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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (24)

    Ces films dont on ne parle pas

    Patrick Doyon et son invitée à leur arrivée à la cérémonie des Oscar (photo AP).

    Patrick Doyon et son invitée à leur arrivée à la cérémonie des Oscar (photo AP).

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    On a beaucoup, beaucoup parlé, dans les jours précédents la cérémonie des Oscar, du beau film de Philpppe Falardeau, Monsieur Lazhar. Une attention tout à fait méritée (voir à ce sujet mon éditorial de lundi).

    Deux autres films canadiens en nomination sont malheureusement passés inaperçus. Il s’agit de deux films d’animation (on peut les visionner ici) produits par l’Office national du film. Le premier, Dimanche, est un dessin animé réalisé par Patrick Doyon, un natif du Lac St-Jean. Le second, Une vie sauvage, est l’oeuvre de deux cinéastes habitant Calgary, Amanda Forbis et Wendy Tilby. Deux très jolis films qui sont les 71ème et 72ème de l’histoire de l’ONF en nomination pour les Oscar.

    Dimanche

    Dimanche, de Patrick Doyon

    Malheureusement, ni Dimanche ni Une vie sauvage ne l’a emporté. N’empêche, ces deux nominations illustrent le travail formidable qui se fait à l’Office. En cinéma d’animation, il n’a pas son pareil. Dans les courts métrages et les documentaires, l’ONF est un grand incubateur de talent. Des générations de réalisateurs y ont fait leurs premières armes, de Denys Arcand à Philippe Falardeau. Il suffit de visiter le site web de l’ONF pour réaliser la richesse de ce qu’il a produit au fil des ans. On nous y offre des centaines de films qu’on peut voir gratuitement et qui valent bien mieux que beaucoup d’émissions qu’on trouve à la télé aux heures de grande écoute.

    Depuis sa fondation en 1939, l’ONF a créé plus de 13 000 films et s’est mérité de nombreux prix, dont 12 Oscar. Bon an mal an, le budget de l’ONF se situe à un peu moins de 70 millions. Sans doute ne sera-t-il pas épargné par les compressions attendues dans le prochain budget Flaherty. Espérons que les conservateurs manieront le bistouri plutôt que la hache, de sorte que soit préservé l’essentiel de ce qui fait de cette organisation l’écrin de la culture canadienne, notamment de la culture québécoise.


    • Sans l’ONF, le Cinéma Québécois n’existerait pas. C’est aussi simple que cela…Une maudite bonne raison, parmi beaucoup d’autres, de rester à l’intérieur du Canada!

      Puisque vous avec un peu mis la table pour le sujet des coupures futures des conservateurs, je vous glisse un mot sur le “Tout le Monde en Parle” qu’on a eu droit Dimanche soir.

      J’ai trouvé cette émission qui faisait ouvertement la promotion de la séparation du Québec tout à fait dégueulasse. Imaginez faire la promotion de la séparation du Québec avec l’argent des Canadiens. Combien de temps les Canadiens (incluant les Québécois) vont-ils endurer pareille situation. En plus, tous des invités étaient du même bord (Piché, Bilodeau, Bock-Coté et Moffat) et se grattaient le dos mutuellement. Aucun autre invité qui auraient pu agir de contre-poids. On a transformé une émission de divertissement en un plaidoirie pour la séparation du Québec.

      Je regrette mais ce n’est pas le rôle de cette émission que de promouvoir le démantèlement du Canada comme ces personnages le faisaient Dimanche soir…Je suis en H**!

      Je sais que je suis un peu hors sujet, mais pas tant que cela. Les dirigeants de Radio-Canada qui cautionnent de telles émissions vont probablement, un jour, se faire ramasser par Harper…Vous savez le PM qui se tient debout, lui? Je me demande même si ce n’est pas déjà commencé. Et ce prétexte pourrait aussi être utilisé pour couper les vivres au niveau du Cinéma.

      Non mais, les Canadiens du ROC doivent tu en avoir raz-le-bol d’entendre de tels individus du Québec leur vomir dessus?

