Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 30 avril 2012 | Mise en ligne à 12h51 | Commenter Commentaires (143)

    Grève: 35% contre 42%

    Photo Jocelyn Bernier (Le Soleil)

    Photo Jocelyn Bernier (Le Soleil)

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    À ceux soulignant que les étudiants en grève ne constituent que 35% de tout le corps étudiant collégial et universitaire, on répond souvent que le gouvernement libéral ne représente pas non plus la majorité des Québécois. En 2008, en effet, le PLQ a obtenu 42% du vote. De plus, comme seulement 57% des Québécois ont voté, les libéraux de Jean Charest ont eu l’appui d’à peine 24% des électeurs éligibles.

    À mon avis, cette comparaison est boiteuse. À l’occasion d’élections générales, les citoyens doivent choisir entre plusieurs formations politiques. Dans un tel contexte, il est très difficile d’obtenir la majorité absolue; 42% est un pluralité fort respectable.

    Dans un mouvement comme celui de la grève, le choix s’exerce entre seulement deux options: pour ou contre. Dans ce scénario binaire, 35% est un score faible, très loin de la majorité.

    Pour ce qui est du taux de participation, ceux qui s’en servent pour contester la légitimité du gouvernement Charest devraient aussi le faire pour analyser l’appui à la grève. Quelle proportion des étudiants participent aux assemblées générales? La plupart des votes se faisant à main levée, les statistiques sont rares. Mais les informations qui circulent indiquent que souvent, à peine la moitié des étudiants inscrits sont sur place.

    On me dit aussi: «Ce n’est pas parce qu’une assemblée étudiante a rejeté la grève que ses membres sont favorables à la hausse des droits de scolarité.» Bien sûr. Mais il faut ajouter que dans les groupes ayant voté la grève, beaucoup d’étudiants s’y opposent.

    Futile bataille de chiffres? Peut-être. N’empêche que la question de fond demeure: pourquoi le gouvernement devrait-il négocier avec un groupe minoritaire d’étudiants plutôt que de tenir son bout, comme le souhaite la majorité de la population? Le gouvernement devrait-il se mettre à négocier avec chaque groupe auquel il impose une hausse de taxes ou de tarifs? Si c’est ainsi qu’on envisage la démocratie aujourd’hui, les coffres de l’État québécois se videront rapidement.


    • «Quelle proportion des étudiants participent aux assemblées générales? La plupart des votes se faisant à main levée, les statistiques sont rares. Mais les informations qui circulent indiquent que souvent, à peine la moitié des étudiants inscrits sont sur place.»

      Attention: si vous voulez discréditer les votes de grève avec ça, alors il faudra aussi discréditer les maintiens de cours et les retours en classe qui ont été votés dans les mêmes circonstances.

      Lucien Jutras

    • poser la question c’est y répondre. L’intérêt de la nation le préoccupe peu. Il pense tout simplement à sa réélection. C’est lui qui légifère, il n’a qu’à le faire, c’est simple.
      Bernard Ouellet

    • Serait-il réaliste que les étudiants universitaires se dotent de représentant qui parlerait pour l’ensemble de la communauté universitaire? Serait-ce souhaitable et utile de mettre en place se genre de représentation?

      Sur un autre sujet on entend souvent les étudiants dirent qu’ils font cette grève pour les générations futur. Ok la contre parti du gel c’est des universités sous financé et en décrépitude, ça ressemble à un cadeau empoisonné.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Je mets au défi les associations étudiantes encore en grève de tenir une JOURNÉE complète de vote afin que TOUS les étudiants inscrits peuvent aller voter.

      Mais ils ne le feront pas, ils savent qu’ils sont minoritaires et nous savons qu’ils sont tyranniques.

      M. Bourgeault

    • Mon interprétation est différente:

      95% des étudiants sont probablement contre la hausse mais 35% son prêts à faire le sacrifice d’aller en grève pour la combattre.

      Parmi ceux qui ne sont pas pour la grève il faudrait soustraire ceux qui ne seront pas touchés par la hausse: les étudiants de Cégep qui font des techniques et ceux qui en sont à leur dernière année à l’université, on obtiendrais facilement plus de 75% pour la grève.

      Robert Gauthier

    • Pauvre de vous de comparer n’importe quoi avec un droit international qui devrait être gratuit même à un niveau supérieur ! N’oublions jamais que le Canada a signé en 1976 un traité international en ce sens …

      J Tremblay

    • Le gouvernement devrait fermer toutes les CLASSES à compter du 04 mai prochain. Quitte à laisser à ceux qui le désirent le temps de se rattraper sur Internet durant l’été, comme cela se fait presque partout dans le vaste monde d’ajourd’hui. Y. ROY Mtl.

    • Monsieur Pratte, voyez la réalité en face. Le mouvement de grève est sans précédent et ce pour une raison toute simple : le gouvernement est allé trop loin dans son arrogance. Vous savez aussi bien que moi que personne n’accepterait une hausse de 80% de taxes ou de tarifs. Personne. Le gouvernement pensait que la solution facile était de s’attaquer aux étudiants qui ont tendance à être des cibles faciles, mais oh, surprise, ils se mobilisent comme jamais.
      Et vous pouvez bien tenter de justifier la fermeture du gouvernement et son refus immature de négocier, Monsieur Pratte, mais vous savez aussi bien que moi que son comportement n’est pas digne de la responsabilité qu’une minorité de la population lui a confiée. Il a laissé le débat se détériorer pour son propre gain politique et c’est impardonnable.

      Laurent Laforce

    • Futile bataille de chiffres? Assurément!

      Pourquoi négocier? Simplement parce qu’en démocratie un gouvernement se doit d’être à l’écoute et de convaincre, plutôt que de jouer la carte de l’autoritarisme et de l’entêtement obtus.

      Est-il nécessaire de vous rappeler qu’il a fallut deux ans à ce gouvernement pour céder à ceux (dont vous étiez) qui réclamaient une commission d’enquête sur la construction?

      Ce dossier illustre bien la façon de faire du gouvernement Charest, entêtement total, aucune finesse. Ils passera surement à l’histoire et pas pour les bonnes raisons… Denis Blouin

    • Effectivement, très peu d’associations ont des mandats favorable à la hausse, et les votes contre celle-ci passent en général par des fortes majorités.

      Quant à l’opinion de la majorité des Québécois, on peut multiplier les exemples par l’absurde. Régulièrement, les Canadiens se prononcent dans les sondages en majorité pour la peine de mort et contre l’avortement. Devrions-nous nous baser là-dessus pour orienter nos lois? Et faites un sondage sur l’opinion des Québécois sur les droits des autochtones, les résultats seraient inapplicables.

      Quand une “minorité” s’oppose vivement à une politique, c’est qu’elle est, de son point de vue, inacceptable. Oui, un gouvernement élu gouverne, mais c’est le gouvernement de tous, il faut un minimum de consensus.

      Louis Audet

    • «Si c’est ainsi qu’on envisage la démocratie aujourd’hui, les coffres de l’État québécois se videront rapidement.»

      Les coffres sont déjà vides depuis un bon bout de temps. Cependant, je crois que personne ne peut prétendre suivre la démocratie en refusant de discuter.

      G. Gosselin

    • Le problème de Jean Charest c’est que sa légitimité n’existe plus depuis des années. Oui il a été élu mais depuis les scandales se sont tellement succédés que beaucoup de gens questionnent toutes les décisions de ce gouvernement et voient dans chaque décision une apparence de conflit d’intérêt.

      Bref, on est du pour des élections pour redonner une légitimité à un gouvernement provincial.

      Ceci étant dit, je crois qu’il est un peu tard, en fin de mandat, après 4 années difficiles pour M. Charest de vouloir changer la province, surtout quand on sait que c’était le discours de son premier mandat et qu’il n’a rien fait à cette occasion sinon blâmer le précédent gouvernement.

      On jase là mais même des élections en règleront pas la question. Nos politiciens souffrent cruellement d’un manque de courage et après une election ce sera le retour de la chappe de plamb et de l’inaction.

      On n’a plus de droit de rêver ici, de changer le monde. Il suffit qu’un groupe de la sainte trinité se lève pour qu’un projet tombe à l’eau. Le seul “projet” qui est permi par la sainte trinité c’est l’indépendance, un projet ma foi pas du tout réalisable.

      S. Bouchard

    • Utiliser le 35% d’étudiants en grève pour quantifier l’adhésion à la hausse proposée par le gouvernement est également fallacieux. Non seulement cela exclue les gens qui, sans être étudiant, sont contre la hausse, mais également les étudiants qui, quoiqu’en classe, sont aussi contre cette hausse. On remarque aussi de plus en plus de gens qui quoique pour la hausse, en sont venu à être contre les manœuvres du gouvernement. À vouloir discréditer un mouvement populaire avec lequel vous être en désaccord, vous tombez dans le simplisme et la propagande. Le problème est complexe, beaucoup plus qu’il ne l’était au départ. L’admettre serait déjà un pas de plus vers sa solution.

      Philippe Girard

    • M. Pratte, il s’agit ici d’une grève d’une ampleur inégalée. Oui 35% sont actuellement en grève et pour la plupart depuis plus de 10 semaines. Il est bien normal qu’une majorité d’étudiants ne soit pas prête à faire tous ces sacrifices, qui incluent la perte potentielle d’un emploi d’été, ce qui est loin d’être négligeable. Par contre, plusieurs associations qui ne sont pas en grève ont voté massivement contre la hausse. Le meilleur exemple, le cégep de Limoilou a voté à 80% contre la hausse en novembre, mais à 57% contre la grève.

      Si un sondage était effectué auprès de tous les étudiants post-secondaires en ce moment, je suis convaincu que vous auriez une belle majorité qui est contre la hausse. Il ne faut donc pas limiter le combat aux étudiants en grève, mais plutôt y inclure les étudiants en général.

      P. Côté, Qc

    • Vous le dites vous-même monsieur Pratte: futile bataille de chiffre.

      Il me semble qu’il y a beaucoup d’étudiants qui sont contre la hausse. On fait comme s’ils n’existaient pas? Je crois qu’ils méritent d’être entendus. Les discours comme le vôtre, on les entend en long, en large et en travers à coeur de journée et partout. Désinformation comprise – du genre, comparer les frais de scolarité québécois avec ceux du reste du Canada en omettant d’élargir la comparaison aux autres pays développés, ce qui est beaucoup plus révélateur. En faisant comme si ce n’était qu’une question d’enfants gâtés qui veulent tout avoir sans payer alors que d’autres pays ont trouvé plus légitime d’instauré la gratuité et, ma foi, à les voir aller, ça semble être un choix plutôt payant à long terme.

      Je ne trouve nullement que le reste du Canada et les États-Unis soient un modèle. L’OCDE nous apprenait récemment que le Canada était l’un des pays développés où les inégalités avaient le plus augmenté ces dernières décennies. Pas de quoi se frotter la bedaine, quand on sait les conséquences de telles inégalités au point de vue social.

      http://www.ted.com/talks/lang/fr/richard_wilkinson.html

      L’accès aux études supérieures est l’un des éléments-clés de la mobilité sociale.

      Stéphane Thibodeau

    • @Cariboubou
      Tyranniques dites-vous ? L’ennuie avec les haussiers est qu’ils apportent peu d’arguments pour la hausse et se consacre à discréditer le mouvement, soit en invoquant quelques statistiques bien choisies comme Monsieur Pratte, soit en y allant d’enflures verbales comme Martineau, Duhaime, les morons de CHOI Radio X, et vous M. Bourgeault. C’est un peu navrant quand on sait qu’en envisageant l’éducation comme une marchandise, il est tout à fait possible de défendre la hausse. M. Boisvert s’y emploi assidûment depuis quelques semaines. En outre, je ne crois pas que personne conteste le manque de financement cruel des universités, les grévistes en premier. L’ennui est que les haussiers considèrent l’éducation supérieure comme un bien de consommation (tu en veux, tu paies) alors qu’il ne nous viendrait jamais à l’esprit de faire pareil avec la santé. Une société a toujours le choix, clairement ici, le balancier penche du côté des boomers qui constituent une grande proportion des votant. Ce qui est fallacieux ici c’est de faire croire qu’il n’y a qu’une source de financement pour renflouer les coffres de nos universités.J. F. Carrière

    • À ce que je sache, la « majorité » des étudiants ne subit en rien la tyrannie (wow, quelle mesure encore une fois dans votre prose Monsieur le Croque-mitaine) de la minorité puisque les étudiants membres des associations n’ayant pas choisi de faire la grève peuvent continuer d’aller en classe, alors que ce sont tous les Québécois qui doivent se soumettre aux décisions d’un gouvernement élu par moins du quart d’entre nous et «poussé» au pouvoir par des chambres de commerce, des magnats et des gros bonnets de la pègre.

      Quoi qu’il en soit, nous savons tous à quelle auge vous mangez, Monsieur P., votre mauvaise foi n’échappe à personne et il est vain d’essayer de raisonner avec vous.

      C. Dussault

    • Puisque la comparaison est boiteuse, pourquoi la soulevez-vous?

      Pourquoi le gouvernement devrait-il négocier avec une minorité d’étudiants? Si la FEUQ, par exemple, rejette la hausse, c’est parce que c’est l’avis de la majorité des associations qui y sont représentées, que ces associations soient en grève ou non.

      Je trouve inconcevable qu’avec ce que nous payons déjà en taxes et impôts (le plus haut total au Canada), nous ne soyons pas en mesure de nous payer des sessions à 1000$. Ça, à mon avis, c’est un constat d’échec pour l’État québécois et l’ensemble de la société. Payer autant et recevoir si peu en retour, c’est aberrant. Quelle est la solution proposée par le gouvernement? Payer plus pour qu’on gaspille plus. Bravo. Les coffres se vident rapidement de toute façon, et pas trop souvent pour les bonnes raisons.

      Les associations étudiantes «tyranniques» – faudrait pas charrier! Tant qu’à faire encore des associations boiteuses, parlons de Jean Charest qui veut envoyer les manifestants au goulag…

      G. Bardelli-Jean

    • Les organisations étudiantes n’ont aucune leçon de démocratie à donner à nos gouvernants. Quand je vais voter à une élection provinciale ou fédérale, je le fais en toute confidentialité dans un espace dédié à cette fin. J’ai la certitude que personne ne pourra influencer mon vote.

      Quand est-il dans les associations étudiantes ? Absolument l’antithèse de la confidentialité, le vote à main levée avec tout ce que ça comporte dans des moments de grande tension.

      Il faut redéfinir la manière dont les syndicats et les diverses associations tiennent leurs votes. Tout vote, peut importe le sujet devrait être tenu secrètement et ceci devrait être effectif sous forme de loi. Mais les associations étudiantes n’accepteront jamais une telle mesure, car leur pouvoir repose sur une base militante gauchiste très interventionniste envers leur compères plus timides.

      On a un gouvernement élu qui doit gouverner, terminé les gants blancs.

      François Bélanger

    • En s’engageant par exemple à fournir un nouvel i-pad comme remise de prix spécial à tous les élèves qui réussiront leur session, la question de l’accessibilté deviendra très certainement surérogatoire comme aux tout-petits des garderies qui semblent très bien s’y accommoder; et le résultat net en deviendra tout aussi probant pour les profs des HEC que pour d’autres un plus poches qui préfèrent et de beaucoup les plaisirs de la rue à ceux des maths tout comme le roi Bobèche Drain-ville avec sa Matante Pauline la-pas-Fine et leur orgue de Barbarie agrémenté d’un petit singe qui ramasse les sous des badauds… Voilà! Y. ROY, Mtl

    • Quand je vote lors des élections, mon vote est SECRET. Je ne vais pas voté à main levée. Si c’était le cas, dans la circonscription où j’habite et selon mes convictions politiques, je ne serais même plus la pour écrire ce mot.

      Alors les jeunes, avant de comparer des stats, pouvez-vous au moins vous assurer d’avoir des bases communes pour les comparaisons.

      G. Lacasse

    • Peu importe, la CLASSE, la FEUQ et la FECQ sont dans une autre bataille que celle de l’accessibilité puisque l’offre de vendredi rend les études plus accessibles pour les plus faibles revenus mais ils la considèrent comme une insulte.

      Les groupes de boycott disent qu’ils se battent pour l’accessibilité pour les familles plus pauvres mais pourtant, un professeur de fiscalité en entrevue à l’émission d’Arcand (on ne l’accusera quand même pas d’être à la solde du gouvernement) a démontré, chiffres à l’appui, que la nouvelle proposition du gouvernement représentait un gain, par les bourses, pour les famille ayant un revenu familial de 62 000$ et moins par rapport au système actuel. De plus, même pour les familles ayant un revenu de 100 000$ et moins, c’est un gain mais par l’entremise des prêts. Ce sont les familles ayant un revenu supérieur à 100 000$ qui seront pénalisé par la perte de crédits. Alors quoi les 3 associations d’étudiants, vous vous battez pour les familles ayant un revenu supérieur à 100 000$?

