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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 14 février 2012 | Mise en ligne à 13h32 | Commenter Commentaires (17)

    L’évolution de Cupidon

    cupidon1

    Un Cupidon aux couleurs de la Saint-Valentin. Photo : Olivier PontBriand, La Presse.

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Vincent Brousseau-Pouliot

    La société a beaucoup changé depuis 70 ans. Cupidon aussi.

    Des universitaires américains ont recensé les critères les plus importants pour choisir son amoureux en 1939 et en 2008. Les résultats de l’étude, qui ont fait l’objet ce week-end d’un article dans le New York Times, sont révélateurs.

    Commençons par les messieurs. En 1939, les hommes cherchaient avant tout une compagne au caractère fiable. C’est confirmé mesdames, l’homme de 2008 est plus romantique : son critère numéro un est l’amour et l’attirance mutuelle. Un caractère fiable et la stabilité émotionnelle/maturité viennent respectivement au deuxième et troisième rang. En 70 ans, l’intelligence/le niveau d’éducation est passé du 11e au 4e rang des critères les plus importants. L’apparence physique (du 14e au 8e rang) et les aptitudes sociales (du 12e au 6e rang) ont aussi pris du galon. En contrepartie, d’autres qualités dont le raffinement (du 8e au 11e rang) et les habiletés ménagères (du 8e au 13e rang) sont moins recherchées par les hommes.

    Maintenant, au tour de mesdames. En 1939, elles recherchaient d’abord un homme mature et stable émotionnellement. Maintenant, cette qualité n’arrive qu’au troisième rang au palmarès, derrière l’amour/l’attirance mutuelle et un caractère fiable. Le désir des hommes d’avoir des enfants est beaucoup plus important qu’avant (du 7e au 4e rang), ne serait-ce parce que les couples ont moins d’enfants aujourd’hui. L’ambition masculine a perdu une partie de son attrait (du 3e au 8e rang), tout comme la forme physique (du 6e au 9e rang) et le raffinement (du 8e au 13e rang). L’intelligence (du 9e au 5e rang) et les aptitudes sociales (du 11e au 6e rang) sont des qualités plus recherchées qu’il y a 70 ans.

    Maintenant que le comportement de Cupidon (le dieu de l’amour dans la mythologie romaine) a été analysé de fond en comble, un aparté historique de circonstance : qui est Saint-Valentin? Selon la légende, il s’agirait d’un jeune prêtre romain qui mariait illégalement des couples dans les années 270 ap. J.-C. malgré l’interdiction de l’empereur romain Claude, qui croyait que les hommes célibataires faisaient de meilleurs soldats. L’empereur Claude a fait tuer Valentin, qui serait tombé amoureux en prison de la fille de son gardien et lui aurait écrit une lettre en signant « de ton Valentin ». Au 5e siècle, le pape Gélase 1er déclare le 14 février comme une fête en son honneur, mais il faudra attendre plusieurs siècles avant qu’elle soit reliée à l’amour.

    Le premier valentin moderne serait un poème du prince français Charles 1er d’Orléans à sa femme alors qu’il était emprisonné à Londres en 1415. La tradition a commencé en Angleterre puis a été commercialisée aux États-Unis dans les années 1840. Aujourd’hui, environ 160 millions de valentins sont envoyées aux États-Unis chaque année.

    La Saint-Valentin est-elle devenue trop commerciale? Dans un éditorial ce matin, le Globe and Mail se demande pourquoi célébrer cette « fête grotesque », « commercialisée de façon impitoyable » au fil des ans. « Quel couple sain ne réaffirme pas son amour et son soutien sur une base quotidienne ? », demande le Globe and Mail, qui compare la Saint-Valentin à une journée à l’école de l’amour de Kim Kardashian, cette vedette américaine de télé-réalité dont le mariage ultra-médiatisé l’été dernier avec un joueur de la NBA n’a duré que 72 jours.

    Même s’il en dénonce les excès commerciaux, le Globe and Mail avoue qu’il y a « pire que de penser aux gens qu’on aime » au milieu du mois de février. Qu’en pensez-vous?


    • J’ai pas besoin d’une fête de commerçants pour me rappeler d’aimer ceux que j’aime, pis c’est quétaine au cube. Rien de moins romantique que ce romantisme de commande cucul la praline. Y a de quoi donner envie de s’endormir sur le divan devant un film à la place…

      Stéphane Thibodeau

    • Aussi commerciale que la fête de Pâques.

      Au moins la Saint-Valentin ne se veut pas religieuse.

      William Gasse

    • @William Gasse

      Fête religieuse ou pas, so what?
      Comme si c’était pire…J’aime mieux penser à ce que Jésus a fait et ce que représente Pâques (amour extrême) plutôt que de m’empiffrer de chocolat. Expliquez-moi en quoi la symbolique chrétienne (religieuse) est pire que la tournure commerciale qu’on en fait? Chacun est responsable de la manière dont il choisi de célébrer et des raisons pour lesquelles il le fait. Je préfère l’amour à l’argent, c’est mon choix quotidien. Et vous?