      (On veut juste démanteler votre pays…et tout les moyens sont bons)

      Gilles Tremblay, Québec

    • “L’office National du Film du Canada”, c’est le meilleur véhicule de promotion de la culture Québécoise dans le monde…Et c’est CANADIEN!

      Gilles Tremblay, Québec

    • @pager: jolie montée de lait. #horssujet

      azem papazian

    • @Pager
      Si l’ONF avait été à Toronto, il n’y aurait plus de cinéma canadien. L’ONF rayonne parce qu’elle est à Montréal. Elles est plus québécoise que canadienne.

      Alain Lajoie

    • Le Cinéma est un secteur d’activité commercial qui ne crée pas beaucoup d’emplois. On vous fait croire que c’est de la culture pour vous affaire avaler la pilule mais cette industrie a peu à voir avec la culture. Je préfère la culture d’intelligence car c’est beaucoup plus gracieux genre …. Honorable.

      Simon picotte

    • Oui, l’ONF est un excellent incubateur et diffuseur. Cependant, ces deux films (à l’instar du gagnant) n’avaient pas grand chose pour eux.

      Louis-Augustin Roy

    • @Pager,
      M.Gilles Tremblay,
      Vous n’êtes pas seul.

      Eric Benoît

    • Je n’ai pas vu “Dimanche/Sunday”, mais CBC passait “Wild Life/Wild Life” (et non pas “Wild Life/La vie sauvage”) à la télé récemment.

      “Wild Life/Wild Life” avait des qualités : de la finesse, de la poésie, de l’humour. Je ne suis pas connaisseur mais j’ai déjà vu un certain nombre d’oeuvres d’animations de l’ONF.

      La maîtrise y était. Visuellement, j’ai reconnu tout de suite la signature de l’ONF.
      Il n’y avait quand même là rien de transcendant comme avec “Ryan” (2004).

      En passant, j’ai vu récemment “Pour l’amour de Dieu” de Micheline Lanctôt.
      Vous avez élevé mon âme et mon regard, madame. Merci.

      Jacques Lambert

    • Ma mère a travailler à l’ONF toute sa vie et elle (85 ans)) est fiere d’être souverainiste et de promoivoir la séparation du Québec.Merci au Canada d’avoir pris nos taxes pour donner de l’emploi à des Québécois séparatistes comme ma mère.
      Gilles Ménard

    • …@AP. Vous avez raison de souligner la contribution de l’ONF au développement et à la diffusion du cinéma québécois. Ce fut un incubateur et une vitrine exceptionnels à une époque où les moyens et la volonté manquaient, particulièrement durant la période dite de la «grande noirceur» mais aussi après.

      Mais pourquoi faut-il que l’on tente toujours d’en faire une question politique?

      J-F. Couture.

    • @PUMArick

      27 février 2012
      19h04

      Vous avez écrit:

      “@Pager,
      M.Gilles Tremblay,
      Vous n’êtes pas seul.

      Eric Benoît”

      Merci de votre appui.

      Voyez vous, je considère que ce programme, est littéralement noyauté par des séparatistes (autant au niveau de l’assistance que dans les cas des invités.) Je me dis que ces gens sont payés avec mes taxes et celles de tous les Canadiens et je ne comprend pas comment une compagnie publique comme Radio-Canada endure des comportements comme ceux qui se sont produits dimanche soir. C’est dommage car Guy A est quand même capable de faire un excellent travail lorsqu’il cesse de toujours utiliser cette émission pour promouvoir sa souveraineté…Je me dis aussi que tous les Québécois vont finir par en payer le prix…?

      Gilles Tremblay, Québec

    • @respectable
      La culture : “un demi-million de personnes (3,9 % de la population active du Canada)”
      “à plus de 33 milliards de dollars (3,8 % du PIB canadien)”
      Taux de chomage : 5% 3-4% de moins que la population en général.

      http://publications.gc.ca/Collection/Statcan/81-595-MIF/81-595-MIF2004023.pdf

      Et ça c’était en 2001. Ca a augmenté depuis.

      Alain Lajoie

    • @ pager

      Comme beaucoup de gens de droite, vous vous laissez guider par vos émotions. Un peu de calme SVP.

