Le blogue de l'édito

Archive du 23 mai 2012

Mercredi 23 mai 2012 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (67)

L’université à deux vitesses

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

73991-gilbert-rozonMario Roy

C’est Gilbert Rozon, l’empereur de l’humour au Québec, qui a peut-être trouvé l’image la plus amusante (évidemment!) susceptible de résumer le dossier des droits de scolarité. Et, par extension, le fantasme de la gratuité des études supérieures. On connaît le personnage, à qui on prête l’intention de briguer un jour la mairie de Montréal. Il ne le fera pas en 2013, assure-t-il… mais il n’a rien dit sur 2017!

Quoi qu’il en soit, voici sa proposition (qu’il avance « tongue in cheek », comme on dit en javanais).

(AJOUT: “tongue in cheek” veut dire que Rozon parlait sur le mode ironique. Sa suggestion est une allégorie. Une démonstration par l’absurde. Un procédé oratoire. Bref, de l’humour.)  

L’État devrait instaurer la totale gratuité à l’intention des étudiants fréquentant le réseau de l’Université du Québec. J’ajoute: on devrait même donner à l’UQ les moyens nécessaires pour agrandir ses locaux… sans ériger, si possible, une autre ruine de béton post-nucléaire! Les autres universités continueraient à fonctionner sous le système actuel.

Un peu comme en France, où il y a l’université (gratuite) et les grandes écoles (coûteuses).

Ah, mais non, entendrait-on alors! Ce serait instaurer un système à deux vitesses, n’est-ce pas? Comme au niveau secondaire! Il serait alors intéressant de demander quels seraient ces deux vitesses, quelles seraient les caractéristiques de l’une et l’autre. Et quelles raisons des étudiants invoqueraient-ils pour… payer leur accès à McGill, à Laval, à l’Université de Montréal.

Ce que je soumets humblement à votre réflexion.

En plus, au réseau d’info continue LCN, Rozon s’est dit confondu par l’actuelle agitation de la « rue », née autour d’une question somme toute assez mineure –ce qui est en effet confondant. Sa position est intéressante parce que, dans un milieu culturel extraordinairement conformiste, il est une rare (la seule?) exception.

Bien entendu, il est aujourd’hui insulté, intimidé, menacé.

C’est devenu la norme, pour ainsi dire, à l’endroit de ceux qui ne respectent pas la ligne du parti.

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