      Si la nouvelle offre est une amélioration à la situation existante mais qu’elle est inacceptable pour cette minorité, c’est probablement parce-que cette minorité se bat pour la gratuité.

      Sylvain Rivard

    • Lors de la manifestation du 22 mars plus de 300 000 étudiants étaient en grève selon des votes démocratiques dans leurs associations. Plusieurs d’entre elles ont voter la grève pour seulement quelques jours et ce dans le but de faire acte de présence et de montrer leur appui et leur solidarité pour la cause.

      On y retrouvait notamment médecine, polytechnique et même HEC cycles supérieurs (!). Depuis, plusieurs sont retourné en cours pour des raisons différentes, certaines parce que leur programme est beaucoup plus difficile à ajuster à toute modification et les étudiants craignaient à tort ou à raison d’en souffrir.

      Il serait toutefois naïf ou de mauvaise foi de croire que ces étudiants présents à la Grande Manifestation ne soutiennent plus le mouvement, ils n’ont pas changé d’idée du jour au lendemain! Ce n’est pas non plus parce qu’une association n’appuie plus la grève qu’elle appuie automatiquement la hausse!

      Faire parler les statistiques comme vous le faites, vous et beaucoup d’autres, est très dangereux voir malhonnête et je m’en désole. C’est faire mentir une vaste majorité d’étudiants prêts à condamner l’intransigeance du gouvernement libéral dans ce conflit comme ils l’ont fait le 22 mars. Ce gouvernement qui verra fondre à coup sûr son électorat aux prochaines élections, particulièrement chez les jeunes.

      Arnaud Paquin

    • @cariboubou
      100% d’accord.
      Qu’ils fassent le vote de 10:00 a 20:00 heures et apres, on verra si on a le meme resultat. Souvent, les “anti-greve” ne vont pas a ces assemblees car ils se font traiter de toutes sortes d’injures s’ils parlent CONTRE la greve.

      D Quinn

    • La question de fond que soulève M. Pratte, à savoir la nécessité du gouvernement de négocier avec les groupes minoritaires, est en effet centrale. Ceci dit, je ne partage pas la réponse qu’il sous-entend dans son éditorial. En effet, si le fait d’être minoritaire rend illégitime la revendication, il me semble qu’on arrive devant un grave problème de démocratie. La légitimité est une question qui ne peut pas se réduire au nombre.

      L’objet de fond des revendications du mouvement étudiant n’est pas la hausse en soi, mais bien ce qu’elle représente, une vision de l’éducation au sens large qui s’éloigne des valeurs qu’il porte, des idéaux défendus par ses acteurs; la hausse représente, pour les opposants, une transformation de la signification de l’éducation.

      Le gouvernement a la responsabilité de gérer les finances publiques. Il doit en effet moduler la tarification en fonction des besoins et des nécessités de l’état. Par contre, la fonction d’un gouvernement ne se limite pas à cela. Elle est aussi d’assurer la définition d’un espace commun suffisamment homogène malgré la pluralité qui caractérise les sociétés modernes pour que tous puissent se sentir intégrés à l’ensemble. La transformation potentielle de la signification de l’éducation comme élément du bien commun (et la façon de le rendre accessible) est ici vue comme une menace à l’intégration d’un groupe, minoritaire peut-être, mais tout de même important, significative.

      Chaque position (pour/contre la hausse et/ou pour/contre la grève) et défendable au plan des idées. Chacune d’entre elles s’appuie sur une vision du monde où l’individu est défini dans des cadres parfois semblables, parfois différents et où l’éducation peut jouer un rôle différent. Les différents acteurs du conflit portent des positions qui sont parfois éloignées, parfois radicalement opposées. Peu importe la position, la pluralité des sens doit être prise en compte dans le débat. La façon dont la crise (parce qu’il s’agit bel et bien d’une crise au sens de l’intégration) se règlera en laissera certains déçus ou amers, dans un camp comme dans l’autre, mais elle sera probablement beaucoup plus facile à porter si tous sentent que l’autre en face d’eux, sans pour autant partager la même vision du monde qu’eux, comprennent au moins qu’il est possible de penser le monde autrement et tentent de trouver des solutions de compromis qui permettent certains rapprochements quant à ces visions du monde.

      Retirer la légitimité des revendications étudiantes à partir d’un critère mathématique m’apparaît ainsi plutôt simpliste. Cette position rejette toute la question du sens à l’arrière-plan et contribue un peu plus au climat d’opposition qui nourrit présentement le conflit.

      Jean-Simon Deslauriers

    • Je suis totalement d’accord avec vous. Il n’est plus question de qui a raison ou qui a tort. Il est question de démocratie. Si le gouvernement en place est élu par la majorité, il faut vivre avec ses décisions pour le meilleur et pour le pire. Si la population est en désaccord, elle le fera payer aux prochaines élections.

      David Feghali

    • Toutes ces comparaisons sont boîteuses. Nous savons combien de facultés sont en grève, nous ne savons pas combien d’étudiants ont voté pour la grèce, AU TOTAL, à travers toutes les facultés qui ont voté. Pour celles qui n’ont pas voté, on ne saura jamais… peut-on parler d’abstentions? Il n’y a pas d’équivalent à cela lors d’une élection générale… a-t-on jamais vu un comté “absent” ou refusant le vote?

      Quel est le pourcentage de votes pro-grève dans les factultés ayant organisé un vote? Vous avez refusé de compter les abstentionnistes, il faut donc faire de même de l’autre côté de la comparaison!

      De toute manière, le résultat réel, physique, palpable est là: des facultés sont fermées, des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens sont dans la rue. Ce n’est certainement pas une petite affaire. Ce n’est pas comme si une cinquantaine d’irréductibles faisaient du piquetage devant la porte d’un ministère. On a vu le gouvernement prendre au sérieux et négocier face à de bien plus petites grèves… SAQ, infirmières, chauffeurs de bus, procureurs, profs, etc.

      H. Dufort

    • Et moi je proposes un petit cours de mathématique super simple.

      Étudiant n’étant pas en grève : 65% : moyenne globale lors des votes : Pour 40% Contre 60%
      Étudiant étant en grève : 35% : moyenne globale lors des votes : Pour 70% Contre 30%

      Étudiant contre la grève : (65%*60%)+(35%*30%) = 49.5%
      Étudiant pour la grève : (65%*40%)+(35%*70%) = 50.5%

      Ces données sont bien entendu fictives, on fait dire ce que l’on veut aux chiffres alors vous devriez essayé d’écrire un article plus impartial et moins dirigé que celui-ci. Il faut avoir l’honneteté de jeté un regard neutre afin d’évaluer correctement une situation à plusieurs scénarios

      Alexandre Philippe

    • @ cariboubou

      Défi relevé! Le vote de grève dans mon cégep se déroule tout l’après-midi jusqu’à 18:00 pour permettre à tous les étudiants d’exercer leur droit de vote. Selon moi, vous savez peu de chose sur la tyrannie . À la lecture de votre commentaire, j’imagine que ce ne sera pas encore assez pour vous car le mécanisme est loin d’être le problème pour les gens qui sont contre le résultat. En terminant, je mets au défi -comme vous le faite si bien- tous les gens contre la grève à condamner les associations qui ont voté contre la grève sans avoir laissé TOUS les étudiants voter sur une période d’une journée… Avouez que la fin justifie les moyens quand ça tombe du bord qui fait votre affaire.

      Marc Dufour

    • Un peu de rigueur… Si on considère que seuls 35% des étudiants sont pour la grève en tenant compte des non-votants; il faut aussi tenir compte de ces non-votants aux élections provinciales. Donc, 35% contre 24 %.

      Bien que je sois d’accord sur le principe que, lorsqu’on élit un gouvernement, on accepte ses décisions pour le temps de son mandat; force est de constater que ce n’est pas sa propre ligne de conduite : ce gouvernement gouverne à coups de sondages, et recule dès qu’il se sent en position de faiblesse.

      Ceci dit, élire un gouvernement représentatif de la majorité de la population est impossible sous la forme actuelle de suffrage. Pourquoi demander mieux aux associations étudiantes ?

      Albert Kahn.

    • “…Le gouvernement devrait-il se mettre à négocier avec chaque groupe auquel il impose une hausse de taxes ou de tarifs? Si c’est ainsi qu’on envisage la démocratie aujourd’hui, les coffres de l’État québécois se videront rapidement.”

      Tout à fait d’accord, de plus, que le gouvernement recule à cause d’une minorité ( ils ont l’air beaucoup mais c’est qie la majorité ne se manifeste pas ), ce serait une erreur grave, ça enverrait le message suivant: vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement ? Vous savez quoi faire ! De grâce… laissons gouverner le parti élu démocratiquement, on votera contre si on veut aux prochaines élections tout simplement.

      Sylvain Prévost

    • “Futile bataille de chiffres? Peut-être. ”
      Oui totalement fuile et visant uniquement à discréditer une mouvance étudiante.

      “N’empêche que la question de fond demeure: pourquoi le gouvernement devrait-il négocier avec un groupe minoritaire d’étudiants plutôt que de tenir son bout, comme le souhaite la majorité de la population? ”
      Ce tenir debout? Cela veut dire quoi au juste. Voyez-vousma définition de se tenir debout n’est pas la même que moi. Dans mon cas, je veux que le gouvernement arrête de mentir et de désinformer. Je veux qu’il m’explique pourquoi les entreprises ne paient rien? Pourquoi les institution financière ne sont pas taxé sur leurs bénéfices?

      “Le gouvernement devrait-il se mettre à négocier avec chaque groupe auquel il impose une hausse de taxes ou de tarifs? Si c’est ainsi qu’on envisage la démocratie aujourd’hui, les coffres de l’État québécois se videront rapidement.”
      Là n’est pas le point. Je m’attend qu’il négocie de bonne fois et pas qu’il tente de faire avec les étudiants ce qu’il a fait avec ses employés. Je m’attend à s’il y a injustice alors que le groupe visé aille dans la rue. Si les contribuables faisaient la même chose face à la corruption et à la mauvaise gestion alors peut-être notre société serait meilleure.

      François Racine

    • À titre de fidèle porte parole de Charest, vous nous dites, un jour, qu’il ne s’agit pas d’une grève, mais d’un boycott! Aujourd’hui, qu’en est-il?
      Vous n’êtes pas conséquent M. Pratte.
      GTremblay
      Montréal

    • Foutaise, on peut être contre la hausse sans vouloir aller jusqu’à la grève, qui est le moyen le plus extrême à notre disposition. La majorité des étudiants sont CONTRE la hausse, ils l’ont démontré le 22 mars avec 300 000 étudiants en grève.

      Marc-André Pelletier

    • Cours 101 sur la légitimité lors d’un vote de grève.

      Il faut tout d’abord qu’un pourcentage acceptable reconnu de participants soit fixé à l’avance afin d’assurer une bonne représentativité lors du vote, c’est que qu’on appelle le quorum.À titre d’exemple, 50 personnes qui ne représentent que 4% d’un groupe de 1250 voteurs potentiels ne constituent pas un nombre suffisant pour valider une décision même si cette dernière a été votée de manière démocratique.

      En second, il faut s’assurer que les avis de convocation permettent effectivement d’informer correctement les personnes visées de la date, du lieu et de l’heure de l’assemblée.

      Troisièmement, il faut s’assurer d’une période d’explication concernant les offres déposées, d’une période de questions et interventions des participant et d’une allocation suffisante de temps pour vider le débat.

      Quatrièmement, il faut expliquer clairement sur quoi les participants vont voter et s’assurer qu’une procédure rigoureuse est mise en place pour comptabiliser les votes afin d’éviter toute contestation des résultats.

      Enfin, la seule façon d’avoir l’heure juste dans un vote aussi important que le déclenchement ou la poursuite d’une grève, c’est de procéder par vote SECRET afin de ne pas soumettre les participants à des manoeuvres d’intimidation.

      Or, on se rend compte que les associations étudiantes parlent plutôt de démocratie directe et de consensus et que les votes à main levée exercés n’ont pas leur place lors d’un enjeu aussi important.

      Ma question : Il y a présentement 300,000 étudiants qui poursuivent leurs études et ne semblent pas porter une grande attention à ce qui se passe au niveau des associations étudiantes. Sont-ils membres de ces regroupements ??? Si oui, que croyez-vous qui se produirait s’ils se présentaient en masse aux assemblées ??? Poser la question, c’est y répondre.

      Ils balayeraient les votes pour la grève à 2 contre 1 et ça mettrait fin au conflit. Mais comme ces associations semblent fonctionner avec un cadre très particulier et des règles de procédures dont on ignore les tenants et aboutissants, c’est peut-être la raison pour laquelle les non-grévistes n’ont pas de droit de parole et de participation à ces assemblées.

      Guy Parenteau

    • La majorité de la population veut que le governement reste ferme? Il n’y a pas eu de référendum sur la question à ce que je sâche (mais des élections arrivent), seulement des sondages. En regardant les élections Albertaines, nous pouvons nous questionner sur les véritables désirs de la population sur la question des droits de scolarité.

      L’argument de mr. Pratt est trompeur.

      Marc-André Patenaude

    • Très bon texte monsieur Pratte. Vous résumez bien le contexte et posez les bonnes questions.

      Deux choses ici.

      1. Grève.

      Ce mouvement n’est pas une grève. A RDI (Radio-Canada), un criminaliste a été invité il y a quelques semaines pour faire le point là-dessus. Il a clairement dit que le mouvement étudiant n’est pas une grève d’un point de vue « juridique ».

      C’est pour ca que Simon Durivage a insisté depuis, à l’émission « Les Ex », d’utiliser le mot « boycott ».

      2. Vote.

      Radio-Canada (je crois), a également invité un expert-négociateur pour analyser l’impasse qui sévit entre le gouvernement et les étudiants. Cet expert a clairement dit que le vote des étudiants devrait être secret et non à main levé pour être crédible.

      Rappelons-nous d’ailleurs cette « video » où le décompte à « main levée » dans un CEGEP se faisait par des enseignants dont le « parti-pris » était évident puisqu’ils portaient le « carré rouge ». Curieux que les « medias » n’aient pas insisté plus que cela sur cette … anomalie.

      Ceci étant dit, votre texte amène à mon avis un point crucial : la crédibilité des votes sur la poursuite du « boycott ».

      Compte-tenu de l’importance des enjeux et des répercussions sociales, les associations étudiantes devraient encouragées et invitées le plus grand nombre possible d’étudiants à assister aux séances de vote et surtout à s’engager à procéder par vote secret.

      Ce qui renforce encore plus l’argument que le « système » de vote actuel n’est pas représentatif de la situation étudiante, c’est un article intéressant de votre collègue Yves Boisvert dont voici un « extrait » :

      « Il n’y a pas que les sondages qui confortent Jean Charest. Mine de rien, les deux tiers des étudiants et élèves des universités et cégeps du Québec sont en train de terminer leur trimestre sans drame.

      À peu près tous les étudiants en sciences, en économie, en commerce, en maths, en droit, en génie, en médecine et en pharmacie sont hors du mouvement.

      Les associations qui ont voté pour la grève sont essentiellement celles de départements de sciences sociales et humaines et d’arts.

      Ça fait beaucoup de gens en dehors des salles de cours. Mais ça fait une solide majorité d’étudiants qui ne jugent pas la hausse suffisamment dramatique pour justifier de suspendre leurs études ou mettre en péril leur trimestre. »

      Pour ceux que cela intéresse, voici l’article complet de monsieur Boisvert, un excellent article d’ailleurs :

      http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201204/27/01-4519923-les-etudiants-savent-compter.php

      M. Bernard

    • Le gouvernement est élu pour gouverner. Soit. Il peut passer toutes les lois qu’il veut, il est majoritaire. Il peut imposer toutes les conditions de travail qu’il souhaite. Mais il y a un prix, la paix sociale. Cette paix n’a aucune valeur juridique. Il ne peut l’imposer malgré sa capacité de légiférer.

      Il ya plus d’un an le gouvernement a rencontré les étudiants pour les informer qu’il y aurait une hausse des frais de scolarité et que cela était non négociable. Les étudiants ont claqué la porte. Ils voulaient discuter du principe de la hausse.

