François Cardinal
L’entrepreneurship est-il incompatible avec la vie de famille et la qualité de vie?
Jean Coutu pense que oui. Dans un discours prononcé hier, l’homme d’affaire a soutenu que l’importance qu’accordent les jeunes à la conciliation travail-famille nuit au développement de l’entrepreneuriat au Québec.
«Pour être un entrepreneur, il ne faut pas que la vie soit trop facile, a-t-il dit. Quand on est gâtés, on ne peut pas être un entrepreneur.»
Jean Coutu montre du doigt les exigences des plus jeunes (la génération Y pour ne pas la nommer), particulièrement le fait qu’ils préfèrent la qualité de vie à l’effort. Il se désole également qu’aux yeux de ces derniers, l’obtention d’un diplôme donne droit à de bonnes conditions sans nécessairement travailler.
Bref, Jean Coutu déplore qu’il y ait déséquilibre entre le travail et la qualité de vie… au profit de cette dernière. Des propos curieux pour un pharmacien, pour ne pas dire rétrogrades.
Il est vrai qu’à une autre époque, le travail pouvait – et devait – prendre toute la place afin que les hommes puissent jouer leur rôle de pourvoyeurs. L’entrepreneurship se résumait alors à consacrer sa vie à son entreprise, quitte à négliger sa famille.
S’ennuie-t-on réellement de cette époque?
Le monde a changé depuis que Jean Coutu a ouvert sa première pharmacie il y a une quarantaine d’années. Et ce changement, il est vrai, s’accélère avec l’introduction de la génération Y au marché du travail.
Jean Coutu n’est pas le seul à n’y voir qu’un recul. Lucien Bouchard estime que les Québécois ne travaillent pas assez fort. Gaétan Barette, de la même manière, trouve que les médecins de famille «sont en mode qualité de vie» et ne travaillent pas assez.
Mais si on peut se désoler que le mot «effort» ait disparu du vocabulaire des plus jeunes, comme le font les plus vieux, on peut aussi se réjouir que ce vocabulaire se soit enrichi d’expressions nouvelles comme «conciliation travail-famille», «qualité de vie» et «bien-être personnel», qui ne sont pas tout à fait des vilains mots.
Les 25-35 ans ont manifestement compris quelque chose qui a échappé à leurs prédécesseurs. Ils considèrent leur vie à l’extérieur du bureau importante, ils acceptent un salaire ou un chiffre d’affaires moins élevés pour se consacrer à leur famille, ils exigent des horaires flexibles pour réduire leur stress…
On a vu pires fainéants!
Est-ce vraiment une perte pour le Québec, comme le soutiennent Coutu, Bouchard et Barette? Sommes-nous collectivement moins riches parce que les cohortes qui montent diversifient leur quotidien, profitent de généreux congés parentaux, choisissent de s’occuper de leurs enfants, voire de leurs aînés?
Cela pose problème aux entreprises, vrai. Cela nuit à l’industrie de la pharmacie, vrai. Cela mine l’entrepreneurship, vrai aussi. Jean Coutu met donc le doigt sur un enjeu de société bien réel. D’autant qu’il ne touche pas que les entrepreneurs ou les pharmaciens, mais aussi les politiciens, les médecins, etc.
La réflexion est donc plus indiquée que la condamnation. Plutôt que de vouloir revenir en arrière, plutôt que de tenter de culpabiliser ces derniers, ne devrait-on pas, en effet, concentrer nos efforts à trouver des solutions adaptées à ce monde en évolution? Ne devrait-on pas chercher des façons de permettre aux entrepreneurs, mais aussi aux autres professionnels, de s’accomplir au travail sans délaisser leur famille, sans nier toute qualité de vie?
La conciliation travail-famille, ce n’est pas une façon de mettre la famille au service du travail. Au contraire, c’est un choix collectif en faveur des familles, afin que les travailleurs et entrepreneurs puissent être à la fois performants au travail et présents auprès de leurs enfants.
Si c’est impossible, la priorité devrait être de le rendre possible.











larousse_estdouce
7 décembre 2011
22h13
Je suis une Y. Je suis parfois un peu tannée des commentaires désobligeants à notre égard (”ça ne veut pas travailler trop d’heures, ça ne veut pas faire d’heure supp, ça veut des congés parentaux, etc.”)
Youhou! Le monde évolue et aujourd’hui on ne se tue plus à l’ouvrage au détriment de la vie personnelle et la famille… Et c’est justement ce que je trouve extraordinaire pour nous, la possibilité de conjuguer (si c’est ce qu’on recherche, bien sûr) carrière, loisirs, familles…
Et pour l’entrepreneurship, et bien je connais bien des gens qui se lancent en affaires tout en s’occupant de leur marmaille! Mon conjoint en fait partie!
Enfin, doit-on vraiment s’étonner des propos rétrograde d’un homme de 84 ans?
S.Larousse
Montréal
kirk09
7 décembre 2011
22h20
Vu qu’on est dans le temps des fêtes, est-ce que monsieur Coutu va nous rabattre aussi les oreilees comme quoi il recevait des oranges à Noel en cadeau?
La génération Y a toute les raisons de prioriser la famille à la lumière de l’échec qu’a été nombre de familles dont les membres de cette génération ont été les enfants. Ils savent ce qui attend leur famille si ils imitent leurs parents qui n’avaient jamais de maison assez grosse ni d’automobile assez dispendieuse pour les satisfaire vraiment.
Éric Joly
yvonmontana
7 décembre 2011
22h23
Assez d’accord avec M. Coutu: Les jeunes veulent le gros salaire, mais pas les heures qui vont avec. Et il sait de quoi il parle: avoir les avantages d’etre pharmacien proprietaire, de faire un gros train de vie, pas avoir un boss au derriere mais ne pas vouloir faire de soir ni de fin de semaine. PAs compatible malheureusement.
Alors soit tu vas dans une autre branche que la sante (parce que etre malade n’arrive pas toujours entre 8 et 5 lundi au vendredi) ou organisez vous en pratique de groupe avec un tour de garde par semaine (coop sante ou pharmacie communautaire ouverte a tour de role dans un perimetre donne). La medecine est et sera toujours une vocation, ceux qui vont la dedans pour avoir un bon salaire en faisant peu d’heures n’ont pas leur place.
De toute maniere, etre entrepreneur au Quebec, cest mal vu. Par la societe, par les media, par les humoristes, par la gauche: parce que si tu as reussis, tu as necessairement fou**** quelqu’un ! Alors vive le socialisme !
Y. Montana
gl000001
7 décembre 2011
22h35
Il n’y a jamais eu autant de jeunes “poqués” dans les écoles. Et je parle lorsqu’ils arrivent à la maternelle. Ce n’est pas encore le “système scolaire” qui les a rendus comme ça.
Ne venez pas me dire que les jeunes qui concilient travail-famille ont plus de temps pour s’occuper de leurs jeunes ?
Cette réalité décrite ressemble plus à celui de jeunes professionnels qui sortent de l’université avec une bonne job en partant. Le commun des mortels a besoin des deux salaires pour arriver. Et si l’employeur te dit que tu travailles en soirée ou en fin de semaine, ben tu vas le faire pour garder ta job et ça sera au détriment de ta conciliation travail-famille.
Jean Coutu parlait d’entrepreuriat. Pas des jeunes en général.
Alain Lajoie
jeanfrancoiscouture
7 décembre 2011
22h38
…@FC: «Propos rétrogrades!» Voilà. L’anathème est lancé. Tout de suite les grands et gros mots.
Et après, on devrait être capable de discuter sereinement? Quelqu’un de la stature de Jean Coutu peut-il émettre une opinion sans se faire «crier des noms»?
