NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Si l’on en croit ce sondage, vieillir est bien moins pire que l’idée qu’on s’en fait. Santé, autonomie, mémoire, et même les rides: l’attitude des Québécois de 65 ou plus est nettement plus positive que celle de l’ensemble des répondants.
Ce qui m’amène à demander en édito si on n’en fait pas un peu trop avec la grande peur démographique du vieillissement de la population. Pour notre système de santé, je ne doute pas que ce soit un problème, surtout à Montréal où on n’est déjà pas capable de répondre aux besoins de soins à domicile et d’hébergement des aînés malades. Pour le reste, par contre, ça ne sera peut-être pas l’apocalypse annoncée.
Les hommes qui ont eu 65 ans l’an dernier peuvent s’attendre à vivre jusqu’à 84 ans en moyenne. Les femmes du même âge ont trois ans de plus d’espérance de vie, montrent les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec. Dans 20 ans, cette tranche d’âge représentera le quart de la population.
Oui, les habitudes de consommation vont changer. Les préférences en termes de logement, transport, loisirs, alimentation et autres aussi. Mais comme l’apparition des rides, ça se fera progressivement. On aura le temps de s’habituer.
Et, si on est intelligent, de s’y adapter. Mais ça, c’est moins certain.

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chip
8 mai 2012
15h02
Vous parlez de “préférences” en termes de logement. Moi je dirais plutôt les “contingences” associées au vieillissement qui forceront l’adaptation des habitations et ça,c’est créateur d’emploi, il me semble. À tout événement, si j’avais l’âge de me lancer en affaires, j’y regarderais de plus près pour m’afficher comme entrepreneur pour adapter leur milieu de vie aux vieillards en perte d’autonomie.
R.Ducharme
bellinger
8 mai 2012
18h28
On s’habitue à tout, chacun y trouvera son compte. Le seul obstacle à la mise en place de mesures en douceur et non perturbatrices est la dette de la province. Il faut maintenant s’attaquer à ce monstre, sinon avec le vieillissement, nous risquons de tomber d’assez haut et notre niveau de vie s’en ressentira c’est certain.
Mais pour la vieillesse en tant que telle, je vois des gens tous les jours de 70 et + qui s’entrainent et qui sont très en forme et ont l’Air heureux. J’en vois aussi beaucoup qui sont plus jeunes mais qui tirent la pette car n’ont aucune forme physique et sont trop gros. Il faut y voir !
François Bélanger
François Bélanger
mrzaza
8 mai 2012
19h55
Mon dieu, j’ai 61 ans et je ne veux vraiment pas vivre jusqu’a 84 ans dans une societe aussi controlante ………….non vive la liberte j’espere partir le plus vie possible….je ne veux certainement pas voir les 20 prochaines annees .
yves richer
gatineau
jeanfrancoiscouture
8 mai 2012
23h13
..Madame Krol,
Jeune, je me fichais éperdument de vieillir. J’ai passé les caps des différentes décennies 20,30,40,50 sans que cela me fasse un pli. (Je ne parle pas ici des rides, même si ce sont des plis.)
Je n’ai jamais vu la nécessité de célébrer ces passage cela de quelque façon spéciale.
Il n’y eût que mon entrée dans la septième décennie, c’est à dire mes 60 ans, que je n’ai pas davantage célébrés, qui ont généré une sorte de sentiment d’urgence et aussi d’inquiétude. Une inquiétude qui correspond, dans l’ensemble, à ce paragraphe tiré de votre éditorial:
« Les peurs liées au vieillissement demeurent toutefois bien présentes dans l’ensemble de la population. Plus des trois quarts des répondants craignent d’être malades, de perdre leur autonomie ou leur mémoire. Plus de la moitié s’inquiètent de l’isolement, de leur sécurité financière, de devoir quitter leur logement ou que d’autres décident pour eux.»
Mais, comme le disent nos compatriotes de l’autre langue officielle: «So far, so good», heureusement. Mais côté vieillissement, je suis quand même plutôt de l’avis d’un certain général qui parlait de «naufrage».
Et cela me rappelle soudain mon scepticisme d’enfant devant mon oncle Maurice, un colosse alors rendu dans la cinquantaine, qui pestait devant une énorme pierre qu’il prétendait avoir placée là plusieurs années auparavant, pour lambrisser un puits, et qu’il avait maintenant de la difficulté à déplacer. Je ne l’avais pas cru car dans ma tête d’enfant je me disais que s’il l’avait vraiment placée là, il devrait être capable de la déplacer.