      Le gouvernement a introduit la hausse en pensant que les étudiants allaient s’écraser. Une grande minorité ne s’est pas écrasée. Nous en sommes là et la paix sociale est perturbée. Vous souhaitez que le gouvernement maintienne la ligne dure, avec le prix de la paix sociale perturbée. D’autres pensent que le gouvernement devrait faire ce qu’il aurait dû faire il y a plus d’un an: les écouter et discuter. Il me semble que cette dernière avenue donnera de biens meilleurs résultats.
      A. Prince

    • Il y a aussi le concept de la tyrannie de la majorité contre laquelle il faut se protéger. Ces épithètes n’apporteront rien au débat qui nous intéresse. Tout le monde sais que pour qu’une société soit prospère juste et en santé, il n’y rien pour remplacer l’éducation du plus grand nombre. Pour le reste ce n’est qu’une question idéologique.

      Une option est le modèle américain, la philosophie dumoins avec ses tords (en ce moment les dettes d’études au USA sont plus importantes que l’ensemble des dettes sur carte de crédit, ce qui n’est pas peu dire). L’autre option est celle du moindre coût avec pour conséquence des choix budgétaires qui peuvent impliquer la révision des subventions existantes et / ou l’augmentation du fardeau fiscal des particuliers.

      Dans les deux cas il y aura des conséquence, maintenant il suffit pour la collectivité de choisir s’il est préférable d’endetter les individus au début de leur vie ou de prendre une charge collective supérieur.

      Toute autres questions devient dilatoires et détournent du vrai enjeux. Où sont les arguments démontrant soit une ou l’autre des thèses. Le gouvernement nous demande un acte de foi basé sur l’avis des recteurs, qui nous ont démontré leur capacité sa se tromper solidement. De l’autre les étudiant nous montrent aucune étude sur le cout de la gratuité. Mathieu Lafleur

    • Personnellement, je trouve que dans une société qui a vu ses emplois en industrie s’envoler pour l’étranger pour le bénéfice d’une infime minorité (pas mal moins que 32 % en passant), le débat sur l’accessibilité aux études supérieures est loin d’être superflu.

      Ceux qui cherchent à nous faire croire que le seul potentiel économique du Québec se trouve dans ses mines ont oublié que le modèle de développement que nous suivons depuis au moins trois générations n’est viable que si, à terme, un très grand nombre de citoyens est en mesure de participer à l’économie du savoir. Remarquez, c’est plus rentable à court terme d’importer un ingénieur indien que d’en former un.
      f.jean

    • nike
      la contre parti du gel c’est des universités sous financé et en décrépitude
      ——————————————

      Les universités du Québec reçoivent plus d’argent par étudiant que dans le reste du Canada alors la vraie question est : Sous financement ou mauvaise gestion ?

      Juste la rectrice de Mcgill va recevoir plus de $500 000 en rémunération au totale cette année.
      Sous financement, vraiment ??? laissez moi rire…

      C. Langlois

    • À Lucien Jutras,
      J’ai participé à la formation de trois syndicats dans ma vie de travailleurs, j’ai fait 3 grèves légales, une illégale et un arrêt de travail spontané de 4 heures. Je peux te dire que tous les moyens sont bons pour faire passer un sapin à l’assemblée,u comme ça arrive souvent quand l’éxicutif syndicale veut qu’une demande passe, on demande un vote à main levée et à ma connaissance, ça a toujours passé. J’ai participé à une centaine de réunions syndicales dans ma vie et possiblement plus.

      Marcel Frenette

    • Petite correction à mon intervention plus haut (il y avait une coquille dans le texte):

      Toutes ces comparaisons sont boîteuses. Nous savons combien de facultés sont en grève, nous ne savons pas combien d’étudiants ont voté pour la grève, AU TOTAL, à travers toutes les facultés qui ont voté. Pour celles qui n’ont pas voté, on ne saura jamais… peut-on parler d’abstentions? Il n’y a pas d’équivalent à cela lors d’une élection générale… a-t-on jamais vu un comté “absent” ou refusant le vote?

      Quel est le pourcentage de votes pro-grève dans les factultés ayant organisé un vote? Vous avez refusé de compter les abstentionnistes, il faut donc faire de même de l’autre côté de la comparaison!

      De toute manière, le résultat réel, physique, palpable est là: des facultés sont fermées, des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens sont dans la rue. Ce n’est certainement pas une petite affaire. Ce n’est pas comme si une cinquantaine d’irréductibles faisaient du piquetage devant la porte d’un ministère. On a vu le gouvernement prendre au sérieux et négocier face à de bien plus petites grèves… SAQ, infirmières, chauffeurs de bus, procureurs, profs, etc.

      H. Dufort

    • Les marxistes qui peuplent les facultés de “sciences humaines” réfléchissent en terme de “lutte des classes” pas de démocratie libérale. Tenter de faire comprendre les principes de la démocratie à un marxiste c’est comme tenté de faire comprendre le poker à un chimpanzé. En ce sens, aucune entente n’est possible.

      P.Savard

    • Le gouvernement en place a été élu démocratiquement.
      100% des boycotteurs de 18 et plus pourront voter au prochain scrutin. Le peuple devra se prononcer à nouveau et c’est à ce moment là que l’on peut changer de gouvernement. Très simple tout cela!
      Henrik Hanssen

    • Les bébé boomer comme Pratte n’ont pas fais assez d’enfants car ils avaient peur de la compétition. Et ils utilisent leur majorité monopolistique contre les jeunes depuis maintenant 40 ans.

      Si vous ne voulez pas de compétition de la part de vos enfants, n’en faites pas! -Boomer

      Les pédophiles agissent de la même manière contre leur victimes.

      Heil bébé boomer!

      -Simon Xavier

    • L’histoire sur les chiffres. J’allais justement le même point que Marc__.

      35% sont en grève, mais ce n’est pas pas voter pour la grève qui sont plus la hausse.

      En ce qui attrait à la tyrannie de la minorité, je vous signale que ce n’est pas ce que la majorité est ‘pour’ une position qu’elle est juste.

      Avec la hausse annoncée, les étudiants de cette générations payeront plus en dollars constant que tout ceux qui ont fait leurs études universitaires depuis 1975. C’est que Jean Charest et ceux de mes années n’ont pas payer ce que l’on demande à ceux d’aujourd’hui de payer. Les finances publique du Québec n’était pas plus rose dans les années 80.

      On attendaient souvent les politiciens par le passé parlé de ne pas lèguer notre dette sur des générations futures. Maintenant on demandent aux générations futures qui comprends les étudiants actuels et futurs. Les étudiants quittent les études plus endettés, la stabilité et la sécurité de l’emploi n’a pas ce qu’elle étaient et on repoussent les années à la retraite

      En ceci en plus de devoir éventuellement payer pour une dette publique et environnementale que les générations vont leur laisser, En plus de payer pour une plus forte proportion de personnes agées sur le système versus travailleurs.

      Méchant bon cadeau. Ah oui, il faut que les étudiants payent leur juste part. Ils font la payer plus que nous dans leur vie.

      Si en 2042, les jeunes d’aujourd’hui, maintenant au pouvoir, décide unilatéralement de couper les prestations de sécurité de vieilesse et les retraités sortirait dans la rue, est-ce qu’on appelera ça la tyrannie de la minorité pour que tout le monde fasse leur part? Ou simplement un retour d’ascenseur?

      PCorcoran

    • Ne devrions-nous pas parler des vrais enjeux, de ce qui est le meilleur pour le Québec à long-terme plutôt que se demander si 35% des étudiants en grève c’est beaucoup ou pas?

      M. Pratte, vous écriviez l’autre jour: «Parce que la hausse des droits de scolarité est nécessaire, le gouvernement Charest a eu raison de faire preuve de fermeté.»

      Soit, mais je ne vous ai toujours pas entendu expliquer ce qui vous amenait à penser que cette hausse était nécessaire. La seule chose qu’on nous rapporte c’est que les universités québécoises sont sous-financées par rapport aux universités canadiennes, avant même de se questionner sur la qualité des universités (et j’ajouterais de la vie) en Ontario et en Alberta, ni de l’impact possiblement anti-éducatif d’une hausse aussi rapide sur le contenu de ces études et sur les attentes des étudiants par rapport à leur note. Les étudiants seront-ils satisfaits des notes actuelles en payant plus cher? Ne vont-ils pas vouloir en «avoir pour leur argent»? N’assisterions-nous pas à une baisse de temps d’études et un nivellement par le bas encore plus drastiques? Les diplômes ne perdraient-ils pas de valeur plutôt que d’en gagner?

      Il n’y a pas que l’accessibilité: la baisse de la qualité des études et de la valeur «réelle» des diplômes sont des problèmes sérieux et avancés par des études sérieuses. Sans compter que même les commentateurs libéraux comme Friedrich Hayek (le fondateur du néolibéralisme) et Adam Smith se posaient des questions sur l’efficacité du libre-marché pour gérer le système d’éducation. Hayek faisait même valoir l’importance de faire des études non seulement dans des domaines rentables mais aussi «en Histoire, en littérature et en langues» pour posséder des connaissances approfondies sur «la société, sa vie, sa croissance, ses problèmes et ses valeurs», parce que c’était nécessaire à l’efficacité du libre-marché! En payant 3700$ par année, aurons-nous le goût d’entendre parler «d’Histoire, de littérature et de langues»? Ne voudrons-nous pas seulement entendre parler de ce qui nous permettra à rembourser notre «bonne» dette? Et dans 30 ans, blamerons-nous les jeunes, encore une fois, d’être ignorants et inalphabètes?

      Non, on blamera leurs grands-parents.

      Nicolas Dagenais

    • @astyanax
      De très bons commentaires jusqu’à maintenant!

      @bellinger “Les organisations étudiantes n’ont aucune leçon de démocratie à donner à nos gouvernants. Quand je vais voter à une élection provinciale ou fédérale, je le fais en toute confidentialité dans un espace dédié à cette fin. J’ai la certitude que personne ne pourra influencer mon vote.”

      Je me souviens lorsque j’étais étudiants, qu’en tout temps, on peut demander un vote secret. Comme dans une assemblée d’entreprise ou autre. Il est difficile de comparer un vote d’élection provincial ou fédéral à un vote d’une assemblée, quelle qu’elle soit!

      M. Morin

    • @davidfeg “Je suis totalement d’accord avec vous. Il n’est plus question de qui a raison ou qui a tort. Il est question de démocratie. Si le gouvernement en place est élu par la majorité, il faut vivre avec ses décisions pour le meilleur et pour le pire. Si la population est en désaccord, elle le fera payer aux prochaines élections.”

      Donc, si le gouvernement Harper ramenait l’avortement illégal, aucune personne n’aurait le droit de s’exprimer et de manifester parce que c’est ce gouvernement qui est élu !?! Belle mentalité!

      M. Morin

    • CONTRE LA GRÈVE ,,,,,,,,QUI FAIT PERDRE ….LE TEMPS PRÉCIEUX A DES MILLIERS DE PERSONNES ET LA SESSION DE JEUNES QUI VEULENT TRAVAILLER ET ÉTUDIER
      SOLUTION .PAS DE VOTES A MAIN LEVER
      EN PLUS LES ÉTUDIANTS SE LAISSENT MANIPULER PAR LES SYNDICATS ,JE VIENS DE VOIR L’ANNONCE CSN SUR LA BANDEROLLE ,,,,,,
      SI CHAQUE PROF.ET RETRAITÉ DONNE 1% DE LEUR REVENU COMME SUGGÉRER ???? AFIN DE SATISFAIRE LA DEMANDE FARFELUE DE JAMAIS PARTICIPER A LEUR ÉTUDES ,,,,,SI JE TRAVAILLE ,JE RÉCOLTE UN SALAIRE DONC JE SUIS FIER DE MOI ….MAIS A PROTESTER POUR L’IMPOSSIBLE JE PERD MON TEMPS. hONTEUX .TERES ROBERGE

    • Désolé pour les fautes d’orthographes, j’ai accidentellement ‘cliqué’ sur envoyer.

      L’histoire sur les chiffres. J’allais justement le même point que Marc__.
      35% sont en grève, mais ce n’est pas voté pour la grève qui sont plus la hausse.
      En ce qui attrait à la tyrannie de la minorité, je vous signale que ce n’est pas ce que la majorité est ‘pour’ une position qu’elle est juste.
      Avec la hausse annoncée, les étudiants de cette génération payeront plus en dollars constant que tous ceux qui ont fait leurs études universitaires depuis 1975. C’est que Jean Charest et ceux de mes années n’ont pas payé ce que l’on demande à ceux d’aujourd’hui de payer. Les finances publiques du Québec n’étaient pas plus rose dans les années 80.
      On entendait souvent les politiciens par le passé parler de ne pas léguer notre dette sur des générations futures, les générations futures sont les étudiants actuels et futurs. Les étudiants quittent les études plus endettés, la stabilité et la sécurité de l’emploi, régime de retraite, ne sont plus ce qu’elles étaient et on repousse les années à la retraite
      En ceci en plus de devoir éventuellement payer pour une dette publique et environnementale que les générations vont leur laisser, En plus de payer pour une plus forte proportion de personnes âgées sur le système versus travailleurs.
      Méchant bon cadeau. Ah oui, il faut que les étudiants payent leur juste part. Ils font la payer plus que nous dans leur vie.
      Si en 2042, les jeunes d’aujourd’hui, maintenant au pouvoir, décide unilatéralement de couper les prestations de sécurité de vieillesse et les retraités sortirait dans la rue, est-ce qu’on appellera ça la tyrannie de la minorité pour que tout le monde fasse leur part? Ou simplement un retour de l’ascenseur?
      PCorcoran

    • Avant de tergiverser sur les pourcentages et autre diversion, il ne serait pas mauvais de lire l’opinion d’un homme qui a “déjà vu” dans le passé:

      http://oieblanc.com/index.php/nouvelles/lire/il-fallait-commencer-par-la-tte-madame-la-ministre-lettre-de-m.-jean-garon/18

      André Lefebvre

    • J`ai proposé une augmentation du permis et de l`immatriculation à 1000$ par année et personne ne s`est objecté. Dois-je comprendre que 100% des gens sont d`accord. Arrêter donc d`embarque dans le jeu de John James et d`emmener le débat ailleurs que où il devrait être.

      M Duquette

    • “À mon avis, cette comparaison est boiteuse.”

      Pas du tout, en fait vous seriez le premier à crier l’argument de la non-légitimité si le PQ remportait les élections par une marge aussi “mince”. Les opposants à la grève, comme les pro-Charest, utilisent des principes bien élastique en parlant de la démocratie depuis quelques semaines.

      Bref, connaissant vos positions politiques, vous êtes un hypocrite.

      Guillaume Mathieu

    • @modérateur
      Vous voulez un “débat ouvert et respectueux”. Comment justifiez vous la publication du commentaire de “teres roberge” de 14h55 tout en majuscules?

      Louis Audet

    • Je négocierais la hausse contre un comité étudiant par université qui analyserait les gaspillages accumulés. Chaque million retracé irait directement à un fond pour venir en aide aux plus endettés à la fin de leur parcours de 3 ou 4 ans selon le programme choisis.
      À çeux qui disent que personne ne peut accepter une hausse de 75% j’aimerais rappeler l’augmentation de 100% des permis de conduire… Oups vous l’aviez oublié celle-là.
      Pierre Réhel

    • Il ne faut surtout pas parler de la retraite dorée des boomers qui vas nous coûter 300$/mois. Alors ont vas commanditer des manifestation record pour 25$/mois.

      Malgré cela, les étudiants ont raisons de se battre contre les boomers mangeurs d’enfants et leurs collaborent féministe.

      -Simon Xavier

    • Au moins les étudiants savent QUI ils élisent alors que plus de 50% des Québécois … ne connaissent pas leur député fédéral.

      Dans cette confrontation, les étudiants, plus instruits, meilleurs débatteurs forts en rhétorique battent largement les gouvernants, souvent issus des chambres de commerce, où parler fort ets considéré comme un argument, les lobbyistes et leurs relayeurs, Dubuc, Pratte, etc., pour qui science et dogme ne font qu’un.

      Quand Dubuc avance qu’il est démontré que la hausse n’affecte pas la fréquentation, je ne peux pas comprendre qu’un individu bien diplômé comme lui ne comprenne pas qu’il faille comparer les études post-secondaires provinciales car, évidence beta, le CEGEP québécois est unique au pays.

      Tiens, pas compliqué : http://www.youtube.com/watch?v=RbtOSexa1yg&feature=share

      Rappelons-nous la folie des journaux Quebecor quand il fut temps de verser 200$ millions + de deniers publics pour l’aréna pro de Québec – qui en possède un!!! -, malgré un consensus scientifique nord-américain et accessible au premier imbécile venu. Que d’études de retombées bidon furent avancées par la presse sportive en furie, Ladouceur et cie en tête de peloton, manipulant maladroitement les chiffres, tel un comptable au pieds carrés.