Bien sûr qu’il est aisé de demander à une grande organisation «mature», bien structurée et dotée de ressources considérables de s’arranger pour «accommoder» à peu près toute espèce de requête. Je le sais, j’ai travaillé en GRH dans une grande organisation et nous le faisions sans trop de problèmes, même avant l’arrivée de tous ces programmes sociaux dont nous sommes si fiers. Bien sûr, notre organisation était avant-gardiste mais nous le faisions de bon coeur.
L’affaire est tout autre dans une PME en gestation. J’ai aussi connu cette version de la chose.
Un vrai entrepreneur, surtout en période de démarrage d’entreprise, c’est à peu près irremplaçable. Il ou elle connait le produit, les besoins, les problèmes. L’entrepreneur voit à presque tout. La création, la production, le financement, les ventes, le service clients, etc. Ça n’est que plus tard qu’il peut s’adjoindre des spécialistes pour voir à contenter les demandes en matière de qualité de vie, qualité que lui va peut-être commencer à se payer après une, deux, voire trois décennies d’efforts. Et ça, ça n’est pas près de changer.
Et quand vous faites référence aux propos du Dr Barrette, rapelez-vous qu’il est médecin spécialiste. Ces gens-là ont d’autres contraintes que les omnipraticiens. Or, quand un chirurgien orthopédiste entre en salle d’op pour raboudiner un motocycliste cassé en 25 morceaux et que l’intervention dure 14 heures, ça n’est pas le temps de lui téléphoner pour qu’il aille chercher le petit au CPE parce que l’heure de fermeture est arrivée. Ou de lui reprocher de ne pas avoir sorti les poubelles.
Et j’aurais plein d’autres exemples notamment dans le monde de la créativité artistique mais il faut savoir s’arrêter même dans les exemples à l’appui.
Bref, au lieu de qualifier péremtoirement les propos de M. Coutu de «rétrogrades», il aurait peut-être été mieux de trouver un titre cadrant mieux avec la mise en garde relative à la signature des textes que l’on peut lire en tête de blogue. Perso, j’aurais écrit:«Des propos surprenants de la part de Jean Coutu». Et, mutatis mutandis, comme vous le dites si bien en avant dernier paragraphe:«La réflexion est donc plus indiquée que la condamnation».
Désolé!
J-F. Couture.
mcmullen
7 décembre 2011
22h40
Oui ça nuit aux affaires, mais, “suck it up” Jean Coutu. Parce que la grosse majorité des 2 parents travaillent? L’inflation galopante ne frappe pas juste les grosses entreprises mais aussi les ménages. Vas-tu falloir instaurer la garderie 24h, 7 jours sur 7?!
Patrick McMullen
mile
7 décembre 2011
22h46
Ne vous inquiétez pas mr Coutu, je vais trimer dur pour que vos profits progressent afin de satisfaire vos investisseurs. Tout cela pour un salaire de minable bien souvent. Je m’efforrcerait cependant de prendre mes pillulles, issues d’un raquet entre vous et les grosses pharmaceutique, AILLEURS. Ca!, ca fait mal, surtout quand plusieurs se mettent à faire la même chose. Moi j’ai deux semaine de vacances par années avec ma famille. si je dure 10 ans j’en aurai 3 WOW. Les grosses pharma ne me paie pas des vacances pour consommer leurs produits au contraire je paie le gros et pas à peu près. Bref vos commentaire me dégoute.
Roque Santa-Cruz
djieff
7 décembre 2011
22h48
Si M. Coutu avait passé un peu plus de temps en famille, il aurait pu montrer à son fils comment runner une business et il n’aurait pas eu à revenir lui sauver les fesses en 2005.
JF Bourdon
justedememe
7 décembre 2011
22h55
Autre temps, autres mœurs. Je crois que c’est une question d’équilibre.
Je crois qu’il faut blâmer les cas extrêmes. Que ce soit du côté du “workaholic” ou bien du paresseux qui veux se faire vivre par l’état. Par contre, nous pouvons très bien arrivé avec un attitude de conciliation travail-famille. C’est bien certain que ceux qui ont le contrôle sur ces entreprises et qu’il veulent faire toujours plus d’argent (à tout prix et toute conséquence), n’aiment pas ce concept. Mais dites vous une chose, est-ce que la société est en meilleure position après avoir laissé nos enfants à eux-même pendant que les parents passaient leurs temps à travailler…
“Un bon peuple s’occupe de leurs jeunes et de leurs aînées!”
Juste de même (A. Gauvreau)
jeanretro
7 décembre 2011
23h01
Si on veut des enfants on doit s’en occuper pas seulement être de passage dans notre maison comme les hommes le faisaient dans le temps de mon père et ce n’est pas un reproche.Le choix c’est nous qui l’avons travailler 20hres.par jour et pas d’enfants ou avoir moins d’argent et une vie de famille,c’est aussi simple que ça.
A.Morin
legada
7 décembre 2011
23h01
L’attitude des Y est acceptable mais ils ont aussi à participer à la société.
Lorsqu’il y a des urgences et des imprévus, il ne faut pas que ce soit toujours les mêmes personnes (les plus vieux) qui travaillent en temps supplémentaire pour régler les problèmes.
Quand les plus vieux ne seront plus là, on va arrêter de soigner les gens la nuit et durant les Fêtes, il n’y aura plus d’eau, plus d’électricité, etc…
Il faut qu’il y un équilibre en toute chose.
Daniel Legault
robitquebeccity
7 décembre 2011
23h31
Si la génération Y élève ses enfants comme M. Coutu voudrait qu’on le fasse, ça fera pas des enfants forts, mettons.
M. Robitaille
smart44
7 décembre 2011
23h37
Je suis 100% d’accord avec M. Coutu quand au fait qu’il y a trop de façon de ne pas travailler et d’être quand rémunéré.
Cela va tué le Québec.
On nous dit que l’éducation est un investissement. Comme société nous investissons des millions pour former des médécins. Comme retour sur l’investissment nous avons des médecins qui redonnent 70% de leur temps. Cela vaut pour les enseignants, les ingénieurs, les dentistes, les infirmières, les policiers etc.
Ces mêmes gens se plaignent de devoir attendre aux urgences, de la rareté des ingénieurs, de la pénurie d’infirmières etc.
Pour les jeunes, le travail nuit à leur qualité de vie alors qu’au contraire ils doivent leurs qualité de vie àleurs travail.
Il y a trop de façon de recevoir un chèque sans travailler au Québec. Congé parental, CSST, retrait préventif, invalidité court terme et long terme par les assurances collectives, assurance-emploi etc. Cela mènera le Québec à sa perte.
Cette attitude menera d’ci une génération à la création d’un parti comme le Front National en France. Les Québécois de souche préférant ne pas s’investir dans leur carrière, des gens qui ne sont pas de «souche» décrocheront les beaux emplois et cela amenera de l’intolérance.
Un désastre s’annonce.
Sylvain Montplaisir
gillesfpelletier
7 décembre 2011
23h39
Monsieur Coutu semble oublier une chose. Quand un couple met un enfant au monde, il fait un cadeau à la société et on est loin d’un cadeau bon marché. Faire un enfant, lui donner l’éducation, le mettre sur les rails du futur, c’est pratiquement une oeuvre de charité. Alors nos Gouvernements et les employeurs devraient considérer que la future main d’oeuvre, ne pousse pas dans les arbres et qu’il y a bien quelqu’un qui en fait la culture (si je peux user de cette image) au détriment bien souvent de sa qualité de vie, de son confort, de sa liberté etc. etc.