En petit garçon poli, j’ai gardé pour moi ce doute. Oh! Que j’ai donc bien fait de me la fermer. Maintenant que je suis une décennie plus vieux que l’oncle Maurice ne l’était alors, c’est fou comme je le comprends. Et c’est fou comme je peste devant certains travaux qui m’étaient si faciles il n’y a pas trente ans.
Cela dit, je m’adapte mais je sens que mon sens de l’adaptation ne sera pas infini. Que ma patience aura des limites. Que je vais mal tolérer ceux qui vont prétendre savoir ce qui sera bon pour moi. Je reste donc aux aguets. Et je me garde en forme.
Et avant de conclure, il y a une autre affirmation qui a ce don particulier de m’énerver:«Le Québec est la province canadienne qui vieillit le plus rapidement.»
«Vieillir rapidement»??!! À ma connaissance, tout le monde vieillit au même rythme de 60 secondes à l’heure, de 24 heures par jour, sept jours par semaine et ainsi de suite. Que le groupe qui fut alors le plus large de la pyramide arrive au même rythme et en nombre constant dans toutes les tranches, d’acoord. Mais affirmer que quiconque vieillit «plus vite», misère que ça m’énerve. Vous voyez, je suis déjà en train de devenir un «vieux malcommode», à moins que cela ne fasse déjà un von bout de temps que je m’entraine à la chose.
Allez, bon anniversaire et profitez du bon temps.
J-F. Couture.
oflannery
8 mai 2012
23h39
Madame Krol, vous dites : “Les préférences en termes de logement, transport, loisirs, alimentation et autres aussi (vont changer)”.
Entre la soixantaine et l’espérance de vie octantaine, il n’est plus question de “préférences”. Les changements à tous égards prennent l’allure de nécessités de survie de la part de personnes en sursis. Et c’est une personne dans la septantaine qui vous le dit. Il ne faut surtout pas succomber à l’illusion que que tous les vieux et les vieilles sont ou seront des Janette Bertrand.
Odile Flannery
jolico
8 mai 2012
23h45
@chip – J’espère que vous auriez plus de gros bon sens que les tarlas qui ont bâti le Manoir Outremont! Cette résidence pour personnes âgées a été très mal conçue. Juste un petit exemple: pour sortir sur les balcons, au lieu que le cadre de la porte soit presque au niveau du sol, il est horriblement surélevé et je sais qu’on a fait payer à certaines personnes 250$ pour leur bâtir quelques marches pour pouvoir l’enjamber sans danger.
Cet hiver, au Château Westmount, une grande salle où les gens se réunissent pour certaines occasions était tellement glaciale que ça n’avait aucun bon sens.
Comme mrzaza, mais pas parce que je considère la société comme contrôlante, je ne veux pas vivre tout le temps alloué (et donc trois ans de bonus de plus que lui parce que je suis femme). C’est trop pour moi, et si on pouvait faire des échanges, je donnerais un bon 10 ou 15 ans pour avoir des années meilleures au lieu de plus nombreuses.
J. Lincourt
xenon
9 mai 2012
07h37
Les coûts des soins de santé qui explosent ne sont qu’une facette du problème.
Une société vieillissante sera moins performante en termes de productivité et de vitalité économique. Un facteur qui risque de peser lourd chez une partie de la population aînée dont la sécurité financière est déjà précaire.
S. Champetier
yvescchampagne
9 mai 2012
07h55
Préposée aux bénéficiaires de 63 ans, pendant 27 ans j’ai eu le temps de voir zzzze Vieillesse.
J’ai plus peur de vieillir que de mourir….les trois ans de surplus, je les brûle en travaillant la nuit….
de ce fait je devrais perdre la vie 5 ans plus tôt ….Et Madame Clown Blais ne me l’a fait pas, à moi!
C.L’écuyer
gillesmenard
10 mai 2012
04h55
J’ai soixante ans bientôt et je fume plus de pot que lorsque j’avais vingt ans.Ils ont failli me tuer avec leurs ciboles de pilules qui rendent fou et sans jugement.Je suis un marginal de ma génération car la plupart sont cons et corrompus par le capitalisme sauvage qui rend tout le monde égoïste et destructeur de l’humanisme.
Gilles Ménard