      On assiste au même délire éditorial ici …, invoquant sans gêne, des “leçons de démocratie”, la “tyrannie d’une minorité étudiante”, l’infiltration “de l’extrême gauche étudiante” dans le débat… (triple sic).

      Rien que cela.

      Wow, ça s’appelle battre du tambour. Demain, ce sera pour attaquer l’Iran, hier c’était pour mettre Monti, membre inscrit de la Trilatérale, à la tête de l’Italie.

      Étudiants pour une juste cause, vous avez tout mon support.

      Pierre Tremblay

    • Dans le passé, on a décidé de financer les frais de procréation assistée. Pourtant, seule une minorité le demandait, la majorité n’étant pas pour. Être une minorité ne signifie pas être ignorée. Être une minorité ne signifie pas ne pas avoir raison.

      Sonia Larousse

    • Mais Mr Pratte, ce serait important de tenir compte du nombre total d’étudiants en faveur de cette grève et non du nombre d’étudiants en grève. Dans un système “binaire” comme vous dites…Sinon c’est “binaire” quand ça fait votre affaire

      nick guerin

    • Votre éditorial (la tyrannie de la minorité) et votre billets sont excellents. Ils naviguent à des lieux au-dessus de la tête relativement totalitaire et solipsiste des 3 “leaders” boycotteurs (on ne doit tout de même pas emoloyer l’expression “leaders étudiants” pour 3 individus qui dirigent une minorité étudiante).

      PS: “totalitaire et solipsiste” parce qu’ils n’ont pas respecté le désir des non-boycotteurs d’assister à leurs cours. Ils les ont répétitivement bloqué à l’aide d’une ligne de piquetage illégale. Une ligne de piquetage légale informe, met de la pression, mais ne bloque pas le passage, sauf s’il s’agit d’un passage vers un édifice qui appartient aux piqueteurs. Que je sache, aucun CEGEP et aucun building universitaire n’est la propriétét du groupe de boycotteurs.

      Par contre, les non-boycotteurs n’ont jamais empêché quiconque de boycotter ses cours…

      Olivier Bamville

    • Je trouve un peu courte cette affirmation que la population appuie à la majorité la hausse des frais de scolarité. Comme si les songages disaient toujours la vérité sans qu’on ressente le moindrement le besoin de les critiquer. Demandez aux gens s’ils sont pour que ce soient d’autres qu’eux qui payent, je suis prêt à parier qu’une majorité de personnes, 9 fois sur 10, répondront oui. Le tour de force, c’est d’avoir plus de 40% de personnes qui acceptent le point de vue des étudiants dans ces conditions.

      Jean Petitclerc

    • 35% des facultés ont peut-être voté pour la grève mais pas 35% des étudiants. Si une faculté compte 1000 étudiants et que seulement 3 se présentent aux votes 2 pour 1 contre ça 66% pour mais cela n’est pas représentatif. Ils viennent de rafler 1000 étudiants mais peut-on vraiment les inclure les 1000 dans le 35% final. Vous seriez surpris de voir le % d’étudiants réel qui ont voté pour la grève. Peut – être 1%. Ce n’est pas tout le monde qui s’intéresse à ça. Faudrait qu’un journaliste objectif (pas facile à trouver) et fort en math (encore moins facile à trouver) nous décortique tout ça. Faites votre job les journaleux ! On veut des chiffres, l’état des résultats réel. Pas des à peu près ceci cela. On dirait que nous sommes tous intellectuellement sur la brosse dans cette affaire pourtant simple à décortiquer. Mais c’est pas à moi à faire la job.

      simon picotte

    • Monsieur Pratte, votre mauvaise foi nous fait rire comme toujours! Jamais la démocratie québécoise avec un système uninominale à un tour n’a élu un gouvernement avec un score de plus de 50%. Le propre de la démocratie est d’être gouvernée par des minorités. L’an dernier, Harper a été élu avec 30% des votes contre 60% qui ont voté contre lui. En ce sens, le gouvernement Charest n’a pas plus de légitimité que n’importe laquelle association étudiante. Concernant le suffrage, 58% de taux de participation en 2008 c’est très peu pour le Québec. En Alberta, le taux de participation dépasse très rarement 50% et je ne parlerai pas des élections municipales (25% de taux participation à Mtl) et encore moins des élections scolaires (3-5%). Dans une association étudiante, les membres doivent se déplacer pour voter, comme dans une élection québécoise. Ceux qui n’y vont pas, tant pis pour eux. Vous ne pouvez pas être d’accord avec ce fait bien élémentaire…

      Kevin Hébert

    • Correction : “Vous ne pouvez pas être en désaccord avec ce fait bien élémentaire”. Milles excuses pour l’erreur.

      Kevin Hébert

    • Pour les grévistes étudiants c’est une question de principe: non à toute hausse. Un non catégorique et définitif. On dira ensuite que le gouvernement manque de souplesse, qu’il est intransigeant. Je vois une intransigeance épouvantable chez les étudiants. Beau principe de décider de ne rien payer et refiler la facture aux autres. Allez les vieux, payez encore plus, on ne veut pas même pas payer un 13% de notre instruction. Une offre insultante ? Ce sont les grévistes qui sont insultants envers nous qui payons 83% de leurs études. Si j’étais étudiant je serais pour la grève, qui aime donner son argent au gouvernement ? Personne et nos jeunes en sont un pafait exemple. Des capitalistes sous des airs révolutionnaires.
      Albert Champagne

    • D’après les imbéciles-heureux de boomers qui ont détruits notre économies, le passé est à cause des jeunes et le futures est grâce aux vieux.

      Les boomers sont des menteurs compulsifs baveux qui font du révisionnisme historique.

      Souvenez-vous, ce sont les boomers qui ont gagnés la première et deuxièmes guerre mondial.

      -Simon Xavier

    • L’assemblée générale prévue au CEGEP Maisonneuve a refusé aujourd’hui de se prononcer sur les offres gouvernementales. C’est une façon de signifier son désaccord ou c’est une porte de sortie pour éviter de perdre un vote que l’on sent glisser entre nos mains!!! On vote pas et on poursuit le boycottage, très démocratique!

      M.Rivest

    • Lire André Pratte, ça me donne des boutons. Lire les commentaires sur ce blogue me rassure car la partialité intellectuelle avec laquelle vous vous servez des chiffres n’échappe pas à grand monde… Par contre, je vous le donne, la comparaison avec notre mode de scrutin et le peu de votes recueillis par le parti libéral aux dernière élections a beaucoup de limites. La principale étant de comparer deux modes de représentations fort différents. Mais avouez que le gouvernement n’a pas trop de leçons de démocratie à donner aux associations étudiantes. Et quand à tous ceux qui s’insurgent contre la faiblesse démocratique des assemblées générales, vous êtes dans le champ. Les votes à mains levées fonctionnent très bien et il n’y a pas d’intimidation ( en règle générale bien sûr). Le vote secret ne changerait rien sinon que de rajouter deux heures à des assemblés de cinq heures. Et quant à tous ceux qui déplorent l’absence de plusieurs étudiants à ces assemblées, je dirais une chose, si tu n’as pas la volonté de participer à une assemblée à toutes les deux semaines, tu perds ton droit de voter et c’est un principe essentiel de tout système démocratique. Ce n’est pas en facilitant le droit de vote (en permettant aux gens de voter avec leur PS3 par exemple) qu’on obtient plus de démocratie, on obtient juste plus de chiffres. Et une légitimité démocratique, ce n’est pas la dictature de la majorité, c’est l’ensemble des forces qui s’affrontent afin d’arriver à des solutions imparfaites à des problèmes insolubles. L’opinion publique est un construit bien relatif et je refuse de vivre sous la tyrannie de l’opinion publique. Si il n’y avait eu aucune violence depuis le début de conflit, est-ce que cette même opinion publique abreuvée d’informations contradictoires, de chroniques limitées et teintées d’opinions plus ou moins élaborées (…) serait aussi forte à condamner le soi-disant égoïsme des étudiants? Et pourtant la violence n’a rien à voir avec le coeur du conflit. Pour finir, je crois aussi qu’un système de prêts et bourses équitable et ajusté pourrait contrebalançer les effets pervers d’une hausse des frais de scolarité, mais malheureusement, je ne fait pas confiance au gouvernement(s) dans l’application de ces mesures…. Dead end!
      Jean-François Racine

    • @ yugo et M. Pratte

      Je trouve désolant de voir des gens comme vous tenter de faire croire qu’ils savent comment fonctionnent les assemblées étudiantes. Y êtes-vous allez? Si vous ne pouviez pas, avez-vous questionner les gens autour de vous?

      Sachez que les assemblées générales, qu’elles soient au niveau collégial ou universitaire, se comparent à n’importe quelle autre. Nous savons tous ce qu’est le quorum, une proposition, un amendement, la question préalable, etc.

      Je commence à en avoir sérieusement marre d’entendre ou de lire des gens condescendants qui se permettent des jugements sans même faire l’effort de faire une recherche. De lire des gens qui préfèrent se lancer dans des délires tels ‘les syndicats contrôlent les élèves’ ou ‘C’est à cause du vote à main levée!’ Quelle belle maturité!

      Sachez qu’à mon CÉGEP, nous avons autant voter à main levée que par vote secret. Résultat? La grève et toujours la grève. J’ai des amis qui sont contre la grève et ça ne les empêche pas de se montrer aux assemblées et d’exprimer leur point de vue. Si je me dois d’admettre qu’il y a parfois des huées, ce n’est pas cela qui devrait les empêcher de voter contre la grève.

      Pensez-y deux petites secondes. La majorité des votes tournent autour du 60-40 en faveur de la grève. Avec autant de gens derrière eux (40%, ce n’est pas rien! M. Pratte nous le prouve!), pensez-vous vraiment qu’il y a des peureux qui cachent leur vote? Franchement! À ce que je sache, je n’ai pas entendu parler d’accidents ou de crimes sur des étudiants qui ont voté contre la grève et qui sont retournés en classe.

      Et en passant, M. Pratte, si vous voulez tentez de démontrez des comparaisons boîteuses, tentez au moins d’avoir toutes les informations. Il n’y a pas que Pour ou Contre comme option lorsqu’on doit voter sur la grève, on peut également s’abstenir. Et croyez-moi, cette option est utilisé plus qu’on le pense. Nicolas Nars

    • Pour répondre seulement à la question de M. Pratte (je n’ai pas lu tous les commentaires), il faut se soucier de cette minorité, car c’est elle qui risque le plus de pâtir de la hausse. À ma connaissance, aucun étudiant en médecine n’est en grève… Souhaitons-nous former seulement des étudiants universitaires dans des professions payantes? C’est peut-être une question de fond à se poser.

      Eric Alvarez
      Québec

    • …Ce que nous sommes rendus loin dans le débat. Le mode de scrutin uninominal à un tour, avec ses qualités et ses défauts, est celui avec lequel nous vivons pour le moment. Au nombre des défauts, figure en effet le risque d’être gouverné par un parti qui n’aura obtenu qu’une pluralité des voix. Pire encore, plus le % de participation est bas, plus les ratiocineurs peuvent remettre en question la «légitimité« des élus. En effet, 40% de 60%, ça ne fait toujours que 24%, comme ce fut le cas à Ottawa il y a un an.

      Or, le régime dans lequel nous vivons ne prévoit pas de procédure particulière pour compenser un prétendu déficit démocratique tel que défini par d’éventuels contestataires. Un fait demeure: Les élections sont menées en suivant des règles et personne n’a encore essayé de dépasser en durée le mandat tel que défini par la constitution. Il y a toujours des élections, et au vote secret. Tenter de «délégitimer» un gouvernement sur de telles bases ne tient pas debout.

      Cela dit, et même pour des organisations étudiantes, le scrutin secret demeure le moyen imparable de pour se doter de légitimité. À mon époque d’activisme étudiant, à la fin des années 60, j’ai utilisé les deux méthodes, à savoir la «main levée« et aussi le «vote secret». Je me rappelle un vote secret avec participation dépassant les 80% et ayant donné plus de 90% d’approbation. Cela avait donné des résultats tangibles dans les négociations et le sujet était loin d’avoir l’importance de celui qui nous préoccupe aujourd’hui. C’était un enjeu strictement local.

      Si les leaders des associations sont si certains de leur bon droit, qu’ils en organisent un scrutin secret et pas n’importe comment. Avec des règles claires et un déroulement sans anicroche. On verra bien le résultat.

      Mais si la question est du genre: «Êtes-vous pour ou contre toute hausse des droits de scolarité?», je prédis déjà la réponse. Je n’ai jamais vu qui que ce soit être d’accord pour payer plus cher, quel que soit le produit ou le service.

      J-F. Couture.

    • Peux-t-on appeler au moins ce qui se passe, par le bon vocabulaire. Ça nous aiderait à placer le débat dans son contexte.

      Ce n’est pas une grève parce que les étudiants ne sont pas des travailleurs et qu’ils ne sont pas régis par le Code du travail.

      C’est un mouvement de protestation des étudiants contre une hausse, appelons-la brutale, des frais de scolarité.

      Le gouvernement a proposé initialement une hausse brute de 15% par an, sur 5 ans; il est maintenant rendu à 11,7% par an, sur une base de 7 ans. Si on fait un calcul après la bonification des Prêts et Bourses et autres ajouts, la hausse tombe en bas de 10% par an.

      Pour discuter, il faudrait que les étudiants disent ce qu’ils trouveraient acceptable comme hausse. Même si nous ne sommes pas en contexte d’offre, contre-offre d’une situation de conflit de travail, les étudiants doivent dire ce qu’ils accepteraient. C’est trop facile de dire qu’ils ne veulent aucune augmentation ou d’attendre des offres et ensuite de les refuser.

      je les trouve très articulés; je pense qu’ils doivent faire un effort de plus et mettre leur ego de côté pour discuter. S’ils veulent qu’on les considère comme des adultes, ils doivent agir comme tel.

      Présentement, ils ont adoptent le langage de Québec Solidaire. Québec Solidaire n’a pas été élu par la population; lls ont le droit de parler, de protester, mais ils n’ont pas été élus pour gouverner.

      La démocratie c’est çà.

      R. Nault

    • @cariboubou : Ça s’est fait à l’Université Laval pour les membres de l’AÉSS, un vote secret (papier) sur 3 jours. Résultats :

      Pour la grève: 361 (25%)
      Contre la grève: 1074 (75%)

      Pas surprenant que la très grosse majorité des rouges se contente à des votes à mains levées avec une petite minorité d’étudiants présents.

      R. Thibodeau

    • Les contribuables ont PLUS que leur part d’augmentations substantielles de tours sortes de taxes depuis quelques années. Il suffit de penser aux taxes municipales, scolaires (plus de 30%), certificat d’immatriculation ($30.00 en surplus aux citoyens de Montréal à partir de cette année : subvention du transport en commun), permis de conduire (plus de 100%), taxe de vente, taxes déguisées (prolifération des “trappes à ticket”), etc. . Il ne faut pas en oublier la récurrence de ses taxes et la continuité des augmentations annuelles à venir, ad nauseam. S’il fallait sortir dans la rue et tout casser à chaque fois que ça ne fait pas notre affaire, nous aurions une “belle” société, n’est-ce pas ??? Mais non, nous les citoyens ordinaires avons compris nos responsabilités et allons travailler fort non seulement pour gagner notre vie mais essayer d’en améliorer sa qualité, aussi. Les étudiants rebelles, eux, ont tout le temps voulu pour aller “manifester” dans ce qui est devenu un grand “Pow Wow” anti- capitaliste. Ils préfèrent DE LOIN être dans la rue (ils pensent que ça fait partie de leur “formation”) que dans leurs ennuyeux cours de sciences humaines ou politiques. Ces “étudiants” semblent enragés à savoir que dans leur cas, ils auront à payer beaucoup plus cher pour pouvoir “flâner” à l’université pendant 5, 8, 10 années et plus. Ils ne semblent pas comprendre que ce dégel des tarifs n’est pas prévu pour être récurrent jusqu’à la fin de leurs jours mais juste le temps de se parfaire une bonne éducation qui leur permettra de “bien gagner” leur vie, un jour pas si lointain… Alain Bellefeuille

    • Les étudiants auront encore une fois manqué une belle chance de faire des gains significatifs, entêtés qu’ils sont à défendre l’insignifiant gel des frais de scolarité.

      Pour ce qui est de l’argent, la vraie question, ce n’est pas le gel, c’est l’accessibilité. Et l’accessibilité passe par le régime des prêts et bourses. Les étudiants ont mené la mauvaise bataille.