Jean Coutu a et a été un précurseur d’une formule gagnante dans le domaine commerciale et il me semble qu’il devrait songer sérieusement à cette forme de conciliation “travail-famille” pour continuer à opérer son entreprise en la ramenant dans le 21ième siècle au plan de la richesse commerciale, mais aussi d’une certaine richesse au plan des ressources humaines qui sont à la base de ses succès commerciaux.
Pour une personnage qui a toujours fait dans l’innovation, il devrait faire un effort maintenant auprès des humains qui ont contribué à ce qu’il est devenu.
Gilles Pelletier, Québec
proculation
8 décembre 2011
00h13
Wow ! Il fallait s’y attendre. La Presse qui reprend en éditorial un discours très cohérent, en dénature le propos selon son idéologie en choisissant ce qu’il veut et en ajoutant son grain de sel et voilà ! Le messager est knock-out, les arguments construits sur aucune base aucune sont publiables. Nous avons construits notre homme de paille: tappons dessus.
Côté droit: Mr. Jean Coutu, un homme “d’une autre époque” dixit François Cardinal qui croit que pour être entrepreneur, il faut avoir des valeurs d’entrepreunariat, de la persévérance, vouloir offrir aux clients avant que les clients demandent l’offre, tout en reconnaissant que les gens doivent prendre du recul pour s’occuper de leur famille. Il exprime qu’un entrepreneur peut faire deux choses en même temps: sa job et sa famille. Et que c’est DU TRAVAIL.
Côté gauche: Mr. Cardinal. Homme de gauche. Écrit dans un journal de choses qu’il a décidé pour les autres. Mais il pense que c’est bon. Il écrit dans un journal. Il a décidé que Mr. Jean Coutu, un homme qui a créé un empire de pharmacies au Québec, n’est pas dans le bon chemin. Car il écrit dans un journal. Il est éditorialiste. Ce Mr. Jean Coutu qui a réussi à créer des milliers d’emploi et un empire, à 82 ans, il ne comprends pas ce qu’il dit. Il est rétrograde. Il ne comprend certainement pas comment la société fonctionne car… il n’a seulement créer qu’un empire de pharmacie et Mr. Cardinal écrit dans un journal. Mr. Cardinal n’a qu’à prendre quelques phrases du discours de Mr. Coutu, les faire mal paraître et écrire un éditorial. Ce n’est pas la réalité ? Ce n’est pas grave. C’est Mr. Cardinal.
Question piège: qu’avons nous besoin de plus au Québec ? Des Mr. Cardinal ou des Mr. Jean Coutu ?
Olivier Gagnon
tesl_2004
8 décembre 2011
00h14
Il faut dire qu’être entrepreneur au Québec peut devenir un grand défi parfois.
Une personne qui réussit est souvent mal perçu au Québec. Que ce soit par son parcours académique ou par sa rémunération, cela suscite en vitesse le mépris, la jalousie et l’envie.
Pour en revenir au propos de Monsieur Coutu, ce n’est pas rétrograde. Il ne fait que dire la vérité par rapport à certains individus qui aimeraient travailler 32 heures par semaine et gagner autant que celui qui travaille 42 heures.
Il y a d’autres qui comprennent les implications d’un choix de vie du style “je travaille 32 heures par semaine” et qui s’assument sans se plaindre.
P. Nguyên
yvon0807
8 décembre 2011
01h01
Il faut en prendre et en laisser comme on dit. Les déclarations de M. Coutu ne me surprennent pas. Par contre, il est vrai de dire que la génération d’aujourd’hui en demande pas mal plus qu’elle ne veut bien en donner. Ça fait penser aux joueurs professionnels. En contrepartie, il faut savoir pondérer qualité de vie et travail. Ça les babyBoomers ne comprennent pas cela ayant travaillé toute leur vie à mettre du beurre et du pain sur la table au détriment de la vie de famille proprement dit.
Yvon Lacoste
sunfire
8 décembre 2011
01h21
L’enjeu n’est pas le travail ou l’équilibre travail-famille. L’enjeu c’est la productivité.
Si nous produisons 100$ de revenus pour 98$ de dépenses (peu importe le nombre de jours travaillés ou le salaire) et que nos voisins le font pour 79$ de dépenses (idem), ils deviendront plus compétitifs et ils viendront à bout de s’accaparer le marché.
On peut prendre autant de congé qu’on veut. Le but c’est d’être productif peu importe les conditions de travail. Je peux gagner 100 000$ par an, travailler moins de jours et produire plus de valeurs à moindre coût qu’un collègue à 79 000$ par an qui travaille plus car je suis plus efficace et performant.
Cessons le débat Y, Z, boomer. Faisons le débat de la productivité. Je ne pense pas qu’on puisse éviter les lois du marché. Si nous perdons notre productivité, nous allons nous appauvrir et devenir incapable de maintenir notre train de vie. C’est inévitable. Cependant n’agissons pas à partir de la croyance que plus nous allons faire d’efforts, plus nous serons productifs pour relever le défi.
Pourquoi ne pas tout simplement se permettre de changer nos paradigmes? Pourquoi ne pas réfléchir au comment nous pourrions à la fois être productif tout en ayant une qualité de vie, un équilibre vie-travail? Pourquoi ne pas l’inventer au lieu de se cantonner dans le débat paresse, efforts?
MA Routhier
ralbol
8 décembre 2011
01h53
Monsieur Coutu est un homme d’une autre époque.
Une époque où tout était à bâtir, où l’avenir était radieux et sans nuages, où un jeune homme au «front bombé d’idéal» pouvait tout faire et tout réussir, une époque où la pollution n’existait pas, où les dépotoirs ne débordaient pas, où les espèces animales ne disparaissaient pas à la vitess grand V…
Aujourd’hui, quelle peut être la motivation profonde d’une jeune personne le moindrement consciente, la poussant à tout sacrifier dans le but de bâtir une entreprise qui ne fera qu’ajouter un produit de plus, une autre bébelle, un nouveau cossin, à la pile débordante de déchets qui nous étouffe déjà?
Vous cherchez le pourquoi de l’apathie et du manque de motivation de la jeunesse? Et bien la voilà: pourquoi se décarcasser si tout cela ne sert qu’à creuser le trou pour enterrer l’humanité?
Que ce soit conscient ou pas, c’est ce qui démotive notre jeunesse.
Je ne les blâme pas.
D.Lefresne
stridulation
8 décembre 2011
02h25
Je ne suis pas un « y », mais je trouve cette évolution des mentalités plus que positive. Les générations précédentes ont négligé leur famille, se sont tuées à la tâche, pourquoi au juste? À qui ont profité les gains de productivité obtenus? À une petite minorité surtout.
Tant mieux s’ils ne sont pas dupes. Il est plus que temps que nous mettions l’économie à sa place: au service des gens, et non l’inverse. Les gains de productivité devraient plutôt servir à nous procurer plus de temps libres, temps libres que nous pourrions consacrer à ceux que l’on aime, et à devenir des citoyens mieux dans leur peau, plus créatifs, plus éclairés.
Pu envie de pédaler pour faire avancer une machine qui fonce aveuglément dans un mur. Parce que notre système économique actuel, basé sur une croissance infinie sur une Terre dont les ressources sont finies, n’a pas le moindre avenir. Les gens comme monsieur Coutu n’ont pas le temps d’y réfléchir: ils travaillent trop.
Stéphane Thibodeau
dcsavard
8 décembre 2011
02h37
Il n’a pas entièrement tort Jean Coutu. L’entreprenariat nécessite de travailler comme un chien sans compter les heures dans beaucoup de cas. Oui, c’est incompatible avec le désir légitime de vivre une vie équilibrée. Maintenant, on fait quoi? Le système économique est construit autour du principe que l’enrichissement collectif dépend du désir de chaque individu de s’enrichir et donc d’agir en conséquence. Le système économique n’a jamais été conçu pour la vie de famille. Et je le répète, le désir de la vie de famille ou même personnelle axée sur autre chose que l’enrichissement personnel est légitime. Il faudrait donc trouver un moyen de faire entrer ça dans une équation économique et de réécrire les règles du jeu de la vie en tenant compte de ça. Est-ce que John Nash est disponible?