      L’ONF est financé par les impôts de tous les Canadiens, y compris par ceux des Québécois souverainistes. Pourquoi alors ces derniers ne pourraient-ils pas y travailler et s’y exprimer? L’état canadien devrait-il imposer une censure semblable à celle qui régnait au sein de la VGIK du temps de l’URSS? Comme à la VGIK, faudrait-il créer des comités qui vérifieraient la rectitude politique des oeuvres? Pour les cinéastes délinquants, faudra-t-il prévoir des… goulags?

      Laissez un peu retomber votre mauvaise humeur, vous constaterez alors que vos propos n’ont aucun sens.

      Lucien Jutras

    • @Pager : “Non mais, les Canadiens du ROC doivent tu en avoir raz-le-bol d’entendre de tels individus du Québec leur vomir dessus?”

      C’est certainement le cas de ceux qui se sont donné la peine d’apprendre le français, i.e. quelques rares individus. Vous pouvez donc dormir tranquillement…

      Erich Karl Fedder

    • 1. Où trace t-on la ligne entre ce qui est « subventionnable » et ce qui ne l’est pas?

      Le Québec a besoin d’un grand ménage là dedans. Et surtout qu’est-ce que de la culture? Certainement pas une gang d’humoristes qui font les bouffons dans un film.
      On peut être cultivé sans connaître Paul Piché et Emmanuel Bilodeau. Je préfère cultiver le champ de toutes les sciences et de toutes activités qui se pratiquent sans le bénéfice de spectacles, et de shows de chaises centrés sur des gens centrés sur eux-mêmes et à la recherche de la prochaine plogue ou publicité gratuite (c.-à-d. payée par nos taxes). Cependant, je ne néglige pas les chanteurs de facture vraiment internationale.

      Si j’étais une plante, je serais un cultivar, tout ce qu’il y a de plus sophistiqué et recherché: rien à voir avec l’herbe à puces, les pissenlits et la mauvaise herbe qui font la pluie et le beau dans notre valeureux monde artistique québécois, et qui jalousent forcément la culture à honorable remplie de fines connaissances philosophiques et scientifiques.

      simon picotte

    • Heureux ceux dont l’identité culturelle consiste à être ouvert à toutes les cultures. Ils ne ressentent alors nul besoin de subventionner une culture (la culture indigène) plus qu’une autre.

      Le domaine artistique est très élastique: plus il y a de subventions, plus il y a de personnes qui se découvrent un talent ou un intérêt artistique. Tous mes enfants seront des artistes à 5 ans: ils recevront une grosse subvention de papier, pots de peinture, crayons de couleur. Sans cette subvention, ils vont se trouver d’autres talents.

      Il y a une place pour l’art subventionné, cependant: dans les facultés des Arts des universités, par exemple. Mais notez à quel point les artistes-professeurs produisent peu d’arts (avec de notables exceptions, bien sûr), si vous les comparez à la production scientifique des scientifiques-professeurs.

      La Suède est un pays qui devrait se sentir plus culturellement isolé que le Québec. Pourtant, que je sache, ce pays ne pratique pas les subventions artistiques mur-à-mur qu’on connait au Québec.

      En passant, la Suède fait partie des pays qui pratiquent une identité culturelle beaucoup plus fixée sur les autres que sur le nombril indigène, le nombril des “gens d’ici”.

      simon picotte

    • À tous les pager de ce monde. La créativité de nos cinéastes, d’animation ou non, n’a que faire de vos haut-le-coeur fédéralistes. La créativité avec ou sans l’ONF se trouve toujours un chemin vers la réalisation. Mais votre sainte colère tombe bien dans ce quotidien pressé de presser le citron des frustrés en mal de tous les Harper de ce monde, je le concède.
      Nicole Langlois

    • Meryl Streep est une diplômée de Yale: Master of Fine Arts (Yale)

      Très différent de nos artistes québécois qui se croient les représentants de la culture! Car pour être accepté à Yale dans ce programme, vous devez:

      1) Être hyper intelligent;
      2) Être hyper cultivé, sciences etc;
      3) Déborder de talents

      • Seul Gregory Charles pourrait être accepté comme québécois. Aucun autre artiste québécois ne pourrait l’être, d’après moi.