      Mais comme le souligne Man1HacK, l’administration de nos universités mérite d’être questionnée. Au lieu de saisir l’offre gouvernementale et d’en tirer le plus grand profit possible, les étudiants s’entêtent. Au final, les conditions seront imposées unilatéralement par le gouvernement.

      C’est bien beau s’indigner et revendiquer mais au bout du compte, ce sont les résultats qui comptent. Et malgré leur impressionnante mobilisation, les étudiants auront obtenu moins que ce qu’ils auraient pu obtenir s’ils avaient fait preuve d’un minimum de pragmatisme.

      - Robert Lemieux

    • Une chose est cependant évidente: Les étudiants sont absent des cours.

      Les étudiants sont près à accueillir un médiateur pour faire avancer la discussion et le gouvernement en refuse même l’idée. Ne me dites pas que le gouvernement veut faire avancer la discussion et démontre de “l’ouverture”.

      Le prétexte de M. Charest est qu’il refuse de laisser la discussion en “sous-traitance”. Pourquoi, alors, a-t-il engagé un avocat de ses amis pour être à la première table des “négociations” qui n’a duré que 40 heures?

      Mme Beauchamp affirme en pleine télé qu’elle n’a pas vu “aucune volonté de rapprochement” lors de la table de négociation de 40 heures. Peut-être aurait-elle vu quelque chose si elle était restée plus qu’un heure à cette table.

      Une chose est certaine; Mme Beauchamp a autant de “sans gêne” que M. Charest.

      En fait le gouvernement démontre la même “ouverture” qu’il a démontré lors des huit premières semaines de grève.

      André Lefebvre

    • C’est un boycotte. Les étudiants sont libres en principe de le respecter ou non.

      Avec un gouvernement élu démocratiquement, on n’a pas le choix de se soumette à ses politiques pendant 4 ans.

      La contre-offensive de Pratte à Lisée vient de se dégonflé….

      Claude Desjardins

    • @niconasr
      On y est allé nous aussi au CEGEP. Et on en a vu nous aussi des assemblées “paquetées” qui retardent et retardent et retardent le vote jusqu’à ce que les gens s’écoeurent et s’en aillent pour que “leur” majorité passe. Plus ça change, plus c’est pareil.

      @simx
      Les “boomers” sont nés après les deux guerres mondiales !!! Corrigez vos fautes et mettez un ;-) si vous faites de l’ironie. Et si, pire que ça, c’était une blague, et bien, elle n’est pas drôle.

      Alain Lajoie

    • LOL vous voulez comparer la représentativité d’un mouvement étudiant , a la représentativité du gouvernement ? des ti-cul de 17 20 ans devraient être aussi responsable (LMAO) que des politiciens de carrière avec une vie derrière eux ? c’est quand la dernière fois que des centaines de milliers de personnes on manifester en support a charest et sa p’tite gang de fendant ?
      sérieux a 24% de vote il a le culot de se présenter comme notre PM ?si on étais l’Italie avec des dizaines de partis ok je vous suivrais dans votre raisonnement , mais la on en a deux donc un parti au pouvoir devrais l’être avec au moins 40% des votes ,moi ce que je vois surtout c’est 75% de la population qui n’a pas levé le crayon dans l’isoloir pour lui
      si la moitie des quebecois n’ont pas voté , c’est peut être que a) aucun candidat ne leur inspirait confiance , ou b) ils savent très bien que peut importe le vote ils allaient se faire F$#%@#$ de toute façon.

      vous pouvez enrober le mot démocratie avec la tournure que vous voulez , le fait est que deimos c’est le peuple pas les députés et kratia c’est le pouvoir que le peuple n’a justement pas pour jeter dehors un PM dont une infime minorité veut encore , ce qu’il nous faut c’est une procédure de destitution provoque par un vote populaire .

      tom bombal mtl

    • Monsieur Pratte,

      Pour revenir à votre éditorial de ce matin, vous avez oublié de mentionner que la tyrannie de la minorité, c’est aussi quand une poignée de réactionnaires en herbe se sert des tribunaux pour renverser des décisions prises suite à des votes démocratiques tenus par des associations reconnues par la direction de leurs établissements d’enseignement respectifs.

      Dominique Desrosiers
      Gatineau

    • Je ne comprends pas encore pourquoi il est même nécessaire d’avoir un vote pour / contre la “grève”. À mon avis, les associations étudiantes n’ont pas le pouvoir d’imposer de décisions collectives.

      Le fait d’aller ou non à ses cours est un choix individuel. Ceux qui sont “pour la grève”, n’ont qu’à ne pas aller à leurs cours, et laisser ceux qui le veulent y assister.

      Il y avait un billet la semaine dernière à propos de la “judiciarisation” de la contestation. Je suis 100% pour ceux qui veulent assister à leurs cours et qui déposent des poursuites. Quant à moi, si j’étais dans la situation où un juge avait rendu une injonction exigeant la reprise des cours et que les cours ne reprenait pas, j’envisagerais de poursuivre pour dommages.

      Le fait d’assister ou non à ses cours est une décision individuelle et même un vote à 99% ne saurait faire en sorte qu’un étudiant ne puisse suivre ses cours.

      S. Dumais

    • Bonjour monsieur Pratte,

      Dire oui au gouvernement du Québec pour ce qui est de la hausse des frais ou droits de scolarité universitaire c’est dire oui à toutes les hausses de 75% que pourra décréter dorénavant le gouvernement du Québec et ce, peu importe la période de temps au cours de laquelle s’opérera cette hausse.

      Imaginons la situation suivante : dans les mois à venir et parce qu’au Québec on paie moins cher l’électricité qu’ailleurs au Canada le gouvernement du Québec décrète une hausse de 75% qui s’étalera sur cinq ans de notre facture d’électricité. Vous répondez quoi à cela?

      Dans les mois à venir et parce qu’au Québec on se paie des garderies à 7$/jour et qu’ailleurs au Canada on ne le fait pas, le gouvernement du Québec décrète une hausse de 75% qui s’étalera sur cinq ans pour les frais de garderie. Vous répondez quoi à cela?

      Les propriétaires de maisons à revenu, à l’exemple du gouvernement du Québec et parce qu’au Québec le coût d’un loyer est inférieur à ce qu’on retrouve ailleurs au Canada, décrètent une augmentation du coût du loyer de 75% sur cinq ans, et augmentation que ne peut refuser aux propriétaires de maisons à revenu le gouvernement du Québec puisque ce dernier agit en ce sens, vous répondez quoi à cela?

      Si on dit oui à cette hausse de 75% des droits de scolarité, c’est dire oui à toutes les autres hausses sur un court laps de temps de 75% de droits, de frais ou de tarifs imaginables et inimaginables sur lesquelles a à la main mise le gouvernement du Québec.

      Merci aux étudiants qui défient le gouvernement et qui, par leur contestation, nous avertissent du danger de s’aplaventrir face à un gouvernement incapable de mettre de l’ordre dans l’octroi sans dépassement de coûts de ses propres contrats et qui demande à la populaton de payer pour son incurie.

      Daniel Verret (nadagami)

    • La ministre Line Beauchamp répète environ 645 fois par jour que la hausse des frais de scolarité ne représente qu’environ 50 cents par jour et que les étudiants n’ont ainsi aucune raison de se plaindre. Si vous approuvez cette perspective, alors soyez cohérents et honnêtes avec vous-mêmes et reconnaissez que si la hausse était répartie à l’ensemble de la population, alors c’est un peu plus qu’un cent par jour qui serait assumé par le contribuable. Ainsi, permettez-moi de dire ceci: «Une cenne noire par jour pis ça vient chialer! Non mais, quels enfants gâtés que ces contribuables!»

      Lucien Jutras

    • y’a plusieurs malhonnêteté mathématiques dans tout ce conflit, une des bonnes étant l’utilisation de l’argument “c’est la plus grosse manifestation étudiante de tous les temps au Québec” pour tenter de justifier leur position de non-négociation.

      c’est quand même habile, mais si on y réfléchit deux secondes…

      comment aurait-il pu y avoir de grosses manifestations étudiantes auparavant dans notre histoire alors que les frais de scolarité sont gelés depuis (environ) 1841 ? mmmm pensez-y.

      cet argument de la plus grosse contestation étudiante permet aussi de passer outre la discussion que justement, les contestataires sont minoritaires dans la représentations étudiante totale.

      mais a mon avis, ce sont les étudiants grévistes qui sont victimes du pire calcul malhonnête dans toute cette histoire: c’est bien beau les greves de 2 jours des facultés de médecine, droit, génie et autres pour appuyer le mouvement, mais je comprends pas pourquoi ceux qui contestent aussi fort et aussi intensément (minoritaires au sein de la population étudiante) acceptent de se faire utiliser ainsi par les étudiants qui sont toujours en classe, qui eux vont tout autant bénéficier des fruits de la lutte tout en ne sacrifiant absolument rien et en ne participant pas au plus difficile de la lutte.

      Louis Comtois

    • @Alain Lajoie,

      Mon sarcasme étais évident, pas d’ironie pas de blague. C’étais en référence au fais que les boomers pensent qu’ils n’y avais rien avant 1960. Ils sont pires que les créationnistes ces boomers.

      J’ai 39 ans et je suis un spécialiste en bébéboomerologie.

      -Simon Xavier

    • @gl000001, je pense pas mal comme vous dans votre première réplique.
      Pendant que certains étudiants se dévouent pour la cause, d’autres suivent leurs cours et ne perdront pas leur session…
      Mais quand on est en sciences sociales ou en philo (pas mal les seuls à se présenter aux assemblées), peut-on dire que c’est représentatif de la masse étudiante? Non… Ils s’en foutent pas mal de perdre ou non leur session. Pour la plupart, ça leur prend 10 ans (et j’exagère à peine) avant d’obtenir leur diplôme… Alors, une session de plus ou de moins, y’a pas grand différence!

      Nicholas Ninousky

    • @basilic

      Les jeunes pourraient bien vous répondre qu’on va leur refiler la facture des retraites des générations qui précèdent et ils n’auront pas tort, alors votre indignation est bien mal placée.

      C’est une roue qui tourne: nous payons pour les étudiants et ils vont payer pour nous. On appelle ça vivre en société, un concept très étrange, je sais…

      Stéphane Thibodeau

    • Le seul fait qu’on doive expliquer la différence entre en vote oui ou non et un vote à choix multiples en dit long sur le peu de rigueur qui caractérise ce débat. Dans la rue comme dans les pages de La Presse.

      Ce soir, les manifestants sont invités à porter des masques pour un “carnaval sombre”. Comme les divers exécutifs savent très bien que masque = vandalisme, c’est un thème on ne peut plus complaisant et irresponsable.

      Tout ça pour 170 $ de plus par année qui seront remboursés sans histoire dans quelques années par de sages citoyens qui n’uuront plus que les photos qui refusent de jaunir de leur folle jeunesse si militante.

      M. P.A. Paquin

    • Bonjour M. Pratte, bonjour aux commentateurs

      Mon petit grain de sel. Au risque de me répéter et de passer pour un radoteur, je réitère mes remarques au sujet de la représentativité des 3 groupes de boycotteurs.

      Non seulement la majorité des étudiants universitaires suivent leurs cours, ce qui est un désaveux implicite et éloquent des revendications et des actions des “3 stooges” mais ceux que ces derniers sont supposés représenter ne votent ni avec un quorum prédéterminé ni à bulletin secret. Leur représentativité et leur légitimité est nulle.

      Ça suffit. Il n’y a pas à négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit. Les inscrits à l’université qui n”ont pas suivis leurs cours et passé leurs examens devront recevoir une mention d’«échec» et payer cette session quand même.

      Mon fils, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, a suivi ses cours à l’U.L., a passé ses examens sans difficultés, résultat de son travail acharné et tenace: la session est terminée.

      Il s’apprête à reprendre son travail à temps plein jusqu’à la prochaine session alors qu’il n’y travaillait qu’à temps partiel durant la session.

      Il en va de même pour ses amis et collègues: les 75% de vrais étudiants universitaires. Toute décision concernant la suite des choses devra tenir compte de ces gens-là et du respect qui leur est dû…


      Claude LaFrenière

    • @nadagami – 30 avril 2012 – 17h59
      Ca vous ferait le plus grand bien de lire l’éditorial de M. Dubuc intitulé ‘Petit rappel sur la démocratie’. D’ailleurs, il n’y a pas seulement à vous que cela va faire du bien, mais à tous les étudiants en grève ou plus précisément, en ‘boycott’ de leurs cours.

      … Imaginons la situation suivante : dans les mois à venir et parce qu’au Québec on paie moins cher l’électricité qu’ailleurs au Canada le gouvernement du Québec décrète une hausse de 75% qui s’étalera sur cinq ans de notre facture d’électricité. Vous répondez quoi à cela? …

      Votre connaissance de la politique, et de la démocratie, laisse à désirer. Un gouvernement qui ferait une telle chose se ferait crucifier à la prochaine élection et Dieu sait que les politiciens rendus au pouvoir veulent y rester. Dans ce cas, un parti politique mettrait cette hausse dans sa plate-forme électorale et les citoyens seraient donc conscients de cet enjeu à l’élection.

      Pour terminer, la décision de la hausse de frais de scolarité ne s’est pas faite sur un coup de tête comme plusieurs semblent le croire. Tout a été fait dans les règles (voir texte de M. Dubuc). Nous sommes dans une démocratie, ce que ne semble pas comprendre plusieurs, et le gouvernement ne pourra pas toujours prendre des décisions populaires. Les citoyens ont toutefois un exutoire puissant, le droit de vote à la prochaine élection. S’ils ne sont pas content du travail du gouvernement, ils peuvent voter pour un autre parti. Notre système démocratique est loin d’être parfait, mais de nombreux pays rêvent d’en avoir un semblable. Certains vont comprendre cela un jour ou l’autre.

      André St-Gelais.

    • En laissant gelés les frais de scolarité de l’École nationale de Théâtre pour permettre aux petits drôles de Pauline Bonemine de mieux performer en claquette serait peut-être envisageable, et cela étant, l’accessibilité aux études post-secondaires resterait toujours aussi bloquée qu’auparavant en ne considérant que Star Adademy pour résoudre le pôblème, c’est plus-que-probable et nonobstant les nonobstinistes ou les nonobstinés à cet égard.

      Alors le fait de moduler ces frais selon l’accessibilité au marché du travail ou les disponibilités à venir de telle ou telle Fac par rapport à d’autres mieux nanties resterait toujours à considérer en présentant une augmentation de 5 sous par jour pour les cracheurs de feu, 10 sous par jour pour
      les humoristes, 15 sous pour les recherchistes, 25 sous pour les philosophistes, 50 sous pour le pauvre monde et finalement un plein pari$ot pour les grosses Fac super payantes des arracheurs de dents ou des plasticiens politiques de la langue.

      Mais tout cela résoudrait-il le problème pour autant d’admettre 2 fois plus d’étudiants en Droit que nécessaire pour phynancer les Universités si d’autres avenues telles que les télé-académies du Haut-Savoir ne sont pas considérées sous très peu? Ce qui laisserait bien sûr une héneaurme marge de manoeuvre tant aux profs qu’à leurs phyances restées gelées par la bande à leur tour bien évidemment. Mais encore?

      Y. ROY, Mtl

    • Gouvernement arrogant, et enfants rois, ca va etre une longue greve minoritaire.

      Dommage, car on passe a cote d’une belle occasion de faire un “ajustement” de ce que l’on veut de notre systeme scolaire, et ou on veut qu’il soit dans 10, 15 ou 20 ans …

      L’acces a l’education certe, mais quand on sait qu’un iPad et un iPhone coutent autant qu’une annee Universitaire, que les etudiants depensent plus en “boisson” -comme dirait l’autre avec son oeil de- qu’ils depensent en frais de scolarite, alors il y a place a une certaine hausse pour aider ceux qui sont deja surtaxee.

      D’augmenter les frais de scolarite aveuglement sans aucune remise en question du systeme actuel, ou de prendre compte des recommendations est une insulte aux etudiants, et au travailleurs. Quel arrogance, quel manque de profondeur … en fait, quel manque de vision.

      En ce moment, vue de loin (je suis a Hong-Kong) et avec des amis francais, anglais, australien, etc qui voient aux nouvelles ce qui se passe, et bien les deux sont perdant. Des enfants gates qui font la greve juste pour faire la greve et s’affirmer sans rien apporter de positif, et un gouvernement arrogant sans profondeur qui n’a absolument rien apporte depuis le conflit.

      Deux partis perdant, pourtant une si belle opportunite d’ameliorer un systeme qui fait deja l’envie de bien des pays … D. Cormier

    • ce que je retiens surtout, c’est que c’est une guerre de libellé. Juste l’utilisation du 0,50 par jour est de la fausse représentation et ses auteurs devraient être poursuivis en justice. 7 X 0,50 donne 3,50. C’est le vrai coût à échéance, dans le meilleur des mondes et pour peu d’étudiant. Pour la majorité, ceux qui perdent le crédit pour financer les prêts et bourse, cela dépasse les 6$ par jour.