David Savard
cmoibenlepro
8 décembre 2011
04h30
La paresse n’est pas une vertu contrairement à ce que de plus en plus de gens pensent.
Jean Coutu a raison.
Nous sommes une génération d’enfants rois, et nous voulons tout cuit dans le bec.
B Plante
b2006jonny
8 décembre 2011
05h11
Je suis assez d’accord avec M. Coutu.
J’ai fondé mon entreprise à 24 ans. J’ai eu mon entreprise 11 ans. 2 vies de couple y ont passé.
J’ai fait des choix. Je les assume et je n’ai aucun regrets.
J’ai aujourd’hui 39 ans.
J’ai vendu ma compagnie.
Je suis prêt aujourd’hui pour la famille et moins travailler.
Si la génération Y décide de moins travailler c’est son choix.
Mais être entrepreneur et mener de front la famille et le reste, ce n’est pas facile.
Si le Québec a moins d’entrepreneurs faut trouver des solutions pour les supporter.
Le monde a peut-être changé oui, mais veut-t-on juste être une société de succursales?
Et oublier nos programmes sociaux?
J’ai travaillé avec et pour la génération Y pendant 11 ans. Ils m’ont brûlé, exaspéré.
J’ai tout vendu et quitté le Québec pour aller voir ailleurs.
Si le Québec ne trouve pas de solutions pour se réinventer, désolé, mais nos programmes sociaux vont disparaître…et dans l’urgence la génération Y va peut-être se réveiller.
Je l’espère parce quand on est en compétition contre le reste du monde…faut être vite sur nos patins et travailler dans les coins.
Le Québec a fait un grand bond en avant après la révolution tranquille. Il y avait un besoin immense de se prendre en main.
Les Y devront faire aussi quelque chose de similaire, sinon, oui on deviendra juste une succursale…
G. Boulet
chialeux48
8 décembre 2011
05h26
À vous il n’y a que le bonheur d’important. Et il semble bien que vous ayez raison.
Les familles ne sont plus le milieu de l’éducation, de l’apprentissage social et du savoir-vivre mais un moyen de démontrer notre fortune et notre arrogance face aux autres.
Les parents n’ont pas de temps pour leurs enfants et exigent que le gouvernement le fasse à leur place. Entre boulot, tv et la sublimation de son propre nombril les adultes ne sont en fait que de grands enfants ratés et victimes des refus d’une socièté de plus en plus étouffée.
Michel Gendron
thierry_m
8 décembre 2011
06h25
Certains propos ici, sur ce blogue, me sidèrent…
Monsieur Coutu vient d’une autre époque, une époque où 1 salaire suffisait à la tâche. Les données économiques le montrent clairement, si les produits “de luxe” sont de moins en moins chers (télévision, téléphone, etc.) par rapport au coût de la vie, les produits de base eux, augmentent sans cesse à un rythme supérieur à l’inflation (blé, légumes, essence, transport en commun, etc.). De ce fait, il en coûte plus cher de nos jours d’élever une famille, toutes proportions gardées.
De toutes façons, étant gestionnaire moi-même, je remarque que la qualité et l’efficacité du travail des gens diminue drastiquement passé 40 heures par semaine, au point où il plus rentable d’embaucher et de former un nouvel employé. Évidemment, pour embauché, il doit y avoir des diplômés disponibles… Or, dans mon domaine, c’est là que le bas blesse…
Thierry Maheu
marie-danielle
8 décembre 2011
06h55
Je félicite ceux et celles qui pensent qu’un équilibre doit être fait entre le travail et la famille. Cependant, je comprends monsieur Coutu qui met en lumière le problème de la productivité. Alors que dans de nombreux pays, la main-d’oeuvre est bon marché, les grandes entreprises voudraient voir leurs employés en faire autant, les plus petites peut-être aussi.
En tout cas, les employeurs qui ne sont pas sur place ne se gênent pas pour concocter des horaires de travail qui changent régulièrement sans le consentement des employés. Ces derniers doivent oublier non seulement la conciliation travail-famille , mais adieu les rendez-vous pris à l’avance pour n’importe quelle raison, sinon au prix de perdre une journée de travail complète. Comme ces entreprises sont de plus en plus nombreuses, nous pourrons constater que les conditions de la main-d’oeuvre d’ici ressemblera de plus en plus à celles des pays qui traitent leurs employés comme des objets.
Alors ceux qui peuvent encore travailler dans le respect , n’abandonnez pas , tenez bon.
M-D Turcotte
stridulation
8 décembre 2011
06h57
@cmoibenlepro
C’est étrange comme on considère comme de la paresse toute activité qui n’est pas un travail, qui n’a pas une valeur économique… S’informer, se cultiver, c’est une activité; jouer avec ses enfants, c’est une activité; dépanner un voisin, c’est une activité; écrire, peindre, faire de la musique, etc., c’est une activité; rendre visite à des parents, à des amis, c’est une activité.
Il y a des activités à valeur économique, il y a des activités à valeur humaine. S’il y a un déficit qui me préoccupe bien plus que celui de nos finances, c’est le déficit humain. Les gens n’ont tout simplement plus de temps, ou très peu, pour tout ce qui donne de la valeur à la vie. Travailler, faire des achats, voilà qui occupe le plus gros de leur temps. Ils manquent de temps pour leurs enfants, pour leurs amis, pour eux-mêmes. Regardez-les courir, l’air stressé, dans les centre d’achat en ce moment… Regardez-les conduire en fou parce qu’ils manquent de temps.
On s’en va où comme ça? Les gens craquent, ils sentent bien qu’il y a un déficit quelque part. 11 millions de prescriptions d’antidépresseurs sont distribuées chaque année rien qu’au Québec. Vous avez bien lu.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/10/20091006-052000.html
Les gens comme vous ont-ils le temps de réfléchir là-dessus, ou bien ne font-ils que travailler et consommer comme des fous sans se rendre compte qu’ils pédalent dans le vide?
Stéphane Thibodeau
gadur
8 décembre 2011
07h03
Je pense que monsieur Coutu ne comprend pas les jeunes et les traite avec un certain mépris caractéristique, depuis Aristote, du discours de la génération vieillissante.
Afin de mieux aiguiller la réflexion, je pense qu’on ne devrait pas parler d’heures travaillées, mais bien de productivité et/ou d’efficacité. Un domaine dans lequel les Allemands et les Français excellent malgré un nombre d’heures travaillées qui demeure faible par rapport aux pays anglo-saxons.
Il est tout de même important de rappeler que ces deux nations se sont littéralement rebâties de zéro à partir de 1945. La France bâtissant son propre programme spatial (Ariane), son propre programme nucléaire et mettant au monde un des premiers grands programme de train à haute vitesse (et on ne parle pas du Concorde). L’Allemagne, elle, est passé au travers d’un pénible et coûteux exercice de partition puis de réunification et fait depuis figure d’économie industrielle ultra innovante et exportatrice avec une pointe d’avance sur un peu tout le monde dans des secteurs aussi névralgiques que le transport et l’énergie verte.
Et les Allemand set les Français ont fait ça en travaillant moins d’heure en moyenne que les Grecs, les Italiens et les Espagnols, trois pays au coeur de la crise actuelle de la dette.
