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Ariane Krol
Il y a ceux qui se plaignent des prix des billets, et ceux qui votent avec leur volant. Presque 5 millions de Canadiens sont allés prendre l’avion aux États-Unis l’an dernier. Plus que l’année précédente et probablement moins que l’an prochain. Est-ce qu’exempter les aéroports de loyer, comme le suggère ce comité sénatorial, freinera l’exode ? Comme je l’explique ici, c’est peu probable.
Les aéroports américains ont tellement d’avantages qu’il est difficile de rivaliser. Contrairement aux nôtres, qui sont gérés par des administrations autonomes obligées de s’autofinancer, ils relèvent du fédéral, qui leur impose très peu de frais. Pis, certains reçoivent des subventions pour attirer des transporteurs – c’est le cas de Plattsburgh et de Burlington, les deux concurrents de Montréal. La parité des devises a enfoncé le clou.
Les tarifs pratiqués ici ne me font pas plus plaisir qu’à vous. Mais pourquoi l’ensemble des contribuables devrait-il couvrir des frais assumés actuellement par les passagers? L’industrie plaide que réduire ces frais stimulera la demande, amenant d’importantes retombées économiques et fiscales. Assez pour compenser les revenus dont l’État se priverait? Je veux des chiffres. Parce que jusqu’ici, le débat manque singulièrement de rigueur.
On a fait grand cas, par exemple, du classement du Forum économique mondial où le Canada, à cause de ses charges aéroportuaires et taxes sur billets d’avion, arrive 125e sur 139. La honte, quoi. Le comité sénatorial s’en alarme, le DG de l’IATA aussi. Je suis allée voir le rapport du Forum. Où se classent ces États-Unis avec lesquels on voudrait rivaliser? Au 129e rang…
Et qui occupe le premier rang mondial pour ses infrastructures de transport aérien? Hé oui, le Canada. Devant les États-Unis et l’Australie. Lesquelles infrastructures, dans les gros aéroports comme Montréal, sont entièrement financées par ces détestables frais d’amélioration aéroportuaires, sans la moindre subvention fédérale. Détestables, mais efficaces.
Et vous, traversez-vous la frontière pour économiser sur votre billet d’avion ? À partir de quelle différence de prix est-ce que ça vaut la peine?

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tonyverdechi
8 juin 2012
14h48
Euh, on n’a pas l’aléna qui est sensé éviter ce genre de problème? Les américains ne se seraient pas gêner, eux.
Que fait harpeur? Ah oui, il est trop occupé à nous ramener au niveau de la colonie britannique, à s’en prendre aux vilains chômeurs et aux dangereux écolos et à lécher le derrière des Etats-Unis.
Tony Verdechi
virtualfred
8 juin 2012
14h58
Pourquoi ne pas dérégulariser pour diminuer les coûts? Pourquoi est-il impensable de prendre un vol avec une compagnie mexicaine pour voler de Montréal à New York alors qu’il est tout à fait normal de voler avec une compagnie irlandaise de Paris à Rome? F. Gosselin
jeanfrancoiscouture
8 juin 2012
15h14
..@AK:«Et vous, traversez-vous la frontière pour économiser sur votre billet d’avion ? À partir de quelle différence de prix est-ce que ça vaut la peine?»
+++++++++
Tout dépend, je suppose, de l’endroit où vous habitez et des distances à parcourir que cela suppose, des horaires et des destinations disponibles et aussi de la fréquence des vols. À un ou deux vols par année, si je dois me taper du kilométrage donc des $$ pour l’essence, de l’attente aux douanes frontalières à l’aller comme au retour, plus un, voire deux séjour$$ à l’hôtel pour cause d’horaires trop tardifs ou trop hâtifs au départ ou à l’arrivée, je ne vous cacherai pas que je ne suis aucunement tenté de jouer à ce petit jeu pour moins de 400$ bruts ce qui me donnerait peut-être un «net» déficitaire. Et je ne calcule même pas ma détestation de tout ce qui s’appelle délais, emmerdements, perte de temps et autres désagréments.
J-F. Couture.
respectable
8 juin 2012
16h40
En nationalisant une compagnie et en s’offrant des tarifs préférentiels comme Hydro ! Appliquons le modèle québécois. Quand la concurrence n’est pas pure et parfaire on a jamais les meilleurs prix. Et il impossible que le compétition devienne pure et parfaite car la barrière à l’entrée est trop grosse dans ce secteur. Y’a pas grand monde qui se réveille le matin en se disant qu’il va se partir une cie d’aviation.
Simon picotte
glanglais
8 juin 2012
21h03
Bonsoir,
On avait la formule gagnante au Canada. Cependant, les “planifieux” non-imputables ont tout gâché. Ils se sont bâtis par surcroït des plans de carrière exceptionnellement payants. Il n’y a, à priori, aucune raison pour que le coût de la vie au Canada soit supérieur à celui de nos amis les Américains. On paye aujourd’hui pour les 45 dernières années de gestion incompétente de nos affaires.
Gaston Langlais – Gaspé.
jpdem
8 juin 2012
23h25
“Et vous, traversez-vous la frontière pour économiser sur votre billet d’avion ? À partir de quelle différence de prix est-ce que ça vaut la peine?”