      M Duquette qui fait partie des 80% de francophone qui n’ont pas voté libéral (allo la démocratie)

    • l’article d’André Pratte sur le mouvement contre la hausse tres elevée des frais de scolarité est insultant pour les familles qui supportent la philosophie d’une hausee modérée.
      Non, ce ne sont pas que des étudiants qui s’insurge des propositions completements ridicules du gouvernement. C’est tres mesquin d’essayé de nous ignorer nous les parents et les familles.

      André Kaen
      Ingénieur, MBA, Consultant.

    • M.Pratte,
      Vous terminez votre «spin» en écrivant : « …Si c’est ainsi qu’on envisage la démocratie aujourd’hui, les coffres de l’État québécois se videront rapidement.»
      Votre pote Charest a «démocratiquement» été élu, et votre pote Charest a «démocratiquement» vidé les coffres des Québécois pour «graisser» sa machine et engraisser ses tizamis !
      Il a fait grimper le déficit de 110 milliards à 220 milliards en dilapidant les fonds publics et, comble de la «démocratie», il a l’outrecuidance de culpabiliser les Québécois qui se font vider les poches pour entretenir les Limousines des amis du parti…
      Je présume que vous allez accuser de «partisannerie journalistique» les émissions Enquête de R-C qui dévoilent sur la place publique, depuis 2-3 ans, les liens entre la Mafia et le PLQ ainsi que le gaspillage éhonté de CENTAINES de millions des fonds publics ?
      C’est désolant de voir votre «démocratie» à géométrie variable «démoniser» un jeune homme courageux qui dénonce les turpitudes d’un «conservateur» de la colline Ottawasienne qui, succombant au chant de$ $irène$, s’est «tran$formé» en «libéral» pour venir contaminer l’Assemblée Nationale…pour la «modique» somme «démocratique»(sic) de 75,000.$ par an déposée en catimini (re-sic) dans son compte bancaire.. !
      N’en jetez plus, votre cynisme «démocratique» a rempli ma cour !
      Robert Alarie

    • On apprenait en fin de journée que deux des associations étudiantes préparaient une contre-offre. Voilà une nouvelle qui s’annonçait excellente.
      Malheureusement, ils ont ajouté qu’ils resteraient sur leurs positions sur le gel et proposeraient des moyens de le financer.
      Quel dommage. Je pense que s’ils avaient simplement proposé 5% par an, ils auraient rallié quantité de gens.
      On est obligé de donner raison à beaucoup de gens; ils ne veulent tout simplement pas négocier. Rien n’empêche de faire le ménage dans les dépenses, mais ils doivent faire un bout de chemin.

      R. Nault

    • Bonjour M. Pratte,
      sauf votre respect, je voudrais seulement signaler qu’il y a quelques établissements où la grève a été reconduite à plus de 60%. On dit que les absents ont tort, c’est bien vrai.

      Vous aimez bien agiter haut et fort ce fanion du 35% des étudiants qui sont en grève, mais vous vous gardez bien de dire que 50% de la population est solidaire à la cause des étudiants.
      Mais je me dois de dire que c’est TOTALEMENT FAUX d’affirmer que ceux qui n’ont pas voté son contre la grève.

      Trouvez-vous normal que les recteurs aient reçu 25% d’augmentation entre 2005 et 2009? Par hasard, sous un règne majoritaire de vos chers libéraux. Si vous dites que l’augmentation des frais de scolarité sert à améliorer la qualité de l’enseignement, il serait bien que vous me disiez quelle a été l’augmentation moyenne des salaires des professeurs entre 2005 et 2009, question de voir si la proportion est respectée.
      Et cette fameuse commission d’examen des dépenses des universités, elle existe déjà. Cependant, on a fermé les yeux depuis quelques années sur ce qui se passe. Et ce peu importe le gouvernement en place. Je ne comprend pas comment un projet aussi mal ficelé que celui de l’Îlot Voyageur ait pu voir le jour. Je ne comprends pas non plus comment des dépenses de recteurs peuvent être assimilés à celles des présidents d’entreprises privés alors que c’est un service PUBLIC.

      Ce qui est vraiment regrettable, c’est que le gouvernement ait attendu tout ce temps avant de proposer une offre. Ça démontre à quel point ce gouvernement est entêté.
      Il a mis combien de temps à se plier à une commission d’enquête sur la construction? Combien de temps a-t’il mis avant de reculer sur la question de l’exploitation des gaz de schiste? Comment se fait-il que ce gouvernement aie laissé échapper 40 milliards de dollars en 2008 alors que tout le monde lui disait que c’était très risqué? En ce moment, le gouvernement profite du fait que les grandes banques nous ont en passé toute une en 2008 pour presser encore plus le citron de la classe moyenne pour renflouer la caisse…

      Un autre dossier mal géré point final.

      Alexandre Lacombe
      Montréal

    • “… il faut que le gouvernement comprenne que, s’il veut arrêter la grève étudiante, il devra toucher à l’augmentation des droits de scolarité, parce que c’est là que le bât blesse”

      Citation de Léo BB, 20 ans…

      Ce qu’il faut les étudiants en boycott comprennent, c’est que le gouvernement ne peut pas reculer.

      Si on est pas d’accord avec le gouvernement, on manifeste, on bloque la circulation, on lance des pierres aux policiers, on saccage des institutions publiques et des banques, et abracadabra, le gouvernement recule? C’est ça la démocratie? Etes-vous malades? On ne peut pas céder à ce genre de débordements. De quelle couleur était le carré rouge porté par ceux qui lançaient des pavés aux policiers encore?

      Et voilà que 2 des 3 leaders de la minorité boycotteuse disent qu’il y a du bon dans la proposition du gouvernement ce qui était une insulte il y a quelques jours. De ce qu’on peut comprendre, ce sera: “OK, plus de bourses, c’est super, remboursement selon le revenu, ça aussi, c’est pas mal cool, mais non, on donne rien en échange. Le gel, on ne recule pas là-dessus. Donnez-nous plus, n’augmentez rien. Ça c’est une offre que les étudiants peuvent accepter!”

      Ces deux là accusent le gouvernement de négocier de mauvaise foi? Si le ridicule tuait, le mouvement des boycotteux n’aurait plus de porte-parole.

      Est-ce qu’on pourrait passer à autre chose? On en a soupé de la crise d’adolescence tardive des boycotteux. Un décret de la ministre: session terminée, les relevés de note avec échec pour les braves grévistes. On se revoit au mois d’août pour la réinscription, priorité aux élèves responsables qui n’ont pas boycotté et à la nouvelle cohorte.

      Une loi spéciale si on ne comprend toujours pas? Il sera temps d’y penser. Il y a des employés de l’État qui y ont goûté par le passé, et ils sont pas mal plus important pour la société en général que des étudiants en sciences molles (humaines).

      Il semble en effet que d’assister aux cours, ce n’est pas important pour les boycotteux, et que perdre de l’argent (session gaspillée, pas de travail d’été pour certains) ça n’a pas d’impact non plus. Alors peut-être que la possibilité d’avoir un casier judiciaire, ça pourrait calmer le pompon de bien des gens.

      J Côté

    • Le gouvernement Charest restera légitime jusqu’à son remplacement lors d’une élection. Ce gouvernement a décidé de hausser les frais de scolarité il y a plus d’un et les autres partis ont accepté ce budget. Ils sont maintenant plutôt mal placés pour renier leur accord…
      Je suis extrêmement mal à l’aise quand je lis l’admiration que les gens (dont Jocelyne Robert – les colombes, un brelon d’as…) portent aux trois porte-paroles, les louangeant pour leur discours articulé, leur calme, leur maturité, etc. Leur discours paraît articulé simplement parce que ça fait plus de deux mois qu’ils le répètent plusieurs fois par jour, leur calme et leur maturité ne sont pas plus grands que ceux de Madame Beauchamp ou de Monsieur Charest, qui n’ont, ni l’un ni l’autre, insulté ou dénigré de quelque façon les étudiants, contrairement à tout ce qu’on lit et entend de la part des étudiants face à ce gouvernement et à ceux qui sont pour que ce dernier ne plie pas.
      Je continue de penser que le gel ou la gratuité ne ferait que favoriser encore et toujours les mieux nantis. Si vraiment ces jeunes avaient eu à coeur, comme ils le scandent sur tous les toits, la pleine accessibilité aux études supérieures, ils auraient analysé et présenté l’offre de vendredi dernier aux membres de leurs associations, pas juste aux délégués, afin que tous puissent se prononcer. C’est ça la vraie démocratie… Et n’en déplaise à Martine Desjardins, les votes à main levée dans les assemblées du parti libéral ne sont pas du tout du même type qu’un vote de grève, elle devrait se renseigner ailleurs qu’auprès de ses conseillers syndicalistes.
      Adultes de tous âges, allez donc écouter les discours de GND sur youtube, vous verrez bien qu’aucune négociation n’était et ne sera jamais possible avec la CLASSE.
      Je dis au gouvernement de ne pas céder devant cette minorité qui n’hésite pas à défier les injonctions pour empêcher les étudiants qui le souhaitent d’assister à leurs cours.
      En passant, je suis d’accord avec le fait que ceux qui ont voté contre la grève ne sont pas nécessairement en faveur de la hausse des frais de scolarité. Personne n’a envie de subir une hausse, quelle qu’elle soit! Mais, en dehors de ceux qui veulent que ce soit toujours les autres qui paient, tout le monde sait que rien n’est gratuit, même l’éducation!
      S. Bergeron

    • On peut faire dire au chiffre ce que l’on veut et M. Pratte en abuse.

      Que 35% des étudiants soient en grève ne veut pas dire que seulement 35% des étudiants souhaitent la grève.

      Qu’en est-il de ceux qui ont voté pour la grève dont leur association a voté contre? Et vice versa: Qu’en est-il de ceux qui ont voté contre la grève dont leur association a voté pour?

      Et qu’en est-il des associations qui se sont prononcés contre la hausse, mais qui ne sont pas en grève?

      Au final, il est impossible de savoir si c’est une majorité d’étudiant ou une minorité qui font la grève (au sens de participer au manif et militer peu importe s’ils ont cours ou pas).

      Mais M. Pratte, en toute connaissance de son ignorance sur ce point, continue à répéter que les grévistes sont minoritaires. Continue de répéter un hypothétique mensonge simplement pour salir le mouvement étudiant et recevoir des tapes dans le dos de son maître.

      K. Charron, Mtl.

    • Le gouvernement a raison. Les grévistes ont torts et sont les seuls perdants de cette futilité. Les coûts augmentent pour tout le monde, y compris les étudiants.

      Les études universitaires sont un privilège et n’ont pas un droit. Lorsqu’ils auront leur diplôme, ils seront les privilégiés de la société.

      Alors, ils n’ont qu’à retourner aux études ou à aller travailler sans diplôme.

      Nelson Guillemette

    • J’allais dans votre direction M. Pratte. En lisant votre texte, j’y adhère complètement. Les étudiants en classe, je pense qu’ils sont justes dans leur décision.

      Robert Perron

    • Au début, j’étais un partisan de la hausse. Vraiment. Plus le conflit avançait, plus l’attitude du gouvernement Charest me déplaisait. Maintenant, j’appuis les étudiants grévistes. Je ne suis toujours pas pour la gratuité et je pense que les frais doivent augmenter régulièrement, mais l’arrogance de Charest, l’immaturité de Beauchamp et les imbécilités de Dutil sur la CLASSE m’écoeurent. Royalement.

      Je trouve aussi déplorable que l’éditorialiste en chef d’un grand quotidien confonde son rôle avec celui de porte-parole du gouvernement.

      Simon Chartrand

    • Franchement M. Pratte, quand vous “boquez”, vous “boquez” pas à peu près!

      Avouez donc honnêtement et directement, une fois pour toutes, que vous désapprouvez profondément le mouvement de grève étudiant… que vous haïssez ce mouvement… que vous le méprisez… que vous vous acharnez contre la grève des étudiants et là, je respecterai votre opinion. Parce que vous y avez droit, étant en démocratie.

      Cessez donc de trouvez des “arguments” tout aussi boîteux les uns que les autres pour nous convaincre que vous avez raison et que ceux qui appuient ont tort. De tous vos billets sur le sujet, celui-ci est vraiment celui qui suinte le plus de votre mauvaise foi!

      Arrêtez de faire croire que vous êtes impartial et neutre: personne ne vous croit!

      Suzie Ouellet

    • Vous avez parfaitement raison monsieur Pratte

      En passant, au dessus de 60% des étudiants suivent leurs cours et vont passer leurs examens et finir leur année scolaire vers le 10 Mai. Monsieur Charest n’a qu’à attendre et envoyer promener le reste (les 35%). Pour ce qui est des manifestations, je vous fait une prédiction: Lorsque l’été va arriver, le tout va s’estomper?

      À titre d’exemples: Dans la région du Saguenay-Lac St-Jean dans tous les Cégep, les cours ne se sont jamais arrêté excepté St-Félicien qui vient de voter pour un retour en classe. Dans la région de Québec, tous les cégep ont donné leurs cours sans arrêt.

      Je l’ai écrit souvent sur les blogues: Le gouvernement Libéral de Monsieur Charest a été démocratiquement élu et a tous les droits d’augmenter les frais de scolarité. Si les étudiants ne reconnaissent pas ce fait…Ça commence à faire dur dans cette province et il y a certains cours qui devraient être suivis et qui ne l’ont pas été!

      Gilles Tremblay

      P.S: Votre blogue est noyauté par un paquet de nouveaux noms…vous trouvez pas.

    • @Denis_Blouin

      “Est-il nécessaire de vous rappeler qu’il a fallut deux ans à ce gouvernement pour céder à ceux (dont vous étiez) qui réclamaient une commission d’enquête sur la construction?” … Vous parlez de André Pratte ??? Qui réclamait une commission d’enquête ????

      J’ai failli m’étouffer …

      Non.

      Pas du tout. Il ne réclamait pas une commission. Il appuyait les louvoiements et justifiait les mauvais paris de Charest qui devait revenir sur ses pas à chaque jour (ca va nuire aux enquêtes, pas de pouvoir de contrainte, à huis clos, … ahhh, que de bons souvenirs).

      Grosso modo, le même pattern qu’aujourd’hui …

      André Pratte fait du lip sync. Pas du journalisme.

      A. Dourbel

    • On complique probablement le problème.

      Que les étudiants qui veulent retourner aux études communiquent entre eux sur les médias sociaux et se présentent aux réunions et votent pour le retour en classe.

      A l’époque durant laquelle j’étais étudiant, il y a eu une grève qui s’éternisait au CEGEP St-Laurent et pratiquement tout le CEGEP s’est présenté à une réunion et en majorité a voté pour le retour en classe. Les dirigeants de l’Association Étudiante ont essayé de faire durer le débat selon leur habitude pour que les gens se fatiguent et retournent chez eux mais ça n’a pas fonctionné.

      Aux étudiants qui veulent retourner en classe, si vous êtes la majorité, organisez vous, allez aux réunions et votez pour le retour en classe. Personne ne le feras à votre place. Et le temps consacré à cette tâche sera plus payant que de travailler ou de “vegger”.

      Le gouvernement a fait des offres raisonnables en retard mais il n’ira pas plus loin et c’est ce que pense la majorité de la population.

      Daniel Legault

    • Le gel des frais de scolarité: “c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude. »- Tocqueville

      simon picotte

    • Avec les 2 CEGEPS qui sont retournés aux études hier, ça doit être plutôt 31 % vs 42 % maintenant!

      Petit rappel de démocratie élémentaire à la minorité étudiante déconnectée du réel: j’ai nommé les “leaders” des associations étudiantes et la majorité des boycotteurs de cours.

      1) Une association étudiante a le pouvoir d’administrer son budget et d’organiser certaines activités reliées à ce budget.

      2) Elle n’a pas le pouvoir d’empêcher un étudiant d’assister à ses cours. Ni d’ailleurs de lui imposer un code vestimentaire, une grève de la faim ou le boycott de quoi que ce soit, peu importe qu’il y ait eu vote majoritaire ou non en assemblée générale sur ces sujets.

      3) Les votes majoritaires ne sont applicables qu’aux activités contrôlées par l’association a du pouvoir. L’horaire des examens, des cours, le blocage d’entrées de collège, le boycott de cours, etc. ne font pas partie de ces activités.

