NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
La publication des plus récentes données sur le chômage, vendredi dernier, a suscité beaucoup d’inquiétude au Québec. En effet, alors que la province a mieux traversé la crise que le reste du pays, voici que le marché de l’emploi se détériore. Durant le dernier mois de l’année 2011, le taux de chômage a bondi de 8% à 8,7%. Pendant la même période, le taux de chômage en Ontario a baissé, s’établissant à 7,7%. Nous revenons donc à la situation traditionnelle où le taux de chômage au Québec est sensiblement plus élevé que celui dans la province voisine.
La Fédération des chambres de commerce du Québec n’a pas attendu la publication de ces données pour sonner l’alarme. Dès le mois de novembre, à l’occasion de la publication de ses indicateurs annuels, la FCCQ constatait que «l’économie du Québec montre quelques signes inquiétants.»
La Fédération souligne par exemple que le nombre d’entrepreneurs a diminué en 2010. De plus, le capital de risque a connu trois mauvaises années: «Nous sommes encore loin d’être revenus au niveau précédent la récession de 2008, et encore très loin du niveau de 2005 où plus de 700 millions $ en capital de risque ont été injectés (par rapport à un peu moins de 400 millions $ en 2010).»
De 2005 à 2009, le poids du secteur manufacturier dans le PIB du Québec a glissé de 19,1% à 14,9%. C’est une tendance qu’on constate dans tous les pays développés mais, dans le cas de notre province, «aucun autre secteur ne semble avoir le potentiel pour remplacer les pertes observées dans le secteur manufacturier.»
Autres signes inquiétants: la balance commerciale internationale du Québec ne cesse de se détériorer, ce qui signifie que nous importons beaucoup plus de biens et services que nous en exportons. Les difficultés économiques des États-Unis, la hausse du dollar et la productivité relativement faible de nos entreprises sont sans doute à l’origine de cette évolution.
En somme, la bonne performance économique du Québec au sortir de la récession est due beaucoup plus aux gigantesques investissements du gouvernement provincial en infrastructures qu’à une amélioration des fondements de notre économie. «La création de richesse n’est pas à la hauteur des attentes et dans un contexte concurrentiel internationalisé, nous sommes loin d’être aussi compétitifs que nous le devrions, affirme la présidente de la FCCQ, Françoise Bertrand. Dans un contexte de vieillissement de la population et de refus d’une partie de la société civile d’accepter le développement richesses naturelles, les signaux contenus dans ces indicateurs sont inquiétants.»
Mme Bertrand rejoint la conclusion de mon collègue Alain Dubuc, qui écrit mercredi dans La Presse: «Ces indices nous rappellent que l’économie québécoise est fragile, et qu’il faudra redoubler d’efforts pour assurer son dynamisme. On n’y arrivera certainement pas en disant non à tout, comme on le fait trop en ce moment.»











ouate_de_phoque
11 janvier 2012
12h33
Je rajouterais que l’endettement des ménages a aussi contribué à maintenir l’économie à flot. Gouvernements + endettés et ménages + endettés… l’élastique économique est étiré au max, dans un contexte mondial qui n’est pas en grande amélioration.
G. Lacasse
respectable
11 janvier 2012
12h33
À cause de nous, c’est tout le Canada qui paraît mal statistiquement. Mais quand diantre allons nous débarrasser du modèle québécois? Une économie syndiquée, subventionnée, fonctionnarisé, règlementé à outrance et où les gens sont diplômés en sciences humaines et sociales est condamnée à traîner de la patte. Le mur s’en vient et épaissis à vue d’œil. Vous avez pourtant été averti à plusieurs reprises. Je prévois un million d’assistés sociaux d’ici 18 mois. Et ma projection est conservatrice.
Simon picotte
seb.b
11 janvier 2012
12h44
Il n’y a rien de surprenant là-dedans. L’économie québécoise et l’économie ontarienne sont très dépendantes des USA. Notre bonne tenue durant la grave récession américaine ne pouvait se poursuivre indéfiniment. Le secteur manufacturier ontarien a été rescapé par le gaspillage monumental du gouvernement dans les compagnies automobiles. Par contre, de notre côté, aucune aide semblable n’a été accordée même si le secteur de la forêt québécois compte plus d’emplois que celui de l’automobile en ontario.
Concernant l’ouest, inutile de parler de leur économie basée uniquement sur les ressources. La croissance est plus forte et la récession est plus sévère. C’est le même principe pour toutes les économies peu diversifiées.