      David Ledoux

    • Comment un peuple qui n’aime pas sa progéniture en empruntant sur son dos peut –il être capable d’amour? Les québécois en couple le sont pour « splitter » les dépenses, car ils sont tous sur les sites de rencontres comme des prédateurs. Lorsqu’un homme ou une femme dit de vous que vous êtes fin et que vous avez un bon emploi stable etc. posez vous des questions. Les gens sont si malheureux comment peuvent-ils aimer? Ils ont une si grande idée d’eux-mêmes comment peuvent-ils en avoir une grande de vous. Parlez au couple Turcotte-Gaston. Aucune demeure n’aurait été assez grande pour leurs égos placés ensemble après lecture de leurs courriels.

      Simon picotte

    • @respectable

      Là vous dépassez franchement les bornes. Se servir d’un sujet comme la St-Valentin pour faire votre Quebec bashing habituel… Franchement ! C’est carrément maladif votre affaire.

      Vous venez de rejoindre americanophile dans la catégorie des gens que je ne lis plus : trop insignifiant. Soit vous êtes un gros troll, soit vous souffrez de gros problèmes psychologiques – quoique, les deux vont souvent ensemble. Consultez, je vous le dis sans méchanceté.

      Stéphane Thibodeau

    • @ David Ledoux

      Vous parlez de Jésus comme si son existence et origine biblique représentaient la vérité absolue….

      Parlez-en donc à ceux qui ne sont pas Chrétiens ou simplement non-croyant.

      Je préfère une fête ouvertement commerciale comme la Saint-Valentin qu’une fête également commerciale comme l’est Pâques mais qui se cache derrière un mythe religieux….

      William Gasse, étudiant et penseur humaniste/rationnel

    • @led78 – « Expliquez-moi en quoi la symbolique chrétienne (religieuse) est pire que la tournure commerciale qu’on en fait? » – eh bien je vous explique : mieux vaut faire tourner l’économie à coups de fleurs, cartes, chocolat et restaurants pour faire plaisir à la personne que l’on aime, que s’enliser dans les illusions de la religion et de pures inventions comme Jésus, le Diable, Pâques, et autres manifestations basées sur des allégations sans queue ni tête imposées par un clergé avide de pouvoir et d’argent et un peu pédophile – clergé dont on a heureusement commencé à rabaisser le caquet.
      François Daigueplats

    • Moi aussi, je trouve la St-Valentin trop commerciale mais ce que j’aime dans le texte Vincent Brousseau-Pouliot c’est l’origine de cette fête. L’Histoire. Que je ne connaissais pas. Juste pour ça, ça vaut la peine d’envoyer un coeur à mon Valentin. :-) J. Fournier

    • @ dequecest
      Enfin, une dame à la rescousse ! LOL Ma pensée ressemble sensiblement à la vôtre et c’est pourquoi mon mari se trouve chanceux d’avoir non pas UN mais DEUX coeurs à la St-Valentin : UN fondant qui ne dur qu’un instant, et l’AUTRE brûlant qui dur depuis cinq ans ! ;-)

      N. Maranda

    • @sahara36

      Et mon Valentin m’a offert une rose. Pas douze, juste une pour la simplicité. Pour lui, les gros bouquets sont superflus et ne font que commercialiser davantage cette fête alors qu’elle ne doit être que soulignée. Il en a aussi offert une à chaque femme qu’il aime: ma mère, sa mère biologique et sa mère adoptive. Une de couleur différente qui représente quelque chose: une crème de la crème pour sa mère, une blanche pour la pureté à sa mère adoptive, une blanche et rose signifiant bonté et douceur pour ma mère et une… rouge pour moi, évidemment. :-). Ça, pour moi, c’est ce qu’on appelle du romantisme et de l’appréciation sans tomber dans la vulgarité de la surconsommation à outrance de cette fête. Toute la simplicité et la tendresse de mon chum se trouve là-dedans. Il est déjà comme ça au quotidien aussi, alors… :-)

      J. Fournier

    • Quand on a pris la peine de s’informer sur la provenance des fleurs et du traitement réservés à la santé et à l’intégrité des travailleurs/esclaves qui les cultivent et les emballent, l’idée d’offrir une fleur à l’être aimé se tarie assez rapidement. Mon épouse n’accepterait jamais de fleur de ma part…à moins bien sur qu’elles aient été ceuillies dans notre jardin ou dans la nature.

      Quand on est sincère dans notre amour, on a pas besoin que l’économie nous dicte ce qu’on doit faire pour prouver notre amour. On le pratique au quotidien et sans l’intervention de vendeux d’illusion et de cossins éphémères.