      Les leaders des associations étudiantes ont donc commis quotidiennement des gestes illégaux, ou incité quotidiennement à en commettre. Etant donné ces faits, il est clair que les journalistes qui leur attachent de l’importance sont motivés avant tout par un militantisme de mauvais aloi.

      Olivier Bamville

    • On dirait bien qu’il y a beaucoup d’étudiants ou de parents d’étudiants sur votre blogue aujourd’hui car les mêmes cassettes circulent.
      Jean Bourgeois

    • Je suis d’accord à payer 50¢ par jour si les tarifs d’électricité devraient être revus à la hausse même si je paie et paierai toujours 100% de ma facture d’électricité. Hors, je ne suis pas d’accord à payer 1¢ de plus par jour pour permettre à ces boycotteurs minoritaires qui ne paient que 12% de leurs factures et qui refusent toujours de la voir passer à 17%. Pour moi, le débat doit s’arrêter là. Que ces enfants gâtés paient surtout avec les conditions offertes par le gouvernement de rembourser la hausse pour les plus démunis en compensant par les bourses. Je parie que la semaine prochaine ils devront encore se résoudre à pratiquer leur sport favori soit la marche. Jean Bourgeois

    • Le débat de fond reste l’accessibilité aux études supérieures. Or la mobilisation autour de slogans faciles et les discours en langue de bois (Nadeau Dubois est le champion de ce sabir néo-gauchiste) n’ont convaincu que ceux qui veulent croire, mais la majorité des citoyens n’a pas été convertie. Celle-ci demeure de l’avis que la hausse proposée des frais de scolarité est acceptable et qu’avec les aménagements proposés par le gouvernement, la dite grève n’a vraiment pas de raison d’être.
      Les moyens utilisés pour engager puis poursuivre la bataille en dépit du bon sens reflètent une vision politique qui ne mérite ni médiation, ni compromis social. On ne négocie pas avec la rue, à moins de vouloir affronter tour à tour l’ensemble des associations corporatistes québécoises, enfin toutes celles susceptibles d’enrayer l’économie. Elles sont nombreuses, partant des enseignants (ils sont déjà tentés d’embarquer) jusqu’aux policiers et pourquoi pas, aux patrons de la construction. Dans ce contexte, la discussion sur les formes de mobilisation visant à freiner le travail de l’État par la capacité de nuisance d’un groupe particulier est nulle et non avenue. Celles-ci pourraient bien revêtir les plus beaux atours de la délibération démocratique, la forme de combat empruntée la discrédite. Le gouvernement actuel a été élu; il prend des décisions, point à la ligne. Deux partis, QS et le PQ proposent d’abolir la hausse des frais de scolarité. Les étudiants mécontents seraient en mesure de changer la donne d’ici quelques mois. Qu’ils se mobilisent derrière ces partis. Dans l’intervalle, qu’ils retournent aux études et cessent de nous emmerder avec les discours creux de la révolution en marche.

      Jacques Saint-Cyr

    • Le gouvernement s’est fait prendre à son propre jeu.

      L’enjeu de frais de scolarité n’est que la prémice de base. Ce qui dérange vraiment, c’est le fait qu’on demande a un groupe “faible” de contribuer davantage alors que les “forts” s’en mettent plein les poches. Y’a plus d’un citoyen qui en a assez, et pas besoin d’être gogochiste pour avoir ce sentiment.

      Fuyant ses responsabilités, cherchant à manoeuvrer par calculs d’opinion publique, par stratégies électoralistes et adoptant une attitude d’”adulte qui parle a des ti-q qui savent rien”, les libéraux ont échoué sur toute la ligne.

      Pire, ils ont semé dans la population du Québec une grogne qu’on n’aura pas vu depuis des décennies. Ils ont brassé la marmite de la révolte. Ils ont placé les policiers du SPVM dans une position intenable, tenus de controler la rage des uns, et se voyant ostracisés lorsque les médias rapportent leurs actions qui se résumait trop souvent a 4 gros matamores écrasant une fille ou un étudiant a lunettes (ceux qui ne peuvent se tasser assez vite) . Charest et cie ont sous-estimé le trop plein du public, ce qui risque de se métamorphoser en réel soulèvement.

      Irresponsable. Honteux. Trouillard.

      Même les éditoriaux d’André Pratte, petit perroquet des pirates qui volent le peuple sans ambages, n’y changeront rien. Les gens en ont assez.

      Pas gogochiste une miette. Mais bien tanné oui.

      Napoléon N Lajoie

    • @Chicoutimienne 22:36

      Et à part votre tentative d’intimidation envers monsieur Pratte, avez-vous des arguments plus concrets à nous fournir pour illustrer vos propos?

      Quand vous écrivez que monsieur Pratte a des arguments tout aussi boiteux les uns que les autres, que voullez-vous dire exactement? Avez-vous des exemples et des faits concrets à nous présenter?

      Et s’il-vous-plaît madame, quand vous terminez en écrivant que personne ne croit monsieur Pratte, vous présumez beaucoup de votre personne, ne trouvez-vous pas? En tout cas, vous ne parlez certainement pas en mon nom.

      Merci de votre attention.

      Jeffrey Lafrenière

    • @pager et André Pratte

      “Charest a été démocratiquement élu et a tous les droits d’augmenter les frais de scolarité”

      Alors a quoi sert le parlement? Vos propos sont completement anti-démocratique.
      De meme, ce gouvernement n’a plus la faveur populaire, qu’il aille donc le courage de remettre le pouvoir. La aussi il est totalement anti-démoctratique.
      J’ai été tellement dégouté quand j’ai lu l’article d’André Pratte que j’ai exprmimé ma facon de penser alors que normalement je m’exprime rarement sur de tels blogues.
      Peut etre ne suis je pas le seul car d’autre “nouveaux noms s’expriment ici.

      André Kaen

    • Quelle est la plus grande proportion des étudiants en boycott? Ceux de la classe SYNDICALE et allez sur leur site pour voir qui sont les membres? Oui exactement là ou `ca a brassé le plus, ou les gens se sont plaint d’intimidation, où les jugements n’ont pas étés respectés. ceux là ^¸eme qui quand il y a des invitations reculent, quand on les exclus jouent aux victimes, on refusé de condamner la violence spontanément comme tout organisme démocratique l’aurait fait parce que ça fait parti de la définition même alors qu’on comprend qu’il n’en est pas questions, ce sont des anarchistes… pas les membres, les organisateurs et un couple de brasseux. Alors que s’ils avaient été de bonne foi, n’aurait pas demander des négociation mais fait une contre-offre publique pour montrer pattes blanche sur leurs attentes. Mais ils ne peuvent le faire parce que depuis le début le conflit étudiant n’en est pas un ils ont été l’instrument par lequel les syndicats en entamé un bras de fer avec le gouvernement promu par RDI qui met les revendications de ses employés avant leur mandat de livrer grace a nos taxes l’information objective et professionnelle. POur ma part qu’ils mettent la clé dans la porte, ils ont perdu leur role fondamental. Je ne veux pas comme payeur de taxe financer l’instrument de propagande syndicaliste. Assez de gaspillage. A nos gouvernements de mettre sur leur site l’information complète sans interprétation ni censure des communiqués de presse. Et non pas d’agir comme cette semanine et de montrer l’anonce détaillé de la solution globale avant même l’arrivé des ministres au micro. Pas professionnels ils se sont empressé de mettre la table pour dénigrer l’offre ayant meme commencé l’entrevue avec les représentants des étudiants qui sont sensé représenter leur membre et ont dénigré l’offre avant meme den faire l’analyse. Pourqoi parce que le gouvernement ne plie pas, il a donner des solutions beaucoup plus efficace que ce qui est demandé pour attenidre les objectifs a la fois de la population et des étuidants en tenant compte des finances du gouvernement. Ils ne se sont pas caché pour démontrer leur objectif a cette conférence des élection mme marois veut des élections? Répète après moi Marois ce nest pas lopposition qui va décider du moment des élection on a duement donné un mandat et il répond a cette demande. Il a meme commencé le grand ménage du printemps québécois une maudite bonne affaire pour notre gouvernement et nos finances publiques. Fini de plier et de donner tout ce que demande les syndicats, meme sils passent par des péquisses pour l’avoir . Pas de médiation avec un groupe qui ne fait que foutre le bordel au nom des syndicats en bafouant nos lois. ILS SE SONT EXCLUS EUX-MÊME. Malheureusement même si officiellement ils représentent 70,000 et surement beaucoup moins dici mercredi. De ce nombre moins du tiers vont voté. Il y a eu assez de plainte pour qu’on comprenne qu’ils ne sont pas libre de sexprimer et qu’il est impossible malgré des demandes répétées davoir des votes électronique. Dailleurs on devrait exiger un referendum par le web sur le type de vote que les membres veulent. C’est sur que la très grande majorité des membres veuelent un vote électronique de chez-eux. Mais comme ce n’est pas démocratique mais syndicaliste la question ne sera pas soumis. Ils la considèrent meneçante. Leur site est très explicite. C’est l’anarchie, l’antagonisme qui les motivent… pas les membres mais la fraction qui mène et qui empêche les autres de faire valoir leur opinion. Donc sur 6000 étudiants a Lionel groulx un peu plus de 1000 ont voté la semaine derniere pour et 800 contre. Donc 15% veuelent des votes a mains levées pour faire durer les réunions 6 heures et empecher les gens de donner plus dexplication et passer les décisions sur le mode de fonctionnement quand la plupart sont déjà parti. C’est l’intimidation qui fini par impose au 85% les décisions.
      L.A.Ine

    • Preuve que le gouvernement ne sait pas compter:

      Beauchamp dit que “ça coûte 50 cents par jour”

      Tandis que le fiscaliste Luc Godbout dit: “L’étudiant fait un profit”.

      Qui dit vrai?

      André Lefebvre

    • @saila

      1 mai 2012
      09h42

      Vous avez écrit:

      “De meme, ce gouvernement n’a plus la faveur populaire, qu’il aille donc le courage de remettre le pouvoir”

      C’est quoi cette histoire qu’un gouvernement qui n’est pas populaire remette le pouvoir à un autre parti?

      Vous avez besoin d’un bon cours de DÉMOCRATIE 101 pour dire (Écrire) de pareilles âneries!

      Je vous fait une prédiction:

      Charest va être réélu …grâce au 35% des étudiants contestataires, principalement!

      Gilles Tremblay

    • C’est étrange qu’aucun Pro-Boycott ne réponde à l’analyse du fiscaliste Luc Godbout qui démontre, chiffres à l’appui, que la dernière proposition du gouvernment est bénéfique pour les familles moins nantis, et ce, jusqu’à un revenu familial de 65 000$ par rapport à la situation existante! N’était-ce pas pour assurer l’accessibilité pour les moins nantis que ce boycott a débuté?

      ÉTRANGE!

      Sylvain Rivard

    • Les étudiants présenteront une offre ce matin…

      Toujours drôle de voir des gens “étudiant” en sciences humaines faire des proposition financières!

      Évidemment, comme d’habitude, les journalistes issus des mêmes programmes n’y verront que du feu!

      P. Tremblay

    • @phil301
      C’est parce que l’économie est une science humaine …
      f.jean

    • Faux débat où La Presse et son équipe éditoriale, tout comme le gouvernement qu’elle appuie d’ailleurs, tente de contenir la discussion sur l’enjeu économique uniquement. Le réel enjeu est l’accessibilité aux études supérieures, au savoir, particulièrement pour la classe moyenne frappée de plein fouet par cette hausse des droits.

      L’université est mal gérée, on a doublé les budgets de recherche et rapetissé comme une peau de chagrin les budgets de l’enseignement pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec la dette de la province: 1- ce qui fait la renommée des université, c’est la recherche et la publication scientifique, d’où leur inclination à réclamer toujours plus d’argent pour augmenter le prestige de l’université sans que cela améliore nécessairement l’enseignement ; 2- Les budgets de recherche et développement des entreprises ont fondu et le gouvernement fédéral dans son dernier budget modifie la loi pour financer la recherche appliquée que les entreprises ne font plus. Ainsi, avec cette approche économique, on socialise les coûts de la R&D en la confiant aux universités vs aux entreprises privées et on privatise les profits produits par la recherche appliquée dans les universités grâce à des partenariats universités-entreprises qui ne garantissent plus aux universités l’indépendance qui les a toujours caractérisé. On voit apparaître les chaires XYZ inc. et on peut se questionner sur ce soudain grand intérêt des entreprises privées pour la R&D dans les universités et l’éthique qui y règne lorsqu’on voit les dérives des recteurs à tout bout de champ.

      Alors qu’il est connu qu’un équilibre doit exister entre la recherche appliquée et la recherche fondamentale qui ouvre de nouvelles possibilités pour la société toute entière, notre gouvernement fédéral concentre par sa politique les efforts des chercheurs sur la recherche appliquée qui elle, profite d’abord aux entreprises privées.

      Toute cette logique économique contribue à évacuer les autres dimensions des enjeux de société et il me semble que La Presse par son obsession économique nuit grandement au débat de société qui doit avoir lieu en regard d’autres dimensions telles le culturel (transmission du savoir) et le sociétal (mieux vivre ensemble). Sur la seule base économique, en serions-nous rendu à ne valoriser que les disciplines qui contribuent au développement économique au détriment des humanités qui osent nous remettre en question, nous aident à éviter les faux pas et nous permettent d’entrevoir des façons différentes d’aborder les problèmes auxquels nous sommes confrontés.

      Alors vous comprendrez que le pourcentage en faveur ou contre la grève des étudiants, c’est pour moi une parade pour nous éviter de discuter des vrais enjeux…

      Alain Michaud
      Pointe-aux-Trembles

    • CorrigéIl y a encore des vandales et des délinquants qui bloquent les entrées aux CEGEPS Maisonneuve, de Sherbrooke et Saint-Laurent,.

      Empêcher quelqu’un d’étudier, c’est du vandalisme pire que casser une vitre.

      Une société de droit et démocratique ne doit pas plier devant de tels rustres qui préfèrent intimider plutôt que vivre en société. J’ai honte d’être Québécois quand je vois cette racaille devant ces 3 CEGEPs. Qu’ils boycottent s’ils le veulent, mais qu’ils laissent les autres étudier.

      Quelle sera leur prochaine étape? Boycotter l’examen final? Boycotter tout cours où le professeur n’est pas complaisant? Boycotter tout cours où le professeur est exigeant? Déchirer toutes les affiches libérales aux prochaines élections sous prétexte que la vue de telles affiches “les mécontentent”?

      J’ai honte des journalistes qui mettent le micro devant la bouche d’abrutis immatures en train de désagréger notre tissu social. Exemple de propos diffusé par un journaliste télévisuel: “nous sommes mécontents. Si on ne nous écoute pas (NDLR: langue de bois pour “si on ne nous obéit pas”), il y aura du grabuge”. Un journaliste télévisuel qui se respecte enregistre la chose, mais ne la diffuse pas.

      Atteindre un niveau élevé de civilisation prend de nombreuses générations. Le perdre peut se faire en une seule.

      Olivier Bamville

    • @teamstef 10h39

      Ca prouve que l’objectif réel du PQ, des syndicats (CSN en premier) et de leur succursale étudiante, la CLASSE, n’est pas la question des droits de scolarité, mais de faire tomber le gouvernement Charest.

      Plus ca va et plus ca sent la tentative de Coup d’État.

      Heureusement, la majorité des étudiants et de la population ne sont pas dupes.

      Emile Rousseau

    • Avec la proposition du gouvernement, les pauvres (Bas salariés, monoparentales…etc) recevront la part du lion (bourses considérablement majorées et hausse à 45 000$ du salaire admissible)…Bref, toutes des mesures qui favorisent les moins riches.

      Pour les étudiants les plus riches (fils de médecins, d’ingénieurs, de pharmaciens…) où souvent les deux parents ont un salaire élevé, eux devront payer ces minuscules hausses. En plus ces étudiants ne reçoivent jamais de bourse et paient donc sur deux fronts.

      Je ne comprend pas pourquoi les associations étudiantes n’acceptent pas ces offres du gouvernement?

      Où plutôt, je comprend très bien que ces groupes d’étudiants (qui sont minoritaires) ne veulent pas régler…Ils veulent foutre le trouble le plus possible pour tenter d’instaurer un régime soi disant socialiste. Ils sont jeunes et personne ne leur a dit que ces systèmes qui ont été essayés dans plusieurs pays n’ont jamais fonctionné!

      Il faut que le Gouvernement mette ses culottes et utilise la police et une loi qui a des dents pour permettre à ceux qui le veulent de pouvoir suivre leurs cours!