Avec la création d’emplois aux USA, les compagnies québécoises devraient se remettre à tourner à plein régime. Il faut donc s’attendre à quelques mois plus difficiles mais si la reprise tient aux USA, ça devrait se règler par la suite.
S. Bouchard
dcsavard
11 janvier 2012
13h00
Belle tentative, mais le Québec ne dit pas non à tout. Comme l’a bien expliqué Claude Legault au TLMEP de fin d’année, les Québécois sont d’accords pour exploiter les richesses naturelles du Québec, mais pas n’importe comment. Nous voulons des garanties que ça se fera dans le respect des gens et surtout sans spollier nos ressources d’eau potable dans le cas du gaz de schiste. Et si vous avez bien écouté, vous avez certainement vu un André Boisclair moins crédible que jamais, encore pire que Lucien Bouchard avant lui. Finalement, l’industrie se cherche une personnalité pour faire avaler la pilule aux Québécois au lieu de répondre à leurs préoccupations. Mais, c’est peut-être aussi parce qu’ils savent trop bien ne pas avoir la bonne réponse à donner.
Dans l’industrie du gaz de schiste, il y a des investisseurs qui veulent encaisser le plus rapidement possible vu leur âge assez avancé. C’est légitime pour eux, mais ne venez pas me dire que ces gens-là ont à coeur le bien des Québécois en général. Ils ont leur propre conception du bien des Québécois.
David Savard
mmotte
11 janvier 2012
13h14
Mais oui c’est vraiment une bonne solution! Exploitons et vendons toute nos ressources naturelles non renouvelables. Ça va régler le problème temporairement et dans 20 ans, quand les mines seront vides et qu’il n’y aura plus de combustible fossile à extraire, on va se retrouver avec le même problème sauf qu’il faudra ajouter à cela le fait que nous n’aurons plus de ressources naturelles pour développer quelque chose de durable.
Pourriez-vous penser encore plus à court terme s’il-vous-plait?
S. Dubé
gillesfpelletier
11 janvier 2012
13h24
Déjà en décembre l’indice Jobboom indiquait une descente pour le Québec et l’Ontario. Ces chiffres n’étaient pas outre-mesure surprenants quand on sait que si l’économie de l’Ontario attrape le rhume, le Québec finit lui aussi par être obligé de se moucher. En janvier, ce même indice vient encore de descendre encore plus bas et celui de l’Ontario affiche une légère hausse, cependant, toute petite.
L’économie américaine semble vouloir montrer une légère remontée et on présume que des entreprises canadiennes ont transportés leurs usines là-bas, ce qui ajoute de l’eau à leur moulin, mais nous prive ici de ces emplois. Les délocalisations sont devenues une véritable plaie et c’est pas intelligent. Autrement dit, c’est comme “dégreiller” Saint-Pierre pour habiller Saint-Jacques. C’est loin d’être si productif que ça. Dernièrement, on a entendu parler que des entreprises, en voulant s’enrichir, s’étaient implantées en Chine et maintenant, elles déchantes et reviennent à la case départ.
Il est probable que d’ici la fin de 2012, le Québec va manger la “claque” et c’est presque normal quand on a juste à penser qu’aux États-Unis des milliers de gens ont dû perdre leur maison et faire la file pour s’offrir une soupe, alors qu’ici au Québec tout semblait aller pour le mieux sans y subir la moindre conséquence. C’était rêver en couleur. Quand les américains “pogne” le rhume, c’est bien évident qu’on y goutte aussi. Une véritable vérité de la police.
Gilles Pelletier, Québec
respectable
11 janvier 2012
13h42
Lorsque le taux de chômage est supérieur à 7% le robinet « immigratoire « doit être fermé et cadenassé sauf bien entendu pour les gens d’exceptions honorables.
simon picotte
10barres
11 janvier 2012
14h19
Les astres sont alignés :
endettement excessif public et personnel, hausse du chômage, bulle immobilière, explosion des coûts des régimes de retraite, hausse des taxes…
Ça ne sera pas beau tantôt!
J.Laberge
10barres
11 janvier 2012
14h21
@mmotte
ce n’est pas LA solution. C’est une partie de la solution.