      • Simon picotte

    • Pour ceux qui aiment l’animation de L’ONF, ils ont sorti deux DVD intitulés Animation Express ou on peut voir la variété des techniques d’animation dans toute leur splendeur! Pour ceux qui cherchent à mettre de l’animation un peu différente dans les mains de leur enfants, c’est vraiment génial. “Dimanche” y figure.
      G.Lesage

    • …@respectable,28 février 2012,07h25.

      Votre affirmation, que vous prenez soin de modérer en ajoutant un «d’après moi», est empreinte à la fois de méconnaissance et d’un certain mépris. C’est dommage.

      Il y a au Québec des gens qui ont étudié à Yale, y compris pour y faire des études post doctorales en sciences pures.

      Je connais des gens qui ont reçu des offres de bourses pour faire un MFA de la part d’au moins trois des douze meilleurs programmes de MFA selon le U.S. News and World Report et dont vous pouvez consulter la liste plus bas. S’il vous plaît, ne généralisez pas à partir de vos goûts personnels en matière artistique.

      •Rhode Island School of Design, Providence, Rhode Island
      •Yale University, New Haven, Connecticut
      •School of the Art Institute of Chicago, Chicago, IL
      •Cranbrook Academy of Art, Bloomfield Hills, Michigan
      •Maryland Institute of Art, Baltimore Maryland
      •Virginia Commonwealth University, Richmond, Virginia
      •California Institute of the Arts, Valencia, California
      •UCLA, Los Angeles, California
      •Alfred University, Alfred, New York
      •Art Center College of Design, Pasadena, California
      •California College of the Arts, San Francisco, California
      •Columbia University, New York, New York

      J-F. Couture.

    • >>>Il y a au Québec des gens qui ont étudié à Yale, y compris pour y faire des études post doctorales en sciences pures. JF couture

      @Jean-François Couture

      Je parlais au niveau artistique. Mais j’abonde dans votre sens car le plus grand scientifique québécois ayant étudié à Yale est le Docteur Michael Laughrea M.PHIL PH.D Professeur agrégé, division de Médecine Expérimentale, Faculté de Médecine, Université McGill, et chercheur sénior à l’Institut Lady Davis de Recherche Médicale, Hôpital Général Juif,. Une sommité mondiale de recherche sur le SIDA.

      On devrait plutôt bien subventionner ce genre de génie surdoué que certains artistes qui se prennent pour des prodiges vous avez bien compris. C’est beaucoup plus prestigieux qu’un cinéaste qui se pavane à Canne.

      On est fait pour s’entendre,

      simon picotte

    • …@respectable,28 février 2012,12h44.

      Si je vous comprends bien, un Nobel de littérature, ça ne vaut pas un Nobel de Chimie?

      Une Palme d’or, un Oscar, un Lion d’or, un Jutra, un Grammy, ça ne vaut pas grand chose?

      Et cet imbécile de Nietszche qui a écrit que «sans la musique, le vie serait une erreur» s’est lui aussi trompé?

      Si cela est vraiment votre philosophie, non, je ne crois pas que nous soyons, comme vous dites «faits pour nous entendre».

      P.S. Et en tant que post-doc de Yale, Jean-Pierre Perreault de l’U. de S. n’est pas piqué des vers non plus.

      J-F. Couture.

    • @JF Couture

      Mon auteure préférée est Marguerite Yourcenar immortelle de l’académie Française. Jamais reçue de subvention. Forrest Gump ça pas reçu de subvention ça. Céline Dion doit pas avoir reçue de subvention. Les vrais doués de la Culture se débrouillent. Ça m’intéresse pas de subventionner les bouffons, les excentriques Dolan etc. Ça mène à rien ça.

      Simon picotte

    • @ Pager
      Bravo M. Gilles Tremblay. J’ai les mêmes sentiments que vous à l’endroit de cette émission et Radio-Canada.

      Jacquelin Ouellette

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