      Sylvain Pelletier

    • @respectable

      Oh boy! Problème de projection??? De grâce, ne trainez pas tous les Québécois dans votre sillion. Si vous êtes incapable d’amour, dites-vous que d’autres le sont. Misère…

      S. Pelletier

    • @sly20_65

      Ah bon. J’aime bien la conscientisation. Je ne savais pas pour les fleurs. Mon chum non plus. Celles qui a offertes, il les a prises dans une boutique chinoise et elles venaient de je ne sais où en Asie. Il m’a dit qu’il avait fait quelques boutiques et que c’était celles-là les plus belles. On le saura pour la prochaine fois. Ce n’était pas parti d’une mauvaise intention de sa part. Et il m’offre également des fleurs de notre jardin l’été ou cueillies dans la nature.

      J. Fournier

    • @sly20_65

      Comme le sujet m’intéresse, je suis allée voir sur google et ai essayé de trouver de toutes les façons possibles des articles sur les travailleurs/esclaves qui cultivent les fleurs et malheureusement, je n’ai rien trouvé. :-( Auriez-vous un lien à me suggérer, par hasard. Merci.

      J Fournier

    • @dequecest

      Vous ne vous êtes pas trop forcée….question de justifier votre indifférence envers le sorts de ces femmes et ces hommes, je suppose. Comme on dit, c’est votre droit.
      Il y avait d’ailleurs un excellent reportage à la SRC sur le sort des ”travailleurs de fleurs” africains et sur les dommages causés par cet industrie de l’illusion éphémère, polluante et énergivore. On y abordait en autre les méfaits de l’industrie sur la santé et l’intégrité des populations concernées. Mais bon, c’est loin de che’ nous et ça ne touche pas not’ ‘tit nombril. Ça ne doit pas exister…

      En voici donc quelques uns.

      http://cdhal.org/petitions/respect-droits-travail-industrie-fleurs-colombie
      http://www.droitsenfant.com/travail_latine.htm
      http://www.greenetvert.fr/2011/05/18/les-roses-de-la-fete-des-meres-sont-elles-equitables/18770

      Bonne lecture

      Sylvain Pelletier

    • @dequecest

      La vie est pavée de ces bonnes intentions qui affectent la santé et l’intégrité des populations les plus démunies. Les bagues de fiançailles en sont un bel exemple. Des humains meurrent chaque jour pour permettre aux madames de pavoiser leur garnotte qui soit disant scelle leur amour. Du joli…

      Des compagnies minières, sans scrupule et sans morale, sont responsables, par leur négligence, de la mort de milliers de travailleurs pour satisfaire le commerce illusoire du symbole et du mythe. Et tout ça pour permettre aux belles madames riches d’étaler leur richesses et leur pouvoir. La richesse des uns par la misère des autres. Scandaleux et irresponsable…

      S. Pelletier

    • @syl20_65

      Merci pour les liens, c’est gentil.

      Par contre, je me serais passé de votre petite phrase un brin méprisante sur le fait que je ne me suis pas trop forcée… question de justifier mon indifférence envers ces hommes et ces femmes, vous supposez.

      Vous supposez trop, justement. Qu’en savez-vous? Qui vous dit que je suis indifférente envers ces gens? S’il y a en une qui se soucie de toutes ces choses et qui dénonce c’est bien moi. J’ai voyagé pas mal partout sur la planète et des conditions de vie déplorables de femmes et d’hommes, j’en ai vu en masse.

      Pas plus tard qu’hier, j’ai publié sur mon Facebook, l’article “Le viol qui “guérit”. Vous savez les femmes lesbiennes en Afrique du Sud qui se font violer, torturer, assassiner car les hommes pensent les guérir de leur homosexualité en les violant? L’avez-vous lu? L’avez-vous vu?

      Je veux simplement démontrer par là que je ne peux être au courant de tout ce qui se passe sur la planète, à moins de rester rivée sur mon journal, cyberpresse et les reportages à la télé, 24hres sur 24.

      Je vous demande gentiment de m’informer sur cette réalité des esclaves/travailleurs que je ne connaissais pas et vous fabulez sur mon indifférence.

      Pour ce qui est de l’exploitation des mines d’or et de diamants et de la condition des travailleurs, le pillage que l’on fait de ces ressources dans les pays africains pour satisfaire les plus riches, ça, j’étais au courant. Et si vous tenez à le savoir, je n’en ai jamais rien à eu à cirer des bagues de fiançailles et des garnottes. C’est pas mon bag. Je suis loin d’être une femme à “breloques” et qui sent le besoin d’étaler sa richesse et qui croit que parce que son amoureux lui offre ce genre de gugusses que ça veut dire qu’il l’aime. Tellement superficiel tout ça. Tellement stupide quant à moi.

      Je vous parlais de la simplicité d’une rose. Juste une rose. Vous avez voulu me conscientiser à quelque chose que je ne connaissais pas. J’étais d’accord. Je voulais savoir. Malheureusement, le fait que vous mentionnez que je suis “indifférente” alors que je vous demandais seulement de m’en dire plus parce que je ne trouvais rien sur le sujet et n’avais pas le temps de chercher plus en profondeur, a gâché la sauce.

      J. Fournier

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