J.Laberge
americanophile
11 janvier 2012
14h49
Et dire que les gauchistes québécois vantaient le “modèle québécois” en affirmant que notre taux de chômage était plus bas que celui des USA !!! Ha, ha,, J’en ris encore. Beaucoup ont cru Charest quand ce dernier se pétait les bretelles !!! Trop drôle ! La recette de Charest était simple: emprunter, taxer, engager des milliers de fonctionnaires, faire des travaux d’infrastructures inutiles, etc. En plein ce que la Grèce a fait pendant des décennies. Aujourd’hui nous sommes en faillite et le modèle québécois montre son vrai visage: une farce gauchiste de dettes, de taxes, de corruption, de chômage, de pauvreté, de fuite des capitaux, de productivité inexistante, de syndicalisme revanchard, de décrochage scolaire, de soins de santé de brousse, etc…. Voilà le vrai visage du Québec, cette Grèce d’Amérique du Nord.
P.Savard
gasston
11 janvier 2012
14h53
Le Québec s’est “bien” sorti de la récession à cause de sa fonction publique gonflée à l’hélium. Nos chèr(e)s fonctionnaires sont tordus de rire lors des récessions car eux et leurs formidables pensions à vie sont immunisés, au dépends des contribuables bien entendu.
Mais comme il n’y a rien de gratuit dans la vie (sauf les soins de santé, hé-hé), on assiste aujourd’hui au “rebound”… nos entreprises, surtaxées et surréglementées, n’ont d’autre choix que de se contracter ou d’exporter les emplois et les charges sociales qui vont avec… et les investisseurs potentiels regardent ailleurs lorsqu’ils prennent connaissance de cet environnement “unique” en Amérique… “équité salariale”, congés parentaux, taxes et impôts, culture du non-non-non… who les moteurs, on investit ailleurs!
G. Lalande
bloganon
11 janvier 2012
15h02
@johanne.marcotte
Vous profitez de toutes les occasions pour mentionner les politiques libétariennes, une expression qui n’a pas d’écho au Québec. Mais il reste que certains programmes québécois, comme la CSSST, qui verse des prestations d’assurance-chômage illimitées à des travailleurs qui ont des revenus au noir doivent être révisés.
J. Bouthillier
respectable
11 janvier 2012
15h43
Va-t-on encore élaborer une stratégie keynésienne sur le dos des générations futures? Ça se soucie beaucoup des générations futures en environnement mais pour les finances publiques c’est le silence radio total. La dette a pourtant beaucoup moins de chance de disparaître sans effort que votre CO2 avec de l’effort. Pis ça finance les Bixi à l’Étranger. Pis ça veut payer une bourse du Carbone. Pis ça vit sur le bras de la péréquation. Pis en bout de ligne ça veut se séparer. Quel drôle de peuple! Un extraterrestre objectif et rationnel sortirait sont popcorn pour voir la suite, c’est certain.
Simon picotte
michelnotredame
11 janvier 2012
15h54
L’économie va mal au Québec.
C’est normal.
Les libéraux sont au pouvoir.
M. Notredame
realmelancon
11 janvier 2012
15h59
Pendant ce temps notre Premier Ministre Québécois, va faire le fanfaron avec des hommes d’affaires de Québec dnas le Grand Nord. Pourquoi Québec ? pourquoi pas Sherbrooke, Montréal, Trois-Rivières ? Il y a comme un copinage avec le Gouvernement et la Ville de Québec qui nous coute très cher, et qui commence à me tomber sur les nerfs.
Ne voit-on pas que notre Capitale nationale nous coute une fortume. Curieusement, leur taux de chomage est un des plus bas au Canada. Mais non, ce n’est pas à cause des taxes de la Province, non ?
De plus, je pense que notre industrie manufacturière a été laissée à elle-même, et les emplois s’envolent de plus en plus rapidement vers d’autres cieux. On ne veut pas plus de subventions aux entreprises, mais une réduction des charges (restrictions environnementales, réglementation exagérée pour des niaiseries) etc… La moitié du parc industriel de Laval est à louer ou à vendre. On prie pour une éventuelle reprise américaine qui ne viendra peut-être jamais…
R.Melancon
gillesmenard
11 janvier 2012
16h20
Ceux qui s’en sortent sont ceux qui vivent simplement et pas au dessus de leurs moyens.Dehors le foutu modèle états-uniens et vive l’économie sociale.
Vendez vos chars polluants,faites un jardins,mangez moins de viande et au lieu de vivre dans des faux mini châteaux ayez des maisonnettes plus modestes comme en scandinavie.