Une introduction au concept:
http://social.blog.lemonde.fr/2011/06/10/les-allemands-moins-travailleurs-et-plus-performants/
Bref, quoique que j’aime bien monsieur Coutu et que je comprends sa réaction, je ne suis pas certain que sa sortie ait une quelconque valeur. C’est une fausse bonne-idée, ça sonne bien, mais c’Est tout. Un bon exemple de ce genre de fausse bonne idée c’est: “on va mettre plus de monde en prison et on va allonger les peines, ça va réduire le crime”.
Gabriel Durany
pbrasseur
8 décembre 2011
07h33
Je suis sur le marché du travail et je pense que malheureusement M Coutu a raison.
Ce n’est pas tant une affaire générationnelle que culturelle. Aujourd’hui pas juste les Y mais beaucoup de monde ne veulent pas trop travailler.
Que ça nuise à l’entrepreneurship est une simple évidence.
P Brasseur.
justanopinion
8 décembre 2011
07h36
À lire les commentaires, il y a plusieurs personnes dans la salle qui ne sont jamais sortie du Québec.
Hey! C’est comme ca ailleurs aussi! Alors les alarmistes et les fatalistes, prenez vos pillules!
Il n’y a pas de “catastrophes” qui s’annoncent. Voyons-donc!
Réjean Larouche
giz-mo
8 décembre 2011
07h37
il est hors de question que je me défonce au travail pour une bande de baby boomers qui pensent avoir inventé le bouton a 4 trous.
j’ai été me chercher plusieurs diplômes universitaire pour cette raison.
Le travail est pour moi une couroie de transmission qui paye mes cossins…sans plus.
G.Leduc
americanophile
8 décembre 2011
07h38
Coutu a raison. L’État maman québécois de style européano-décadent a fait de la jeune génération de Québécois des petits-bourgeois suffisants fiers d’être des porteurs d’eau. Je suis en affaires. Vous voulez prendre votre retraite dans la quarantaine ? Vous voulez de l’argent ? Sortez de la fonction publique et devenez des commercants ou des capitaines d’industries. Vous voulez être un esclave, un mouton médiocre, travaillez à salaire. Vous voulez être dominé par des chefs syndicalistes et ne pas avoir de liberté, devenez fonctionnaire. Le Québec, gracieuseté des moumouneries du PQ (garderies, congés parentaux) est devenu un “pays” où règne la paresse, l’arrogance (on se pense les meilleurs au monde),, la pauvreté, la dépendance face à l’État, etc. Pendant ce temps en Asie, on travaille et on se fie pas au gouvernement et aux chefs syndicaux pour aller à la toilette. Résultat: la faillite prochaine. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’on s’effondre comme les Finlandais , les Allemands et les Français. L’État providence a tué l’initiative. Les gauchistes québécois fouillent constamment dans les poches des riches. Un jour viendra où ils fouilleront dans les poches des pauvres pour financer l’oligarchie syndicale et les politiciens. Le Québec est le troisième État le plus pauvre d’Amérique du Nord quoiqu’en dise la propagande libéralo-gauchiste.
P.Savard
stridulation
8 décembre 2011
08h06
@gadur
On connait déjà le principe au hockey pourtant: si on veut qu’un joueur donne son « 110 % » sur la glace, mieux vaut le faire jouer de courtes périodes que de le laisser longtemps sur la glace.
Une personne qui a plus de loisirs sera plus productive au travail, en meilleure forme. Surtout si le manque de temps fait que la vie personnelle va chez le diable. L’évolution technologique a sans doute permis les gains de productivité que l’on a constaté à partir de la deuxième moitié du 20e siècle, mais aussi sans doute la diminution de la semaine de travail.
Depuis les années 80, au lieu de suivre cette tendance naturelle qui aurait dû entraîner une réduction de plus en plus grande du temps de travail on a vu, au contraire, la semaine recommencer à allonger. On l’a fait tout en demandant aux travailleurs d’être plus productifs. Résultats: une épidémie de maladies liées au travail.
http://www.jobboom.com/jobmag/17-02-texte.html
Il y a d’autres facteurs en jeu bien sûr, mais je suis convaincu qu’en réduisant la semaine de travail, on permettrait aux travailleurs de mieux récupérer.
Stéphane Thibodeau
nike
8 décembre 2011
08h07
Je crois que vous avez mal compris les propos de M Bouchard, il parlait d’augmenter la productivité. Comme certain l’ont précédemment cité sur ce blogue, les Allemands et les Français travaillent moins d’heure mais on une meilleur productivité.
Peut-être ais-je mal compris mais c’est ce que j’ai compris du message de M Bouchard et du groupe des lucide. Travaillé mieux.
Même M Barette qui a déjà tenu ce genre de propos a modifié son discours ciblant une réouverture de la convention avec les médecins généralistes afin de réorganiser leur travail afin d’augmenter leur productivité. Non pas nécessairement leur nombre d’heure. Mais je reconnais qu’il a déjà eut ce genre de propos.
Bernard Théroux
Hochelaga
anza
8 décembre 2011
08h08
Ce qu’il a dit d’une façon très malhadroite c’est qu’avoir des enfants et vouloir s’est occupper (comme nous on veut) ça prend du temps et être entrepreneur ça aussi c’est exigeant. C’est très difficile de réussir à faire les 2 en même temps. Peut-être que la solution c’est de faire un après l’autre. Avoir des enfants et quand on juge qu’ils sont assez grands, démarrer une entreprise. Qui qui qu’on doit tout avoir en même temps? Ah oui, j’oubliais “la société”.
Caroline Lefebvre
azem
8 décembre 2011
08h14
comme si je vais donner la moindre crédibilité aux propos de Jean Coutu le pire employeur que j’ai jamais eu. il prend pas que certaines personnes refusent de se faire exploiter par sa chaine de pharmacie?
azem papazian
robitquebeccity
8 décembre 2011
08h17
@M. Durany
Un des posts les plus intelligents et les plus réfléchis que j’aie lus sur ce blog. On dirait bien qu’il y en a beaucoup ici (voir proculation) qui devraient retenir la leçon.
M. Robitaille
efte
8 décembre 2011
08h28
Prenons un autre point de vue sur les faits. Regardons l’ardeur au travail par unité familiale plutôt que par individu. Autrefois, la norme était que l’homme travaillait comme un fou et la femme était à la maison. Aujourd’hui, la norme est plutôt que les deux parents travaillent mais veulent le faire en conciliation travail-famille. Si l’on calcule les heures travailler pour les deux parents autrefois et aujourd’hui, la somme est probablement semblable. La seule différence c’est que les femmes veulent plus contribuer au marché du travail qu’autrefois tandis que les hommes veulent davantage contribuer à la famille. Le résultat globale est donc similaire.
On oublie souvent que les femmes ne travaillaient pas autrefois dans les analyses sur le travail que les Bouchard, Barrette et Coutu font. Je ne crois pas non plus qu’il faille blâmer la génération Y de ne pas revenir en arrière. Strictement du point de vue financier, vaut mieux 2 personnes qui travaillent 35-40h par semaine qu’une personne qui travaille 80h par semaine. Surtout que dans plusieurs domaines, il n’y a aucun avantage financier à travailler 80h plutôt que 40h. De plus avec la précarité d’emploi d’aujourd’hui, j’aime mieux savoir qu’en cas de perte d’emploi, c’est seulement la moitié du revenu familiale qui disparaîtera.
François Tremblay
mario1965
8 décembre 2011
08h30
Bonjour à tous,
Je pense qu’avec tous les commentaires précédents, tout a été dit.
