tous les jours envoyer des âneries aux blogues de la Presse, se faire insulter voire censurer quand les propos dépassent les bornes de l’acceptable, fabuler puis tomber dans la paranoia, jalouser tout le monde qui pense différemment… Dans le fond, je vous plains… et vous confirmez ainsi mon premier commentaire : les malheureux, ce sont les ti-dretteux qui vont toujours trouver quelque chose pour se plaindre et qui, surtout, vont toujours blâmer les autres pour leurs propres échecs.

      “Mon seul “move” sera géographique – vers une région moins socialo/casserolo/geignarde que le Québec”

      Et le Québec-bashing! Pilier du commentaire du ti-dretteux. Composante essentielle du troll sur les blogues de la Presse. Bravo gasston! N’oublie pas de découper ta carte d’assurance-maladie!

      JP Vachon

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