Ralentir,voilà la solution pour le long terme.Une bande de gros bébés gâtés qui se plaignent le ventre plein.
Gilles Ménard
quidnovi
11 janvier 2012
16h25
Le principe de précaution à la québécoise prescrit des décennies de moratoire dans l’énergie, les ressources naturelles ou les infrastructures publiques. C’est ainsi que l’investissement et la productivité prennent du retard. Dans quinze ans, nous demanderons aux firmes étrangères de s’impliquer à notre place, ne sachant pas comment faire.
Jacques Saint-Cyr
realmelancon
11 janvier 2012
16h32
Je dois avoir recu une trentaine d’offres d’emploi juste aujourdhui en informatique. On cherche des développeurs Java, des gestionnaires de projets, etc… Et assez paradoxalement, les inscriptions aux Universités en informatique ont chuté durant les dernières années.
Veut-on former des ‘chauffeurs de lift’ , des chauffeurs de ‘loaders’ pour aller transporter de la roche dans le Grand Nord. ? Métiers honorables et nécessaires, mais est-ce vraiment ce dont on aura besoin dans le futur ?
J’ai fait des entrevues au début de l’année pour embaucher 5-6 administrateurs Unix/Linux (avec des connaissances de base – rien de compliqué), résultat: une cinquantaine de CV, et Aucun québécois ‘de souche’. On peut bien blamer les immigrants, mais on en a de plus en plus besoin, puisque nos écoles forment des gens, dans je ne sais quoi…
R.Melancon
Perkele
11 janvier 2012
16h38
@johanne.marcotte
Quand on regarde la situation de l’ex paradis des libertariens : l’Irlande, qui avait appliqué ce modèle a la lettre… son économie c’est totalement effondré en 2008. Le redressement de l’économie sera long et laborieux. Les pays les plus libertariens ont d’ailleurs été les plus touchés par la bulle de 2008. Le libre-échange et les déréglementations n’apporteront jamais rien de bon. Personne ne veux d’une liberté faussée par l’argent.
W. Brassard
seb.b
11 janvier 2012
16h41
@realmelancon
Excellent commentaire. L’abitibi-témiscamingue, la côte-nord, la capitale-nationale, chaudière-appalaches…Toutes des régions qui vont bien mais on n’en parle pas. Pourtant, ils vivent dans le même système québécois que tout le monde.
Je me dis souvent que si Montréal changeait son maire incompétent, le Québec en entier serait sur la bonne voie.
S. Bouchard
jaypee2
11 janvier 2012
16h54
@ phiphile et respectable
Si le Québec vous débecte à ce point, pourquoi y restez-vous alors?
En passant, phiphile, j’attends toujours les références des sept livres que tu as écrits ainsi que de ton blogue… J’aimerais bien approfondir ta pensée quelque peu…
JP Vachon
gren
11 janvier 2012
17h48
Atous ceux qui chiâlent contre les gouvernements,continuez de les élires et vous aurez les mêmes résultats. Je sais je bitch contre nos dirigeants sans génie et sans vision.
N’oubliez jamais que pour être élu. les politiciens s’assurent que ce qu’ils promettent sont les demandes des citoyens. Alors au Québec on est a un point de non retour quand la majorité des employés sont payés avec les taxes et impots. Ici je fais référence a nos fonctionnaires et tous les autres qui vivent au crochet du gouvernement soit a NOTRE PORTE FEUILLE.
Pour qu’un pays augmente son niveau de vie il faut produire et vendre a l’étranger comme ont tellement compris les CHINOIS.
Donc ceux qui n’arretent pas de blâmer les gouvernements autant provincial ou fédéral se critiquent eux même de voter en innocents. Remarquez que l’on a peut etre pas tellement de choix????
n.y.grenier
yuric
11 janvier 2012
18h07
Vivement une économie de décroissançe.
Ca serait le temps la les amis on y va sa va faire mal au début mais c’est tout je suis tanné que les gouvernements remettre a plus tard.Aucune vision.
Quand j entnd des commentaires raciste en plus contre l immigration et c est vous autre qui rlentissez le groupe,vous ne vous en rendez meme ps compte.Dégage facho frustré.
Yuri Camiré
f-roots
11 janvier 2012
18h23
Accélérons! Le mur s’en viens!
Et comme plusieurs, j’irai rester ailleurs quelques années afin de ne pas trop sentir les effets dur mur!