Cependant, et là je m’adresse aux Y, si les propos de M. Coutu vous déplaisent, vous n’avez qu’à boycottez PJC. Il verra bien que vous avez un pouvoir de consommateur…
Mario Demers, Lévis
stephanie2009
8 décembre 2011
08h41
@stridulation
“C’est étrange comme on considère comme de la paresse toute activité qui n’est pas un travail, qui n’a pas une valeur économique…”
En effet! Pour certaines personnes, qui ne se définissent généralement que par rapport à leur travail (et tombent souvent en dépression grave au moment de prendre leur retraite), accorder de l’importance à la qualité de vie est un caprice inexcusable. Le plus absurde c’est que la qualité de vie a réellement un effet positif sur l’économie générale, même si effectivement l’entrepreneurship demande beaucoup de sacrifices.
Qu’est-ce que cela apporte de positif à la société que les travailleurs travaillent jusqu’à épuisement, qu’ils voient leurs enfants seulement les fins de semaine et réduisent leur vie amoureuse sociale au strict minimum? La société fait-elle vraiment un gain avec le présentéisme au travail, l’épuisement professionnel, la dépression, les divorces, le manque de sommeil chronique, les troubles de comportements chez les enfants, le décrochage scolaire, le stress, la rage au volant, la solitude et la consommation de Redbull pour “toffer” tout ça?
Ce qui nuit le plus à l’esprit d’entreprise au Québec c’est le vieux fond judo-chrétien, reprit par une certaine gauche (je suis moi-même de gauche alors pas de tomates, svp!) qui associe la richesse au mal et qui fait des gens d’affaires (forcément immensément riches) des êtres cruels, froids et exploiteurs de pauvre monde. Qui veut être associé à cette image? On encourage les gens qui se partent en affaire lorsqu’ils sont au bas de l’échelle pour les mépriser s’ils réussissent…
S.LeBlanc
hemi
8 décembre 2011
09h02
Il n`y a rien de différent aujourd’hui de ce qu’était hier. On a le choix de travailler 32 heures ou 60 heures par semaine, à 25$ l’heure ou à 14$ l’heure selon ses qualifications. C’est l’ambition qui motive, Il y a des ouvriers qui ont réussit à se payer des maisons à revenus pour leur retraite, il y en a d’autre qui sont encore à loyer à 65 ans avec pas de retraite, ce sont des choix individuels. De même pour les professionnel, les revenus sont associé à la quantite d’actes qu’ils accomplissent. Tout autres système relève du socialisme et du nivellement par la base, et ça ça ne fonctionne pas. Le boeuf et la grenouille……… Mais ce débat est beaucoup plus complexe, le résultat se mesure en endettement individuel et collectif.
Jacques Fréchette
pbusque
8 décembre 2011
09h06
Dans le temps de Monsieur Coutu, la majorité de ton dur labeur te revenait dans tes poches.
Maintenant, plus tu travailles, plus tu es pénalisées (taxes supplémentaires, impôts supplémentaires, lapidation par la gauche, perte de services, etc).
Les gens d’aujourd’hui en ont assez de travailler pour les autres et par la suite, se faire critiquer par les autres qui ne récoltent pas la gains de LEUR labeur.
Tant et aussi longtemps que la société moderne va pénaliser le travail, les gens vont chercher à faire d’autre chose. Quand tu sais que travailler 2 heures de plus par semaine risque de te faire passer sur le prochain pallier d’imposition, tu ne te risque pas à faire ‘plaisir’ à ton employeur pour en fin de compte, travailler GRATUITEMENT pour notre gouverne-et-ment.
P. Busque
quidnovi
8 décembre 2011
09h26
Nous sommes entièrement libres de nos choix. Collectivement, nous nous donnons les moyens d’assurer la justice (équité, égalité…). Ceux qui voudraient orienter ces choix concernant le travail, la famille, ou la patrie appartiennent à un autre âge, celui du Québec ultramontain ou pire, du régime de Vichy dans l’Europe nazie ou de l’ingénierie sociale marxiste (”Si le marxisme était une science, il aurait d’abord fallu l’essayer sur des animaux”).
Je sais bien que monsieur Coutu ne va pas jusque là, mais il s’engage sur une pente glissante, que bien des citoyens empruntent allègrement.
Jacques Saint-Cyr
environnementeur
8 décembre 2011
09h27
Il faudrait faire remarquer aux jeunes (et j’en suis un) que dans l’expression “conciliation travail-famille”, il y a aussi le mot “travail”…
Alexandre Pelletier
environnementeur
8 décembre 2011
09h30
@pbusque: tout à fait d’accord avec vous. Nous avons la fiscalité la plus “progressive” en Amérique du Nord et ça pénalise grandement le travail, l’effort et l’entrepreneurship.
Alexandre Pelletier
gasston
8 décembre 2011
09h38
Tiens, mon commentaire n’a pas “passé”… en voici donc une version tronquée, et inférieure à l’original:
Comme ça, un des trop rares entrepreneurs québécois qui a réussi pour de vrai, sans profiter des largesses du gouvernement… est rétrograde! L’équipe éditoriale de La Presse vient d’atteindre un nouveau creux.
J’ai une petite nouvelle pour vous: un adepte de la “conciliation travail/famille” qui obtiendrait l’approbation de La Presse n’atteindra jamais le niveau de réussite de M. Coutu.
G. Lalande
cecileb
8 décembre 2011
09h39
Être entrepreneur, c’est être une “bibitte” que beaucoups de gens ne comprennent pas.
Si il y a des jeunes Y, des jeunes X ou toute autre sorte de jeunes ou moins jeunes qui croient vraiement qpouvoir partir en affaire, créer une compagnie tout en maintenant un horaire de travail de 9 à 5…et conserver une “qualité de vie”, je peux seulement leur souhaiter “Bonne Chance!”
Ce n’est pas être rétrograde que de penser que ces deux choses ne sont pas compatibles, au moins pour les 5 premières années qui suivent la création de l’entreprise, et probablement plus.
Alors, les gens qui chialent que M. Coutu est rétrograde et qu’il ne comprends pas les jeunes, je leur dit qu’il est réaliste et honnête.
Si vous croyez que votre équilibre travail-famille est plus important que votre travail, ce qui est un choix tout à fait acceptable et louable, et bien ne partez pas en affaire! Si vous partez en affaire, Il y aura certainement un déséquilibre pendant plusieurs années; votre conjoint(e) devra y contribuer d’une façon ou d’une autre (soit en travaillant à vos côtés, soit en prenant la charge des autres tâches familiales) – C’EST GARANTI!
Les gens qui priorisent un équilibre travail-famille – loisir et une qualité de vie, doivent se trouver un emploi à temps plein qui leur garantiera un salaire, un minimum de journées de vacances, une protection en cas d’invalidité et, si vous êtes chanceux, une protection pour votre retraite. Vous n’aurez rien de cela si vous démarrez une entreprise (pour les premières années).
Cécile Boisvert
Longueuil
q.terreux
8 décembre 2011
09h45
stephanie2009
8 décembre 2011
08h41
Le vieux fond judeo-chrétien oui… il est encore là. Cette notion de “souffrir pour réussir” bien ancrée encore.
Je ne suis pas de la génération “Y” mais je n’avais pas envie de ma taper mes 65 heures de boulot exténuant par semaine comme mon père. Et le fait de moins travailler m’a laissé du temps pour m’occuper de lui, le vieux papa, jusqu’à sa mort.
Rétrogrades ses propos ? Oui à mon sens.
Robert Duquette – 56 ans
cybereric
8 décembre 2011
09h54
L’être humain est en escalade vers sa propre destruction. Toujours plus d’entreprises, toujours plus de profits, toujours plus, toujours plus… c’est ça, la vie? QUI a dit que c’était ça, la vie? C’est un mode de vie que l’être humain s’est donné. Un concept. Qui est probablement différent ailleurs dans l’univers, s’il existe une autre forme de vie intelligente. Pourquoi ne pourrait-on pas modifier, changer ce concept qui étouffe tout le monde, de plus en plus?