Comme je ne demeure pas sur l’île de Montréal, à prix égal je préfère Burlington. Mais de plus c’est généralement moins cher aux US. Comme je demeure en Estire, le temps de transport de chez moi à l’aéroport est pratiquement le même dans les deux cas sauf que je ne risque pas d’être pris dans un embouteillage surprise sur le pont Champlain, la 15 ou la 20. Oui je dois passer les douanes mais c’est un max de une minute à la frontière par rapport à une longue attente de durée imprévisible à l’aéroport. Et les douaniers à la frontière sont plus gentils.Et parlons maintenant de prix. Un vol de Montréal à New York la semaine prochaine est $478 avec Porter et $175 avec JetBlue (tous frais et taxes inclus). On ne peut cependant pas seulement blâmer les taxes et tarifs plus élevés au Canada (même si ça explique une partie de la différence). Le prix de base du billet avec Porter est de $370 comparativement à $164 pour JetBlue, plus que le double. C’est peut-être ici qu’on devrait regarder tout d’abord. Manque d’efficacité ou manque de concurrence?
notez que les taxes pour le billet à partir de Burlington sont de $10.80 alors que pour Porter à Montréal c’est $177.52!!! Possiblement que la définition de taxes est différente pour les deux compagnies. Porter donne la liste: droits pour la sécurité des passagers du transport aériens $12.10; NAV $11.50; TPS $20.93; TVQ $2.49; Frais d’amélioration d’aéroport $25.; frais d’inspection du ministère d’agriculture américain $5.19; droits d’immigration américain $7.27; taxe de transporteur américaine $17.33 et finalement redevances douanières américaines $5.71.
Sauf pour un vol intérieur canadien, je vais continuer d’aller à Burlington.
JP De Montigny
mcdoux
9 juin 2012
08h44
Je crois que le Canada manque de compétition. Air Canada exerce un monopole malsain au pays et empêche presqu’à tout prix la venue de nouvelles compagnies aériennes. On se souviendra à l’arrivée de Westjet comment Air Canada voulait reprendre tous les quais qui étaient alloués à Westjet. Donc, de un, un peu plus de compétition, de saine compétition, aiderait. Est-ce normal qu’un billet d’avion coûte 2800$ entre Montréal et New York, alors qu’il en coûte 380$ pour voler entre Syracuse et New York?
Ensuite, si on accordait plus d’entrées aux compagnies aériennes étrangères, je crois que ça pourrait aider.
Et comme le mentionnait virtualfred, qu’y aurait-il de mal à prendre un vol avec une compagnie mexicaine entre Montréal et New York, si on peut le faire avec une compagnie irlandaise entre Paris et Rome?
@tonyverdechi: HARPER, svp. Si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux, ayez au moins la décence d’écrire le nom comme il le faut, aussi ignoble le personnage puisse être à vos yeux. Harper, donc, travaille à ramener un peu plus de compétition dans un pays où on a préféré tout consolider à tout bout de champ. C’est le cas entre autre avec les compagnies de téléphonie. Malheureusement, ces changements ne se font pas du jour au lendemain; ça prend des années.
Julie Ledoux
nicolasperron
9 juin 2012
10h08
Cet hiver pendant la semaine de relâche, nous sommes allées en Floride en partance de Burlington et nous avons économisé 1100$ pour 6 billets. De plus, le moins cher à Montréal (+1100$) était un transporteur américain, c’était 2000$ plus cher que Burlington pour voyager avec un tranporteur canadien de Montréal.
Nicolas Perron
supercorm
9 juin 2012
13h08
“Et qui occupe le premier rang mondial pour ses infrastructures de transport aérien? Hé oui, le Canada.”
D’ou vient cette recherche ? J’habite l’Asie. Les aeroports de Hong-Kong, Seoul et Singapoure sont difficile a battre. On a meme acces a un tour de ville organise et la piscine pour ceux qui ont un long transit a Singapour.
Je ne vol jamais directement au Canada, trop cher. Je passe toujours par les Etats Unis, soit Detroit, Chicago ou New York … mais apres 20 heures de vol (de HongKong), je ne descendrais jamais a Plattsburgh par exemple pour sauver un peu plus, ca c’est sur.
D Cormier
gren
9 juin 2012
18h05
Ne demandez pas aux consommateurs quel devrait etre le prix. Quand tu as de la compétition,c’est a la compagnie qui perd de la business d’analyser ses cout. Au Québec on a toujours vecu depuis plusieurs années avec un dollar en dessous de celui de nos voisins. Donc on pouvait demander les salaires et les bénéfices marginaux,le consommateur devait payer le % de change pour voler a partir des U.S.A. On était blindé. Mais comment régulariser les coûts des transporteurs canadiens pour compétitionner ,on demande des subvention des gouvernements (i.e. nous). La solution? REVISER LES CONDITIONS DE SALAIRES DE TOUS LES EMPLOYÉS. A PARTIR DU PRÉSIDENT AU PLUS PETIT SALARIÉ DE LA COMPAGNIE. APRÈS ON FERA AVEC LES SYNDICATS.
n.y.grenier