F Racine
respectable
11 janvier 2012
20h16
@jaypee: Américanophile est mon courtier. 7 livres je ne sais pas mais une couple oui. Y’a pas 50M de choses à dire sur les finances personnelles. Il se répète souvent mais c’est un honnête un homme. Il se soucie des générations futures.
simon picotte
ghistos
11 janvier 2012
23h23
@respectable
“Lorsque le taux de chômage est supérieur à 7% le robinet « immigratoire « doit être fermé et cadenassé sauf bien entendu pour les gens d’exceptions honorables.”
Ayoye… Ayoye… Je te souhaite de naitre dans ta prochaine vie dans une province très très pauvre de l’Inde…
G Tanguay
supercorm
12 janvier 2012
00h05
La Chine dit peut etre oui a tout, mais regarder le resultat … pollution inimaginable, produits de consommation locaux toxique, corruption non subtile, une poignee de riches (amis du gouvernement) et des milliards qui ont moins que rien … j’habite a HK, je profite du taux de taxation de 15% (et pas de taxe a la consommation), mais ce que je vois m’attriste. Je ne reve qu’au jour ou je reviendrai a Montreal dans mon douillet condo avec des gens autour de moi qui savent vivre et profiter de la vie. Pas des profiteurs qui vendraient leurs meres pour montrer qu’ils ont plus de poignons que le voisin …
L’endettement de tout les pays civilise m’inquiete, et me demande pourquoi les citoyens ne font pas plus de simplicite volontaire. Je ne suis pas surpris que le Quebec se retrouve dans cette position, mais ne porte pas attention aux commentaires de trolls comme phiphil qui est le model parfait du traitre soumis et leche c_l par excellence.
Mesurer la croissance par nos modeles actuelle est une bien mauvaise chose. Croissance, developpement, PIB, etc. A force de vouloir empecher une contraction -avec l’endettement-, on risque de creer un bien plus gros probleme a long terme. Qui dit contraction ou recession veut aussi dire correction. Corriger d’une croissance insoutenable. Ce qui compte avant tout c’est la qualite de vie, le bien etre de la population. Sante, Education, Securite.
Le Quebec n’est pas pire que les USA ou autres pays de l’Europe. Mais ce n’est pas se comparer qu’il faut faire, mais regarder en avant vers ou on veut etre dans 5, 10, 50 et 100 ans. Et sabrer un beau modele qu’est le Quebec pour ajouter un chiffre au PIB et 15 routes pavees de plus a St-glin glin ne m’interesse pas.
Si on pavait une belle ile comme Bali d’un cote a l’autre ca ne serait pas un signe de developpement mais bien de stupidite … hors, c’est ce que la Chine essaye de faire pour rejoindre, dans les chiffres, les USA. C’est ce qu’encourage des chefs d’entreprise comme les Koch brothers qui veulent mourir avec des milliards en banque avec leur capitalisme sauvage, et c’est ce que leurs lobbyistes parviennent a faire croire a des journalistes et economistes pour voir des articles aussi biaise envers et pour une societe de consommation …
David Cormier
respectable
12 janvier 2012
05h43
Je vis déjà dans la province la plus pauvre d’amérique. La richesse que vous voyez n’est que fiction. On se doit la peau des fesses. Les provinces de l’inde n’ont pas de dettes et ont un taux de suicide plus que bas que le québec ils sont donc plus heureux collectivement.
Mon point était, si y’a pas de jobs de disponible, tes 55 000 nouveaux arrivants par année ne seront pas plus heureux sur le bien-être et on asggrave notre cas économiquement. Je n’ai rien contre les immigrants ni contre les pauvres. Je m’intéresse à logique économique optimale.
simon picotte
americanophile
12 janvier 2012
09h42
@jay pee
J’écris aussi des livres pour enfants en passant. Mes livres de finances portent surtout sur les façons d’économiser, de placer son argent, etc. Pourquoi je reste ici ? L’Europe est en faillite. Les États-Unis aussi. Il reste Singapour ,l’Alberta, la Suisse, où déménager. Mais bon… Je reste parce qu’il y a toujours des occasions d’affaires, même dans les pays en faillite ! De plus, avec un ordinateur on peut faire des affaires dans le monde !!! Vendre ou acheter des contats sur l’or ici ou en Alberta , je ne vois pas de différence, en autant que vous soyez incorporer, etc. Dernier point: pour équilibrer le budget du Québec il faut que l’actuel gouvernement ne soit plus à la solde des multinationales et des syndicats. Il faut couper les subventions aux entreprises et abolir certains programmes gouvernementaux et hop on équilibre le budget ! Ça prend pas un doctorat en économie pour comprendre cela !