Trouver une façon de vivre, de survivre, et de fonctionner, pas seulement pour les familles ou les entrepreneurs, mais carrément pour le bien-être des êtres humains et de la planète. En quelque sorte, s’asseoir autour d’une grande table et tout repenser à partir de zéro. Faire le constat d’où nous en sommes rendu, quels sont les aspirations des humains en 2012, ce qu’ils désirent, essayer de trouver une sorte de “bonheur central” et greffer une nouvelle société autour de ce noyau?
Chaque être humain est de passage sur cette planète, en moyenne, pour 70 ou 80 ans. Comment faire en sorte que le plus de gens en profitent pleinement, et faire en sorte que la société fonctionne quand-même. Il y a une infinité de possibilités.
Traitez-moi d’idéaliste ou de rêveur ou peu importe. Je pense que justement, ça va prendre des gens qui pensent définitivement autrement que la majorité des humains pour que les choses changent dans le bon sens. La vie s’est développée et a évolué jusqu’à nous. C’est un cadeau de la nature. On peut en faire ce qu’on veut.
On a aussi le devoir de profiter pleinement de notre courte existence. Se consacrer entièrement à une entreprise, sacrifier sa vie de famille et sa vie personnelle au profit de la société, c’est rabaisser l’humain au niveau de fourmi.
Ce que propose Jean Coutu aux êtres humains, c’est une vie les poches pleines de cash, triste et sans couleur. La piasse, c’est tellement important.
Eric Tourangeau
nicklechauve
8 décembre 2011
09h58
Je suis d’accord avec beaucoup d’intervenants sur ce blogue, qu’ils soient pour ou contre les propos de Mr. Coutu. Les propos les plus éclairés sont ceux qui affirment la difficulté de joindre Famille et entrepreneuriat, mais qui ciblent le caractère optionnel de chacun. On fait le choix d’avoir une famille, on fait le choix de se lancer en affaire, et parfois on fait le choix de joindre les deux (quoique ce dernier choix est très rare). En quoi cela regarde les autres, qu’une personne désire travailler moins d’heures (avec un salaire moindre) pour élever sa marmaille? Au même titre, en quoi cela devrait regarder les autres que quelqu’un veuille se tuer à l’ouvrage et cumuler les heures? L’un n’est pas plus paresseux que l’autre, et l’autre n’est pas plus vil et sans coeur que le premier.
Nicolas Rémillard-Tessier
hemi
8 décembre 2011
10h08
djieff
7 décembre 2011
22h48
Vous parlez des investissement US en pharmacie, Il a simplement réalisé que le modèle québécois ne fonctionne pas à l’extérieur du bienheureux Québec.
J Fréchette
hibouxdoux
8 décembre 2011
10h39
Monsieur Coutu ne semble pas porteur du virus de la rectitude politique qui ravage l’équipe éditoriale de La Presse. Il ne pratique pas non plus la langue de bois! Conciliation travail-famille, a voir le nombre d’illettrés et de délinquants que cela a produit, cela n’est pas tres probant.
gérard rouleau
arylan
8 décembre 2011
10h58
LOL – Ca me fait penser a un autre retrograde qui vit sur un autre planete aussi – J’Ai nommmer LuLu Le Lucide prenommer Lucien Bouchard qui nous dit qu’on travaille pas asser – qu’il faudrait faire comme au states ..MDR non mais , vraiment retrograde c’est 2 comique lucide la!!!!
Pour ma part – moi je travaille le moins possible- pour la plus grosse paye possible et je profite de la si courte vie qui nous est donné et ce n’est pas vrais que je vais me tuer a l’ouvrage – un apport a la societer ne passe pas seulement par le travail – reveiller vous
Je vais m’arreter la – trop d’Exemple que les vieux crouton ne peuvent saisir…..
Joyeux temp des fêtes
Alex Dumas
jolto
8 décembre 2011
11h09
Le terme «rétrograde» pour qualifier les propos de Jean Coutu est pour le moins exagéré et incongru…
Certaines personnes veulent s’offrir des programmes sociaux généreux et coûteux, mais ils veulent aussi travailler le moins possible.. Voici un paradoxe: l’un de ces programmes est le système des garderies servant à concilier le travail et la famille. Malheureusement, on peut peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre!
C’est grâce à un entrepreneur de la trempe de Jean Coutu, qui ne comptait sûrement pas les heures pour bâtir son entreprise, qu’il a créé des emplois et par le fait même fait croître l’économie québécoise permettant à l’État d’investir dans les programmes sociaux afin d’améliorer notre qualité de vie.
Les revenus de l’État dépendent de la productivité et de la croissance économique. Les programmes sociaux et les investissements en éducation sont tributaires de la santé économique de la société.
La pensée magique n’existe pas sauf pour les rêveurs n’ayant aucune connaissance en économie…
P. Bélanger
pgon@
8 décembre 2011
11h50
Votre éditorial est intéressant mais je ne vois pas ce qui vous permet de qualifier l’opinion de M. Coutu de “rétrograde”. Que les priorités de bien des personnes de la nouvelle génération soient différentes de celles de leurs aînés, c’est normal, mais il y aura toujours plus de différences entre deux personnes différentes d’une même génération qu’entre deux personnes semblables de deux générations différentes. Nous ne sommes pas tous semblables et nous n’avons pas tous les mêmes désirs ou ambitions. En ce sens, celui qui choisit la vie d’entrepreneur ne peut espérer la mener en conciliant facilement le travail et la vie de famille. M. Coutu n’est pas rétrograde : c’est simplement qu’il n’apparaît plus comme un modèle pour le plus grand nombre, ou en tout cas l’idée que vous vous faites des ambitions du plus grand nombre. Mais on aura toujours besoin d’hommes ou de femmes comme lui.
pgon@
8 décembre 2011
11h51
J’ai oublié de signer mon commentaire précédent :
Patrick González
blablablabla
8 décembre 2011
14h21
Ce ne sont pas des propos rétrogrades, M. Coutu nous parle de son expérience. Je vois des propos positifs de sa part, pour lesquels je suis d’accord (je suis une X):
1) Les pharmaciens fournissent un service essentiel et doivent par conséquent travailler des horaires parfois hors norme. Vous n’aimez pas ça, ne devenez pas pharmacien (et refusez le bon salaire qui vient avec cette profession).
Il parle de se mettre au service de la société, qui des X,Y, etc… peut le lui reprocher?
2) Il mentionne que pour être entrepreneur, il faut en général travailler dur. En fait, pour pouvoir subvenir proprement à sa famille, il faut souvent compenser pour le risque d’avoir son entreprise avec de l’effort, des fois se prendre un autre emploi le temps que l’entreprise devienne profitable. Vous voulez du 9h-17h? Ne devenez pas entrepreneur.
3) Au lieu de le considérer comme un vieux qui ne sait pas de quoi qu’il parle, je porterais attention à un entrepreneur de sa trempe! Il mentionne l’importance d’avoir une vie familiale. Ce que je comprends c’est 100% au boulot, 100% en famille, ce n’est pas incompatible.
Ce que j’ai compris de M. Bouchard et Barette, ce sont des propos qui reposent sur de vrais données comparées. Je ne vois pas pourquoi on s’offusque de la vérité.
A Thu
albertine1982
8 décembre 2011
16h00
Quel catastrophisme et pessimisme dans les commentaires !! Le Québec s’effondrerait comme la Finlande, l’Allemagne et la France, les économies dominantes en Europe ! J’avoue ne pas comprendre cet état d’esprit. Le monde ne va pas s’écrouler si on lève le pied pour s’occuper de ses enfants.