      Gilles Tremblay

    • sceptique

      30 avril 2012
      20h23
      “ce que je retiens surtout, c’est que c’est une guerre de libellé. Juste l’utilisation du 0,50 par jour est de la fausse représentation et ses auteurs devraient être poursuivis en justice. 7 X 0,50 donne 3,50. C’est le vrai coût à échéance, dans le meilleur des mondes et pour peu d’étudiant. Pour la majorité, ceux qui perdent le crédit pour financer les prêts et bourse, cela dépasse les 6$ par jour.”

      Et cela fait sur un baccalauréat une différence de plus de $4500.00

      Pour se prévaloir du privilège d,etre parmi les 15% de diplômé qui paieront 45% des impôt tout en recevant 100% des service de l’état.

      On les aime tellement nos jeunes qui ont le désir de faire quelque chose de positif!

      Guy Dumais

    • M.Pratte

      Je suggère que La Presse fasse une couverture aussi extensive du financement des élections municpales (clés en main) et provinciale (enveloppe en poche), ensuite un petit blogue de l’édito sur la démocratie comparée entre les assemblée à main levée et les vote secret.

      Je félicite au passage M.Charest qui avec une maîtrise digne de mention parvient établir que 50 cennes par jour égale $1700.00 par an. Une grande rigueur intelectuelle.

      Par ailleurs je souhaite que vivement ce dossier se règle, le gouvernement légitime pourra alors hausser les trarifs du transport en commun de 75% en 5 ans ce qui provoquera la grogne momentanée d’un minorité méprisable.

      Ensuite il pourra hausser le tarifs des lotteries de 75% en 5 ans, dès que les joueurs compulsifs auront cesser de râler, on passera à la Société des alcools…

      Si les ivrognes sont trop nombreux et que la contestation devient trop forte, il en fera un enjeu électoral et tablera sur la justesse de faire payer aux biberons “leur juste part” pour se faire reconduire premier ministre par la belle société…

      Avec peut-être un peu d’aide des firmes de génie et les conseils de Sagard.

      NB. Vous comprendrez qu’il y a dans ce mot autant de second degré que de “stricto sensu”. Je souligne en particulier que l’utilisation du mot “biberon” est une caricature du mépris porté aux étudiants par ceux qui les dénigrent.

      NB2. Je suis un boomer, je le souligne pour les très subtil et mesuré Simon Xavier simx.

      Guy Dumais.

    • Les syndicats financent les grèves étudiantes… ont-ils l’appui de leurs membres pour le faire car ce sont eux qui leur accordent leur légitimité? Est-ce une répétition de 1982-1996 où ils ont sacrifié leurs membres à leur idéologie politique? S’ils veulent gouverner, qu’ils se fassent élire.
      Les professeurs appuient une revendication contre 65% de leurs clients. Est-ce que dans cette grève par PROCURATION, ils sont salariés pour manifester et pour blamer l’égocentrisme de ceux qui pensent autrement, quelle est leur contribution pour améliorer le sort des pauvres étudiants qui s’accordent plus de loisirs que la majorité de ceux qui paient plus de 80% de la facture… une remise de leur salaire payé à ne rien faire s’impose plutôt que d’ergoter sur le comment vider la poche des contribuabes qui gagnent beaucoup moins pour leur obtenir des conditions enviables.
      Les artistes… le 95$ que vous exigez pour vos performances de 2 heures, le contributeur moyen n’en a plus les moyens… plus ils s’associent à comment vider les poches des contribuabes, plus vous êtes condamnés aux subventions, jusqu’à ce que la caisse soit vide.
      Je ne parle pas de Pauline qui arbore le symbole de la violence pour augmenter son membership… “Enseignons la souveraineté des la maternelle” est un lessivage de cerveaux totalitaire digne de leur objectif et il est rendu à la récolte des bénéfices.
      Lise Moga

    • La FEUQ garde les yeux sur la balle et j’en suis bien content.

      Ils vont demander au gouvernement de faire ce qu’ils auraient dû faire par eux-même il y a un joualvert de bon bout de temps déjà :

      __________________________________________________________

      Faites le ménage dans les gestions (catastrophiques) des universités. On parlera de hausse (qui n’est pas exclue) après. Pas avant.

      __________________________________________________________

      On ne peut être contre cette demande parfaitement sensés et légitime et qui est une évidence. Jusqu’à présent, Line Beauchamp s’est bien gardé de spécifier qu’une commission parlementaire de contrôle des fonds publics par les universités existe déjà … et a proposé aux étudiants un comité de “surveillance” des gestions des universités. “Surveillance” … Et non pas “Faire le ménage”. Un autre jeu de mot loadé auquel seuls les convertis peuvent croire.

      La bonne foi est totalement disparue de ce débat.

      Aucune solution ne peut être trouvée sans cette bonne foi de part et d’autre.

      La seule façon de la ramener et de commencer par la première étape avant de facturer la classe moyenne : Faire le ménage.

      Je voudrais bien qu’un pro-hausse hardcore m’explique en quoi ce serait néfaste de faire un peu de ménage après des années de scandals à coup de millions dans les journaux avant de parler de hausser les frais d’admission.

      A. Dourbel

    • Rien de nouveau sous le soleil. LE GEL. ILs agissent de manière anti-démocratique, ne représentent pas leur étudiants puisque les membres nont pas encore tous voté, sur l’offre globale généreuse qui rencontre les besoin des étudiants, des universités et les moyens des payeurs de taxe. Toujours campé dans leur position, ils refusent comme le fond les syndicats d’accepter de ne pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Leur rôle n’est pas de gérer les finances publiques, ils font comme les syndicats dans les entreprises, de l’INGÉRANCE. Chacun son rôle. Il faut respecter les responsabilitées et les compétences de chacun. On est sensible aux besoins des étudiants mais quand ils empechent les étudiants d’étudier parce qu’ils veuelent faire plier le gouvernement en s’ingérant a s’entêter a vouloir choisir la façon de gérer. L’endettement ne viendra pas de la hausse des droits de scolarité mais des frais pour se loger, se nourir etc. Aucun gouvernement sur la planète a ce que je sache ne paie les logements des étudiants s’ils le font c,est certainement en contrepartie. Alors demander des programmes coop si vous voulez travailler a meiller salaire durant vos études. Mais cessez ce power trip d,aller en conférence pour faire des contre-offre alors que vos membres nont pas eu la chance de voter sur l’offre du gouvernement. Quand vous prenez la aprole cest supposé être pour représenter les étudiants. Ça nest pas ce que vous faites. Vous manipulez les étudiants et prenez des initiatives qui peuvent leur nuire. J’espère que le gouvernement ne retirera pas son offre prenant acte que vous l,ayez refusé, car les étudiant NONT pas été CONSULTÉ. Le droit de manifester ne donne pas le droit d’empecher les étudiants de suivre leur cours. C’est en prison que vous allez finir par vous retrouver.A.L.Ine

    • @tous les disciples de Don Charest : pourquoi ai-je l’impression que la TRÈS GRANDE MAJORITÉ des intervenants qui sont contre les étudiants en grève sont des affidés libéraux fédéralistes ?
      Pourquoi ce même troupeau est-il silencieux , tous blogues confondus, quand on aborde des thèmes de corruption et de conflits d’intérêt impliquant Don Charest ?
      Ah ces brebis libérales : le parti d’abord, les intérêts des Québécois «suivront» (sic) !
      Robert Alarie

    • @lagentefeminine

      … Effectivement, rien de nouveau sous le soleil … Il y a encore un très fort pourcentage des gens qui sont convaincus que les frais sont gelés depuis les années 60.

      Pourtant … Ils ont explosés depuis une vingtaine d’année.

      Lirez-vous ceci ?

      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201204/04/01-4512272-la-belle-vie.php

      J’en doute. Le mythe du fainéant gâté qui claque du fric est trop confortable …

      Je ne vous blâme pas. Le gouvernement a travaillé très fort pour que vous ayez cette opinion.

      A. Dourbel

    • @jeff50:

      Comme d’autres commentateurs m’ont déjà devancé dans la majorité de mes arguments, j’ai jugé inutile de faire des répétitions. Vous devriez peut-être lire les commentaires au complet au lieu de sauter sur le mien pour comprendre ce dont je parle!!!!!

      De plus, comme il y a déjà bien assez de commentateurs qui semblent atteints de “diarrhées épistolaires” répétitives et qui n’ajoutent rien de nouveau dans le débat, j’ai préféré ne pas les imiter.

      Quant à votre cher monsieur Pratte, je crois qu’il est assez solide pour se défendre sans votre aide. J’ai exprimé mon opinion sur sa façon de traiter sa série de billets sur le mouvement de grève des étudiants. Je n’ai pas constaté, pas même une seule, fois que M. Pratte était capable de changer de “lunettes”, ou du moins, prendre un certain recul pour analyser la situation.

      Et vous, mon cher monsieur Lafrenière, plutôt que de nous faire part de votre opinion sur mon commentaire, pourquoi ne partagez pas avec nous tous ce que vous pensez du billet de M. Pratte, votre protégé ?????

      Signé: Suzie Ouellet, une personne qui demande un peu de neutralité et d’objectivité dans cette affaire.

    • Monsieur Pratte;

      Il est primordial que le gouvernement vote un projet de loi (Il est majoritaire) avec des dents ayant comme but:

      1) Forcer les directions (Cégep et universités) à ouvrir les cours et laisser passer librement les étudiants sous peine de sanctions graves. Par contre leur donner les moyens (Utilisation de la Police)

      2) Forcer les directions à obliger les professeurs de donner leurs cours aux étudiants présents sous peine de lourdes peines (coupures de salaire, amendes salées, congédiements…prison s’il le faut)

      3) Annuler la session de ceux qui refuseront d’obtempérer.

      Ces directeurs utilisent constamment la carte de la sacro-sainte SÉCURITÉ pour ne pas agir!

      Suggestion: Lancer vous même une discussion sur ce sujet?

      Gilles Tremblay

    • @snooze

      1 mai 2012
      16h45

      Coudon!

      Ça ne vous arrive pas de comparer dans la vie…Comme par exemple comparer les prix de chez Maxi avec ceux de Métro?

      Faites donc la même chose avec les frais de scolarité dans les autres provinces Canadiennes!

      Gilles Tremblay

    • @pager

      Faites attention de ne pas me peindre en noir ou en blanc ou de croire que j’ai des opinions en noir ou en blanc.

      Ce n’est pas le cas.

      (ps: et c’est précisément le problème dans le conflit étudiant : tout noir vs tout blanc)

      (ps2: ayez une ouverture aux teintes de gris, la solution est quelque part la dedans)

      Mon opinion que je souhaite nuancée est celle-ci :

      Une hausse des frais est inévitable mais devra être précédée d’un bon ménage dans les gestions des universités. Cette hausse sera chiffrée après.

      Une volonté politique de réduire les dépenses inutiles (en dizaines de millions) avant de hausser les frais profitera à tout le monde. Que vous soyez pour ou contre la hausse. Personne ne perd sauf les profiteurs et les doigts croches.

      Comparer les prix et “charger le même prix qu’ailleurs” sans réfléchir intelligemment ? Sans essayer de comprendre les mécanismes qui expliquent ces hausses en éducation post secondaire en amérique du nord et leurs conséquences sociales ? Sans constater les différences entre une province presque sans impôts (Alberta) et une province qui prend le quart des revenus annuels plus la TVQ ? Sans soupeser les résultats de cette logique observables aux USA ?

      A. Dourbel

    • Voyez comment nos jeunes ne savent pas négocier mais savent exiger. Parents faites un petit examen de conscience et pensez comment vous avez habitués vos enfants a négocier vos décisions. Vous réaliserez que dans beaucoup de situations vous avez cédés devant les demandes de vos jeunes sans discuter. Vous voyez ce que ça génère maintenant avec la négociation que l’on vit maintenant. Vous n’avez pas fini de souffrir dans votre vie de travailleurs les jeunes lorsque vous ne serez pas d’accord avec vos patrons et que vous n’aurez pas le choix tu accepte ou tu quitte.
      n.y.grenier

    • @snooze

      2 mai 2012
      11h09

      Vous prenez l’exemple de l’Alberta. Essayez donc de juste comparer avec la moyenne Canadienne. En passant si le Québec a de si lourds impôts et taxes comparativement, entre autre avec l’Alberta, c’est justement parce que les Québécois s’offrent des programmes sociaux trop couteux et en plus, refusent de payer le juste prix pour les services qu’ils obtiennent (ex: Frais de scolarité, électricité…)

      Et surtout ne m’arrivez pas avec l’histoire usée telle: “Le Québec a fait un choix collectif”

      Gilles Tremblay

    • @pager

      “c’est justement parce que les Québécois s’offrent des programmes sociaux trop couteux”

      … Oui, justement.

      Et ce qu’une grande partie de la population demande (et pas juste les étudiants eux-mêmes) c’est de revoir la gestion des universités pour que ça soit “moins couteux” (ou mieux investit).

      Pour qu’il en reste un peu pour la mission éducative après les banquets, les voyages, les condos, les primes, les projets immobiliers ruineux, …etc.

      Commençons par ça.

      La hausse ? oui. La moyenne canadienne ? Ok, peut-être. Mais premièrement, le ménage.

      (je ne souscris pas à “l’histoire usée du choix collectif”. juste au gros bon sens)

      (et svp cessez de me coller des opinion en noir et blanc. vous faites de la projection)

      A. Dourbel

    • pager le 2 mai 2012 @ 12h14

      C’est peut-être une histoire usée, mais personne n’est une ile.

      Par ailleurs la vie est une activité collective.

      Selon moi, la gratuité scolaire est aussi peu envisageable que la facturation aux étudiants à 100% des coûts. Les tenants de ces deux idées sont des idéologues débranchés.

      Je pense que le refus des discuter sous prétexte que le choix collectif est une histoire usé est bien plus navrant que de souhaiter trouver quel choix la société d’aujourd’hui (vous, moi et aussi les étudiants) souhaite.

      Par ailleurs, toute modération à la hausse des frais de scolarité doit fatalement selon le gouvernement entrainer un accroissement de la dette. Cela admis par hypothèse (donc sans envisager la possibilité qu’il existe quelque laxisme dans la gestion des écoles de haut savoir) je pose la question: Qui paiera cette dette?

      Dans une large mesure les étudiants et ceux qui s’enrichiront du savoir acquis de ces étudiants.

      Pas les retraités qui ne reçoivent que la RRQ et la pensin fédérale, pas les assistés sociaux, pas les grosses fortunes à l’abri des paradis fiscaux.

      C’est aussi pour ça que ça ne me gène pas d’écouter ce que les jeunes ont à dire.

      Guy Dumais

    • Beaucoup de bons commentaires, certains plus nuancés que d’autres mais dans la plupart des cas des pistes de réflexion intéressantes.

      Quand à la question du pourcentage de participation étudiante et des résultats des votes, je me questionne sur l’organisation des associations étudiantes dans les CEGEP. Dans les universités, les associations sont organisées par faculté, certaines concentrations sont regroupées à l’intérieur d’une même faculté. Dans un CEGEP, le secteur technique et général sont unis dans la même association générale étudiante. Dans le conflit, leurs intérêts ne sont pas vraiment les mêmes. Les étudiants des programmes techniques ne seront pas touchés pas la hausse des frais universitaires et sont donc pris en otages dans une crise qui les concerne beaucoup moins. Cela n’empêche pas plusieurs de ces étudiants d’appuyer les contestataires. Je me pose cependant la question, pourquoi ne pas créer deux associations dans chaque CEGEP, une pour les secteurs techniques et une autre pour les secteurs généraux qui mènent à l’université. Il serait intéressant de voir les résultats des votes de grève dans cette optique.

      Plusieurs CEGEP n’ont pas obtenus de vote en faveur du boycott, est-ce que ces CEGEP sont majoritairement composés d’étudiants du secteur technique ou non ? Si je me fie à mon expérience passé lors de ma fréquentation du CEGEP (il y a longtemps), les étudiants des secteurs techniques étaient également moins impliqués dans les associations étudiantes et participaient moins aux assemblées. Peut-être que tout simplement les enjeux de l’époque (toujours les mêmes) les concernaient moins. Sur ce dernier point, je ne suis vraiment pas certain. Cependant, je pense que pour une meilleure représentation des étudiants des secteurs techniques, ils devraient avoir leur propre association à l’intérieur des établissements post secondaires.

      Si on doit trouver quelque chose de positif dans ce conflit, c’est qu’on a jamais autant parlé d’éducation supérieure mais la réflexion ne doit pas s’arrêter là. Plus de 30% des jeunes ne complètent leur secondaire. Bien sûr, l’éducation n’est pas qu’une question de chiffre et de pourcentage mais sur quoi devons nous nous appuyer pour prendre des décisions éclairées dans l’intérêt du plus grand nombre.

      Alain Boulet, Québec

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