P.Savard
teamstef
12 janvier 2012
11h07
Création de richesse, mise en valeur de l’éducation, pénalités au non-travail (a part les cas d’exception justifiés), abolition de la formule Rand, efficacité organisationnelle et compétitivité ne sont pas des termes populaires auprès de la majorité québécoise et ceci explique le mur qui s’en vient a pleine vitesse!
Sylvain Rivard
jaypee2
12 janvier 2012
11h37
@ americanophile
Formidable. Et on peut avoir les références de ces livres dont tu es l’auteur? Ainsi que de ton blogue?
En passant, je vis en Autriche. Nous sommes -avec le plus bas taux de chômage d’Europe- très loin de la faillite. En fait, tout va très bien. Tes généralisations ne convainquent personne: il y a un monde entre la Grèce et l’Allemagne. Et tu le sais très bien. J’aimerais bien lire tes livres pour voir si tu te permets les mêmes raccourcis…
JP Vachon
pbrasseur
12 janvier 2012
11h43
Autant avant les planètes étaient alignées pour masquer nos faiblesses et nous faire croire que ça allait bien maintenant c’est l’inverse et on se prépare une tempête parfaite:
Faible productivité + endettement record du secteur public + endettement record des ménages + taxes abusives + gouvernement obèse morbide (et corrompu) + crise des fonds de pension + système de santé déficient + éducation supérieure sous financée + infrastructures en ruines + vieillissement
= BOOM!!!!
On attend Moody, S&P, Fitch et les autres… Ça ne sera pas trop long.
Mince consolation beaucoup de régions Canadiennes ont le même genre de problème mais nous sommes de loin les pires.
P Brasseur.
seb.b
12 janvier 2012
12h05
@teamstef
Je crois que c’est la même chose partout, le québec n’est pas différent sur ce point. Par contre, il faut dire les choses clairement et sans crier au loup afin de mousser un agenda. À ce moment, les gens risquent plus d’être réceptifs.
S. Bouchard
bccc
12 janvier 2012
12h46
bonjour, un accident a fait que l’on s’est remis à mettre à niveau nos infrastructures, dépenses d’épicerie en somme. Pour noyer le poisson il a sorti son plan nord, l’arnaque du siècle.
Bernard Ouellet
michelrb
12 janvier 2012
16h29
Il y a un changement de mentalité important à faire au Québec. Le capital, les investisseurs et les entrepreneurs ne semblent jamais bien accueillis. « Ils vont polluer, ils vont tout salir, ça ne sentira pas bon, c’est des voleurs, ils vont nous exploiter »; accueillant, n’est-ce pas? Pendant que tout le monde crie à l’envahisseur, notre gouvernement essaie d’attirer des entreprises, à coûts de milliards, et cela de façon rien de comparable aux autres provinces, mais ce qu’il fait semble insuffisant; les capitaux hésitent… la concurrence est forte. Mais qui contrôle au Québec? Plus que partout en Amérique du Nord (où nous sommes près des derniers en termes de revenu, Canada et États-Unis confondus), ce sont les syndicats… Ouf! de vrais créateurs d’emplois ces organisations! Ça presse, soyons accueillant au capital, aux grands investisseurs et aux entrepreneurs; le bas de laine est vide!
Michel Boutet
xrayone
13 janvier 2012
11h57
Il faut laisser tomber la democratie qui ne marche pas, c est une evidence meme, et metre en place une dictature economique competente (surtout pas elue)…
Ainsi remettre en marche de facon professionnelle et non emotionnelle l economie de la province de QC
La Grece et l Italie ont ete oblige de le faire
C est la seule facon d eviter le mur
X.Raymond
respectable
13 janvier 2012
22h46
>>>En passant, je vis en Autriche. Nous sommes -avec le plus bas taux de chômage d’Europe- très loin de la faillite.-Jaypee
____________
Hum! À l’instar de la France, l’Autriche vient portant d’être décotée. Ils vont devoir sabrer dans leurs dépenses pour ravoir la AAA. Tant mieux si ça va bien pour vous. Mais le vieux continent est en faillite sauf l’allemagne qui tient tout ce beau monde à bout de bras (L’EURO).
simon picotte
simon picotte