G. Renand
charloudelidou
8 décembre 2011
16h36
@blablaqblabla
Je suis infirmière auxilliaire. Je fournit un service essentiel sur des horaires atypique avec le supplémentaire forcé et la responsabilité qui vient avec mes gestes. Mon salaire a moi ne vient pas avec des beaux bonus pour aider a avaler la pilule. J’ai décidé de travailler a temps partiel parce que j’aime ca moi passer du temps avec mes enfants et avec mon horaire je faisais juste courir.
J’aimerais comprendre par quel court-circuit de neurones on a égalé ‘Conciliation travail-famille’ avec ‘Paresse’. Parce que quand on travaille et s’occupe de jeunes enfants on ne passe pas la soirée devant un feu a chanter ‘Kumbaya’!
Monsieur Coutu et les hommes de sa génération ont pu se permettre des horaires de fou parce que la madame restait a la maison et s’occupait gentiment de sa marmaille. Maintenant nous devons pour la plupart travailler pour vivre avec l’inflation gallopante et la baisse de niveau de vie constante de notre génération. Et en plus on se fait juger si on laisse nos enfants trop longtemps a la garderie. Alors ceux qui se font aller le mâche-patate pour dire qu’on ‘Ne travaille pas assez fort’ a essayer de se maintenir a flots en élevant des enfants qui vont connaître notre visage, je me demande sur quelle planète vous vivez S. Fortin
blablablabla
9 décembre 2011
10h31
Je n’ai pas lu ni dit ni pensé que conciliation famille-travail = paresse dans le discours de M. Coutu. Tout simplement qu’on ne peut pas tout avoir en même temps.
Il ne faut pas s’attendre à se faire payer grassement, être promu ou être son propre boss sans trop travailler. On ne peut pas non plus prôner que tous devraient travailler moins ou décourager ceux qui se lancent en affaires et travaillent de longues heures mais en demander toujours plus au gouvernement: qui va payer? quelles nouvelles PMEs vont créer de l’emploi ? Quand on choisit certaines professions, il faut accepter les contraintes qui vont avec, pas juste les avantages.
Il faut faire des choix personnels, chose que vous avez faite en réduisant vos heures de travail (et moi aussi). En passant, mes parents étaient des entrepreneurs, leur vie se résumait au boulot et à la famille et ils en étaient très heureux.
Personnellement, je m’en fous pas mal qu’on me juge sur la façon que je gère ma carrière et ma vie familiale. J’ai travaillé temps très plein avec de jeunes enfants, c’était stressant et comme vous, j’étais fatiguée de courir tout le temps. Alors j’ai quitté mon emploi parce que mon travail ne peut se faire à temps partiel et quand ma situation personnelle le permettra, je retournerai au boulot ou peut-être même créerai mon entreprise. C’est tout, et ça ne m’empêche pas d’être d’accord avec les propos de M. Coutu, Bouchard et Barette. A. Thu
kanske
9 décembre 2011
12h02
Je suis un X qui en apprend pas mal des Y que j’embauche assez régulièrement. J’ai aussi des copains en affaires qui sont des Y et qui arrivent très bien à faire croître leur entreprises sans s’échiner comme des malades. Les valeurs changent, les Bouchard, Coutu et Barette de ce monde sont nostalgiques du ”faut que ça fasse mal pour que ça ait une valeur”. Pas vrai, plus vrai…Les Y ont compris qu’ils pouvaient demander un bon salaire, de bon avantages et avoir une vie intelligente.
Mes copains en business se contentent de moins dans leur poche à la fin du mois mais de plus d’activités sociales et familiales à la fin du mois…est-ce que leur business pourrait valoir le double aujourd’hui? Sans doute…mais pourquoi et pour qui? Est-ce que les Y que j’embauche qui me demandent souvent 20K de moins par année courent après le travail? Non…ils pourraient avoir 20K de plus mais ils préfère un ”reward” travail moindre mais un reward familial ++…y’a vraiment quelqu’un qui va dire que c’est bête comme mentalité? Heu…qui promettait la société des loisirs??
Est-ce que M. Coutu labourerait son champs encore à la main? Ferait ses inventaires avec papier et stylo? Je ne crois pas…c’est l’évolution…elle n’est pas que technologique, elle est aussi au niveau des valeurs…
Eric Kanske
lineni
9 décembre 2011
12h21
Les propos de M. Coutu ne sont pas rétrogrades; ils sont réalistes. M. Coutu ne parle pas du simple fait de travailler, mais bien de partir une entreprise, ce qui engendre une tonne de responsabilités et d’obligations. Si on n’est pas prêt à sacrifier sa vie personnelle et son temps libre, vaut mieux être employé qu’employeur. En quoi ces propos sont-ils rétrogrades? J’ajoute pour ceux qui écrivent que le dur labeur n’est plus motivant à cause de la tonne d’impôts que l’on doit payer (je paraphrase, mais certains l’ont écrit), que ce que nous recevons du gouvernement en retour est pas mal plus considérable qu’avant. J’ai connu l’époque d’avant la RAMQ, les garderies à contribution réduite, les allocations faniliales, etc… Il y avait moins d’impôt, mais moins de programmes gouvernementaux. Pas possible d’avoir un sans l’autre.
L. Niquet
louis-richard
11 décembre 2011
18h40
Il ne faut que penser à nos ancêtres pour comprendre que notre société actuelle s’est enrichie par le travail incessant de ceux-ci.
Dans le cadre d’une nouvelle ère orientée vers les loisirs, il est aisé de comprendre que cet équilibre travail-famille est maintenant un objectif en soi. Propulsé par les richesses acquises par nos ancêtres, je suis quand même heureux de constater que notre peuple peut y accéder aujourd’hui, contrairement au reste le population mondiale.
Toutefois, il est plus que nécessaire de s’impliquer activement pour arriver à un objectif qui n’a rien à voir avec le consumérisme ambiant. Cela est une autre affaire car il est question ici de patrimoine ou de matrimoine servant à nous désinféoder de situations circonstancielles.
Pensons uniquement au peuple de Singapour qui au lieu de dilapider le lègue britanique a décidé de s’investir en lui. C’est ainsi que depuis un petit bout de terrain, Singapour a misé sur son peuple pour y construire un épicentre économique et culturel sans précédant pour favoriser grandement l’ensemble. Il faut comprendre ici que c’est avec beaucoup d’effort et d’acharnement que ce pays y est arrivé. Point de salut sans l’effort, la justice et l’intelligence.
La question ici de l’équilibre travail-famille est un paradoxe puisque pour y arriver, il faut nécessairement se consacrer à quelque chose qui est autre que celui du loisirs.
Personnellement, je me suis donné pendant près de 15 ans pour accéder pleinement à notre société de loisirs et finalement comprendre que l’implication sociale est plus importante sans que je renonce à notre société actuelle.
Comme militaire, j’ai travaillé fort (et avec beaucoup d’intelligence) dans des circonstances très difficciles et où il n’y avait tout simplement pas d’équilibre travail-famille. Mon environnement était uniquement celui du travail.
C’est pourquoi plusieurs de mes soeurs et frères d’armes se sont vu amputé du reste de leur famille parce qu’ils se sont donnés pour des causes nobles. Un an d’absence était pour l’autre partie de ces derniers une chose totalement incompatible avec notre société de loisirs.
Louis Richard CD
Sur le mont Westmount.
latour
12 décembre 2011
14h42
“’ils préfèrent la qualité de vie à l’effort”. Et ils ont bien raison. À quoi bon être riche si on doit pour cela gacher sa vie? Jean Corbeil